Mes plus plates excuses pour l'attente, ce n'était vraiment pas prévu comme ça, voici en tout cas la suite, j'espère que vous aimerez. Merci de votre soutien et de votre patience, merci aussi de lire, suivre, mettre en favori et surtout merci de commenter cette fic. Bonne lecture.
sayumiko0 : Désolée, pas avec un elfe, Meg sera en couple avec Faramir.
Rayan : Merci beaucoup, j'espère que j'arriverai à la garder intéressante alors ;), désolée pour le délai.
lyra lupa : Merci beaucoup, je suis contente que ça te plaise, mes excuses.
Auriane07 : Merci :D, en espérant ne pas t'avoir trop fait attendre alors.
fuyuchan30 : Heureuse que le premier chapitre t'ait plu, je croise les doigts pour que ce soit également le cas du second que voici. Mes excuses pour l'attente en tout cas.
Trois semaines après son arrivée dans cet autre monde, ça semblait être la seule explication, enfin outre l'idée qu'elle était inconsciente en Angleterre et que c'était son imagination qui avait crée tout cela. C'était assez fou pour être envisageable, les deux théories d'ailleurs vu sa vie, cependant la sorcière se connaissait bien, elle n'aurait jamais pu imaginer un lien tel que celui qui existait entre Frodon et Bilbon, elle n'aurait pas non pu imaginé des êtres tel que les hobbits. Ils étaient si différent de tout ce qu'elle avait connu, et elle ne parlait pas du fait qu'ils vivaient dans des smialls, à savoir des maisons construites sous des collines... ou encore qu'ils avaient des grands pieds, dont ils étaient plutôt fiers, et qu'ils marchaient toujours pieds nu. Ou plus étrange encore, qu'ils avaient sept repas par jour, sans compter les encas, elle ne savait pas qui avait été le plus horrifié, eux par le fait qu'elle mangeait si peu ou elle vis à vis du fait qu'ils mangeaient autant pour des corps si petit. Quoiqu'elle était aussi très choquée par le fait qu'ils n'étaient pas plus large au niveau des tours de taille...
Elle n'aurait jamais pu imaginer des êtres aussi gentils, aussi pacifiques, pas après sa vie et les horreurs qu'elle avait vu encore et encore. Elle n'aurait jamais pu imaginer un être tel que Bilbon, ou que Frodon, si pleins de bonté, de gentillesse, avec leurs mauvais caractères parfois, surtout Bilbon d'ailleurs quoique les questions de Frodon pouvaient aussi être fatigantes. Elle ne blâmait pas Frodon, après tout elle avait aussi un grand nombre de question sur ce nouveau monde où elle se trouvait à présent, et si une part d'elle se sentait coupable du fait qu'elle ne cherchait pas à retrouver son monde de naissance, penser à tout ce qu'elle avait traversé, subi, la confortait dans son choix. Ce monde là n'était pas pacifique, il y avait des créatures des ténèbres, particulièrement les orques et les gobelins, ces derniers étaient apparemment très différents de ceux que Meg avait connu. Mais ici, elle n'avait pas à être une héroïne, elle n'avait pas à se battre si elle ne le souhaitait pas, elle ne devait pas affronter un Seigneur des Ténèbres et ses hommes tandis que les autres la regardaient faire. Elle était un peu injuste, ils n'avaient pas tous été comme ça, mais elle leur en voulait quand même. Elle avait dix-huit ans à peine, et elle se battait pour sa survie contre Voldemort depuis qu'elle en avait onze tandis que les adultes regardaient. Ce nouveau monde, aussi étrange et différent qu'il était, était une nouvelle chance pour Marguerite et elle comptait bien la saisir.
Les hobbits aimaient les choses simples, les choses nécessaires, ils aimaient la paix et faire la fête, c'était une vie si étrange pour Meg mais aussi si agréable. Pour elle qui avait vu les horreurs du monde, de son monde à elle, et ce de bien des manières, elle se sentait capable de souffler pour la première fois depuis,... une éternité. Elle n'était pas aveugle, elle avait bien vu que sa présence n'était pas très bien accueillie par les hobbits, elle avait même proposé à Bilbon de partir, elle avait quelques affaires, ayant pris l'habitude de porter un bracelet contenant une malle par exemple, certes ses affaires risquaient d'attirer l'attention mais elle était capable de se débrouiller. Cependant les deux hobbits chez qui elle logeait n'avaient pas voulu en entendre parler, Bilbon s'était indigné, disant qu'il se moquait de l'opinion de ses voisins, qu'il était un bon hôte et qu'il n'allait pas la mettre dehors à cause d'idiot. Frodon avait été plus poli que son oncle, Bilbon avait appris des jurons intéressants lors de son voyage avec les nains, mais il était plus rusé, utilisant ses yeux de chiens battus, demandant si elle voulait vraiment le laisser et autre... Meg n'avait jamais été doué pour dire non à ce genre d'attaque, elle n'avait pas eu à l'être, et donc elle était restée.
