Chapitre 4 Sonnent les cloches

Cette fois-ci, ce fut une véritable Déflagration deluxe de Feuxfous Fuseboum qui éclata dans l'esprit de Théodore. Il réalisa qu'il avait depuis toujours eu toutes les pièces à sa disposition, mais ce n'est qu'une fois la clé obtenue qu'il avait pu les remettre dans l'ordre et découvrir alors la toile dans son ensemble. La sensation qui en découlait lui procura à la fois une joie intense, une profonde satisfaction et un soulagement total. Cependant, celle-ci disparut l'instant suivant pour faire place à une excitation vivace, son esprit étant le siège d'une âpre bataille entre ses sensations et sa raison, la dernière essayant de s'assurer que le portrait était bien celui recherché. Cela ne prit que quelques secondes supplémentaires et même s'il lui faudrait bien plus longtemps pour en prendre réellement conscience, une insondable amertume se diffusa peu à peu dans tout son organisme, le rendant complètement apathique, incapable d'effectuer le moindre mouvement.

« Théodore, est-ce que ça va ? s'inquiéta Tracey devant le manque de réaction de son invité.

— Pardon ? Je… Que… Je crois…, bafouilla-t-il alors que son cerveau tentait de reprendre un rythme normal.

— Tu n'as plus rien dis depuis deux minutes. Tu n'as même pas réagi quand je t'ai annoncé que Millicent et Gregory avaient prononcé leurs fiançailles. Ce n'est pas comme s'ils avaient beaucoup d'autre choix, encore que Millicent a fait des efforts depuis Poudlard.

— Je suis désolé Tracey, je crois que j'ai simplement transplané ailleurs. Tu disais que Pansy était au Chaudron Baveur hier soir ? s'enquit Théodore.

— En début de soirée, oui, confirma la jeune femme. Elle rentrait justement du Chemin de Traverse, les bras chargés de paquets. Elle disait qu'elle avait trouvé le parfait cadeau pour Miles et qu'elle ne pouvait pas rester car il avait prévu une soirée romantique. Elle était toute excitée.

— Miles l'a plaquée il y a deux semaines, révéla alors Théodore.

— Que… QUOI ? s'abasourdit Tracey, laissant la surprise déformer son visage rond. Tu… Tu es sûr ? Elle avait pourtant vraiment l'air de…

— Elle a encore débarqué chez moi au milieu de la nuit avec pour objectif affiché de coucher avec moi sans préambule. »

Les yeux chocolat de Tracey s'agrandirent davantage sous le choc, sa bouche se contentant de s'ouvrir et de se fermer comme un poisson hors de l'eau.

« Mais… Mais pourquoi nous aurait-elle menti ? s'effara-t-elle.

— Sais-tu si elle a toujours l'appartement-terrasse de ses parents ?

— Je crois, oui… Tu ne crois quand même pas que…

— Je crains malheureusement que si. »

Théodore avait déjà reposé sa tasse et s'était levé, lorsque Tracey dissimula sa bouche derrière ses mains sous l'aberration résultante des propos du jeune homme. Son regard s'était teinté d'une véritable épouvante devant ce que cela impliquait. Sans partager davantage ses théories, Théodore sortit du living-room et se dirigea d'un pas rapide vers la sortie. Il n'avait pas traversé la moitié de l'allée qu'il transplana directement vers sa destination, sans même attendre que la porte derrière lui se soit refermée.

Lorsqu'il se matérialisa, il se trouvait sur Tottenham Court Road, dans le Bloomsburry. Il regarda un instant le bâtiment victorien en briques brunes sales, ce qui faisait davantage ressortir les arches romanes blanches abritant les fenêtres. Les enseignes Moldues au rez-de-chaussée étaient toujours les mêmes depuis sa dernière venue. La terrasse avait été désertée par le temps frigorifique, mais il restait néanmoins quelques passants dans la rue. Personne ne sembla cependant remarquer qu'un homme vêtu d'une cape trop grande venait de se matérialiser à partir de rien.

