Disclaimer : Je considère que si Rowling autorise Cursed Child, elle autorise toutes les autres fanfictions, même celles qui naissent dans mon esprit tordu personnel.
Attention : Rated T pour le langage et les scènes violentes.
RAR :
Juliette : Hello ! Merci beaucoup pour ta review ! Bien sûr que Judy gère quand il s'agit de s'en prendre aux journalistes (si c'est pas une preuve de plus que Sirius et elle sont fait l'un pour l'autre, je ne sais pas ce que le destin doit faire de plus!). Je n'aime pas le MACUSA, c'est ma façon à moi de me venger:p Je doute que quiconque résiste longtemps à Regulus (Remus peut témoigner) mais dans le pire des cas, Sirius abandonnerait la magie pour Judy et Maellyn, sans la moindre hésitation. (J'ai promis un happy ending, je n'ai pas le droit de tuer Judy une deuxième fois...). Je te laisse avec la suite ! Bonne lecture !
Mh : Hey ! Merci beaucoup pour ta review ! Vu la patience dont j'ai dû faire preuve pour arriver au bout de ce monstre, je crois que vous n'allez pas y couper de votre côté:p (mais je compatis, c'est pas toujours drôle la vie de lecteur ^^). Le Macusa est pas ultra sympa, non. Ils risquent de le regretter d'ailleurs. Merci pour tes compliments et bonne lecture !
Merci à Constancelcd, Maxine3482, Juliette, AndouilleEtSushi, mh, mimi70, MAHA1959, Sundae Vanille, AlouetteL et Lyrumbra pour leur review. Ca me réchauffe toujours le cœur de savoir que cette histoire continue à vous plaire !
Bonjour à toutes et à tous !
Alors, ça va bien ou pas ?
De mon côté, je suis aussi mitigée que la météo. D'un côté, c'est l'ultime saison des copies et des bulletins (on adore les fins de trimestre) et mes élèves sont ultra relous à l'approche des vacances, mais d'un autre, c'est bientôt les vacances ! (du moins, les vacances des élèves pour trois mois et ça c'est le luxe).
Autre bonne nouvelle, j'ai terminé le chapitre 31 de Black Sunset, et j'ai envie de dire , YAYE ME ! (bon, c'est un monstre et je sens que je vais prendre un abonnement pour les chapitres de 20k, mais c'est un autre débat).
Sinon, nouveau chapitre ici. Alors je l'aime bien, parce qu'il fait quand même un joli clin d'oeil à BS, et parce qu'on y retrouver Andy et surtout Narcissa !
Bonne lecture !
Une fois n'est pas coutume, un grand merci à Sundae Vanille pour la relecture et les retours ! Sa fic La Course au Chien Sauvage est un must-read si vous aimez Sirius Black !
There will be time...
Chapter Five.
I can see clearly now
The rain has gone
I accept all the things that I cannot change
Gone are the dark clouds
The dawn has come
And it's gonna be a bright, bright sunshiny day
(Clearly – Grace Vanderwall)
- Papa ! Papa, tu dors encore ?
Sirius ouvrit les yeux et il lui fallut bien une minute avant de se rappeler pourquoi sa fille se tenait sur le pas de sa chambre, ses cheveux emmêlés en une sorte de nid sur le sommet de son crâne, et son pyjama de travers.
Il n'avait de toute évidence pas rêvé la journée d'hier, ce qui signifiait que Judy se trouvait dans la chambre d'ami.
Merlin, il était passé de ne plus avoir Judy dans sa vie à l'avoir sous le même toit que lui en moins d'une semaine, et il n'était vraiment pas certain que ce soit une bonne idée...
Sauf qu'il n'avait pas pu penser à autre chose la veille. Si Judy retournait dans un hôtel, Rita Skeeter allait finir par la retrouver et il était fort possible qu'elle mette tout en œuvre pour lui faire payer son coup de poing au prix le plus fort. Il aurait pu demander à Regulus d'héberger Judy et Maellyn – le manoir Black comportait bien assez de chambres inoccupées – mais il avait passé trop de mauvais moments dans la vieille bâtisse pour être serein à l'idée que sa fille y passe ses journées, Walburga Black morte ou non.
Au fond, il voulait juste pouvoir passer le plus de temps possible avec Maellyn. Judy et lui étaient deux adultes, ils étaient sans doute capables de tolérer la présence l'un de l'autre.
- Papa ? J'ai faim !
Il n'avait aucune façon de contrer un argument pareil et il se leva. En rejoignant Maellyn dans le couloir, il se baissa pour la prendre dans ses bras, sans qu'elle ne proteste. La porte de la seconde chambre était ouverte et Judy lui parut profondément endormie. S'il avait bien compris, l'ampleur de sa crise la veille n'avait jamais été aussi importante. Il ne serait pas étonné s'il lui fallait plusieurs jours pour s'en remettre.
