Voilà. C'est ainsi que Rogue et Yukino (ou plutôt Raios et Yuki en l'occurrence) se sont rencontré la toute première fois. J'ai réfléchi à ce que mes lecteurs me disaient quand ils ont lu le chapitre 3 qui présentait la société démoniaque. Ils disaient que hormis Sai, Kyra et Ginévra vous n'aviez pas vraiment de quoi juger les démons. J'espère d'une part que grâce à ce chapitre vous verrez que les autres démons vous dégoûteront aussi même si ils ne sont pas important dans l'histoire.
Après tout les trois génitrices ont plus de 10 000 fils chacune. Difficile de les rendre tous important dans l'histoire.
Oh et Vilandel merci pour ton 49ème chapitre. J'étais vraiment en manque de Royu moi aussi. Je choisi le thème "Bal" en espérant que nous y retrouverons ce couple si rare
Chapitre 5: La fille sans jugement
Quand Raios avait fait la connaissance de Yuki dans des circonstances plus qu'imprévues il avait été surpris, presque émerveillé intérieurement par la grandeur d'âme de cette humaine. Elle était celle qui ne portait de jugement sur personne. Même pas pour le démon qu'il était. Bien sûr Raios s'est posé la question: Comment cette fille qui appartient pourtant à l'espèce la plus intolérante de cette terre peut-elle ne pas le traiter de monstre en sachant malgré tout ce qu'il est vraiment? Il lui avait fallut un peu de temps pour l'admettre, mais elle lui avait bel et bien sauvé la vie sans aucune arrière penser. Elle était celle qui était sans jugement, et en peut de temps Raios la vit comme sa raison de vivre.
Montagne de cadavre, marre de sang, nature en cendre. Tout était gris, noir, la couleur bleu du ciel n'était même plus présente. Le combat durait déjà depuis plus de quatre heures, quatre longues heures ou les hurlements du champ de bataille avaient envahi toutes les oreilles. Mais maintenant plus rien, plus un seul bruit. Raios, l'épée à la main, marchait en silence dans la rue désertique de la ville. Il ne comprenait pas le sens de tout cela. Il recompta dans sa tête le nombre d'homme qu'il avait tué, 2 561 hommes qui avaient tenté en vain de défendre leur cité. Alors qu'il continuait d'avancer un faible bruit de larme parvînt à ses oreilles. Il tourna la tête vers ce son et ses yeux se retrouvèrent posés sur la porte ouverte d'une masure. Le visage toujours impassible il entra dans cette habitation et dans un coin par terre, il aperçu une couverture qui tremblait. Il s'accroupit devant le tissu assez convaincu de ce qu'il allait trouver. Il souleva le tissu et y trouva deux enfants humains qui le fixèrent immédiatement avec une expression d'horreur. Raios d'un regard impassible fixait lui aussi ce petit garçon d'environs sept ans qui serrait contre lui une fillette de cinq qui lui ressemblait beaucoup, sûrement sa petite sœur. Ils continuèrent de se fixer un long moment, les deux enfants étaient tellement terrifiés par Raios qu'ils n'arrivaient même pas à parler ne serait-ce que pour le supplier de leur laisser la vie sauve. Puis après avoir assez entendu leurs tremblements de peur Raios ferma ses yeux rouge sang en lâchant un profond soupire avant de s'en aller. Les deux enfants furent de nouveau caché sous la couverture tandis que le démon quitta la masure d'un visage neutre comme si de rien était. Mais alors qu'il venait à peine de franchir la porte, plusieurs démons dont Raios était incapable de se souvenir du prénom apparurent devant lui. L'un d'eux (le 6 784 fils de Mitsuka) lui demanda un sourire carnassier aux lèvres:
-Alors Raios, t'as trouvé quelque chose?
Le chouchou de Ginévra n'était pas surpris que ce démon au visage balafré connaisse son nom. Il faut dire qu'à cause de son statut au près de la troisième génitrice il était vraiment très populaire dans la société démoniaque. Raios répondit donc l'air indifférent:
-Non je n'ai rien trouvé.
