L'horloge indiquait qu'il s'était passé dix minutes en palabres. Scrimgeour se rassit derrière son bureau et attendit.
-Dumbledore cherchait les horcruxes de Voldemort.
Elle lui jeta un coup d'œil avant de poursuivre.
-Un horcruxe est un objet dans lequel on enferme une part de son âme au moyen d'un meurtre et d'une potion spécifique préalablement absorbée. Tant que l'horcruxe reste intact, le sorcier ne peut pas mourir. C'est comme ça qu'il a survécu à Godric hallow.
-Où est-il ? demanda le ministre dont la main se tendait déjà vers elle ne savait quoi sous son bureau, probablement une sonnette pour appeler quelqu'un.
-Où sont-ils, vous voulez dire.
-Sont ? s'immobilisa-t-il en pâlissant. Il y en a combien ?
-Au choix trois, sept ou dix. Dumbledore pensait que les chiffres magiques étaient particulièrement importants pour Voldemort. Cependant, sept ou dix sont les plus probables.
-Pourquoi les plus probables ?
-Plusieurs raisons. La première est son apparence actuelle ; fracturer ainsi son âme à des conséquences aussi bien mentales que physiques. Vu son apparence actuelle, trois sont peu probables.
« La deuxième est l'ouverture de la Chambre des Secrets il y a quelques années. C'était un journal en apparence inoffensif qui avait fini par posséder un élève, le forçant à ses actes. Ce n'est qu'après sa destruction qu'on a su qu'il s'agissait d'un ancien horcruxe. Ce qui a particulièrement intéressé Dumbledore, d'après Harry, c'est que la vocation du journal était la réouverture de la Chambre, pas la survivance du sorcier. Une part d'âme sacrifiable en quelque sorte, précisa-t-elle avec une grimace de dégoût. Pour ce faire, il fallait que sa disparition éventuelle n'ait aucune incidence. C'est pour ça que sept ou dix sont plus probables. »
-Et vingt-et-un ?
-Harry n'a pas mentionné ça. Je suppose que Dumbledore a dû penser qu'il était impossible de fractionner son âme autant de fois. Et je vois mal quelqu'un qui n'a plus qu'un vingt-et-unième de son âme en lui réussir à planifier des opérations militaires. Ça se répercute aussi sur le mental. Une personne qui ferait ça serait immortelle, certes, mais totalement folle.
-Donc vous êtes en train de me dire que nous avons jusqu'à huit objets, n'importe lesquels, à détruire avant de pouvoir s'occuper de Voldemort ? N'importe quels objets ?
On sentait la panique dans son ton.
-Sept. Dumbledore en a détruit un avant la dernière rentrée scolaire. Ça lui a d'ailleurs couté sa main et plus tard sa vie.
-Rogue a assassiné Dumbledore.
Etaine grimaça de nouveau.
-Ne retournez pas le couteau dans la plaie, monsieur, je sais que j'ai eu tort de faire confiance à Rogue. J'ai manqué d'en payer le prix de ma vie. Mais Dumbledore serait mort de toute manière, avec ou sans Rogue. Il avait un maléfice emprisonné dans sa main. Un Protect rapioris. Ça se renforce avec le temps. Dumbledore était condamné depuis que ce maléfice l'a atteint.
-Et vous ne savez pas où sont les autres ?
-J'ai… une hypothèse. Mais je ne la tiens pas des paroles de Dumbledore. Je l'ai faite pendant mes propres recherches, pour mieux comprendre les analyses du directeur.
-Parlez.
Etaine hésita un instant, prit un regard décidé et se lança :
-Il n'y a pas de Fourchelang chez les Potter. Il n'y en a jamais eu. Et c'est une capacité qui s'hérite par le sang. Sauf qu'Harry est Fourchelang. Il m'a raconté que Dumbledore lui avait dit que lorsque le sortilège de la mort avait rebondi sur lui, il avait acquis certaines des capacités de Voldemort. La cicatrice d'Harry lui fait mal quand Voldemort est à proximité ou éprouve des émotions fortes. Il a eu des visions par ses yeux.
Silence.