Il referma la porte délicatement puis rejoignit le rez-de-chaussée.
- Bien, qu'est-ce que tu veux manger, chaton ? J'ai des toasts, des céréales et du porridge.
La grimace qui suivit sa dernière proposition lui fit comprendre que celle-ci n'était pas envisageable.
Il se décida pour des toasts, sachant pertinemment que les pancakes de Remus étaient imbattables, et prépara un café pour lui et un chocolat chaud pour Maellyn.
Sa fille resta étonnamment silencieuse pendant tout le repas, son regard perdu dans le fond de son bol. Pour avoir observé le même phénomène chez Harry – pourtant un incorrigible bavard –, il comprit que sa fille n'était pas vraiment du matin, et qu'il valait mieux qu'il la laisse tranquille s'il ne voulait pas devenir la cible d'un regard noir.
Il profita du moment de calme pour feuilleter rapidement La Gazette, survolant les titres des articles à la recherche de celui qui ferait de Judy une folle furieuse. Quand ses recherches se révélèrent infructueuse, il ne put retenir une grimace. L'expérience lui avait appris que Regulus n'arrivait pas à contrôler Rita Skeeter, pour qui un scandale n'avait pas de prix, et qu'à chaque fois qu'elle n'avait pas écrit un article immédiatement après un événement, c'était seulement pour se venger par une bassesse de son invention.
Il était définitivement hors de question que Judy et Maellyn reprennent une chambre dans un hôtel.
Maellyn venait de repousser son bol à moitié vide quand un hibou frappa à la fenêtre, lui arrachant une expression incrédule.
Il n'arrangea rien quand il se leva pour lui ouvrir et que l'animal déposa une lettre sur la table.
- Je t'avais dit que les hiboux servaient de facteurs, non ?
- Mais comment il sait où emmener la lettre ?
Sirius ne s'était jamais vraiment posé la question et il se contenta de hausser les épaules.
- Grâce à la magie, Maellyn.
Elle ne sembla pas tout à fait convaincue, et il n'était pas exclu qu'il doive se renseigner plus tôt que prévu.
Finalement, il prit la lettre. Il avait reconnu l'écriture élégante d'Andy au premier coup d'oeil, et il devait sûrement s'estimer heureux de ne pas avoir reçu une beuglante.
Sirius,
Tu as de la chance que ton frère soit plus prévenant que toi, car j'ai bien failli venir chez toi pour te dire le fond de ma pensée ! Dois-je te rappeler que tu as été le premier à savoir que j'étais enceinte de Nymphadora ?!
Inutile de préciser que Narcissa est, elle aussi, furieuse !
Tu es prié de venir pour l'heure du thé chez moi, aujourd'hui même. Si cette mystérieuse petite cousine et sa mère pouvaient t'accompagner, je pense que nous serions plus à même de nous montrer compréhensive.
Androméda Tonks.
- Maman !
Il ne l'avait pas entendue approcher, ce qui était une de ses spécialités, et il ne put s'empêcher de la détailler. La nuit de sommeil lui avait fait le plus grand bien, chassant les cernes violets sous ses yeux et son teint blafard. Elle grimaça légèrement quand elle dut aider Maellyn à grimper sur ses genoux, ce qui lui laissa deviner qu'elle était encore courbaturée.
Regulus allait vraiment devoir faire quelque chose, ou il allait se résigner à se déplacer lui-même à New York pour hurler des menaces au MACUSA.
- Bien dormi ? demanda-t-il.
- Oui. Mieux qu'à l'hôtel... Skeeter a contre attaqué ?
Elle désigna La Gazette d'un geste du menton.
- Non... Et ce n'est pas vraiment une bonne chose.
- Oui, elle n'a pas l'air d'être du genre à se laisser impressionner par un coup de poing.
- C'est le moins que l'on puisse dire. Surtout que ce n'est pas le premier différent entre les Black et elle.
- C'est la rançon de la gloire.
Il grimaça. Il n'avait pas aidé Regulus dans l'espoir de sauver le monde sorcier. Détruire les Horcruxes était le seul moyen pour tuer Voldemort et assurer la sécurité des Potter. Bien entendu, la communauté sorcière se fichait bien de ses motivations et n'avait retenu qu'une seule chose : ils devaient leur liberté à Regulus Black, et tous ceux qui l'avaient aidé étaient des saints.
- Que te veut ta cousine ?
Il baissa les yeux vers la lettre devant lui. Il n'avait pas vraiment d'autre choix que d'obéir à Andy, s'il ne voulait pas que les deux sœurs Black se liguent contre lui et inventent une malédiction. Il considérait que la chance avait enfin tourné en sa faveur et il ne voulait pas tenter le destin à nouveau.
- Me convoquer pour le thé. Apparemment, je dois des explications.
- Tu vas passer une excellente après-midi, on dirait.
