Dans cette histoire il n'y a qu'un seul Royaume humain, et plusieurs royaumes d'elfes. (Ouais, j'improvise...)

Oikawa sursauta en entendant quelque chose cogner contre la fenêtre. Il se redressa et attendu d'entendre à nouveau le bruit pour se lever, histoire d'être sûr qu'il ne le ferait pas pour rien. Le bruit semblait s'être arrêté, alors il se remit dans sa position initiale, jusqu'à ce que ça recommence. Il soupira avant de se lever lourdement et de se diriger vers la fenêtre. C'était un oiseau qui s'agitait contre la vitre.
- Tout ces efforts pour un oiseau ? Comment oses-tu déranger ton Roi ? Et combien de temps vas-tu rester à te cogner contre cette vitre ? Tu vois bien que tu ne peux pas la traverser ! Pauvre bête !
Oikawa aperçut que l'oiseau voulait juste lui apporter une lettre. Comment avait-il pu passer à côté de ça ? Il lui ouvrit alors la fenêtre et prit le message alors que l'animal venait se poser sur son bras.
- Ah... Évite de me faire dessus s'il-te-plait... murmura-t-il en jetant un regard furtif à l'oiseau tandis qu'il déroulait le papier. C'est mon haut préféré.
Le message venait d'un autre Royaume elfique, écrite par un survivant d'une attaque d'orques. Oikawa fronça les sourcils en lisant ces mots. Après que la lettre ait expliqué la situation, il y avait beaucoup de mots juste pour demander de l'aide. Ce fut bon à prendre. Lui qui voulait une armée, il allait pouvoir leur demander de l'aide pour une vengeance. L'auteur du message expliquait aussi que de nombreux orques avaient demandé des informations sur des raccourcis pour aller au Royaume des humains. C'était donc là-bas qu'il fallait aller pour les tuer, nota Oikawa.

Le jeune Roi souriait à l'idée de venger son père, mais il eu un déclic... "Humain" signifiait aussi "Iwaizumi". Son ami était peut-être en danger.
Il s'élança immédiatement à l'extérieur du château. Il fallait qu'il retrouve Akaashi ; seulement il n'avait aucune idée d'où il se trouvait. Alors il s'arrêta. Il était là, debout au milieu de la foule. Certaines personnes le saluèrent, il était quand même leur roi. Et il leur répondait d'un simple sourire. Puis le jeune homme regarda aux alentours et fit un pas hésitant comme si cela allait lui permettre de le retrouver. Il y avait tellement de monde dans les rues à cette heure-ci, c'était peine perdue. Même ses yeux d'elfes ne lui étaient d'aucune aide. Il serra les points, chiffonnant au passage la lettre qui s'y trouvait encore, puis lança violemment le papier contre les pavés.

- Merde !

Le lendemain, Akaashi était revenu le voir pour en savoir plus sur leur départ.
- On part tout de suite, avait répondu froidement le Roi.
- Pardon ? Tout de suite ?
- Exactement, tu as très bien entendu.
- Vous avez réussi à rassembler une armée ?
- Non. Et toi, tu as trouvé du monde ?
- Non, répondit-il simplement. (Un silence) Je... J'aimerais faire quelque chose avant de partir, si vous me le permettez.
- Ah ? Quoi donc ?
- C'est... personnel, excusez-moi.
Puis il quitta la pièce, sans un mot de plus.

Une fois arrivé devant la tombe dans laquelle se trouvait sa famille, Akaashi resta immobile. Il ne parla pas. Quel intérêt ? Les personnes qui s'y trouvaient étaient mortes. Personne n'était là pour l'écouter.
Mais un moment ou un autre, on a tous besoin de se confier. Sauf qu'Akaashi n'avait personne. Alors oui, c'était rare, mais il lui prenait de parler à une tombe. Ils s'étaient même déjà mis à pleurer, une fois. Devant une tombe. Il avait un peu honte, mais il n'avait personne non plus pour le juger.

Il resta là, silencieux, et repensa à la fois où Oikawa lui avait demandé s'il avait trouvé des personnes volontaires pour partir avec eux. Il leva les yeux au ciel. Toutes les personnes à qui il aurait pu demandé de l'aide se trouvait ici même, devant lui. Cela faisait maintenant quelques années qu'elles avaient laissé Akaashi seul pour venir ici. Avec comme seul visage une pierre tombale sur laquelle étaient écris leurs noms, et une robe de fleurs que certaines personnes étaient venu déposer.

Il avait marché un peu, s'arrêtant devant certaines tombes dont le nom lui était familier. Et puis après quelques minutes, il reparti vers le château, là où l'attendait impatiemment le Roi. Oikawa plaisanta en l'accueillant avec un "J'ai failli attendre !" mais Akaashi n'était pas d'humeur. Il se força à lui offrir un faible sourire désolé.

Oikawa et Akaashi se trouvait maintenant avec l'autre peuple d'elfes. Dressés sur leurs chevaux, sous la nuit tombante, ils se dirigeaient vers le Royaume Humain, berçant la forêt de leur chant elfique.
Pour Oikawa, le trajet sembla durer une éternité. Il n'avait qu'Iwaizumi en tête et priait pour que rien ne lui arrive. La guerre avait peut-être déjà commencé ? Pire, Iwaizumi était peu-être déjà mort !Quoique... Impossible. Iwaizumi était Iwaizumi, il était fort. "En tout cas, il est très musclé" pensa Oikawa en hochant la tête, un sourire satisfait aux lèvres.
- Mon Roi, quelque chose ne va pas ? s'inquiéta Akaashi.
Oikawa lâcha un soupir amusé.
- Je t'en prit ! Appelle-moi par mon nom, on est ami maintenant. Tu es le seul à avoir accepté de m'accompagner !
- D'accord, si vous voulez... Mais vous me sembliez bizarre tout à l'heure. Vous aviez l'air inquiet et tout d'un coup vous vous êtes mis à sourire. C'est inquiétant.
- Ah ! N'est pas peur ! C'est juste que... il y a quelqu'un à qui je tiens beaucoup là-bas. Et avec cette histoire de guerre, je m'inquiète.
- Et cela vous fait sourire ?
Oikawa ne répondit pas et se contenta de libérer un petit rire. Akaashi fronça les sourcils face à cette réaction puis le lâcha Oikawa du regard et regarda à nouveau devant lui.

