Que je suis heureuse ça faisait longtemps que je n'avais pas publié. Ce chapitre va plaire à ceux qui aimes Sorano et Yukino. Car dans le chapitre précédent vous aviez rencontré Sora. Et maintenant elle aussi s'est réincarnée
Chapitre 10: La promesse d'une grande-sœur
Est-ce-que seuls les amants sont capables de traverser la mort dans l'espoir de se revoir? Est-ce-que une grande-sœur ne souhaitant que le bonheur de sa cadette ne pourrait-elle pas aussi rester à ses côtés à travers le temps?
Les sœurs Agria étaient les deux petites filles les plus fusionnelles que l'on pouvait voir dans ce village. Quoi qu'il arrive on en voyait jamais l'une sans l'autre. Pourtant elles étaient si différentes; l'aînée, Sorano qui était âgée de dix ans était quelqu'un de sociable, courageuse, et qui était plus que doué pour se faire des amis. Sa petite sœur, Yukino, sept ans, était son extrême opposé. Elle était timide, frêle et manquait cruellement de confiance en elle. Auprès d'une autre personne elle perdait tous ses moyens au point qu'elle n'arrivait même plus à aligner deux mots. Mais avec sa grande-sœur elle se sentait en total confiance et n'avait peur de rien. Sorano était l'ange qu'elle admirait et qu'elle aimait le plus au monde. Sa grande-sœur lui donnait des ailes, ce qui lui donnait le sentiment d'être libre.
Alors que les deux sœurs jouaient ensemble à trappe-trappe leur course les amena sur une colline non loin de leur village. En altitude le vent soufflait plus fort, ce qui donnait l'impression aux deux fillettes qu'elles allaient s'envoler. Finalement Sorano réussi enfin à rattraper Yukino. Elle enlaça sa petite sœur par derrière en enroulant ses bras autour de son cou et ria:
-T'es coincée Yukino. Je t'ai attrapé et je ne te lâcherais plus.
De ses petites mains la cadette empoigna fermement le bras de sa sœur qui était toujours autour de son cou. Sorano avait amené son autre main sur la tête de Yukino et lui ébouriffa affectueusement les cheveux. La plus jeune s'exclama en riant:
-Sorano lâche-moi! Je peux plus respirer!
-Ah non petite sœur! Je ne te lâcherais jamais.
Cette phrase attira les rougeurs sur les joues de Yukino et elle cessa de rire un instant se plongeant dans ses songes, le sourire aux lèvres. La cadette des Agria se sentait en sécurité dans les bras de sa sœur et avait le sentiment que rien ne pouvait lui arriver. Les deux fillettes finirent par s'asseoir dans l'herbe, Sorano avait le dos de Yukino collé contre son ventre et avait écarté les jambes permettant à sa sœur de s'asseoir entre elles. Toujours enlacé l'une contre l'autre les deux enfants contemplèrent en silence les nuages voyageaient dans la direction du vent. C'était une de leurs activités favorite, contempler les cieux sous tous leurs angles. Qu'il pleuvent ou qu'il face soleil, de jour comme de nuit. Puis Yukino finit par briser le silence, elle baissa la tête et demanda à sa sœur de sa voix naïve d'enfant:
-Dit-moi Sorano. Tu ne disparaîtra jamais hein?
Sorano eut un soubresaut à la question de sa sœur. Elle lui répondit par une autre question d'une voix soucieuse:
-Pourquoi tu me demandes ça Yukino?
La cadette tourna la tête pour croiser le regard de sa sœur et répondit d'une petite voix toute fragile:
-Ben s'est que tu vois, la voix qui me parle tout le temps dans mon sommeil. Ça fait plusieurs nuits qu'elle me répète tout le temps la même chose. Elle me dit: « Retrouve-le. Retrouve-le. Retrouve-le avant qu'il ne disparaisse à nouveau.». Et quand elle me dit ça elle à l'air d'avoir peur, du coup moi aussi j'ai peur.
Sorano fronça les sourcils l'air contrarié. Elle était la seule au courant que sa sœur entendait une voix dans son sommeil qui lui disait des choses bizarres. Yukino lui avait également fait par du sentiment d'oublie que lui provoquait cette voix. Quand il était question de ça Yukino lui disait toujours qu'elle avait le sentiment d'avoir oublié quelque chose de très important. Et avant même qu'elle n'ait le temps de répliquer Yukino soupira l'air triste:
-Tu sais cette chose si importante que j'ai oublié. Je ne sais pas ce que c'est mais j'arrive pas à ne plus y penser, et quand j'y pense malgré moi je veux me souvenir. Mais en vrai je veux pas.