Une étincelle moqueuse s'était allumée dans son regard bleu nuit. Elle n'avait rien à voir avec celle qu'il avait connu, mais il fut soulagé de découvrir qu'elle existait encore.
- Maellyn et toi êtes également conviées, répliqua-t-il avec un sourire en coin.
- Seulement conviées ? Chaton, tu en penses quoi ?
Maellyn ôta son pouce de sa bouche et se redressa légèrement.
- J'aime pas le thé.
L'air faussement désolé de Judy lui fit plisser les yeux. La menace implicite eut juste pour effet de faire apparaître un écho de sourire tordu sur ses lèvres et il eut l'impression d'avoir remporté une victoire.
- Elle n'aime pas le thé...
- Je suis sûr qu'Andy aura préparé des jus de fruits et des gâteaux. Et puisque tu adores le thé maintenant...
- Des gâteaux ? Alors oui !
Il haussa un sourcil et Judy eut un bref éclat de rire.
- Je n'ai rien prévu cet après-midi de toute façon. Et Andromèda avait été si charmante la dernière fois... Je suis sûre que Narcissa aura d'autres anecdotes à me confier.
Il allait sûrement passer une très longue après-midi, peut-être même une soirée entière aussi, puisque les invitations d'Andy se terminaient souvent en obligation de rester pour le dîner, mais il éloignerait une menace plus inquiétante que la vengeance de Skeeter.
Il laissa Judy prendre son petit-déjeuner en paix et monta se préparer. Conscient qu'il serait entouré par deux Serpentardes notoires, il décida d'enfiler un jeans particulièrement troué et un des nombreux t-shirts de groupe de rock qu'il possédait. Cela ne manquerait pas de lui offrir une diversion bienvenue sur le sujet de sa soudaine paternité, et adoucirait suffisamment Ted pour qu'il soit de son côté au pire de la tempête.
La matinée passa plus rapidement que ce qu'il aurait aimé. Judy le laissa préparer Maellyn et elle s'amusa à transformer la salle de bain en piscine. Sans la magie, il aurait sans doute été bon pour se changer et il eut la nette impression que de voir les traces de son chaos disparaître d'une geste de baguette agaça Maellyn au plus haut point. Il pouvait se tromper, mais il était presque certain qu'elle venait de se lasser de son jeu, ce qui signifiait qu'elle allait en trouver un autre, peut-être plus irritant encore.
Sans qu'il n'en soit vraiment surpris, elle refusa catégoriquement d'enfiler une robe et préféra une salopette et un t-shirt à l'effigie d'un chaton blanc portant un nœud rose.
- Qui c'est ? demanda-t-il.
- Mary des Aristochats ! C'est mon dessin animé préféré !
- Il faudra que tu me le montres alors...
- T'as jamais vu les Aristochats ? Comment c'est possible ?
- Il n'y a pas de cinéma dans le monde sorcier.
Sa fille eut une expression d'horreur pure et le dévisagea un long moment, comme si elle se demandait s'il était sérieux ou non.
- Tu ne vas jamais au cinéma ?
- Si, parfois... J'ai été voir le Chaudron Magique avec Harry l'année dernière.
- Ah oui. Il est nul celui-ci.
Son jugement était final et il ne se donna pas la peine de la contredire... Harry et lui avaient bien ri, surtout parce que l'imagination des moldus était bien loin de la réalité.
- Tu n'as pas de télé, pas vrai ?
Il secoua la tête. Les Potter avaient hérité de l'une des dernières créations de Max avant qu'il ne s'exile loin du Royaume-Uni pour échapper aux Aurors. Il faudrait que James et lui se penchent sur la question pour pouvoir en créer une autre. Max était doué, mais les Maraudeurs étaient capables de beaucoup de choses quand ils s'y mettaient.
Remus trouverait bien du temps à leur consacrer entre deux galas et le manuscrit sur les recherches de son père.
Maellyn eut un soupir ennuyé.
- C'est nul... J'aime bien regarder Scoobi-Doo et la Panthère Rose.
- Je vais m'arranger pour en trouver une qui fonctionne à la magie.
Sa proposition sembla la rassurer, et il allait vraiment devoir en parler avec James.
Pour lui changer les idées, il se glissa dans la peau de Patmol et occupa deux bonnes heures à jouer avec elle, lui arrachant plus d'éclats de rire que ce dont il pouvait se rappeler.
Judy resta à distance – toujours aussi mal à l'aise en présence de sa forme Animagus – et les surveilla depuis la véranda, un livre de toute évidence moldu dans les mains.
Comme ses placards étaient pour ainsi dire vides – la dernière fois qu'il avait cuisiné remontait à une éternité – il commanda des plats chinois et Maellyn n'accepta de prendre une fourchette qu'au bout d'un interminable quart d'heure qu'elle passa à se battre avec ses baguettes chinoises.
