Bonjour à tout le monde ! Je suis vraiment désolée d'avoir tant tardé à publier un nouveau chapitre, mais j'ai été débordée par les devoirs, les révisions, etc... J'espère que ça vous plaira. Bonne lecture !


Chapitre 2 : Une rencontre inattendue

Makalaurë fondit en larmes. Le petit elfe était perdu ; il avait voulu explorer les Halls de Mandos tout seul, mais avait perdu son chemin. Tout était tellement sombre autour de lui. Le bébé se recroquevilla sur lui-même et sanglota de plus belle. Tout à son chagrin, il remarqua à peine que de la lumière éclairait à présent le lieu où il se trouvait.

- « Pourquoi pleures-tu ? » demanda gentiment une voix. L'enfant sursauta, terrorisé. Regardant autour de lui, il vit qu'il était entouré de petites pièces séparées du grand couloir par des barreaux de métal. Dans l'une d'elle se trouvaient deux adultes, l'un blond aux yeux bleus, l'autre avec des cheveux et des yeux noirs.

- « Pourquoi pleures-tu, petit ? » répéta le blond, mais la même inquiétude brillait dans les yeux des deux Immortels. Le bébé elfe hoqueta doucement :

- « Perdu, bredouilla-t-il. Veux atto. Et ammë. Et Mai'mo.

- Sshhh, viens là, murmura l'autre. Tu vas les retrouver, d'accord ? » L'elfe miniature renifla et alla se rouler en boule contre les barreaux. Une main lui caressa doucement les cheveux à travers la grille.

Soudain, Námo apparut, les yeux remplis d'angoisse. Lorsqu'il aperçut le tout petit, il soupira de soulagement et le prit dans ses bras.

- « Makalaurë ! Qu'est-ce que tu fais là ? Nous étions tous tellement inquiets ! » Le petit éclata à nouveau en pleurs.

- « Sssh, je suis désolé, mon poussin, je ne voulais pas te faire peur. J'étais juste terrifié ! Si je ne t'avais pas retrouvé, qui sait ce qui aurait pu t'arriver.

- Perdu, gémit le minuscule Noldo. Voulais zouer. Mais le monsieur parti ! Tout seul. Voulais visiter.

- J'aurais une explication avec Këlmar. Mais toi, ne pars plus jamais comme ça, d'accord ?

- Pomis ! » Námo sourit doucement et berça Makalaurë avec tendresse. Toute frayeur passée, le petit elfe s'endormit, sous les sourires attendris de Manwë et Melkor.

- « On s'est trouvé un enfant adoptif ? » le taquina ce dernier. Námo leva les yeux au ciel :

- « Yavanna ayant clairement exprimé son envie de se débarrasser de lui, j'ai préféré le prendre en charge. Il vit toutefois avec sa famille la majeure partie de l'année.

- Il est adorable, en tout cas. » Námo hocha la tête et disparut, pour réapparaître dans la chambre qu'il avait fait préparer pour l'enfant. C'était une très jolie pièce, assez spacieuse, aux murs d'un bleu sombre tirant sur le violet, meublée d'un lit de bois noir, d'une armoire et d'un coffre à jouets. Une fourrure blanche avait été déposée au pied du lit aux draps bleus et mauves. La pièce était presque entièrement bleue, violette et argent, d'ailleurs, hormis quelques touches d'autres couleurs. Le Vala déposa sa charge dans le lit et le borda avec affection, puis ferma les rideaux de soie argentée ornés de motifs or et améthyste. Il déposa un baiser sur le front de Makalaurë puis sortit, refermant sans bruit la porte derrière lui. Il marcha rapidement jusqu'à la chambre de Këlmar. Le Maia lui avait été offert par Tulkas.

Námo frappa à la porte et entra.

- « Këlmar, dit-il simplement, j'ai retrouvé l'enfant. Mais à l'avenir, j'aimerais que tu fasses plus attention à lui. Il était complètement terrifié. » Le Maia baissa la tête mais le Juge eut le temps d'apercevoir un éclat de honte.

- « Je suis désolé, bredouilla Këlmar. Je ne pensais pas que ça prendrait aussi longtemps. Je croyais que je ne serais absent que pour quelques minutes. À l'avenir, je le prendrais avec moi, je vous le promets, et j'irais m'excuser dès demain.

- Bien » dit Námo. Le Vala s'approcha du plus jeune et l'attira contre lui ; le Maia tremblait.

- « Këlmar. Këlmar, regarde-moi. » Le Maia leva la tête, mais était pratiquement incapable de soutenir le regard de son seigneur.

- « J'ignore ce que t'a fait subir Tulkas, reprit doucement Námo, mais ici rien de tel ne vous arrivera. Tu as eu peur, tu as honte, c'est une punition suffisante pour ta négligence. Tu ne recommenceras plus, je peux le voir. Jamais, jamais je ne lèverai la main sur quiconque ici, qu'il s'agisse de toi ou d'un autre, je te le promets. » Këlmar fondit en larmes et se recroquevilla contre lui. Námo le berça et le borda à son tour il ne partit que lorsque le jeune Maia fut complètement endormi.

Le lendemain, Këlmar alla de lui-même demander pardon au petit elfe, qui le lui accorda immédiatement, et ce fut main dans la main qu'ils allèrent prendre leur petit déjeuner, sous le sourire attendri de tous les habitants de Mandos.

- « Námo ? » Le Vala leva les yeux, rencontrant ceux du petit elfe qui s'était installé de lui-même sur ses genoux.

- « Oui, poussin ?

- Les deux monsieurs, hier, étaient qui ?

- On dit : qui étaient les deux monsieurs d'hier ? rectifia Námo.

- Qui étaient les deux monsieurs d'hier ? répéta Makalaurë en butant sur les mots.

- Manwë et Melkor, deux Valar emprisonnés. Melkor a été accusé de crimes qu'il n'a pas commis, et Manwë est le roi renversé par Tulkas.

- Ah ! Manwë, était lequel ?

- On dit : Lequel était Manwë ? C'était celui avec les cheveux blonds.

- Comme tonton Aro !

- Oui, comme ton tonton Aro, lui accorda le Vala avec un discret sourire.

- C'est quoi un crime ? Et commis ?

- Un crime, c'est quelque chose que quelqu'un fait, et c'est quelque chose de très mal. Et commis, ça veut dire fait.

- Mais s'il a pas fait quelque chose de très mal, pourquoi il est là-bas ?

- Parce que Tulkas le veut. Et que si on désobéit à Tulkas, on est puni.

- Comme quand la dame aux plantes me tapait avec le fouet ? C'est ça ?

- Par exemple. Ou emprisonné. Yavanna t'a fouetté ? » demanda-t-il en serrant les mâchoires.

- « Vi ! A dit que z'étais un petit monstre, et que ze le méritait.

- On ne frappe les enfants ! Et tu n'es pas un monstre.

- Ze zais, atto me l'a dit. » Námo hocha la tête, caressant les soyeuses boucles noires de l'elfe.


L'idée que Maglor ait pu zozoter m'a toujours amusée. Et il est tellement chou...