La maison était tout ce qu'il y avait de plus banale. D'un blanc sali par les intempéries avec un toit d'ardoise et un étage. Une grille de fer peinte en noire faisait office d'entrée, amenant sur un petit chemin de gravillon qui débouchait sur une porte marron. Autour de la maison, un vaste jardin à l'herbe bien tondue avec des arbres plantés çà et là. C'était une maison moldue aisée tout ce qu'il y avait de plus normale. Le regard d'Etaine fut attiré par un petit arbre planté près de l'entrée. Il avait grandi depuis la dernière fois qu'elle l'avait vu. C'était normal : il avait le même âge qu'elle.
-Pourquoi m'amener ici, mon oncle ? demanda doucement la Fourchelang sans quitter des yeux la lumière dans ce qu'elle savait être la cuisine.
Voldemort avait parlé d'une preuve. De quelque chose qui lui ferait haïr les moldus. D'une raison de rejoindre son camp. En quoi la maison où elle avait passé son enfance était-elle concernée ?
-Tu comprends ma haine, déclara le Seigneur des Ténèbres, quelques pas derrière elle, maintenant, tu vas connaître la tienne.
Etaine jeta un regard dans sa direction. La lumière d'un lampadaire brillait sur la peau en fines écailles de son crâne. Le spectacle était étrange. Voldemort dans une banlieue moldue à l'heure du diner, ce n'était certainement pas une chose habituelle sans cris implorant et mangemorts autour.
La légilimente se retourna et posa la main sur la grille de fer froide. Etait-elle si petite, à l'époque, pour que sa tête atteigne seulement le haut ? Le portail s'ouvrit avec un bruit métallique. Les charnières n'étaient jamais huilées. Toutefois, quelqu'un avait bien dû le faire depuis qu'elle était partie sinon la grille n'aurait même plus tournée. Le gravier crissa sous ses pas tandis qu'elle avançait dans l'allée de son long pas souple. Le pas de son grand-oncle, plus doux puisqu'il se déplaçait sans chaussures, l'informa qu'il la suivait. Son arbre était plus grand qu'elle. Elle avait été trop jeune pour se souvenir de lorsque ce n'avait pas été le cas. C'était une coutume des McKinnon de planter un arbre à chaque naissance, se souvint-elle. Ainsi, l'esprit des morts ne quittait jamais totalement les vivants, même après les départs des êtres aimés. Bien entendu, cela n'avait rien signifié pour Sophia quand elle avait vendu la maison. Etrange, elle avait oublié cette tradition des arbres depuis des années… La vigne grimpante le long de l'appentis lui sauta aux yeux. Ce serait bientôt la saison des raisins. Ces raisins noirs dont elle détestait le gout durant son enfance mais qu'elle allait manger chaque fois qu'elle avait faim.
La Fourchelang fit un geste de main et la porte s'ouvrit devant elle. Elle entra sans ralentir. Il y avait une penderie d'un côté du vestibule, sous l'escalier à rambarde blanche, et une bibliothèque moderne de l'autre. On ne mettait jamais les manteaux dans la penderie, seulement des cartons de fatras dont on ne savait que faire. Les barreaux de l'escalier soutenant la rambarde avaient été repeint, mais dans le même blanc. La bibliothèque, en revanche, avait changé. Là où il y avait eu un vieux meuble de bois massif chargé de livres anciens, se dressait maintenant du composite qui criait moldu où s'entassait des pâtes à sel. Dégoutant comme l'art avait évolué. Même les poésies ne valaient plus rien, de nos jours.
Le rire d'un enfant détourna la Fourchelang de ses pensées. Elle se dirigea vers la salle à manger, caressant les lambris de bois, se rappelant les souvenirs de sa vie d'avant que ce couloir ne soit empli de dessins bariolés. Ceux qui vivaient ici aimaient leurs enfants, cela sautait aux yeux. Etait-ce cela que voulait lui montrait Voldemort ? L'enfance qu'ils avaient manquée à laquelle des moldus avaient droit ? Cela faisait mal, oui, mais ce n'était pas cela qui allait la convaincre de se placer à son côté.