Après le déjeuner, Judy décida qu'une sieste s'imposait pour Maellyn et elle et il les suivit du regard tandis qu'elles regagnaient l'étage. Maellyn essayait de convaincre sa mère qu'elle n'était pas du tout fatiguée, mais Judy avait visiblement l'habitude car elle resta campée sur sa décision.
Il se retrouva seul dans le salon, et sa maison ne tarda pas à retrouver le calme auquel il était habitué... Et dont il avait désormais horreur.
Il se laissa tomber dans le fauteuil de l'oncle Alphard avec un soupir, ses deux mains passant sur son visage pour éloigner il ne savait trop quoi.
Un monde séparait sa vie de celle qu'il vivait une semaine plus tôt. Il avait une fille maintenant – merveilleuse, intelligente, intrépide et magnifique – et c'était sûrement parce que Judy avait parlé de lui à Maellyn, mais il pouvait sentir un lien entre elle et lui, et ce lien ne cessait de se renforcer à chaque seconde qu'il passait avec elle.
Elle était sa fille, il était son père, et c'était aussi simple que c'était compliqué, aussi fragile qu'indestructible. Elle était devenue le centre de son univers en moins de deux jours... Ça aurait dû le terrifier, mais seule la pensée d'une vie sans elle était intolérable. Il pouvait affronter tout le reste.
Et il y avait Judy.
Merlin, ce qu'il ressentait à chaque fois qu'il croisait le regard de sa fille était ancré en lui à la manière de certitudes indéniables, et c'était le parfait contraire pour Judy.
Ce n'était pas que lui. Il n'avait pas oublié comment elle agissait quand elle était sur ses gardes. Elle pesait chacun de ses mots et de ses gestes, et il avait l'impression qu'elle le jaugeait en permanence, comme si elle essayait de lire ses pensées ou... Il ne savait pas vraiment, mais ça ne ressemblait plus à ce qu'il y avait eu entre eux, cinq ans plus tôt.
Il serra les dents. Il allait devoir s'habituer à ça. Cinq années étaient une éternité, il ne le savait que trop bien. Elle avait toutes les raisons d'être passée à autre chose et elle était seulement revenue pour Maellyn.
C'était loin d'être parfait, mais c'était sans doute mieux que ce qu'il avait juste une semaine plus tôt.
Maintenant qu'il savait pourquoi elle avait disparu et qu'elle était de retour dans sa vie – même si ce n'était pas tout à fait de la façon qu'il aurait aimé – il pourrait sans doute apprendre à s'en contenter et peut-être réussir à se faire une raison sur le reste.
De peur que ses pensées ne se mettent à tourner en rond, il choisit de reprendre la forme de Patmol et de dissoudre sa conscience dans la sienne. L'esprit de l'énorme molosse ne connaissait pas les concepts de rancune ou de regret. Les choses devenaient terriblement plus simples quand ont enlevé tout ça, et il se serait bien assoupi si l'horloge de l'Oncle Alphard ne l'avait pas rappelé à l'ordre.
Tandis que des bruits de voix à l'étage lui apprenaient que Judy et Maellyn étaient réveillées, il utilisa le téléphone pour appeler un taxi. Il n'avait qu'une deuxième place sur sa moto, et Judy ne pouvait pas utiliser le réseau de cheminée.
Il leur faudrait un peu plus d'une heure et demi pour rejoindre le village où vivait Androméda, mais il n'avait pas d'autre solution.
- Bien dormi, chaton ? demanda-t-il à Maellyn après qu'elle ait dévalé les escaliers pour se jeter dans ses bras.
- C'est nul les siestes !
- Mais tu as dormi quand même, pas vrai ?
Elle essaya de lui faire croire le contraire et il entreprit de la chatouiller pour lui arracher la vérité, et il faillit bien oublié le taxi qui n'allait pas tardé.
Judy profita d'un bref répit qu'il venait de laisser à Maellyn pour lui demander quand ils allaient partir. Il rejoignit la fenêtre la plus proche en catastrophe, sa fille par dessus son épaule, sa tête pendant dans le vide – ce qui lui arracha un rire supplémentaire – et espéra que la rue vide signifiait que le taxi n'était pas encore arrivé, et non pas qu'il était déjà reparti.
- Dans quelques minutes, répondit-il finalement. Tu es prête ?
Elle lui montra son sac à dos – différent de celui dont il se souvenait – puis lui tendit le manteau de Maellyn.
Moins d'un quart d'heure plus tard, ils quittaient Londres, Maellyn entre eux deux et le bruit de la pluie sur le toit de la voiture pour tout fond sonore.
- Je suppose que tes deux cousines ne me portent pas dans leur cœur ?
- Je pense que Regulus s'est chargé des explications. Elles devraient te laisser le bénéfice du doute... Et de toute façon, elles sont plus en colère contre moi à l'heure qui l'est.