-Vous êtes en train de me dire que Potter… que le Sauveur du monde sorcier…
-Je ne sais pas, je ne sais pas.
Etaine secouait la tête, comme si elle ne savait vraiment pas, avait juste additionné les pièces du puzzle mais refusait de voir le résultat.
-Comment détruit-on un horcruxe ?
Silence.
-Il semblerait que le venin de basilic soit efficace.
Scrimgeour prit sa tête entre ses mains. Long silence. Une détonation secoua le bâtiment, faisant dresser la tête aux deux.
-Ça arrive souvent ou… ? demanda Etaine, alarmée, en agrippant sa baguette, se levant à demi.
Elle n'acheva pas sa phrase. Ce n'était pas nécessaire pour la compréhension.
-Préparez-vous à défendre votre vie, Knightley ! lança Scrimgeour en s'élançant vers la porte du bureau.
Dans sa poche, le masque sous ses doigts devint brûlant. Code d'extrême urgence. La Fourchelang se laissa tomber derrière le bureau massif sans se poser de questions. La porte explosa, lardant d'éclats de bois tout le bureau, y compris Scrimgeour bien qu'il ait eu le réflexe de s'abriter derrière un bouclier comme elle le vit quand il s'écrasa contre le mur opposé sous la violence de l'explosion.
-Voldemort ! cracha-t-il en dressant sa baguette face au Seigneur des Ténèbres.
Il retomba en se contorsionnant de douleur.
-Il faudra que vous appreniez le respect, Scrimgeour, déclara son grand-oncle d'une voix glaciale en annulant son Doloris. Etaine ?
-Mon oncle ? demanda la légilimente en se relevant, le regard de Scrimgeour soudain braqué sur elle tandis qu'il réalisait l'ampleur de sa trahison.
Elle préféra détourner son regard sur le Seigneur des Ténèbres pour échapper à celui qu'elle avait amené à la mort.
-Prends ton masque et va rejoindre les autres. Les Aurors ont réussis à quitter leur étage. Ils se répandent dans tout le bâtiment.
Etaine hocha la tête et plaça le masque devant son visage. Il y eu un scintillement derrière elle et le manteau mangemort apparut, dans sa noirceur dégageant une brillance diffuse tant il était cousu de runes. Ses vêtements retrouvèrent leur couleur noire originelle, débarrassés de la crasse dont ils étaient maculés qui les avaient rendus méconnaissables, innocents.
-Traitresse ! s'exclama Scrimgeour sur ses pas, quand elle quitta la pièce.
-Endoloris ! riposta Voldemort, faisant jaillir de nouveau cris de l'ancien ministre de la Magie.
Le bruit s'abattit sur la Fourchelang dès qu'elle fut sur le pas de la porte, lui masquant les sons en provenance du bureau. Les yeux d'Etaine tombèrent sur les trois Aurors chargés de la protection de Scrimgeour. Celui qui lui avait apporté un chocolat la regardait de ses yeux dépourvus de vie, du sang coulant encore de la blessure qui l'avait égorgé. Elle détourna le regard. C'était nécessaire, se répéta-t-elle. On ne gagnait pas une guerre sans victime. Il ne pouvait pas y avoir de témoins de sa venue. La Lumière n'avait de toute manière jamais eu une chance. Et elle n'était pas Lumière.
Elle tourna son regard vers autre chose pour se sortir cette vision de la tête. Partout, des gens criaient, des silhouettes noires poursuivaient les fuyards. D'autres tentaient en vain d'établir une résistance. C'était un décor de fin du monde. Elle resta immobile, laissant les autres s'agiter autour d'elle, figée par cette soudaine violence. Des cris de peur, des hurlements de souffrance, le bruit des explosions, des incantations hurlées, des éclairs de lumière de toutes les couleurs, chacun plus meurtrier que le précédent. Et des visages. Des masques ricanants, effrayants, inhumains. Des mines terrifiées, hagardes, désespérées ou simplement résignées. Une autre personne se tenait debout au milieu du couloir, un rictus sauvage sur son visage. Trois éclairs fusèrent vers lui et l'Auror s'effondra, incapable de tous les esquiver.