Mais pourquoi répondait-il ça, bon sang? Et d'ailleurs pourquoi a-t-il épargné ces deux gosses à l'instant? Raios n'avait pourtant rien ressentis par rapport à leurs expressions de terreurs pourtant il ne voyait pas l'utilité de les tuer puisqu'ils ne représentaient aucune menace dans le moment présent. Néanmoins le groupe de démon entra tout de même dans la masure et Raios le dos tourné sans bougé resta ainsi, même quand il entendit les cris d'horreurs de ces deux enfants qui signifiait la fin de leur vie à tout les deux. Raios se mordit la lèvres. Était-ce vraiment nécessaire de les tuer? D'accord c'était des enfants humains, ils appartenaient à l'espèce la plus intolérante de ce monde. Mais là, tout de même…
Raios regarda du coin de l'œil le groupe de démon sortir de la masure en riant à plein poumon. Le 7 892 ème fils de Notshiko sortit en second tenant le cadavre décapité de la petite fille par la cheville. Tout en riant le 6 784 ème fils de Mitsuka envoya à son cousin d'une voix à la fois sadique et amusée:
-Eh Taro envoie la moi par ici!
Et le dénommé Taro lança le cadavre à son interlocuteur amusé. Puis lui le renvoya à un autre des démons présent et ils jouèrent avec ce cadavre comme-ci s'était un ballon. Tous ça sous le regard de Raios qui regardait la scène ne sachant pas quoi penser. Tous ce qu'il ressentait en cet instant c'était de l'interrogation. En quoi faire cela était-il amusant?
Finalement Raios soupira et partit de son côté les laissant seuls à leur petit jeu sadique.
Plus tard alors qu'il était seul au milieu d'un champ de cadavre il remarqua malgré le manque de lumière une silhouette bouger parmi tous ces morts. Méfiant, Raios s'en approcha une main empoigné sur le manche de son épée près à la sortir de son fourreau à tout moment. Quand il fut plus proche il devina rapidement que la masse mouvante qui bougeait au milieu des cadavres n'était pas un humain. Non c'était un démon, un de ses très nombreux grands-frères en réalité puisqu'il s'agissait de Sai. Quand Raios le reconnu il se détendit aussitôt et regarda cet autre fils de Ginévra d'un air hautain. Le chouchou de la troisième génitrice éprouvait de l'indifférence pour tous ses frères et cousins qu'ils n'avaient d'ailleurs jamais considéré comme tel. Mais Sai et son frère jumeaux avait le droit à un léger mépris de la part de Raios. Un léger mépris, pas de rancœur quelconque. Raios s'approcha donc un peu plus de Sai et lui demanda sur ton indifférent:
-Qu'est ce qui t'es arrivé?
Et il rétorqua d'un ton ironique toujours à quatre pattes par terre en pressant une main sur sa plaie:
-Franchement Raios, ça t'écorcherais la langue d'avoir ne serait-ce qu'un peu de compassion pour ton grand-frère.
-Alors premièrement tu n'es pas mon frère, deuxièmement je te rappelle que comme tous les autres démons je ne peux pas ressentir de sentiment.
Néanmoins malgré ces paroles froides Raios aida Sai à se relever, pour le ramener à la société démoniaque. Mais avant qu'il n'ait le temps de faire un seul pas le chouchou de Ginévra sentit une vive et lancinante douleur lui traverser le torse. C'était Kyra qui avait surgit de nul part derrière lui pour le transpercer avec son sabre démoniaque tout en ricanant de satisfaction. Raios resta figé par la douleur et la surprise alors que le sabre de Kyra restait enfoncé dans sa chaire. Ce ne fut que quand un filet de sang coula d'un coin de sa bouche jusqu'à son menton que Kyra retira sa lame d'un coup sec que Raios cracha une flaque de sang avant de s'écrouler à genoux puis de tomber sur le côté. À terre et totalement vulnérable les yeux crispés il serra les dents de douleur et de frustration. Quand il entendit les jumeaux se marrer il ouvrit et les regarda du coin de l'œil d'un air haineux ce que Kyra et Sai remarquèrent le sourire aux lèvres. Dans une voix plaine de haine et de gémissement de douleur ils leurs cracha:
-Sales bâtards je vais vous…
Mais il n'eut pas le temps de finir sa phrase car Kyra vînt piétiner le visage de son petit frère rien que pour amplifier sa douleur et pour le rabaisser d'avantage. Raios hurla de douleur tandis que Kyra prenait un plaisir délectable à enfoncer de plus en plus la semelle de sa chaussure sur son visage sous le regard amusé de Sai qui semblait prendre un plaisir fou à contempler cette scène. Il entre deux éclat de rire sadique il félicita son frère:
-Bien joué Kyra ton plan a parfaitement marché. Mais ne crois pas que je vais de pardonner facilement de m'avoir poignardé.