Sa réponse ne sembla pas réussir à la rassurer et il dut se reprendre quand il réalisa qu'il avait tendu sa main vers la sienne, comme si ses vieilles habitudes étaient revenues sans qu'il n'y prenne garde. Une chance pour lui, Judy était trop occupée à regarder par la fenêtre pour remarquer quoique ce soit et il passa ses doigts dans les mèches noires de Maellyn à la place. Sa fille était lovée contre lui, son pouce dans sa bouche, et bien trop calme pour que cela ne dur encore longtemps.
- Qu'est devenue Bellatrix ?
- Elle est morte en couche.
- Mère nature a parfois des interventions divines.
Il avait pensé à peu près la même chose quand il avait appris la nouvelle par Narcissa. Bien sûr, il ne l'avait pas dit à voix haute pour épargner sa cousine. Il s'agissait après tout de sa sœur et Narcissa l'avait toujours aimée. Toutefois, sans la mort de Bellatrix, Regulus, Remus et lui auraient sans doute eu bien plus de mal à tuer Voldemort.
Quelqu'un, quelque part, leur avait donné un sérieux coup de pouce dans leur course contre la montre.
- Et son enfant ?
- C'est Narcissa qui s'occupe d'elle. Elle s'appelle Alya. Je pense qu'elle sera là, avec Draco, le fils de Narcissa.
- Et Nymphadora ?
- Elle est à Poudlard à cette époque de l'année. C'est étonnant que je n'ai pas reçu une lettre d'insultes de sa part, d'ailleurs.
- Quelle maison ?
- Poufsouffle.
- Elle n'a pas suivie ta voie, alors ?
Il haussa les épaules. La répartition de Tonks n'avait surpris personne, à commencer par lui. Il y avait parfois des évidences. Draco finirait sans doute à Serpentard, comme tous les Malefoy avant lui, et Alya aurait fait une parfaite petite Serdaigle si elle n'avait pas été Cracmol.
- Du moment qu'elle n'est pas à Serpentard... Et puis, j'ai Maellyn pour suivre ma voie.
Judy abandonna son observation du paysage et se tourna vers lui, un sourcil levé.
- Je te demande pardon ?
- Tu l'as dit toi-même, elle a mon foutu caractère.
- Je serais très surprise qu'elle termine à Gryffondor.
- Ce n'est pas ce qu'elle a laissé entendre il n'y a pas si longtemps.
Son sourire en coin étira ses lèvres sans qu'il n'arrive à se retenir et Judy plissa les yeux.
- Je préfère le vert, intervint Maellyn.
Judy eut un haussement de sourcils sans équivoque et tourna la tête, comme si tout était dit.
Sirius n'eut presque pas assez du reste du trajet pour digérer cette information. Merlin, sa propre fille à Serpentard ? Cela ferait sans doute la joie du reste des Black – surtout celle de Regulus d'ailleurs – mais il avait bien l'intention de mettre fin au règne de Serpentard dans sa famille. Il était le seul avec Tonks à avoir échappé à cette malédiction, et il se sentait parfois comme l'homme à abattre au milieu de tous ces serpents.
A leur arrivée, la pluie avait cessé. Il régla le taxi et désigna la maison à Maellyn et Judy.
- Il n'y a pas de protections, cette fois?
- Non. Andy refuse de vivre en prison.
- Skeeter n'en a pas après elle?
- Skeeter juge qu'Andy est particulièrement ennuyeuse. Seuls les scandales sur Reggie et moi sont vendeurs.
- J'ai toujours eu beaucoup de chance, marmonna-t-elle.
Il dût rassembler son courage de Gryffondor avant de frapper à la porte, convaincu qu'il allait recevoir le pire accueil de son existence, et que ce n'était sans doute rien comparé à ce qu'il allait devoir faire pour se racheter aux yeux de ses deux cousines.
Ce fut Ted Tonks qui vint lui ouvrir, un sourire compatissant sur les lèvres.
- Je te préviens, elles sont particulièrement remontées !
Il soupira. Il n'avait pas fini d'essuyer les remarques cassantes.
- Merci pour l'info, Ted. Tu te souviens de Judy ?
Une ombre passa sur le visage de Ted, et Judy se raidit à sa gauche.
- Difficile à oublier. Bon retour en Angleterre, Adler.
- Merci... Marmonna Judy, un sourire forcé sur ses lèvres.
- Et voici Maellyn.
Un sourire engageant éclaira le visage de Ted, le faisant paraître une dizaine d'années plus jeune.
- Enchanté, demoiselle ! J'aime beaucoup ton t-shirt ! Les Aristochats est un excellent Disney !
Ted semblait avoir prononcé une formule magique car Maellyn lui offrit son sourire tordu avant de passer la porte et d'accepter qu'il l'aide à enlever son manteau.
Narcissa et Androméda étaient installées dans le salon, un service à thé décoré de fleurs sur la table basse, et de nombreuses pâtisseries réparties sur deux plateaux flottants autour d'elles.
