Salut tout le monde, je m'excuse de ne pas avoir posté depuis un moment, mais avec la rentrée et tout je n'ai pas eu beaucoup de temps. Mais ne vous inquiétez pas car tout de suite le chapitre 26.
- Fin de l'histoire, tu connais la suite Mycroft. Puis-je retourner dans ma cellule maintenant, à moins que tu te décides enfin à me libérer ?
- Tu sais très bien que je ne peux pas faire ça cher frère, mais tu as raison sur un point, je n'ai plus besoin de toi. Alors je te laisse retourner dans ta chambre.
Il insiste bien sur le dernier mot, comme si on pouvait appeler cette petite pièce une "chambre". Puis deux gardes viennent me chercher, mais je m'arrête avant de franchir la porte et me retourne vers lui.
-J'espère que maintenant tu pourras faire le bon choix concernant John.
Il ne dit rien, et je suis escorté jusqu'à ma "prison". Je n'arrive pas à croire que je sois obligé de rester ici, j'en ai marre ! Je dois trouver un moyen de m'enfuir, mais si je fais ça, je ne pourrai sûrement pas aider John. Pourquoi Mycroft réagit-il de cette manière, il s'est très bien que rien de tout ça n'est de sa faute. Il a essayé de m'empêcher de revenir à Baker Street, c'est moi qui ait tant insisté pour que l'on rentre chez nous. Et, encore une fois, c'est pour me protéger qu'il ne m'a pas parlé de la bombe. Alors pourquoi est-il si dur avec lui? Il n'aurait jamais fait ça avant, quelque chose est différent cette fois. Mais quoi ? Pourquoi voudrait-il m'empêcher de voir John ? Pourquoi voudrait-il m'empêcher de voir mon meilleur ami ?
Je continue à réfléchir pendant des heures, jusqu'à ce que deux gardes viennent de nouveau me chercher. Je peux remarquer sur la montre de l'un d'eux qu'il est l'heure du dîner. Mycroft voudrait-il qu'on le partage ? Ce serait une première.
En arrivant dans son bureau, je remarque que j'ai vu juste. Une table a été installé en plein milieu, ainsi que deux chaises de chaque côté. Mais pourquoi tout d'un coup ce gain d'intérêt pour des choses aussi futiles ? Mon frère, tout comme moi, n'a jamais compris pourquoi tout le monde accorde autant d'importance à partager les repas. Et voilà qu'il veut que l'on s'abaisse à une chose aussi stupide. Que lui est-il arrivé ?
- Bonsoir Sherlock, tu as passé une bonne journée ?
Le voilà enfin qu'il se décide à nous rejoindre, un faux sourire aux lèvres.
- Ne fais pas ça Mycroft, cette soudaine amabilité ne te vas pas.
Il reprend une expression sérieuse.
- C'est beaucoup mieux, merci. Je ne sais pas dans quel hôpital je pourrais t'envoyer si tu devenais fou, alors cesse de me faire de telles frayeurs s'il te plait.
- Très drôle Sherlock. Et si on s'asseyait pour continuer, après toi.
Il me laisse passer devant lui et m'asseoir en premier, quelque chose ne va pas. Je m'exécute tout de même, un air soucieux sur mon visage.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? Tu es beaucoup trop gentil.
Un rictus nerveux apparaît une demi-seconde sur son visage, c'est effrayant venant de lui.
- Et si on mangeait…
- Mycroft !
Je suis de plus en plus inquiet.
- Au vu de ta détermination, je ne vais pas y aller par quatre chemins, c'est Moriarty. Avant que tu dises quoique ce soit, il est bien mort. Mais ce n'est pas le cas de beaucoup de ses disciples, dont la plupart son des mercenaires.
Non ! Ce n'est pas possible. Je pense savoir où il veut en venir.
- Qui ?
- Molly Hooper, le lieutenant Greg Lestrade, toujours dans un état critique à l'hôpital, et bien entendu, John.
- Ont-ils déjà…
A la tête que fais mon frère, je devine aisément la réponse.
- Molly a été attaqué en rentrant chez elle, une vingtaine de coups de couteau sur tout le corps. Rassure toi, elle va bien, mais ce n'est pas passé loin. D'autant plus que les cicatrices ne disparaitront sûrement jamais.
Molly… La seule que je pensais en sécurité jusqu'à maintenant. Comment ont-ils pu faire ça ? Comment ont-ils pu savoir que sa place dans ma vie était si importante ? Tout le monde pense qu'elle est juste une femme amoureuse d'un homme aveugle, mais ce n'est pas le cas. Nous ne partageons peut-être pas le même amour, mais c'est une amie précieuse sur qui je sais pouvoir compter, et je n'accepterais jamais que quelqu'un lui fasse autant de mal.
- Je dois les retrouver. Combien sont-ils ? As-tu des traces de leurs déplacement ? Tu dois me laisser sortir d'ici Mycroft !
- Sherlock, tu dois rester calme. Comment veux tu que je te fasse confiance quand je te vois dans cet état ?
Il a raison, je dois lui montrer que je ne suis pas aussi faible que ça. Faire semblant est visiblement le seul moyen de quitter cet endroit.
-Je m'excuse, et si nous commencions ce délicieux repas ? Tu pourras me donner toutes les informations nécessaires pendant que l'on mange.
Je soulève la cloche et découvre…
- Un Fish and Chips ! Je vois à présent l'importance que tu accordes à mon estomac.
- Restriction budgétaire, c'est très ennuyant.
Bien sûr…
- Pas besoin de me mentir, je sais très bien que tu adores ce plat.
Il me fait un petit rictus mais ne dit rien. Je me reconcentre sur mon assiette et commence à manger. Mais après quelques bouchés, je remarque que mon frère n'a toujours pas touché à son repas. C'est très suspect, surtout après ce que je viens de lui dire.
- Tu ne manges pas ?
- Non, j'ai préféré mettre de la drogue dans les deux plats au cas où ils seraient échangé par les serveurs... ou par toi. Tu es si paranoïaque ces derniers temps.
De la drogue ? Qu'est-ce que tout cela signifie ?
- Pourquoi ?
- A ton avis Sherlock, tu croyais réellement que j'allais te laisser partir dans une chasse à l'homme à travers le pays, et peut-être même le monde ? Surtout que tu agis étrangement depuis ce que t'as fait Moriarty, à toi et tes amis, comme si tu souffrais de SSPT.
Je sais qu'il a raison, mais je ne peux pas l'admettre, je ne suis pas aussi faible. Ma vision devient de plus en plus floue, je dois résister.
- Tu te trompes… Mycroft… je vais très bien…
Mes yeux se ferment et tout disparaît.
- Bonne nuit, cher frère.