-Leila ! gémit plaintivement la voix d'une fillette. Ce n'est pas juste !
-Bien sûr que si, c'est juste, déclara une autre fillette. Toi tu as de bonnes notes à l'école, moi je sais faire apparaître de jolies lumières.
Une née-moldue ?
-Chut ! s'exclama l'autre dans un chuchotement, tu sais bien que maman n'aime pas qu'on en parle.
-C'est du Fourchelang ! s'exclama Saernel.
-Peut-être, mais moi j'aurais ma lettre pour Poudlard ! s'exclama l'autre, toute fière, sans se préoccuper de baisser la voix.
Etaine tourna si vite la tête que n'importe qui d'autre se serait fait un torticolis dans le mouvement, son cœur battant à cent à l'heure. Fourchelang ? Seuls deux personnes vivantes parlaient cette langue, elle et Voldemort ! Seuls les descendants de Serpentard… Enfin, si l'on excluait le cas de Potter…
-Oui, mais maman ne veut pas que tu y ailles.
-Tu iras, Leila, intervint une troisième voix, plus profonde, faisant s'écarquiller les yeux de la légilimente. Je m'arrangerais avec ta mère pour cela.
-Merci papa !
Cette voix… Ce n'était pas possible !
Oubliant complétement le Seigneur des Ténèbres, Etaine prit trois longues enjambées vers la salle à manger, s'arrêtant sur le seuil pour étudier la vue qui s'offrait à elle. Ses yeux balayèrent la scène.
Un homme et deux enfants étaient attablés autour d'un repas, savourant manifestement ce moment de détente après une journée de travail. La première personne qu'elle vit fut l'une des fillettes qui était assise juste en face d'elle. Elle devait avoir dix ans, les cheveux d'un blond-brun indéfini lisse, des yeux bleus-gris et un visage fin aux traits réguliers qui étaient en quelque sorte la marque de fabrique de la famille. Sa bouche s'ouvrit en un O surpris quand elle l'aperçu. Ses yeux glissèrent sur la deuxième qui était de toute évidence sa jumelle, si elle pouvait en croire le profil qu'elle voyait et sa masse de cheveux nattés de rubans.
Mais son regard s'attarda surtout sur l'homme, ses yeux cherchant sa forme, comme pour se convaincre de ce qu'elle voyait. Ce n'était pas possible… Pourtant, ses cheveux bruns sombres qui tombaient élégamment sur son front, ses traits identiques à ceux de ses filles et ses yeux eux aussi bleus-gris était une preuve indiscutable. L'homme était grand et vêtu d'une chemise blanche aux deux boutons supérieurs ouverts, alangui sur sa chaise, dans une attitude décontracté familière. Le même qu'elle se souvenait, quelques fils blancs dans le brun de ses cheveux en plus, formant un contraste prononcé étrange mais pas laid en soi. Exactement comme toujours quand il sortait d'une longue semaine de travail. Sans doute était-on vendredi. La pensée irrationnelle envahi son esprit un instant pendant que son cerveau luttait pour intégrer ce qu'elle voyait. Ce n'était pas possible… Il était mort ! Ils lui avaient dit qu'il était mort ! Mais comment pouvait-il être ici dans ce cas ?
-Papa ! cria la jumelle en face d'elle, probablement surprise de voir une inconnue soudain dans sa maison.
L'homme se redressa brusquement sur ses pieds, la chaise tombant sur le sol avec fracas tandis qu'il se dressait dans une attitude protectrice devant ses deux enfants. Etaine ne bougea pas, incapable de réagir.
-Qui êtes-vous ? rugit-il. Que faites-vous dans ma maison ?
Il ne me reconnait pas ? pensa Etaine, une écharde de triste dans le cœur, plus blessée qu'elle ne le laissait paraître. L'orphelinat lui avait appris à ne rien montrer. Même après toutes ses années, il ne me reconnaît pas ?
-Etaine ? demanda Saernel, sentant que quelque chose n'allait pas.