La cadette des Agria tourna le visage vers son aînée. Cette dernière la questionna d'un ton sérieux qui lui donnait l'air d'être une psychologue:
-Tu ressens quoi quand tu veux te souvenir?
-Un vide.
-Un vide? Comment ça?
La cadette se recroquevilla d'avantage contre sa sœur avant de poursuivre avec le regard abattue:
-Ben c'est comme si il y avait un gros trou quelque part dans ma mémoire. Mais je sais pas où exactement. Quand je veux me souvenir je ressens ce vide qui me cause de la douleur.
Elle déplaça son index sur sa tempe et rajouta :
-Autant ici…
Le même doigt maintenant sur le cœur elle finit:
-Que là. Et quand je ressens ce vide j'ai l'impression que quelque chose ou quelqu'un de précieux a disparu. Je sais pas quoi ou qui mais je ressens du chagrin parce que ce n'est plus là.
C'est à ce moment-là que Yukino se décida à se relever brusquement pivotant sur un pied pour faire face à sa sœur toujours assise dans l'herbe. La cadette des Agria déclara avec détermination gardant sa voix naïve d'enfant:
-Sauf que ces émotions c'est pas à moi. Comment pourrais-je ressentir un tel vide alors que la personne que j'aime le plus au monde est là avec moi à chaque fois que je me réveille le matin?
Les derniers mots que Yukino avait dit en parlant de Sorano elle les avait prononcé avec le plus adorable des sourires. Sa grande-sœur avait été si émue par ses mots qu'elle en rougis et ne put se retenir de laisser exploser sa joie. Elle bondit sur ses deux jambes pour étreindre sa petite-sœur en s'exclamant avec enjouement frottant sa joue contre ses cheveux:
-T'es tellement adorable Yukino!
Bien qu'amusée par le débordement d'affection de son aînée la plus jeune émis une légère plainte:
-Sorano tu m'étouffes.
L'aînée des deux sœur cessa aussitôt d'être brutal dans son étreinte mais elle garda toujours fermement sa petite sœur serré dans ses bras. Elle lui murmura une véritable promesse de grande-sœur:
-Tu n'as pas à t'inquiéter Yukino. Et même si un jour je venais à disparaître je finirais toujours par revenir auprès de toi petite-sœur.
En entendant cela Yukino écarquilla les yeux lâchant un léger hoquet de surprise, un sentiment familiarité l'envahi. Les mots de sa sœur firent résonner en elle des murmures protecteurs qui renfermaient une profonde tristesse.
Arrête de pleurer, tout va bien se passer. Papa est mort je sais… mais moi je suis toujours là à tes côtés, et je te jure que tu ne me perdras pas. Tu m'entends? Même si un jour je venais à disparaître je finirais toujours par revenir auprès de toi petite-sœur.
Son corps tressaillit légèrement mais elle se blottit pourtant d'avantage contre sa grande-sœur cherchant à se rassurer elle même. Tout irait bien tant que Sorano, l'être le plus cher aux yeux de Yukino Agria serait là, à ses côtés.
Mais hélas…
Une nuit, une semaine plus tard
Les deux fillettes, l'une à côté de l'autre, restaient totalement figé par l'effroyable spectacle qui s'offrait à eux. Devant leurs yeux d'enfant choqués leur maison familial brûlé tel un immense bûché. De plus même si le domicile des Agria était un peu à l'écart de tous les autres foyers de ce village, elle brûlait au même titre que les autres. Yukino fut la première à réagir et s'élança vers la maison hurlant à plein poumon de grosse larmes roulant le long de ses joues:
-PAPA! MAMAN!
Leurs parents, ils étaient encore dans la maison. Mais s'était trop tard, et Sorano devait reprendre ses esprits et arrêter sa petite sœur pour ne pas qu'elle se tue en allant vers la maison en flamme. Elle lui attrapa donc le poignet et tenta de la raisonner, l'implorant d'une voix larmoyante:
-N'y va pas Yukino! C'est de la folie!
Mais malheureusement sa cadette continuait de vouloir y aller, tirant de toutes ses forces sur le bras que tenait Sorano, si bien qu'elle fut obliger de tenir son poignet avec les deux mains. Sans tourner le regard vers sa grande-sœur la plus jeune objecta avec un profond désespoir digne d'une folie sans s'arrêter de pleurer:
-Mais il faut allé aider papa et maman! Ils sont encore dans la maison!
Elle continuait de se débattre pour y aller mais Sorano devait l'en empêcher. Sans cacher la tristesse dans sa voix elle adopta un ton sévère et clama avec résolution:
-Reprend-toi, Yukino! On peut rien faire pour eux!