- Ah, les voici ! s'exclama Androméda, après lui avoir adressé un regard noir.
Narcissa se retourna, ses cheveux blonds voletant avec grâce dans son mouvement, et elle quitta sa place pour venir à la rencontre de Maellyn.
- Tu dois être ma nouvelle petite cousine ! Je suis Narcissa, mais tu peux m'appeler Cissy.
- Comme la princesse ?
Narcissa eut un large sourire et un clin d'oeil, alors qu'il était certain qu'elle n'avait jamais entendu parler d'une princesse Cissy. Elle leur en aurait rabâché les oreilles depuis longtemps si cela avait été le cas.
- Comme la princesse ! Tu es ravissante, ma douce ! Viens que je te présente à ma grande sœur.
Narcissa avait un don avec les enfants qui surpassait presque le sien. Les garçons étaient très vite sous le charme de sa beauté – Harry et Neville s'empressaient toujours de lui rendre service – et les filles l'adulaient pour les mêmes raisons. Ce fut donc sans surprise que Maellyn attrapa la main tendue de Narcissa et qu'elle la suivit sans hésiter vers Andy.
- Voici Androméda, mais tout le monde l'appelle Andy.
Andy eut un sourire moins éblouissant mais beaucoup plus tendre pour Maellyn.
- Je suis ravie de te rencontrer, Maellyn.
- Draco et Alya sont dans leur chambre à l'étage. Je crois qu'ils t'attendent pour regarder un film et entamer le gâteau au chocolat qu'Andy a préparé. Je vais aller les chercher pour qu'ils puissent dire bonjour à tes parents et vous pourrez monter tous les trois.
Le programme arracha une exclamation ravie à Maellyn, et Narcissa eut à peine annoncé à son fils et à sa nièce qu'ils étaient là que des bruits de pas précipités lui parvinrent depuis l'étage.
- Toujours aussi populaire à ce que je vois... lui souffla Judy.
- Draco et Alya n'ont que deux cousins, et je suis de toute évidence plus cool que Regulus. Pour être honnête, je crois que je dois beaucoup à ma Bonnie.
Elle eut un bref sourire.
- Classique.
Alya et Draco apparurent finalement dans les escaliers. Le fils de Narcissa usait de sa plus haute taille pour devancer sa cousine dans les escaliers, oubliant au passage toute notion de risque. Sa ressemblance avec son père était évidente – le même menton pointu, le même nez et les mêmes cheveux d'un blond presque blanc – et il avait en plus les manies aristocratiques de Regulus, ce qui en faisait un héritier parfait. Là où Draco était un pur produit Malefoy, Alya était un mélange plus subtile de Black et de Lestrange. Ses longues mèches bouclées rappelaient celles de Bellatrix, mais leur couleur d'un roux très foncé était empruntée à son arrière-grand-mère paternelle. Son regard noir était sans nul doute celui de son père, mais son nez était celui de Druella, tout comme sa silhouette menue. Sirius considérait qu'elle avait eu beaucoup de chance à la loterie familiale. Personne n'avait vraiment oublié tous les crimes dont s'étaient rendus coupables Bellatrix et Rodolphus Lestrange, et il serait plus simple pour elle de ne pas être le portrait craché de l'une ou de l'autre.
- Patmol !
Il se baissa pour réceptionner Draco dans ses bras, ébouriffant ses mèches blondes trop bien coiffées au passage.
- Maman est furieuse contre toi, lui confia-t-il.
- Je sais, microbe.
Ce fut ensuite le tour d'Alya, qui s'accrocha un peu plus longtemps à lui, sans qu'il ne trouve à s'en plaindre. Il avait haï sa mère de toute son âme, mais Alya n'avait rien à voir avec elle, et il se demandait parfois si Alphard Black ne s'était pas réincarné. Même si sa petit cousine n'était pas née Cracmol, elle aurait tout de même eu cette curiosité inassouvissable concernant les moldus, et ce n'était pas pour rien qu'elle dévorait tous les livres qu'elle pouvait déchiffrer du haut de ses cinq ans et demi.
Narcissa se chargea des présentations de Judy – laquelle se fit dévisager longuement par les deux enfants, signe qu'ils avaient déjà entendu son nom, et pas forcément en bons termes – et celle de Maellyn – qui fut aussitôt adoptée par Alya –.
- J'aime bien ton t-shirt. J'en ai un avec Cendrillon.
Maellyn lui sourit, et elles disparurent à l'étage, main dans la main, suivies de Draco.
Sirius redoutait depuis son arrivée le moment où il se retrouverait entre adultes, et il comprit que son appréhension était complètement justifiée quand Andy désigna le canapé face à elle.
Son visage était particulièrement fermé – à vrai dire, cela devait faire des années qu'elle ne lui en avait pas autant voulu – et il se résigna à s'asseoir le temps que la tempête ne passe. Judy l'imita, son appréhension seulement visible à sa façon de serrer les poings, puisque son masque impénétrable était de retour sur son visage.