Bien sûr, la vipère ne l'avait jamais rencontré. Leur duo pourtant en place depuis près de huit ans n'existait pas encore quand elle connaissait encore l'homme. La légilimente ne répondit pas. Ça faisait mal. Bien plus que tout ce qu'elle avait pu endurer à l'orphelinat. Qu'il ne la reconnaisse pas immédiatement. Qu'il la traite en ennemie ainsi. Un danger pour ses enfants actuels. Ça faisait mal, si mal. Un picotement toucha ses yeux et elle sentit quelque chose couler le long de sa joue. Etait-ce une larme ? Elle ne savait pas, cela faisait si longtemps qu'elle n'avait pas pleuré… Elle tenta de lever la main pour l'essuyer mais celle-ci refusa de bouger.
Un cri coupa son hébétude. Son regard, de nouveau perçant, vola jusqu'à celle qui venait de le pousser. Son regard s'aiguisa aussitôt en la reconnaissant. Sophia. Celle qui l'avait reléguée à l'orphelinat. Celle qui lui avait dit que son père était mort. Bien sûr…
Sans lui prêter davantage d'attention pour l'instant, elle se retourna vers l'homme qui se tenait toujours devant les jumelles, l'air un peu perplexe devant son manque de réaction.
-Bonsoir papa, lâcha Etaine avec le plus grand calme.
La pièce fut un instant plongé dans le silence complet pendant que tous intégraient la phrase – pourtant pas bien longue – qu'elle venait de prononcer. Puis la voix, pour une fois tremblante, de son père s'éleva, à peine plus haute qu'un murmure et étranglée :
-Suzanne ?
-Papa ? demanda timidement l'une des jumelles, s'agrippant à la manche de l'homme. Papa, qui c'est ?
Un éclair de jalousie passa dans les yeux d'Etaine en voyant ce geste. A cet âge, elle-même avait été séparée de cet homme depuis longtemps et l'avait cru mort.
-J'ai des frères et sœurs ? questionna la légilimente sans qu'on sache trop si c'était une vraie interrogation ou si elle était passé en pilotage automatique.
Ce qui était plus probable puisqu'elle savait parfaitement la réponse à cette question. L'homme hocha la tête.
-Lise, présenta-t-il en tendant la main droite vers celle qui l'avait vu la première, et Leila, ajouta-t-il en faisant un geste vers la deuxième, celle aux cheveux nattés et qui avait demandé qui elle était.
-Papa, c'est qui ! insista celle-ci en tirant de nouveau sur sa manche.
Gosse arrogante, pensa aussitôt Etaine.
Voyant qu'elle n'obtenait pas de réponse de son père qui semblait à peu près autant en pilotage automatique qu'Etaine elle-même, elle alla se planter devant elle.
-T'es qui ? exigea-t-elle, les mains sur les hanches, dans une imitation de sa mère très réussie.
La Fourchelang la détesta d'autant plus.
-Ne t'approche pas d'elle, Leila ! s'exclama Sophia d'un ton légèrement hystérique. Ne t'approche pas d'elle, elle est dangereuse, c'est un monstre !
-Un… monstre ? répéta l'homme d'un ton absent. Tu savais ! réalisa-t-il en se tournant vers la femme blonde. Tu savais qu'elle était vivante !
-Ai-je l'autorisation de l'étouffer ? demanda Nagini d'un ton qui laissait voir qu'elle en avait en effet très envie.
Le deuxième jumelle, Lise, sursauta en entendant le sifflement. Etaine, elle, retint son mouvement, mais l'intervention du python lui rappela la présence de son grand-oncle. Sophia émit un son étranglé, se rendant sans doute compte qu'elle n'était pas venue seule. Son père pâlit en voyant le deuxième intrus. La Fourchelang mit quelques secondes à se rappeler que son père, bien que moldu, avait fait partie de l'Ordre du Phénix. Avec les robes de son grand-oncle, il n'était pas difficile de voir qu'il était sorcier. Si l'on ajoutait à cela le grand serpent enroulé autour de ses épaules, il n'était pas difficile d'additionner deux et deux pour obtenir son identité. D'autant que peu de personnes avaient les yeux rouges. A l'époque où Alfred Knightley faisait partie de l'Ordre du Phénix, ceux du Seigneur des Ténèbres étaient réputés pour virer à l'incarnat lors des batailles. C'était généralement le moment où il devenait le plus meurtrier. Les mots de «Ker'Naaudar » flottaient dans l'esprit de certains mangemorts lorsque son grand-oncle était en colère. Et vu la façon dont ils tremblaient, Ker'Naaudar devait avoir été quelque chose d'impressionnant.