-Monsieur le ministre ! s'exclama une voix.
Un homme jaillit du coude du couloir, hurlant encore cet appel. Son visage se congestionna de peur lorsqu'il l'aperçut. Il tenta de s'arrêter, de faire demi-tour. Il glissa sur le sol trop lisse rendu glissant par une flaque de sang. Il finit à genoux devant elle, la baguette de miel et d'ébène pointée entre ses deux yeux. Il se figea. Etaine le détailla. Combien d'années avaient de plus qu'elle ces yeux dilatés de terreur ? Deux ? Trois ? C'était bien le maximum. Et ils avaient vu beaucoup moins que les siens. Elle prit sa décision.
-Vas-t-en.
L'homme écarquilla les yeux encore plus, comme s'il n'avait pas bien entendu son murmure.
-Vas-t-en ! s'exclama-t-elle plus fort.
Il lui jeta un dernier regard de gratitude, se releva et fonça dans l'autre sens sans regarder derrière lui.
-Avada Kedavra !
L'éclair de lumière verte faucha le jeune homme, le faisant s'effondrer sur le sol de marbre.
-Alors Knightley, on baille aux corneilles ? demanda la voix de Travers, son masque difforme tourné vers elle.
-Alors Travers, on laisse échapper les Aurors ?
Sans lui laisser le temps de répliquer, elle abattit sa baguette en une diagonale vers sa poitrine. Il se jeta à terre et pointa sa propre arme vers elle. Un gargouillis le fit se tourner légèrement pour voir ce qu'il y avait derrière lui. L'Auror était quasiment séparé en deux. La légilimente dépassa le mort et le vivant sans leur jeter un regard, prête à jeter un sortilège au prochain qui se trouverait sur son chemin.
Un bastion de courageux, retranché derrière une barricade sous le commandement d'un Auror, tentait vainement de résister à l'assaut d'un groupe de mangemorts commandé par Rabastan. Un confringo du membre de l'Cercle proche fit sauter la faible protection, envoyant les corps hurlant voler en l'air, pas toujours entiers. Un des travailleurs du ministère atterrit durement sur le dos et pointa sa baguette vers Rabastan.
-Avada…, commença-t-il.
Le sortilège de mort d'Etaine l'atteignit en pleine poitrine. Rabastan lui envoya un geste reconnaissant pendant que ses hommes s'acharnaient sur les survivants. La légilimente lui retourna un signe de tête et se fraya un chemin vers les ascenseurs à coup de sortilèges. Avec l'étage des Aurors, c'était celui où les combats étaient les plus violents. Celui où elle aboutit était bien plus calme. Seuls quelques blessés s'éloignèrent d'elle en voyant son masque ornementé. Elle s'arrêta devant un qui serrait un bras cassé contre lui, la dévisageant avec peur.
Ferula. Une attelle apparut autour du bras et elle lui tendit une potion contre la douleur. L'homme l'examina suspicieusement après avoir reconnu la potion. Elle n'avait même pas besoin de la légilimentie pour savoir ce qu'il se demandait : pourquoi un mangemort, et surtout un membre de l'Cercle proche, lui offrait-il des soins ?
-Conduis-moi aux dossiers des étudiants de Poudlard, ordonna-t-elle d'une voix froide.
L'homme se releva, lui jeta un dernier regard méfiant, puis la conduisit à un bureau déserté.
-Sors ceux des nés-moldus.
Il obéit avec un regard haineux. Etaine feuilleta la caisse. I…K…L. Lack, Leane, Lee. Swan Lee. T. Turner. Emma Turner. La Fourchelang ôta les deux dossiers de la boite et regarda les adresses, mémorisant les lieux.
-Qu'est-ce que vous allez leur faire ? demanda l'homme, suivant ses gestes.
-Ne me dites pas que vous ne connaissez pas la position du dark, se moqua la Fourchelang. Pensez-vous vraiment que le Seigneur des Ténèbres leur permettra de retourner à Poudlard ou même de vivre ? Non… D'autres mangemorts viendront chercher ces dossiers, plus tard.