-Je te signale, Sai, que tu étais d'accord de jouer les appâts. Alors c'est un peu tard pour râler. (puis son regard revint sur Raios) Quand à toi le chouchou, tu vas crever ici l-e-n-t-e-m-e-n-t. Au milieu de toute cette vermine humaine. On dira à mère que tu t'es fais tuer par des humains, et en plus qu'ils t'ont poignardé par derrière. La plus grande humiliation que tu connaîtras.
Puis Sai continua sur le même ton après avoir donné un violent coup de pied dans le ventre de Raios:
-Elle va piqué sa crise quand elle va apprendre que son chouchou c'est fais buté par des humains.
À cette remarque les jumeaux partir en riant à plein poumon laissant Raios pour mort au milieu des nombreux cadavres humains sachant pertinemment qu'il allait mourir dans une lente agonie.
À moins que…
Le démon était à terre en chien de fusil depuis on ne sait combien de temps il sentait que sa vie lui échappait de plus en plus. Sa tête tournait davantage à chaque seconde qui s'écoulait et il ressentait une violente nausée qui s'accentuait de plus en plus. Puis alors que sa vision devenait peu à peu flou Raios parvint à distinguer dans la pénombre de ce champ de bataille une lumière qui semblait venir vers lui. Alors qu'il avait à peine la force de réfléchir il se demanda:
-Est-ce la mort qui vient me chercher?
Raios ouvrit paisiblement les yeux sentant un rayon de lumière réchauffer sa peau glacée de démon. Puis petit à petit il retrouvait toutes ses sensations et commença à trouver très étrange que la mort sois si agréable. Trouvant que la situation n'était pas normal du tout il se redressa brusquement. Trop brusquement se dit-il alors qu'une vive douleur au torse lui arracha un lourd gémissement. Par réflexe il avait posé sa main la où ça lui faisait mal et il se rendit compte que tout son torse était enveloppé d'un bandage. De plus il réalisa qu'il était couché dans un lit en bois simple. Puis son regard vogua ensuite vers l'origine de la lumière, une fenêtre à travers laquelle il put observer un extérieur regorgeant de couleur et de lumière. Une prairie dont l'herbe semblait bien grasse et à l'horizon on pouvait voir l'orée d'une forêt verdoyante. Aucun doute il ne se trouvait pas dans les profondeurs de la société démoniaque. Mais alors où se trouvait-il? Il était dans le monde des humains, dans une maison inconnue, installé dans un lit parfaitement confortable et ses blessures étaient bandés avec le plus grand soin. Soudain un mal de tête se fit sentir, Raios plaqua instinctivement une main contre son front et il commença alors à retracer le fil de ses souvenirs. Il grogna de rage quand se souvînt de ce que Kyra et Sai lui avaient fait. Il se souvînt que dans son esprit embrumé il avait vu une lumière venir vers lui. Puis le sentiment le plus étrange il se rappela vaguement d'une sensation de confort, allongé sur un sol mouvent, doux et chaud.
Soudain Raios entendit du bruit de l'autre côté de la chambre de cette porte. Tous ses sens au aguets, il se redressa et se mit en position assise sur le bord du lit face à la porte. Avec difficulté il se leva et se dirigea à grande peine jusqu'au mur en face. C'est là qu'il remarqua que son épée était là bien rangé dans son fourreau et attendant fièrement, tendue comme un mat. Il s'en saisit et entrepris de sortir à pas de loup de la chambre. Quand il entre-pailla la porte il remarqua se qui semblait être une cuisine. Bien qu'il avait reconnu ce type de pièce son regard s'arrêta cependant immédiatement sur une silhouette de femme qu'il voyait de dos. Tandis que le bruit de l'eau qui coulait arrivait à ses oreilles Raios regarda un moment cette fille aux longs cheveux ivoires et lisses lui descendant jusqu'au niveau des cuisses. De plus elle était vêtu d'une longue robe blanche et ample qui touchait le sol. Méfiant au plus au point le démon se glissa discrètement hors de la chambre et sans un bruit il avança vers cette fille. Alors que celle-ci restait de dos à lui occupé à faire sa vaisselle elle lâcha un hoquet de surprise et de terreur quand elle sentit une lame frôler sa gorge. Raios l'avait littéralement ligoté avec un bras passé juste en dessous de son opulente poitrine en la serrant avec une force qui malgré ses blessures était trop puissante pour que cette jeune fille parvienne à s'en libérer. Et avec son autre bras il menaçait littéralement la vie de cette inconnue en mettant sa lame à un millimètre de sa gorge. Ils restèrent dans cette position un long moment, et Raios était de plus en plus surpris. Après son léger cris de surprise cette fille était rester complètement aphone. Le démon avait l'impression qu'il n'intimidait même pas cette jeune humaine. Certes il ne voyait pas son visage, mais l'ayant serré contre lui il ne sentait aucun tremblement venant de son corps qui avait pourtant l'air d'être des plus frêles. Et cela provoqua l'ahurissement de Raios. Comment cette fille pouvait rester si calme dans un moment pareil? Finalement il décida d'ignorer sa stupéfaction et de lui demander sur un ton agressif:
-Qui êtes-vous? Et où suis-je?