Cependant elle tenait à aider, la famille d'Hamfast Gamegie était certes en charge du jardin des Sacquet, et ils faisaient un travail exceptionnel, mais Meg était une bonne cuisinière, elle avait appris à l'être à cause des Dursley. Bilbon et Frodon aimaient manger, mais leurs capacités cuisinières étaient limitées, ils savaient se débrouiller mais ça n'allait pas vraiment plus loin. Il avait fallu un peu de temps pour que Meg s'adapte à la cuisine si différente de ce dont elle avait l'habitude, mais après elle s'était mise aux fourneaux, pour la plus grande joie des deux hobbits d'ailleurs, qui ne cessaient de la complimenter et de la remercier, pour le plus grand embarras de Meg.
Mais c'était si peu comparé à ce qu'ils lui offraient si généreusement, un toit bien sûr, des leçons sur ce monde si différent du sien mais surtout, le plus important un foyer et une famille. Elle avait trouvé chez Bilbon, quelqu'un qui comprenait un peu ce qu'elle avait traversé, les horreurs de ses 'aventures', il avait beau raconter ce qu'il avait vécu avec un sourire, parler avec humour de ses actions d'alors, mais il y avait la même douleur dans son regard que lorsqu'elle parlait de Sirius, de Cédric, de tout ceux qui étaient tombés. Il y avait les mêmes peurs, les mêmes cauchemars mais Bilbon arrivait à avancer, tout cela le hantait bien moins et pour Meg, c'était un espoir. L'espoir qu'un jour elle n'aurait plus à avoir peur de dormir, voire même de fermer les yeux.
En attendant, lorsqu'elle se réveillait la nuit, retenant un cri de terreur le plus souvent, et qu'elle allait dans la cuisine pour se faire un thé, Bilbon la rejoignait. Parfois ils ne disaient pas un mot, se contentant de s'asseoir l'un à côté de l'autre, profitant du silence et de la compagnie. D'autres fois, plus rarement, elle parlait de son passé, de ce qu'elle avait vu ou fait ou encore subi, Bilbon écoutait patiemment mais attentif. Il ne lui posait jamais trop de questions, il n'insistait pas non plus, c'était une nouveauté pour Meg, c'était si différent de ce qu'elle avait connu, particulièrement par Hermione qui avait une idée très net sur comment elle devrait gérer les différentes situations. Comme la mort de Sirius par exemple, ou la mort de Cédric.
Il n'avait pas de phrase toute faite, simplement l'empathie et la compréhension, il avait lui aussi perdu des amis à cause de la guerre, il s'était lui aussi senti impuissant, faible. Tout cela aidait énormément Meg, pas immédiatement mais peu à peu, elle avait de l'espoir d'un jour se remettre de la guerre à laquelle elle avait été forcé de prendre part. Et lorsque la simple compagnie de Bilbon n'était pas assez, Frodon poussait Meg à venir avec lui et ses amis, voire même cousins, pour plaisanter un peu, jouer parfois, passer simplement du temps ensemble. Pippin, Merry et Sam passaient beaucoup de temps à Cul-de-Sac, il avait fallu un peu de temps à Meg pour qu'elle s'habitue réellement à la cuisine des Sacquet mais une fois fait, elle prenait plaisir à faire des petits plats, mais aussi des pâtisseries. Pâtisseries qui était rapidement devenues des favorites des quatre hobbits, chose qui faisait toujours rougir Meg, peu habituée à recevoir des compliments.
Elle avait été encore plus surprise lorsque les hobbits avaient décidé de lui rendre la pareille, pas en cuisinant, à part Sam les autres n'avaient guère de talent en cuisine, mais en faisant des petites choses pour elle. Pour l'aider, pour la faire sourire, pour lui rendre la vie plus facile d'une manière ou d'une autre. Sam après avoir appris qu'elle adorait les forget-me-not, appelés également myosotis, avait demandé la permission d'en planter dans le jardin de Cul-de-Sac, permission qu'il avait bien sûr reçu. Meg avait été réellement émue, personne n'avait jamais quelque chose comme ça pour elle, surtout que Sam avait aussi planté des lily et des marguerites, c'était absolument adorable.