Le Roi avait autorisé les elfes à franchir la grande porte du Royaume, malgré toute cette haine qu'il ressentait envers eux. Et il y avait une raison à cela, il cherchait littéralement la merde. Il espérait qu'il y ai quelques disputes, des mauvais regards et des insultes envers les elfes. Ces malheureux qui osaient poser les pieds sur son territoire.

Il faisait nuit quand il arrivèrent, mais Oikawa pouvait voir que le paysage était tout à fait naturel, aucune marque pouvant rappeler la guerre.

Une fois débarrassés des leurs chevaux, Oikawa s'apprêtait à repartir à la recherche de son ami, mais se rappela qu'il ne pouvait pas laissé Akaashi seul.
Le brun avait regardé Oikawa s'éloigner, il ne savait pas s'il devait le suivre ou prendre son propre chemin. N'ayant pas souvent de la compagnie, il ne savait pas trop comment si prendre, et ne voulais pas avoir l'air trop envahissant. Le jeune Roi tourna la tête vers lui, ce qui le fit immédiatement détourner les yeux.
- Aka-chan, viens. Je ne vais pas te laisser seul.
Akaashi leva un sourcil en entendant ce nouveau surnom.
- Vous n'êtes pas obligé, je peux trouver une auberge pour la nuit.
- Il faut que j'aille voir mon ami. Aller, dépêche-toi.
Oikawa n'était venu que deux ou trois fois dans ce royaume et avait du mal à se repérer. Des fois il murmurait des « Ah ! C'est là ! » puis des « Ah non en fait... ». Concernant Akaashi, ce paysage lui était complètement étranger. Contrairement à l'endroit dans le quel il vivait, tout semblait pauvre et sale. Des mendiants qui devait vivre dans les déchets des plus riches, des personnes qui sortaient des bars complètement bourrés, des rats et des odeurs nauséabondes... Et le temps pluvieux n'améliorait pas le paysage.
- Oui, je sais, ce n'est pas comme chez nous... ricana Oikawa. Et les gens ici ! Olala ! Tous complètement fous !
- Votre ami aussi est fou ?
- Oh lui ! Il a déjà essayé de me tuer plusieurs fois. AH ! ÇA Y EST ! Cette fois je suis sûr que c'est là !
- Oikawa-san, vous devriez éviter de crier comme ça en pleine nuit.
Oikawa ouvrit la porte comme s'il rentrait dans sa propre maison.
- Je pense que vous auriez dû taper à la porte. C'est impoli de rentrer comme ça chez les gens.
C'était une petite maison, il devait n'y avoir que trois pièces. En entrant, on arrivait directement dans la cuisine, puis sur le mur d'en face se trouvait deux porte. L'une entrouverte laissé penser qu'il s'agissait d'une salle de bain. Oikawa s'empressa d'ouvrir la deuxième.
- IWAAAA-CHAAAAN ! (Il se retourna pour s'adresser à Akaashi) Je reviens tout de suite.
Puis il entra dans la pièce, fermant la porte derrière lui. Il faisait complètement noir, mais ses yeux d'elfes lui offraient une bien meilleure vue que la normalité.
- Shittykawaa... gronda Iwaizumi en reconnaissant la voix de son ami, les sourcils froncés.
Oikawa vient se coucher contre lui.
- Je te réveille peut-être ? se moqua-t-il.
Iwaizumi allait répondre mais l'autre le coupa.
- En fait, je m'en fiche que tu dormes ou pas. Tu aurais dû m'accueillir à bras ouverts.
- Tais-toi... murmura-t-il en passant sa main sur son visage. Qu'est-ce que tu fais là ? C'est pas la bonne période pour venir faire bronzette, tu sais. Les orques nous veulent la guerre.
- C'est pour ça que je suis là ! Je viens te défendre ! Je m'inquiète pour toi tu sais, tu es en danger sans moi, disait-il la main sur le cœur.
Les deux se turent un moment.
- Il faut que je trouve quelque part où pourrait dormir mon nouvel ami. Je reviens tout de suite.
- Il peut dormir dans le salon.
Oikawa regarda Iwaizumi dans les yeux.
- Non.
Oikawa sorti de la chambre puis ferma la porte derrière lui. Deux secondes s'écoulèrent avant que la porte ne se rouvre.
- J'aimerais profiter de ma nuit avec toi, Iwa-chan~
Le concerné grimaça avant de s'écrier :
- Et moi je veux juste dormir, dégage !

Quand Oikawa se retourna, il vit le visage dégouté et choqué d'Akaashi. Les elfes étaient des créatures très pudiques qui considéraient les relations sexuelles comme très intimes, ayant comme unique but d'avoir des enfants. Et voilà qu'Oikawa laissait librement entendre qu'il avait bien envie de se faire son pote !
- Ne fais pas cette tête Aka-chan ! Allons-y maintenant !

ლ(ლ)

J'aime pas trop trop ce chapitre. Vous en pensez quoi vous ? (Je force pour avoir des avis et je vais me prendre un vent)