L'homme banda ses muscles. Etaine se retourna brusquement.
-Vous vous êtes déjà battus. Vous avez échoué. Le ministère est en notre pouvoir et il n'y a rien que vous puissiez faire là-dessus.
Elle jeta la baguette de l'homme sur le bureau juste devant lui.
-Pour ce que ça vous servira, de toute manière…
Elle le dépassa sans qu'il ne bouge, s'arrêtant sur le pas de la porte.
-Ils viendront bientôt pour les dossiers, répéta-t-elle.
-Ce n'est pas vous qui deviez vous en charger ?
-Je venais juste m'assurer qu'il n'y avait plus d'Auror à cet étage.
Et elle quitta la pièce.
-Il y a quelque chose qui brûle, déclara Saernel sur son épaule, humant l'air. Du papier, je dirais.
-Vraiment ? demanda Etaine, un sourire invisible derrière son masque.
Crokdown, Londres. Un petit immeuble à deux étages. Les Turner vivaient au premier. Etaine gravit les escaliers et frappa à la porte d'entrée. Il y eu un remue-ménage derrière la porte et un homme hâtivement habillé ouvrit la porte.
-Oui ? demanda-t-il.
-Je suis bien chez les Turner ? J'aimerais voir Emma, je suis une de ses camarades de classe.
La première question était purement théorique : l'homme avait la même aura de générosité que sa fille, avec ses yeux bruns identiques à ceux de sa camarade de classe. Celui qui était presque à coup sûr le père d'Emma lui jeta un coup d'œil, s'attardant sur ses vêtements qui, s'ils pouvaient se fondre dans le monde moldu, n'y appartenaient clairement pas, surtout la cape qu'elle portait enroulée autour de son bras.
-Entrez, elle est dans le salon.
La Fourchelang le suivit.
-Emma ? demanda l'homme en s'arrêtant sur le pas de la salle. Il y a quelqu'un pour toi.
Sa condisciple était assise sur le sol, tenant un livre de magie à la main. Allongée sur le tapis, une autre fille aux cheveux noirs de quelques années plus jeune lisait elle aussi un livre dont Etaine ne voyait pas le titre. La Serdaigle lui avait déjà parlé de sa petite sœur, assez pour qu'elle n'ait aucun mal à reconnaître Jane. Emma releva la tête et lui adressa un sourire radieux avant de se lever en s'écriant joyeusement :
-Etaine !
La née-moldue quitta le canapé pour aller l'étreindre. A son arrivée à Poudlard, la légilimente aurait fuie le contact. Là, elle lui retourna son câlin amical, savourant cet élément de normalité. Emma avait toujours été généreuse. Parfois trop, même. Scott disait en plaisantant que le Choixpeau aurait dû la mettre à Poufsouffle tant elle était gentille ; ses capacités intellectuelles n'auraient pas dû être capables de dépasser cela. Et Emma riait, insensible à ses mots durs, sachant qu'ils n'étaient pas vrais. Quelque part, il y avait quelque chose de Kane en elle.
-Qu'est-ce que tu viens faire ici ? sourit la née-moldue en la relâchant.
-Je viens te demander si tu préfères un cercueil en pin ou en sapin, répliqua le plus sérieusement de monde la légilimente.
Le père parut un peu incertain devant cette marque d'humour mais Emma rit.
-Tu n'as pas changé.
Autrement dit, je vois que tu vas mieux, traduisit mentalement la légilimente. La née-moldue se tourna vers le reste de sa famille.
-Papa, je te présente Etaine, Etaine, c'est papa et ma petite sœur.
-Bonjour Jane, bonjour monsieur, salua la Fourchelang avec un arc qui n'était normalement destiné qu'aux chefs de famille sang-purs ou aux gens respectés.
Elle avait fini par apprendre deux-trois trucs au contact de tant de sang-pur ou de sorcier jouant au sang-pur.
-Vous êtes Etaine ? demanda Jane avec le même sourire que sa sœur avant d'enchaîner aussitôt : Emma m'a parlé de vous. J'aimerais être aussi appliquée dans mes études. Vous pouvez m'expliquer les fonctions logarithmiques ?