Pippin, le plus jeune des quatre, avait décidé qu'elle ne souriait pas assez, alors qu'elle peinait à se rappeler d'un temps où elle était aussi souriante, et faisait en sorte de lui raconter des blagues régulièrement, faisant même des farces à Merry pour la faire rire. Il avait aussi des moments plus calmes où il lui parlait de ses sœurs, avec agacement mais aussi avec affection, la faisant sourire doucement tandis qu'elle essayait de l'aider à trouver des solutions pour améliorer leurs relations ou pour leur faire des surprises agréables. Il était une bouffée de fraicheur, plein d'innocence, d'amusement, parfois croiser les yeux bleu-verts de Pippin était douloureux, il lui faisait tant penser à Fred et George, et même à Sirius, ainsi qu'au farceur que son père avait été selon tout ce qu'on lui avait dit. Cependant Pippin n'était pas eux, elle ne les reverrait plus et elle devait s'habituer à ce nouveau monde, aussi fou que ça puisse paraître. En plus il avait une innocence qu'elle n'avait pas vu dans leurs regards. Il pouvait aussi être peu sûr de lui, il y avait tant d'exigences sur ses épaules, ce n'était pas juste, mais il était second dans la lignée pour devenir le Thain, son père étant en premier vu qu'il était l'héritier du Thain actuel, un cousin proche. Elle ne pouvait rien faire vis à vis des attentes reposant sur les épaules du jeune hobbit, mais elle pouvait être là pour lui, être son amie tout comme il était le sien.
Merry était un peu plus mature que Pippin, bien qu'il soit autant farceur que le jeune Touque, ayant découvert qu'elle appréciait la poésie ainsi que la littérature, il lui apportait des livres qu'il pensait qu'elle trouverait intéressant, avec raison la plupart du temps. Plus rarement, il s'installait dans la cuisine et lui faisait la lecture tandis qu'elle cuisinait, ou lorsqu'elle était dehors et qu'elle regardait le ciel. C'était agréable, il l'entraînait parfois dans des bêtises et elle l'avait couvert, lui ainsi que Pippin, quelques fois c'était vraiment un nouveau départ pour elle. Une vie totalement différente de celle qu'elle avait eu par le passé, non seulement du temps des Dursley mais aussi lorsqu'elle avait été à Poudlard.
Néanmoins de tout les jeunes hobbits, c'était de Frodon dont elle était la plus proche, il l'avait apparemment adopté et la considérait comme une sœur, elle avait été surprise au début ainsi que très touchée. Bilbon l'avait certes accepté à Cul-de-Sac, mais c'était Frodon qui avait dit qu'elle faisait partie de la famille. Une partie de Meg avait eu envie de partir à toutes jambes, elle n'avait jamais eu de famille, comment était-elle supposée se comporter ? Elle avait toujours déçu ou blessé les personnes proches d'elle, elle ne voulait pas que la même chose arrive aux deux hobbits ou aux amis de Frodon, qui étaient devenus les siens, ils l'avaient accepté également. Ca la terrifiait, elle pouvait faire face à n'importe quel ennemi sans montrer la moindre peur ou hésitation, mais des gens proche d'elle, c'était une toute autre histoire. C'était un terrain bien moins familier.
Elle avait été tenté de quitter Cul-de-Sac, avait même fait son sac à plusieurs reprises, elle n'avait pas su où elle irait, ce qu'elle ferait, mais à chaque fois le regard compréhensif et doux de Bilbon la retenait ainsi que le visage rempli d'espoir de Frodon et ses sourires enthousiastes. Ses questions sur les différentes créatures magiques de son monde, sur la sensation de voler, sur la magie... Tout cela la faisait reposer son sac comme si elle ne contrôlait pas vraiment ce qu'elle faisait. C'était si agréable comme endroit, pourquoi ne pas rester un jour de plus ? Un jour se transformait en une semaine, puis un mois et peu à peu Cul-de-Sac était devenue sa maison, Bilbon un oncle, si différent de Vernon et Frodon un frère. Ils se disputaient toujours concernant qui était vraiment le plus vieux, Frodon avait vingt ans passé tandis que Meg ne les avait pas encore, ayant juste dix-neuf ans, cependant elle était majeure tandis que Frodon ne le serait qu'à ses 33 ans, en années hobbits il était encore un adolescent tandis qu'elle était une femme en année humaine. C'était un débat qui les amusait, tout comme ça amusait Bilbon d'ailleurs, une manière simple et agréable de se taquiner un peu.