-J'en doute, Nagini, répondit Voldemort, ce n'est de toute manière pas à nous de décider en cette circonstance.
Etaine se retourna, croisant le regard sanglant du Seigneur des Ténèbres.
-Pourrais-je régler cette affaire seule, mon oncle ? demanda-t-elle.
Voldemort l'étudia un instant puis inclina légèrement la tête et transplana avec un « crac » audible qui témoignait qu'il était passé à travers une barrière de protection. En tendant légèrement sa magie, Etaine pu voir qu'il avait lui-même mis en place ce sort pour empêcher les alarmes du ministère de s'actionner si de la magie était utilisée. Ce devait être un sort régulièrement effectué lors des raids en zone moldue.
Le départ de Voldemort laissa les occupants de la pièce dans une incertitude certaine : personne ne semblait se décider à prendre la parole. Etaine elle-même ne savait pas quelle ligne de conduite adopter, surtout qu'elle n'avait pas tous les éléments en main. Elle croisa donc le regard de son père puis de Sophia, avec une rapidité qui démontrait son expérience. Son père l'avait vraiment crue morte. Il était même allé à son enterrement. Puis, il y avait eu la naissance des jumelles et il avait tourné la page. Tout comme elle-même l'avait fait. Elle ne pouvait pas vraiment lui en vouloir.
Sophia en revanche avait tout manigancé. Elle s'était débarrassée du monstre pour préparer la place à ses propres enfants. La haine fit un instant rougeoyer les yeux de la Fourchelang, l'asphyxiant carrément avant qu'elle ne ferme les yeux et ne redresse drastiquement ses barrières d'occulmencie. Elle respira profondément une fois, puis deux, avant de rouvrir les yeux, en apparence calmée. Ce qui ne l'empêchait pas de bouillir sous son masque indifférent. La seule chose qui sauva Sophia fut que son père, manifestement secoué vu qu'il avait manqué toute la scène, choisit ce moment pour intervenir :
-C'était lui, n'est-ce pas ? finit par demander Alfred Knightley. Voldemort ?
La légilimente fut légèrement impressionnée. Rares étaient ceux qui osaient prononcer le nom du Seigneur des Ténèbres, et moins nombreux encore les moldus qui étaient plus démunis encore que la majorité des sorciers contre lui.
-En effet, répondit-elle placidement.
-Qu'est-ce que tu fais avec lui ? s'écria-t-il, dans la même attitude protectrice qui l'avait prise quand elle avait fait irruption dans la salle à manger.
Etaine pencha la tête sur le côté, le dévisageant attentivement.
-Ce n'est pas comme si j'avais quelqu'un d'autre, déclara-t-elle lentement, comme si elle réfléchissait.
Son père grimaça légèrement.
-Mais Voldemort ! s'exclama-t-il, manifestement incapable de comprendre.
-Outre ce fait, c'est également mon tuteur légal aux yeux des lois magiques.
-Quoi ?!
-Et cela est dû au fait qu'il est mon grand-oncle, continua Etaine comme si elle ne l'avait pas entendu. Et accessoirement ton oncle, ajouta-t-elle à dessein.
-Quoi !
-Le frère jumeau de Milena, précisa la légilimente.
Alfred Knightley ouvrit la bouche pour lâcher un autre « quoi ! », la referma, balbutia quelque chose d'incompréhensible avant de réussir à lâcher un catégorique :
-Impossible.
-Tout à fait logique, au contraire ; le Fourchelang est un trait héréditaire.