Théodore ne s'encombra pas de précautions supplémentaires et se précipita droit vers la fine limite entre deux devantures avant de passer lentement sa baguette sur le mur. Aussitôt, une porte de chêne se matérialisa et le sorcier s'y engouffra. Il arriva dans un long couloir lugubre menant à un escalier à double-hélice, qu'il gravit quatre à quatre jusqu'à en perdre haleine.

« Pansy ! appella-t-il. PANSY ! »

Devant l'absence de réponse, le jeune sorcier prospecta l'immense appartement, déboulant dans chaque pièce comme si elle constituait son dernier espoir. L'adrénaline commençait à affluer dans son organisme, il sentait son acuité visuelle décuplée, son rythme cardiaque qui s'accélérait, sa respiration plus saccadée. Tous ses muscles étaient crispés, prêts à agir au moindre signe de danger. Mais tout ce qu'il rencontra fut le vide le plus total. Lorsqu'il eut parcouru chacune des salles, avec pour seule trouvaille une couche de poussière, il dut se rendre à l'évidence : il n'y avait personne ici. Avait-il vu juste ? S'était-il trompé dans ses déductions ? Avait-il laissé son inquiétude prendre le dessus sur sa raison ?

Un léger gémissement vint alors rompre le silence.

Aussitôt, Théodore se mit sur ses gardes, les oreilles aux aguets. Ce n'était pas une hallucination, il était certain d'avoir entendu un son qui ne provenait ni de son souffle, ni de la rue. Et il était pratiquement certain que c'était un son humain. Il y avait bien quelqu'un ici. Il attendit quelques instants, puis le son revint. C'était comme une sorte de longue plainte étouffée, comme si elle devait traverser une barrière physique – ou magique – pour parvenir jusqu'au jeune homme. Il bougea légèrement, faisant grincer le parquet. Il s'arrêta aussitôt, de peur de couvrir d'avantage le murmure.

Heureusement, ce fit entendre de nouveau. Il avait beau fermer ses yeux pour se focaliser sur son ouïe, le son était inintelligible. Juste un vague geignement, impossible de reconnaître la voix, ni même si c'était un homme ou une femme. Néanmoins, son esprit y voyait très clair : cela venait de l'intérieur de l'appartement et, s'il avait vu juste, il connaissait l'identité de la personne à l'origine de ce son déchirant.

« Hominum revelio ! »

Ses sens réceptifs se trouvèrent amplifiés, comme si son cerveau se détachait de son corps pour avoir une vision pleine et globale de son environnement. Au bout de quelques instants, une sensation émana dans ses entrailles, lui appuyant ses craintes : il y avait bien une autre personne. Cela confirma également qu'il avait été profondément stupide : il se trouvait dans une demeure sorcière en plein cœur du Londres Moldu. Il y avait forcément des pièces cachées et protégées par la magie.

Il se laissa guider par son instinct, jusqu'à arriver devant une tapisserie. Il lui fallut quelques instants pour réaliser qu'il s'agissait d'une de ces anciennes tapisseries qui faisaient la fierté des familles de Sang-Pur et sur laquelle leur généalogie était détaillée. Théodore en avait une dans le manoir familial. Tout comme celle présente face à lui, elle paraissait bien misérable par rapport à ce qu'on disait de celle trônant dans la noble demeure des Black et considérée par beaucoup comme perdue depuis l'extinction de la lignée. Personne ne savait où se situait leur demeure, il était donc impossible de mettre la main sur cette tapisserie. Théodore, lui, s'en moquait profondément, mais il savait que dans certains cercles, ce genre de demande pouvait se louer à prix de dragon.