À ces mots la fillette cessa de se débattre et se retourna enfin vers sa sœur. La bouche entrouverte et les larmes ruisselant le long de ses pommettes elle fixa Sorano dans un profond silence comme pour chercher à se convaincre que ce que son aînée venait de lui dire était faux. Malheureusement, dans les yeux de Sorano il n'y avait pas le doute. Il n'y avait que la douleur et la certitude. C'est alors que Yukino éclata en sanglot hurlant et pleurant alors qu'elle comprenait à son tour que leur parents étaient bel et bien mort. Sorano étreignit sa petite-sœur et pleura avec elle de façon plus silencieuse. Il fallait quitter le village, tout brûler et des centaines de cris d'enfant apeuré retentissaient au loin. Mais à peine Sorano envisagea de courir afin d'entraîner sa petite-sœur loin de cet enfer que des voix qui n'inspiraient rien de bon retentir:
-J'ai entendu des cris de gamine par là!
-Tuez tous les parents et capturez tous les enfants! POUR QUE NOTRE MAÎTRE ZELEPH REVIENNE ENFIN!
Les deux fillettes tournèrent un regard de peur en provenance des voix. Elles restèrent comme paralysée l'une contre l'autre quand soudain elles virent des silhouettes sombres apparaître malgré le feu. Ces gens vêtu de longue tunique sombre et visage caché ressemblaient à des monstres. Des torches à la main ils ne tardèrent pas à repérer les deux fillettes. L'un d'eux les pointa du doigt et lança:
-Il y a deux mômes là-bas! Attrapez-les!
Et les autres hommes s'élancèrent sur les deux fillettes pour les capturer. Cette vision horrifiante paralysa littéralement Yukino qui fut figé de peur avec des iris aussi petites que des petits pois. Mais alors qu'elle gardait les yeux braqués sur ces mains qui se rapprochaient dangereusement et qui allaient bientôt s'abattre sur elle et sa sœur une main saisit son poignet et l'entraîna dans la direction opposé aux partisans de Zeleph. Sorano avait saisit sa sœur l'amenant à courir vers la forêt pour échapper à leurs poursuivants. Alors qu'elle courrait guidée par son aînée elle jeta un regard vide d'émotion dans son dos. Les partisans de Zelph leur courraient toujours après et commençaient à se rapprocher dangereusement. Tellement qu'elle entendit:
-Capturez-les!
Ce qui arrivait été bien pire que le plus terrible des cauchemars, ces hommes terrifiants étaient bien plus rapide que les deux fillettes. Puis, alors que c'était l'enfer tout autour Yukino tourna une nouvelle fois ses yeux chocolats vers ses assaillants. Elle lâcha un cris étouffé en constatant qu'une main appartenant à l'un des poursuivants n'étaient plus qu'à vingt centimètres de son crâne. Et alors que cette poigne allait bientôt s'abattre sur la cadette des Agria, Yukino sentit sa sœur la tirer en avant. Une fois sa petite-sœur devant elle Sorano lâcha sa main moite et avec ses deux mains posés dans son dos elle la poussa en avant en hurlant de toutes ses forces de grosses larmes d'adieux coulant sur ses joues:
-COURS!
Et c'est ce qu'elle fit mais lorsqu'elle se retourna elle vit grâce au feu la silhouette sombre de Sorano plaqué au sol par plusieurs de leurs poursuivant. Alors qu'elle se trouvait à quelques mètres la petite fille resta figée devant la scène. Puis elle hurla dans un profond désespoir:
-SORANO!
Malgré la force qui maintenait sa tête plaqué au sol l'aînée des Agria réussit à redresser la tête pour voir sa cadette. Elle ordonna de toutes ses forces:
-VA T'EN YUKINO!
La plus petite était en état de choc. Sorano était-elle réellement entrain de lui dire de l'abandonner aux mains de ses monstres? Voyant que sa petite-sœur ne bougea pas l'aînée relança cette fois ci plus désespéré que jamais:
-FUIS! Et ne te retourne pas!
Ce ne fut que lorsque deux partisans de Zeleph se lancèrent d'un pas rapide à sa poursuite que Yukino se mit à courir vers la forêt honteuse d'abandonner l'être qu'elle aimait le plus au monde.
Cette nuit là la cadette des Agria avait tout perdu, son foyer, sa famille et surtout…
La personne qui lui était le plus cher.
Elle était à présent seule. Seule avec le dévorant sentiment d'oublis qui la rongé depuis sa naissance.
Je dois vous présenter mais excuse pour mon retard concours de circonstance.
Prochains chapitre je vous laisse imaginer ce qui va se passer.
Pour titre, je crois que se sera: "La famille Moonlight"