Il allait finir par avoir horreur de ça, et très vite.
- Je n'arrive toujours pas à croire que tu te sois montré aussi stupide, Sirius, dit finalement Androméda. Comment as-tu pu penser que tu passerais inaperçu sur le Chemin de Traverse ?
Une autre fois, il aurait levé les yeux au ciel et ignoré le commentaire – il se fichait éperdument des articles que Skeeter aimait écrire sur lui, du reste, la majorité d'entre eux – mais Andy, Cissy et Regulus semblaient un peu trop décidés à l'agonir de reproches à l'exact moment où il considérait qu'il avait besoin de soutien.
- Désolé. Je voulais juste passer du temps avec ma fille et lui faire découvrir le monde sorcier. Depuis quelques jours, Skeeter est le dernier de mes problèmes !
A son ton glacial, les deux sœurs Black échangèrent un regard qu'il ne sut décrypté – elles avaient toujours été complices, plus petites, mais la guerre avait renforcé leur lien – et Andy eut une demi-grimace d'excuse.
- Je suppose que tu n'es pas le seul responsable, en effet.
Narcissa et elle se tournèrent alors vers Judy.
- Pitié, épargnez-moi vos mises en scènes. Ça ne fait que deux semaines que je fréquente à nouveau des Black, et j'ai déjà assisté à plusieurs pièces de théâtre!
Il ne contint que difficilement son sourire amusé et Ted fut encore moins discret que lui en cachant son éclat de rire derrière une toux mal imitée.
- Tu n'es pas vraiment en droit de te plaindre de notre accueil, Judy, répliqua Narcissa sans se laisser impressionnée.
- Pourtant, je suis sûre que le Sauveur de l'Humanité vous a déjà raconté ma petite histoire. Personne n'a vraiment voulu prendre mon avis en compte pour la façon dont se sont déroulées ces cinq dernières années.
- Peut-être que si tu n'avais pas sciemment transgresser les lois du MACUSA, tu...
- Pardon ? Est-ce bien la femme d'un Mangemort, qui a sans doute tué plus de moldus que mon père a vendu de voitures volées, qui est en train de me donner une leçon de morale ? J'apprécie beaucoup l'ironie, mais quand on se fout ouvertement de ma gueule, j'ai tendance à devenir violente.
Narcissa et Judy s'affrontèrent du regard et Sirius décida qu'il n'allait pas du tout intervenir. Il avait cru que Judy aurait besoin d'aide à un moment – Narcissa pouvait se montrer cruelle, surtout avec quelqu'un qui avait nui à sa famille – mais elle s'en sortait visiblement très bien toute seule – et il pourrait être celui qui recevrait un coup de poing s'il se risquait à s'interposer –.
- Mon mari est en prison pour ses crimes.
- Bien fait pour lui.
- Nous sommes bien d'accord sur cela.
Un nouveau silence s'éternisa et ce fut Andy qui se dévoua pour le briser.
- Même si je comprends les circonstances exceptionnelles de toute cette histoire, tu aurais pu envoyer une lettre, Sirius.
- Je n'y manquerais pas la prochaine fois.
Judy lui lança un drôle de regard avant de reporter son attention sur Andy et Narcissa.
- Autre chose ?
Ses deux cousines avaient sûrement une liste particulièrement longue – Narcissa avait même tendance à ressortir de vieilles rancunes pour ce genre d'occasion, conséquence de l'influence de Walburga Black – et il s'attendit au pire quand Andy reprit la parole.
- Regulus s'est chargé de nous expliquer la situation, et je pense connaître la réponse à ma question, mais peu importe... Pourquoi es-tu revenue, Judy ?
A sa plus grande surprise, cela sembla rassurer Judy.
- Maellyn a besoin de son père. J'aurais aimé que les choses se passent autrement, mais... Enfin, disons que c'est la vie.
La tension dans la pièce s'évapora lentement, comme si chaque regard qu'échangeaient les trois femmes était en train de sceller un pacte dont il ignorait la nature. Il voulut demander à Ted s'il voyait bien la même chose que lui, et n'obtint qu'une expression désabusée en réponse à sa question muette.
Il fallait sûrement être une femme pour comprendre ce qui se déroulait sous leurs yeux.
Finalement, Narcissa servit le thé – un mélange très snob qui devait valoir une fortune et qui venait forcément de sa collection – et Andy conduisit les discussions vers des sujets moins sérieux – le prénom de Maellyn était prononcé de façon régulière, Andy et Narcissa voulant en apprendre le plus possible sur leur petite cousine – et il apprit sans surprise que sa fille s'était déjà battue plusieurs fois dans la cour de son école.
- Sirius, Regulus nous a demandé de régler les conséquences de ce désastreux article dans la société Sang-Pur, lui annonça Narcissa, bien après que la dernière pâtisserie ait été mangée.