-Comme tu le vois, déclara Emma, son éternel petit sourire bienveillant toujours aux lèvres, Jane est bien plus Serpentard que moi. Tu vas rester ? Il y a de la place dans ma chambre et aucun problème avec Saernel.
-Non. J'ai trouvé un lieu de résidence. Mais il faudrait que vous changiez le vôtre.
Le sourire d'Emma se ternit légèrement.
-Ce n'est pas qu'une visite de courtoisie, n'est-ce pas ?
-En effet.
-Viens, dit-elle en lui prenant la main, l'entraînant vers la cuisine. Papa, je crois qu'il faudrait que tu viennes aussi. Je vais faire du thé.
Etaine prit place dos au mur et monsieur Turner s'assit en face d'elle pendant que la née-moldue farfouillait pour des sachets.
-Emma m'a parlé de vous, commença Turner.
La Fourchelang l'encouragea à poursuivre en penchant la tête sur le côté.
-Elle m'a dit que vous étiez quelqu'un de très bien ; toujours à la tête de votre année et en train d'aider les autres sur ce qu'ils ne comprenaient pas. Elle a aussi dit que vous aviez quelques problèmes familiaux, hésita-t-il.
-Vous faites référence au fait que j'ai grandi dans un orphelinat ou que le dernier membre vivant de ma famille est un tueur de masse qui vise l'élimination de toute personne dénuée de magie ? demanda la légilimente.
A la manière dont il pâlit, elle pensait que c'était le premier.
-Etes-vous au courant de la situation actuelle de la Grande-Bretagne magique, monsieur Turner ? enchaîna-t-elle.
-Dans les grandes lignes. Je sais qu'il y a un individu dangereux en liberté mais j'ai reçu du directeur de l'établissement un courrier mentionnant que Poudlard était l'un des lieux les plus sûrs qui soit.
Il donnait dans les euphémismes, celui-là.
-Poudlard est indéniablement un des lieux les mieux protégé d'Europe, acquiesça Etaine. Les barrières magiques qui protègent le château sont d'autant plus puissantes qu'elles sont très vieilles et ont été mises à l'épreuve lors de nombreuses guerres. Cependant, ces barrières ne servent à rien si l'on y rentre en toute légalité.
« L'individu dangereux dont vous parlez est communément appelé Vous-Savez-Qui ou Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. La peur qu'il inspire à la communauté sorcière est telle qu'elle s'est répandue jusqu'à son nom choisit. Le Seigneur des Ténèbres, ainsi qu'on l'appelle aussi, a en particulière horreur les sorciers nés de parents dépourvus de magie. Vous pouvez comprendre ce qui m'amène ici, continua la Fourchelang en faisant un signe de tête vers Emma. C'est également, accessoirement, mon grand-oncle. »
D'après sa tête, Emma n'avait pas tout dit à son père. La née-moldue s'assit entre eux, posant des tasses de thé devant chacun d'eux avant d'en placer une devant elle.
-Et quel rapport avec ta visite actuelle ? Ça va affecter Poudlard ? Pour que tu parles des barrières…
-Le plan du Seigneur des Ténèbres est d'assurer son emprise sur Poudlard en y envoyant différents mangemorts jouer les enseignants en plus des élèves marqués ou non déjà présents. En l'occurrence, les professeurs d'études des moldus et de défense contre les forces du Mal en la personne des frère et sœur Carrow, et du poste de directeur qui sera occupé par Rogue.
-Rogue ! sursauta Emma, renversant un peu de thé sur la table. Les professeurs ne vont jamais accepter cela après ce qu'il a fait !
-Le directeur n'était-il pas Dumbledore ? demanda le père.
-Assassiné l'année dernière par Rogue, justement, l'informa Etaine. Quant aux professeurs, ils n'auront pas le choix s'il leur est imposé par le ministère.
-Mais Tu-Sais-Qui ne prendra jamais le ministère ! protesta Emma qui devait être en train de refuser de comprendre pour réagir ainsi.
-Il l'a fait il y a deux heures, l'informa la légilimente en plantant son regard dans le sien.