Le jeune sorcier revint à ses Porlocks et étudia attentivement la généalogie des Parkinson. Il n'y avait aucun système de déverrouillage apparent, ni même le moindre signe qu'elle dissimulait une entrée. Cependant, la solution ne devait pas être extrêmement compliquée. Pansy n'était pas une gourde, contrairement à ce que beaucoup des anciens élèves des autres maisons aimaient à le croire, mais ce n'était pas non plus un génie. C'était une personne, un être humain, et par conséquence, emplie de défauts qu'elle dissimulait de tous ses efforts. Prenant une grande inspiration, Théodore plaça le bout de sa baguette sur le nom de son amie et murmura :

« Drago Malefoy. »

Avec un mélange de soulagement et de satisfaction, la tapisserie disparut comme un nuage de fumée, laissant apparaître une pièce sombre sans fenêtre, éclairée uniquement par la lumière provenant du reste de l'appartement, dont il vit les reflets sur des barreaux métalliques. Une masse sombre semblait être prostrée au sol. Lorsqu'il alluma sa propre baguette, il découvrit alors silhouette avachie d'Astoria. Ses cheveux étaient ébouriffés, son visage maculé de poussière, sa robe de sorcière était chiffonnée et partiellement déchirée par endroits. Ses doigts étaient écorchés pour avoir essayé de trouver une sortie. Ses yeux étaient embués de larmes, mais leur éclat cobalt brillait de soulagement et de reconnaissance. Sans attendre, il se précipita à ses côtés, lui attrapant les mains à travers la grille qui les séparait.

« Théodore, murmura-t-elle d'une faible voix. Tu m'as… trouvée ?

— Je t'ai toujours dit que je te trouverai, qu'importe où que tu te caches. Nos familles ont grandi ensemble, tu sais très bien que plus qu'un ami, je serai toujours le grand frère protecteur…

— Et Daphnée l'aînée réprobatrice… Oui, je sais… Ça… ça fait du bien de… de te voir. Pansy… elle est devenue… complètement folle…

— C'est fini maintenant, la coupa-t-il. Repose-toi, je m'occupe du reste. On va d'abord trouver un moyen de te sortir de là et ensuite on ira à Ste Mangouste.

— Vous irez plutôt rejoindre ton père dans la tombe », cracha une voix derrière lui.

Il ne s'était retourné qu'à moitié lorsqu'il sentit sa baguette lui échapper des mains. Pansy se tenait dans l'encadrement de l'ouverture, son regard anis habité d'une lueur démente. Théodore l'avait toujours considérée comme étant une jolie fille – même si elle ne l'avait jamais attiré –, sans forcément être d'une grande beauté. Ses yeux et ses longs cheveux acajou lui donnaient un certain charme, malgré son nez camard légèrement écrasé – il avait d'ailleurs souvent entendu les Gryffondor s'en moquer. Pourtant, cette fois-ci, la jeune femme n'avait rien de charmant. Au contraire, la folie qui l'habitait la rendait plus hideuse.

« Finalement, ce n'est pas plus mal que tu ais fini par nous trouver, Théo. Tu vas me servir d'alibi parfait pour les Aurors.

— Parce que tu crois vraiment qu'ils vont avaler ça ? On est chez toi…

— Un détail qui peut très facilement être modifié si nécessaire, balaya Pansy. Ils n'iront pas chercher bien loin du moment que je leur sers la version qui colle avec leurs indices. Si en plus je réussis à ternir ton image en te faisant passer pour un Adorateur de l'Ordre de Sargon, j'aurais fait coup-double : non seulement je détruis ta réputation, mais en plus je suis décorée pour avoir mis à jour une conspiration de Mages Noirs. Enfin on fera attention à moi. »

Théodore laissa son ancienne amie à ses délires. Tout son organisme était focalisé à trouver une issue à la situation, si possible qui épargne Astoria. Pansy avait complètement perdu l'esprit, son plan n'avait aucune chance de fonctionner, mais elle y croyait dur comme fer. Quelque chose en elle avait changé.

« Je ne te savais pas aussi narcissique et égoïste, déplora-t-il. Je vais finir par croire que Potter et sa bande avaient finalement raison à ton sujet.

