J'ai l'impression que ça ne finira jamais, c'est comme si cela faisait des heures que ça durait. Il ne s'arrête pas, il a joui plusieurs fois, et moi aussi, et pourtant il ne s'arrête pas. Il fait seulement une pause d'une minute ou deux après chaque jouissement. Puis il recommence encore et encore, et de plus en plus fort. Il est complètement accro au sexe, ce que je trouve très bizarre de sa part. Il a l'air d'avoir la même relation que moi avec les relations sexuelles, et pourtant il adore ça. A moins que je me trompes, il est peut-être un très bon acteur. Après tout, ça ne fait pas partie de sa personnalité le sexe. C'est un businessman qui gère un réseau de criminels, donc tout l'inverse de ce qu'il fait semblant d'être. Mais je ne comprends toujours pas pourquoi il fait ça, il ne se torturerait pas lui-même juste pour me faire souffrir, il y a autre chose. A moins qu'il n'ait jamais fait ça avant, peut-être que lui aussi c'est sa première fois. Mais ce serait très inquiétant. Un homme comme lui ne couche pas avec n'importe qui, il n'est pas n'importe quel homme d'affaire. Non, un homme comme lui couche avec quelqu'un qui est comme lui, quelqu'un qui le distrait. Et je suis cette personne, je suis la seule personne aussi intelligente que lui sur Terre, même mon frère n'est pas aussi intelligent. Donc si j'ai bien compris il ne me torture pas, il m'offre un cadeau, et s'en offre un aussi par la même occasion. Mais pourquoi ? Qu'est ce que j'ai fais qui mérite une récompense ?
"- Pourquoi...vous...faites...ça...?" J'ai du mal à parler et à respirer, j'ai l'impression que mon coeur va sortir de ma cage thoracique.
Il ne répond pas et accélère son mouvement. Ça fait tellement de bien. Non ! Non ! Non ! Ça ne devrait pas me faire plaisir, je n'avais aucune envie de coucher avec lui. Enfin, c'est vrai que j'avais l'impression de ressentir une sensation bizarre en pensant à lui avant qu'il me kidnappe, mais je ne ressens plus rien depuis que j'ai vu John se faire torturer dans cette pièce sous ses ordres. C'est juste mon corps qui répond à un fort stimulus. En plus cette sensation pouvait être, tout simplement, dû à l'excitation que provoquait l'enquête. Parce que oui, une enquête est excitante, même si John n'arrive toujours pas à le comprendre.
Je m'égare, je dois réussir à le faire parler.
"Pourquoi me...faire...un cadeau ?Qu'est ce que...j'ai...fait ?" Il ne répond toujours pas. Mais continue à accélérer de plus en plus. Je sens qu'il va jouir, et moi aussi. Ça doit arriver, au moins après il fera une pause et me parlera. Il y ait presque et... c'est bon, je l'entends crier. Et malgré ma résistance, je fais de même. Il se relève et s'assois sur une chaise. Puis il me regarde en riant.
"- Alors Sherlock...cette première fois ?" Lui aussi respire très vite, et il est rempli de sueur. Cette personne ne ressemble en aucun point au Moriarty que je connais. A moins qu'il ait un trouble de la personnalité, je ne vois pas comment il a pu changer à ce point. Mais peut-être, encore une fois, que c'est juste un très bon acteur.
"- Vous n'avez pas répondu à ma question ? Pourquoi me faire un cadeau ?" Il recommence à rire.
"-Parce que tu crois que c'était un cadeau, tu ne te soucie pas du sexe, pourquoi choisirais-je ça comme récompense ? Non c'était plutôt un cadeau pour moi-même, tu étais la personne idéale pour ma première fois. Merci Sherlock, tu as été parfait !" Pourquoi continue-t-il à jouer ce rôle ? Mais si enfin de compte, ce n'était pas un rôle ? Et s'il ne faisait pas semblant ? Peut-être s'est-il servi de moi pour découvrir quelque chose de nouveau ? Je ne comprends plus rien à ses plans, et je n'ai aucune idée de ce qui va se produire en suite, c'est tellement frustrant. Mais je penses toujours avoir raison pour le cadeau.
"- Je sais que c'était un cadeau, vous vouliez que je découvre quelque chose que je n'avait jamais fait avant, et en même temps que vous, c'est pourquoi vous vouliez à tout prix que ce soit avec vous. Mais désolé de vous décevoir, je trouve toujours le sexe aussi inutile." J'avoue que c'est assez satisfaisant, mais toujours aussi inutile. J'aurais très bien pu vivre sans savoir ce que ça fait, ça n'aurait pas été une grande perte.
"- Je pense toujours exactement comme toi, je n'ai aucune envie de recommencer. Mais je sais que pendant qu'on le faisait, tu aimais ça, et ça c'est une victoire pour moi. Pendant quelque temps tu étais un humain normal avec des pulsions, tu étais un animal. Pendant ces instants, tu étais inférieur à moi." Je pense qu'il a oublié avoir réagi exactement comme moi.
"-Dois-je vous rappelez que vous sembliez vous aussi avoir apprécié ça ? Vous êtes autant un animal que moi." Il soupire.
"- Tu recommences à être ennuyeux Sherlock, pourrais-tu faire un effort s'il te plait ?" Réfléchis ! C'est moi qui contrôlait tout, mais toi..." Il rigole. "Toi tu étais juste soumis à ton corps, tu ne contrôlais plus rien. Tu étais mon joujou Sherlock." J'essaye de ne pas tenir compte de ce qu'il me dit, je sais très bien ce qu'il a ressenti, et moi aussi.
"- Je ne suis pas votre joujou, et je ne le serais jamais. Ce que j'ai ressenti est humains, et n'a rien à voir avec vous. Maintenant si vous pouvez me raconter la suite de votre super plan pour me détruire, ça m'intéresse beaucoup. C'est que je commence à m'ennuyer fortement." Moriarty a l'air énervé. Je suis entrain de le briser lui aussi, mais moins violemment.
"-Si tu veux vraiment la jouer comme ça, alors on va jouer. Mes hommes vont t'injecter une drogue pour t'endormir, ensuite ils t'amèneront dans une autre salle. Mais cette fois-ci, je vais m'en prendre à ce que tu as de plus précieux: ton cerveau."