Sans faire un seul mouvement elle répondit sur une voix parfaitement sereine voir même légèrement réprobatrice:
-Même les démons n'apprennent pas les règles de politesse? Mais bon, pour répondre à vos questions je suis celle qui vous a trouvé. Et ici vous êtes chez moi.
-Vous savez ce que je suis et pourtant vous avez eu le cran de me ramener chez vous. Êtes-vous complètement ignorante ou complètement…
Mais Raios n'eut pas le temps de finir sa phrase car la douleur dans son torse revînt et le transpercer avec violence. Il eut tellement mal qu'il lâcha sa prise sur la jeune fille et sur son épée pour enrouler ses bras là où la douleur lui donnait de multiples coups de poignard. Il avait tellement mal à cette instant qu'il en perdit son équilibre. Raios se serrait probablement écroulé au sol si la jeune fille qu'il venait de menacer n'avait pas prit son bras pour le passer autour de son afin de lui servir de béquille. Elle le réprimanda d'une façon qui laissait entendre son inquiétude:
-Vous êtes complètement inconscient. Vous n'auriez pas dut vous lever. Venez je vous ramène dans votre chambre.
Raios était trop affaibli pour protester alors il laissa cette jeune humaine le ramener dans la chambre ou il s'était réveillé. Après l'avoir allongé sur le lit elle alla chercher un seau d'eau avec un linge. Puis quand elle revînt avec, elle s'assit sur le bord du lit. Elle mouilla le linge dans le seau d'eau l'essora puis le passa sur son front du démon qui sentait la stupéfaction remplacer la douleur. Il fixait la jeune fille avec ses grands yeux ronds ancré dans les prunelles chocolat de cette dernière qui renouvela l'action plusieurs fois. Finalement sans s'arrêter de prendre soin de lui elle lui dit d'un ton sérieux:
-Vous devez vous reposer et éviter les efforts. Si votre blessure se rouvre vous pourriez en mourir.
Il marqua un temps d'arrêt toujours de plus en plus ahuri. Qu'une humaine lui dise ce qu'il devait faire pour aller mieux c'était vraiment une scène à laquelle il n'aurait jamais pensé assister. Quand l'ahurissement passa légèrement il lui demanda à la fois silencieusement et frustré:
-Pourquoi faites-vous ça?
-Pourquoi je fais quoi?
-Pourquoi est ce que vous essayez de m'aider? Je suis un démon, je suis un monstre je suis capable de vous tuez. Pourquoi aidez-vous un démon? Vous vous mettez en danger si je m'en sort alors pourquoi…
Elle le coupa en disant agacé:
-Je n'aide pas un démon là. J'aide quelqu'un qui est gravement blessé et qui mourra sans soin.
Raios n'en revenait pas, était-elle vraiment entrain de le soigner sans rien attendre en retour? Sans aucune exigence, sans aucune menace. De plus elle avait vraiment l'air de ne pas du tout avoir peur de lui. Sans prendre en compte son air stupéfait l'inconnue qui n'avait pas froid aux yeux lui demanda:
-Comment vous vous appelez? Quel est votre nom?
Ses yeux s'écarquillèrent d'avantage. Elle n'en prit pas compte et continua:
-Même les démons ont un prénom. Et vu votre blessure vous êtes ici pour longtemps. Donnait-moi juste un nom par lequel vous appeler.
Il détourna le regard, et répondit légèrement embarrassé:
-Raios.
-Moi je m'appelle Yuki. Yuki Moonlight.
Voici la fin de ce chapitre qui marque la rencontre entre deux âme sœurs. Je sais ça commence bizarrement. Le nom de famille ne me demandez pas d'explication, émettait des hypothèses si vous voulez mais je garde ça secret.
Pour le prochain chapitre j'ai dépassé les 1000 mots aujourd'hui. Je m'interdis à publier quelque chose qui ne fais pas plus de 2 000 mots. Donc il faudra attendre tout de même pour découvrir "Celle qui chante à la lune".