— Ferme-la, ignoble ectoplasme ! Cet Élu de pacotille et sa clique ne sont qu'un banc de Strangulots décharnés ! Ils ont suivi bêtement les pistes que je leur ai laissées, comme de vulgaires Bollus !

— Auror Stimpson, avez-vous pris note des déclarations du témoin Parkinson ? demanda alors une voix provenant de derrière Pansy.

— Oui, Mr Potter.

— Très bien. Maintenant que nous avons tes aveux peu édulcorés, tu vas nous suivre, Parkinson. »

La jeune femme se tourna, donnant l'occasion à Théodore d'observer la scène. De l'autre côté de la pièce, devant l'encadrement de la porte, se tenaient Potter accompagné des deux Aurors qui étaient déjà avec lui dans le Magasin d'accessoires de Quidditch, plus une autre dont l'ancien Serpentard ne se souvenait que très vaguement. Les quatre sorciers avaient leurs baguettes pointées en direction de Pansy, qui sembla désemparée pendant une fraction de seconde. Puis, dans un geste désespéré, elle pointa les deux bouts de bois en sa possession et fit apparaître une immense langue de feu qui se projeta sur les employés du Ministère.

Ceux-ci se dispersèrent pour échapper à l'attaque et ripostèrent à l'aide de sortilèges de Stupéfixion. Des rayures rouges zébrèrent l'appartement des Parkinson, tandis que leur dernière héritière répliquait à l'aide de sortilèges Pourfendeur et de dispersion, ajoutant ainsi du violet et du bleu. En quelques secondes, la pièce était en ruine et l'appartement partiellement dévasté. Astoria se mettait à trembler dans sa prison de fortune, alors que Théodore essayait de la couvrir du mieux qu'il pouvait d'un éventuel sort perdu.

Pansy devenait de plus en plus hystérique, ajoutant de nouvelles couleurs à son panel, dont le terrible Sortilège de la Mort. Celui-ci vint percuter le mur situé derrière l'Auror que Théodore ne connaissait pas, la manquant de quelques centimètres et pulvérisant la cloison qui donnait directement sur la rue. La riposte ne se fit pas attendre : Potter sortit de sa couverture et pointa sa baguette vers la sorcière folle. Aussitôt, un long fil d'or en jaillit, avant de se disperser comme un immense filet lorsqu'il arriva à proximité de sa cible. Pansy tenta de le contrer, en vain, puis de se débattre une fois prise au piège, tout aussi inutilement.

Les Aurors abandonnèrent leur retraite et s'approchèrent avec précaution de la ravisseuse. Pansy leur lança un flot d'insultes plus crues les unes que les autres, mais fut rapidement réduite au silence par un sortilège de Mutisme. D'un signe de main, Potter fit signe à son équipe de l'embarquer et les trois autres Aurors disparurent sans attendre avec leur prisonnière. Le Survivant resta cependant en retrait, puis vint à la rencontre de Théodore et Astoria.

« Est-ce que vous êtes blessés ? s'enquit-il.

— Moi ça va, rassura Théodore en récupérant sa baguette. Mais Astoria a besoin de soins, ajouta-t-il en se tournant vers elle pour s'en assurer lui-même. Je ne sais pas ce que lui a fait subir Pansy…

— Je vais bien… Je vous assure…

— Je vais faire affecter une équipe pour le transfert à Ste Mangouste, assura Potter qui découpa les barreaux. Je ne vois pas de blessures corporelles, mais votre organisme est très affaibli par le stress, Mrs Malefoy. Je pense que quelques jours d'observation vous feront du bien, d'autant plus que cela rassurera votre mari également.

— Si… si tu le dis, soupira-t-elle.

— Comment… Comment nous avez-vous trouvés ? questionna Théodore alors que Potter repartait déjà.

— Je vais être franc Nott, annonça le chef d'équipe : attaquer des Aurors et s'enfuir juste après ne t'a pas servi.

— Je suis désolé.