Il eut soudainement envie de cracher par terre.
- La société Sang-Pur peut bien aller se faire...
- Sirius !
Il soupira.
- Il est hors de question que je fasse parader Maellyn à une fête stupide donnée en son honneur, juste pour que ces crétins finis puissent la voir de près.
La délicate grimace de Narcissa lui apprit qu'il avait touché juste.
- Tu as une meilleure idée ?
- Oui, leur envoyer à chacun une Beuglante pour leur dire d'aller se faire...
- Par Viviane, Sirius ! Je ne m'étonne plus que Dora soit aussi vulgaire ! Tu as dû lui apprendre la moitié des gros mots qu'elle connaît !
- C'est bizarre, parce que je suis presque sûr que c'est elle qui m'a appris à jurer quand elle est revenue de sa première année à Poudlard !
Andy ouvrit la bouche pour répliquer mais Narcissa la prit de vitesse.
- Peu importe. C'est l'héritière des Black et compte tenu des préférences de Regulus, elle sera sans doute la seule avant longtemps. Tôt ou tard, il va bien falloir que tu acceptes l'inévitable. Je ne serais pas surprise que Regulus commence à recevoir des propositions de mariage avant son septième anniversaire et...
- Quoi ?! Quelles propositions de mariage ?
- Les Sang-Pur vendent leur fille au plus offrant, répondit-il pour Narcissa.
- C'est une blague ?! Dans quel siècle êtes-vous donc restés coincés ?!
- Le moyen-âge, à un ou deux ans près.
Judy resta quelques secondes figée dans une expression qui lui fit se demander si elle n'allait pas vomir.
- Ma fille n'ira à aucune fête. Jamais.
Il adressa un sourire mauvais à ses deux cousines.
- Est-ce le bon moment pour te proposer de l'appeler Maellyn Adler ? Crois-moi, elle me remerciera plus tard.
Judy eut un sourire contrit.
- Trop tard pour ça. Elle est aussi fière de son nom que tu le détestes. Désolée.
Bien sûr, il fallait que sa fille soit une petite rebelle.
- Pour en revenir au sujet de conversation initial, je ne pensais pas donner une fête en l'honneur de Maellyn, mais juste faire en sorte qu'elle soit présente lors du bal que je donne tous les ans pour Halloween.
- Un bal ? reprit Judy. Je suppose que Maellyn devra porter une robe ?
- Bien évidement.
Judy eut un ricanement particulièrement mauvais.
- Bonne chance ! Elle a horreur des robes. Je lui en ai acheté une cet été et elle a réussi à y mettre le feu.
Narcissa plissa les yeux.
- Je saurais la convaincre.
Judy se rencogna contre le dossier du canapé, ses bras croisés sur sa poitrine et son sourire tordu sur les lèvres.
- Très bien. Si elle accepte, elle ira au bal. Sirius et moi aussi, d'ailleurs. Mais il neigera en Enfer avant que cette gamine ne change d'avis.
Sirius aurait aimé protester qu'il n'avait aucune envie d'aller à un bal le soir d'Halloween, mais l'air assuré de Judy en disait très long sur les chances de réussite de Narcissa.
Sa cousine eut l'ombre d'une moue ennuyée sur ses lèvres, et prit le temps de réfléchir avant d'accepter le défi de Judy d'un hochement de tête.
- Je suppose qu'elle a hérité du désastreux caractère de son père ?
- Si ce n'était que cela, je serais inquiète, mais elle est au moins aussi têtue que son grand-père.
Ce fut à son tour d'éclater d'un rire moqueur.
Merlin, Godric et Morgane, Narcissa n'avait aucune chance.
Je ne sais pas si Sirius devrait se montrer aussi confiant, parce que je soupçonne Narcissa d'aimer les défis, juste parce que ça lui donne l'occasion de réussir l'impossible.
J'avoue que je suis curieuse d'avoir votre avis sur :
- Le retour de la complicité entre Blacker (la question est : pour combien de temps?)
- Narcissa et Andy, of course.
- La petite Alya Lestrange (oui, je fais dans le caméo maison).
- Lucius en zonzon (j'ai du mal à me venger sur lui sur BS, donc il prend cher ici pour compenser).
- Judy qui commence à sincèrement regretter que Sirius ne soit plus renié par la famille Black (et Sirius aussi, d'ailleurs).
Même si Judy ne souffre pas trop cette fois, je prends toujours les câlins pour elle, et je veux bien votre vote pour la maison de Maellyn (on a le temps de voir, mais je suis curieuse).
La prochaine mise à jour sera (à nouveau) pour Black Sunset : Dark Matter dans deux semaines, donc on se dit à dans un mois ici !
La review est mon seul salaire et la base du régime alimentaire de ma muse ! Soyez sympa, l'accouchement de ce projet a été douloureux.
A dans un mois.
Orlane.
Mis en ligne le 02/06/2018