-Dumbledore aurait su, me l'aurait dit…
-Dumbledore savait parfaitement, coupa la légilimente d'un ton rendu tranchant par la mention de l'ancien directeur de Poudlard.
-Suzanne…
-Etaine, coupa-t-elle de nouveau. Mon nom est Etaine. J'ai enterré Suzanne il y a bien longtemps ; elle n'était pas assez forte pour survivre là où je suis passé, à ce que le monde a fait de moi. Le monde m'a forgé comme il a forgé Lord Voldemort : dans le sang, les larmes, et la perte. Nous sommes les seuls survivants de notre monde, debout sur un champ de ruines. Nous sommes restés vivants là où tous les autres sont morts. Les épreuves ne nous ont pas brisées, elles nous ont endurcies. Et nous nous sommes relevés plus forts, plus déterminés que jamais.
« Tu veux savoir pourquoi il était avec moi ? Parce que nous sommes exactement les mêmes. Ceux dont on n'a fait qu'effleurer la surface avant de les définir comme « mal ». Ceux à qui l'on n'a jamais donné l'occasion de vivre mais seulement de survivre. Les sacrifiés dont on pensait qu'ils ne se relèveraient pas. Je me sens avec Lord Voldemort plus de parenté qu'avec quiconque et il ne m'a pas promis la gloire, la grandeur, le Savoir ou même le Pouvoir. Il m'a simplement accepté moi là où tous les autres ne voyaient que son fantôme. Il ne m'a rien demandé. J'ai assez de porter le monde sur mes épaules. Qu'il crève ! Ça ne changera pas grand-chose de toute manière.
« J'en ai assez d'essayer de convaincre les gens que malgré nos ressemblances, malgré nos histoires similaires, je ne suis pas lui ! Tu crois que nous sommes coupables ? Peut-être ! Mais les autres le sont tout autant ! Il n'y avait pas de place pour nous, alors nous nous en sommes taillé une, où est le mal à ça ? Les gens en écrasent toujours d'autres pour avancer, Voldemort les écrase définitivement, c'est la seule différence.
« Regarde-moi, reprit plus doucement la légilimente, me voilà en train de défendre un meurtrier de masse. Mais toi qui as lutté contre lui, t'es-tu jamais demandé pourquoi il était devenu ainsi ? As-tu jamais eu à apprendre à lutter pour ta vie avant même de pouvoir vivre ? Que sais-tu de notre douleur, de nos enfances sacrifiées à l'ambition des autres ? Nous ne haïssons pas le monde sans raison. »
Etaine se tut un instant, semblant se recueillir. Oui, sans doute, Suzanne était-elle morte maintenant. Enfin.
« Peut-être sommes-nous des monstres, déclara la Fourchelang, mais ce sont les autres qui ont fait de nous ce que nous sommes actuellement. N'est-ce pas Sophia ? cria-t-elle en se tournant vers l'objet de son courroux. J'ai cherché sur les orphelinats de Londres, un peu. Saint Raphael et Damien n'était pas le plus proche, pas le plus lointain non plus. Mais c'était celui qui avait le plus fort taux de mortalité ! Deux ou trois morts par an ! Tu espérais que je serais du nombre n'est-ce pas ?
« Est-ce pour cela que tu ne veux pas que ta fille aille à Poudlard ? Parce que tu avais peur qu'elle ait pu y rencontrer une autre fille qui s'appelait Knightley ? Ou est-ce parce qu'elle est un monstre, comme moi ? Tu ne t'attendais pas à ce qu'elle soit magique, n'est-ce pas ? Que croyais-tu, c'est dans notre sang, dans notre âme ! La magie fait partie intégrante de nous, de nos vies ! Ce n'est pas un facteur sur lequel on peut condamner à mort quelqu'un ! »
Un sourire de mauvais augure se dessina sur les lèvres d'Etaine tandis qu'elle leva sa baguette dans un geste élégant.
« Nous ne naissons pas monstre, nous le devenons par la faute des autres ! Endoloris ! »