— Cependant, au moment où nous avons débuté l'interrogatoire, j'ai senti que quelque chose clochait avec les preuves. Lorsque nous sommes retournés au Ministère, j'ai fait jurer à mon équipe de ne rien dévoiler sur ta petite folie. Nous nous sommes rendus au manoir de ton père pour récupérer d'autres preuves, dont notamment la deuxième moitié de votre correspondance. J'ai pris soin à les lires et je me suis alors rendu compte de ce qui clochait et de ce qui avait échappé à Jones. Ce n'était pas de l'amour au sens où on l'entend généralement, c'était une amitié fraternelle. Bien sûr, peu de gens sont capables de la reconnaître au premier coup d'œil et pourraient se laisser prendre au piège, mais je connais ce sentiment. Ce cœur qui bat pour quelqu'un d'autre sans qu'on ne ressente de désir, mais un profond amour pour une personne proche.

« J'ai donc commencé à penser au coup-monté. Plus tard, nous avons réalisé que certains passages codés sur les notes de Mrs Malefoy étaient erronés selon les critères de l'Ordre de Sargon, confirmant ainsi qu'il s'agissait de faux et qu'elle n'était en aucun cas liée à ce culte. J'ai donc fait appel à Seamus…

— Finnigan ? s'étonna Astoria. Mais… pourquoi ?

— Parce qu'il était présent et que c'était quelqu'un en qui j'avais une absolue confiance. À ce stade, je suspectais l'un de votre groupe d'avoir fait le coup, sans doute par jalousie suite au succès de votre enchantement. C'est là que Seamus m'a révélé que Pansy Parkinson s'était trouvée au Chadron Baveur, sans aucune raison et peu de temps avant votre disparition. Seamus m'a fait part de votre discussion entre vous, Parkinson et Davies. J'ai donc convoqué cette-dernière et…

— Elle t'a dit que je venais de passer et que j'en avais après Pansy, termina Théodore.

— Exactement. Le mobile nous échappe encore, mais nul ne doute qu'on finira par le trouver.

— Oh, tu avais bien deviné pour la jalousie, assura l'ancien Serpentard. Tu dois bien savoir que Drago et Pansy étaient ensemble à Poudlard. Cependant, après Tu-Sais-Qui, Drago a changé et a laissé tomber Pansy pour Astoria. Elle n'a pas vraiment apprécié et, depuis, chacune de ses aventures se conclut par un échec. J'ai repoussé plusieurs fois ses avances, la dernière fois pas plus tard que la semaine dernière. Sans doute a-t-elle voulu faire payer à nous trois ces revers. »

Potter observa longuement les deux victimes de cette folle conspiration. Astoria s'était remise sur pied, alors qu'une équipe de médicomages arrivait. Ils l'auscultèrent rapidement avant de l'allonger sur une civière et disparaître par la cheminée, miraculeusement intacte, de l'appartement. Théodore réalisa que depuis le départ du groupe d'Aurors, d'autres employés du Ministères étaient arrivés et s'attelaient à réparer les dégâts. Avant que la rue ne soit de nouveau masquée par les briques, il vit plusieurs groupes de Moldus attendre qu'un Oubliator pratique le sortilège d'Amnésie.

« Tout ça pour ça ? regretta Théodore.

— La folie n'a aucune limite malheureusement, j'en sais quelque chose, confia Potter.

— M… Merci pour ce que tu as fait… Harry.

— C'est mon métier.

— Si ta femme a besoin de quoi que ce soit pour Noël… c'est offert.

— Je tâcherai d'y penser. »

Après une rapide hésitation, Théodore tendit sa main en direction de Harry. Celui-ci la saisit et la serra énergiquement sans l'ombre d'une hésitation. Pour la première fois depuis qu'il l'avait vu à Poudlard, lors de leur Répartition, Théodore réalisa que le Survivant n'était pas quelqu'un d'arrogant ou d'égoïste, mais au contraire, une personne bienveillante qui était prête à tout pour aider ses amis.

« Joyeux Noël, Théodore. »

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