Ron avait été un ami, en tout cas elle l'avait considéré comme tel, mais il avait sans aucun doute été très différent de Sam, Pippin et Merry, il n'avait jamais non plus été un frère pour elle comme Frodon. Le seul qui avait à la limite eu ce titre, ça avait été Neville mais personne d'autre sinon.
Peu à peu, elle s'habituait à la vie dans la Comté, elle apprenait aussi d'avantage sur ce nouveau monde, recevant des leçons des deux Sacquet tout les jours, et elle était un peu plus accepté également, pas par tous, en tête de liste les Sacquet de Besace, mais c'était un bon début. En plus elle avait l'habitude de ne pas être apprécié, ces derniers n'aimaient personne d'autre qu'eux même, leur opinion ne comptait guère aux yeux émeraude de la sorcière. Cependant elle ne pouvait pas nier qu'elle ... elle n'était pas pleinement à l'aise, elle avait passé tant d'années à devoir regarder au dessus de son épaule, à devoir rester attentive à tout pour survivre,.. Ce calme était un peu stressant pour elle. Elle ressentait le besoin de bouger, de se battre. C'était ainsi qu'elle avait été élevé, comme une arme, et à présent elle se sentait inutile. Qu'était-elle supposée faire de sa vie ?
Ce genre de pensée la faisait toujours se sentir coupable ensuite, comment pouvait-elle demander plus alors qu'elle avait ce qu'elle avait toujours voulu ? Une famille. Certes c'était différent de ce qu'elle avait imaginé, ayant plus pensé à un mari et des enfants, mais c'était déjà tellement. Comment osait-elle demander d'avantage alors qu'elle avait déjà de la chance d'être en vie, toujours en vie même ? Elle n'avait rien dit, ne voulant pas admettre à haute voix ce qu'elle ressentait, ou décevoir sa famille, elle ne voulait jamais les décevoir ou les blesser, mais ils le seraient certainement s'ils apprenaient qu'elle avait parfois ce genre de pensée...
Néanmoins elle avait sous-estimé ses hobbits, Bilbon avait clairement reconnu l'attitude de Meg, ayant vu la même chez Gandalf lorsqu'il restait un peu trop longtemps à un seul endroit, ou même dans les nains avec qui jadis, il avait voyagé dans une aventure aussi belle que terrible. Lui même avait eu du mal à se réhabituer au calme de la Comté et en dehors de cette année au loin, ça avait été tout ce qu'il avait toujours connu, il n'imaginait pas ce que ça devait être pour sa nièce adoptive, elle qui avait toujours été ainsi, une guerrière, une combattante mais aussi et surtout quelqu'un qui voulait simplement aider le plus de gens possible.
Le vieil hobbit, même si ça ne se voyait guère, avait donc envoyé un message à Gandalf, ou plutôt il avait envoyé un second message. Ayant décidé d'écrire au Magicien Gris pour lui parler de Meg, de son arrivée surprise dans la Comté et du fait qu'ils auraient besoin de ses lumières pour mieux comprendre la situation. Malheureusement Gandalf n'était pas venu, probablement occupé ailleurs, mais ce n'était pas dramatique vu qu'ils avaient pu se débrouiller sans lui, mais maintenant ils avaient vraiment besoin de son aide.
Parce qu'il tenait beaucoup à Marguerite, comme une fille plus qu'une nièce même, et il était hors de question de l'envoyer dans le vaste monde seule, surtout vu qu'elle ne connaissait rien de ce monde, elle avait sa magie mais ce n'était pas assez. Pas aux yeux protecteurs et inquiets de Bilbon, il avait besoin d'un protecteur, d'un guide et Gandalf semblait être le mieux placé pour cela. Surtout vu qu'elle voulait aider et qu'elle avait des pouvoirs, ils pourraient peut-être s'aider mutuellement, sa magie était certainement différente de ce que le hobbit avait pu observer de la part de son vieil ami.
Bilbon n'avait pas eu de réponse à son deuxième message, tout comme il n'en avait pas reçu pour le premier, il ignorait même si Gandalf les avait ou non lu. Et si oui les raisons de ce dernier pour ne pas envoyer des nouvelles. Avant Bilbon aurait été très fâché des infractions aux règles du savoir-vivre, mais après Erebor, il était plus tolérant vis à vis de ce genre de chose. Il comprenait aussi que Gandalf avait beaucoup à faire et qu'il ne pouvait pas toujours répondre, certains des endroits où il se rendait, pouvaient être très dangereux, mieux valait ne pas prendre de risques inutiles.
Mais finalement, plus d'un an après l'arrivée de Marguerite Potter en Terre du Milieu, Gandalf, le Magicien Gris, toqua à la porte du smial de Bilbon Sacquet.
