Bonjour camarades !
Je vous retrouve aujourd'hui avec un texte qui a été écrit en une heure dans le cadre des nuits du FoF et dont le thème donné était "Crépuscule". J'ai donc choisis d'écrire sur Fenrir Greyback et je dois dire que ça m'avait manqué de ne plus écrire sur les mangemorts/alliés de Lord Voldy. Je met une mention K+ à cause de certaines images un peu crues mais j'ai essayé de rester soft.
Bonne lecture !
Il n'avait jamais été très attentif au cours d'astronomie et encore moins en cours en fait. Mais dès que la bête avait fondue sur lui pour planter ses crocs dans sa chair et qu'il avait hurlé de douleur et qu'après plusieurs heures, du moins c'est ce qu'il avait semblé, la douleur s'était dissipée et qu'il avait pris conscience de ce qu'il était devenu, il s'était montré intéressé par le ciel, les étoiles et surtout la lune.
Il devait bien l'avouer, les premières fois, il avait été un jeune garçon apeuré et pleurant, seul, abandonné et rejeté par sa famille. Un monstre. Voilà ce qu'il était. Mais il avait fini par y prendre goût, un réel goût. Plusieurs médicomages l'avaient abordé pour lui demander de tester différentes potions et autres remèdes contre son mal, pour au moins apaiser la douleur de la transformation. Il les avaient tous rejetés d'un revers de la main et d'un sourire carnassier. Il aimait ça, cette douleur qui lui transperçait les os et qui le faisait hurler sous la lueur argentée de la lune et qui le transformait en une bête sauvage et incontrôlable, qui courait à travers la forêt pour sauter sur une proie et la dévorer, il adorait se réveiller au milieu de nul part, les vêtements en lambeaux et couvert de terre et de sang. Merlin qu'il aimait cette odeur.
Mais plus encore, il les adoraient. Ces jeunes créatures, encore innocentes et à la peau si tendre. Il adorait se tapir dans l'ombre, et alors que le crépuscule se tarissait pour laisser place à la nuit et que déjà, il ressentait les picotements de la transformation, il pouvait savourer et imaginer l'instant où ses crocs se refermeraient sur la chair et que sa jeune victime pousserait un cri de peur et de douleur.
Le soleil se couche petit à petit et il est obligé de s'éloigner un peu pour éviter que les parents du jeune garçon ne l'entende. Mais il reste suffisamment prêt pour l'attaquer. De toutes les façons il sait très bien que son odorat et son instinct le poussera dans la bonne direction. Il jette un dernier coup d'oeil à la fenêtre, mal fermée, de sa future victime et il rit silencieusement à la pensée d'un lit d'enfant maculé de sang.
Il y a eu d'autres victimes, d'autres proies. Certaines l'ont retrouvé et l'ont rejoints, comme sil était leur chef, d'autres le craignent et le haïsse. Il n'en a que faire. Il est puissant, il est fort, il est craint. Il est devenu le croque-mitaine des petits sorciers. Tous les soirs il guette le ciel et suit le soleil dans sa course. Il l'attends, la déesse argentée qui le rend si fort, si magnifique.
Le jour bascule et la nuit vient. Il est sauvage et il aime ça. Il est un loup-garou et pour ça, sa famille l'a laissé, pour ça il est détesté et craint. Mais également pour ça, il sait qui il est, il sait qu'il est bien plus fort que ces sorciers de pacotille. Et alors que ces idiots encapuchonnés et masqués manquent de se faire dessus alors qu'ils viennent de commettre une erreur, de peur que la bête qu'il est ne se charge de les punir, eux ou leur précieuse progéniture et ce juste d'un claquement de doigt de la part de leur maître il sourit, dévoilant une rangées de dents jaunes et pointues. Il ne lui obéit que parce qu'il lui permet de pouvoir mordre de jeunes victimes, mais il se méfie également, parce que tous deux ont des idées différentes de qui doit être au sommet de la hiérarchie.
Il n'a pas besoin de la pleine lune pour terrifier. Son apparence suffit. Son nom suffit. Mais il ne peut s'empêcher d'apprécier les visages terrorisés de ses victimes sous le crépuscule, sachant la fin proche et toute tentative d'évasion inutile. Les deux raflés sont immobiles et hurlent alors que la bête fond sur eux.
Et il aime ça.
