Le mois de septembre était passé et l'on était déjà à la mi-octobre. La prise de pouvoir à Poudlard s'était faite sans grandes complications. Milady avait eu un grand impact sur les Gryffondor, il semblait. Maintenant, le problème suivant qui se poserait était les Poufsouffle qu'Etaine surveillait par-dessus la tête de Scott, en sirotant son jus de citrouille. Le fan de quidditch lui était de plus en plus sympathique. Il ne jugeait pas. C'était agréable. C'était aussi l'un des seuls à lui parler volontairement, avec Anne et, parfois, Revan. Takara elle était devenue de plus en plus venimeuse et le Sylversword peinait à la faire taire. La légilimente la surveillait de près. Elle savait que la troisième année était loin d'être inoffensive depuis qu'elle avait manqué de lui trancher la gorge.

-Tu sais, déclara Scott sur un ton de conversation, ce n'est pas en fusillant le parchemin du regard que tu le feras disparaître.

-Pas prouvé, rétorqua la Fourchelang en continuant d'adresser un regard noir à la missive qui, contrairement aux humains, semblait complétement immunisée à la tempête dans ses yeux gris d'orage.

Rogue la convoquait dans son bureau. Rogue. Comment osait-il la convoquer elle après ce qu'il avait fait ? Les yeux de la légilimente se plissèrent imperceptiblement. En tant qu'élève elle ne pouvait pas refuser une sommation du directeur de Poudlard et ils le savaient tous les deux. Le Maître des potions perdait visiblement patience avec elle pour passer au-dessus de sa tête ainsi. Il fallait dire qu'elle avait mis beaucoup de soin à éviter de se retrouver en sa compagnie sans témoin.

-Qu'est-ce que c'est ? demanda Saernel.

-Convocation de Rogue, répliqua Etaine entre ses dents.

Le serpent eu un sifflement soulagé :

-Il était temps.

La Fourchelang lui jeta un regard. Elle ne savait pas trop ce qui se passait mais il semblait qu'une moitié d'elle était d'accord avec le serpent tandis que l'autre était en opposition. Et ce n'était pas sa nuance habituelle de pensée. Comme souvent ces dernières semaines, elle rejeta cela, préférant se concentrer sur le développement actuel. Cette fois, elle n'avait pas l'intention de perdre son calme face à Rogue. Cette résolution tint toute la journée, jusqu'à six heures, moment où elle devait se présenter au bureau du directeur. Au coin du couloir, Etaine ferma les yeux, fit une dernière vérification sur ses boucliers d'occulmencie – elle avait tout remis en place après que son oncle ait désactivé ses protections, exception faite du gouffre néantique. Saernel y avait opposé une fin de non-recevoir –, prit une inspiration, tira un masque impassible sur son visage puis alla de sa longue foulée souple se placer devant la gargouille.

-Vicerus Blackblood, déclara-t-elle.

La gargouille s'écarta docilement. Rogue avait choisi comme mot de passe les directeurs de Poudlard. Et avait dû s'ennuyer assez pour ramener à l'échelle d'une année scolaire leur temps de mandat. Septembre avait ainsi vu se succéder Helga Poufsouffle, Artémius Christo, Barde Brokwer et maintenant c'était au tour de Vicerus Blackblood qui commençait son mandat de dix-sept ans. Inutile de dire que ce mot de passe serait vite obsolète. Le prochain serait Androgy Prince qui annonçait le grand retour des femmes en tant que directrices de Poudlard.

Etaine grimpa la première marche puis laissa l'escalier tournant l'amener jusque devant la porte où elle toqua. Devant l'absence de réponse, elle toqua une nouvelle fois puis entra en animant la poignée avec l'air. Elle se méfiait des sorts qu'il pouvait y avoir dessus. La Fourchelang s'arrêta sur le seuil, surprise que le décor n'ait pas changé. Les instruments en argent à vocation obscure qui s'entassaient sur les étagères bourdonnaient doucement. Le perchoir de Fumseck, le phénix de Dumbledore, était toujours là, bien que vide depuis la fin de sa cinquième année. Les tableaux des anciens directeurs – exception faite d'Helga Poufsouffle, le sort d'animation des peintures n'aillant pas encore été inventé – ronflaient tranquillement, faisant semblant de ne pas suivre ce qui s'y passait. Seule la fondatrice restait immobile dans son cadre, un doux sourire à jamais figé sur ses lèvres. Le portrait de Dumbledore, installé derrière le grand bureau directorial – la place d'honneur – était le seul à ne pas être endormi. En fait, il était en train de se disputer avec Rogue.

-Vous n'avez pas le droit Severus ! Elle pourrait tout compromettre !

-Par votre faute ! riposta le directeur de Poudlard. Vous ne savez rien d'Etaine, vous n'avez jamais pris la peine de la voir pour elle, obnubilé que vous êtes par l'image du jeune Seigneur des Ténèbres ! Elle avait douze ans, une enfant, que vous la soupçonniez déjà ! La personne dont la plus grande peur est elle-même ! Une peur assez puissante pour qu'un épouvantard l'assomme !

-Severus, tenta Dumbledore en la regardant par-dessus la tête du directeur de Poudlard.

Rogue l'ignora.

-Et vous, au lieu de la considérer comme une personne, vous jouiez avec ses peurs, vous parliez de la tuer ! Avez-vous jamais pris la peine de la regarder pour elle-même, hein ? Parce que si cela avait été le cas, si vous étiez allé plus loin que son visage, vous auriez vu les différences qu'elle a avec le Seigneur des Ténèbres ! Elle a passé des années à tenter de gagner votre confiance et l'approbation des autres ! Des années à aider vos plans. Et vous, vous vous méfiiez toujours d'elle ! Il n'y a rien d'étonnant à ce qu'elle ait fini par se tourner vers les Ténèbres quand elle était rejetée par la Lumière !

-Severus !

-Conversation intéressante, n'est-ce pas ? déclara Saernel sans prendre la peine de baisser d'un ton. Personnellement je dirais que c'est un allié.

Rogue se retourna brusquement, sa baguette sautant dans sa main. Expelliarmus, pensa Etaine en pointant la sienne dans sa direction. Cette fois, elle fut plus rapide. La baguette s'échappa des mains de Rogue. Le Maître des potions l'aperçue et sembla se détendre. La légilimente, elle, garda sa baguette pointée sur lui.

-Soulagement, l'informa la vipère.

-Bonsoir Severus, déclara la Fourchelang d'un ton formel, brisant le moment de flottement en abaissant légèrement sa baguette. Vous aviez demandé à me voir ?

-Etaine, salua-t-il. En effet. Je désirais discuter de l'année passée.

-Il n'y a rien à discuter là-dessus, déclara la Fourchelang en baissant son bras. Le temps ne se rembobine pas à la manière d'une cassette moldue. Les souvenirs, restent des souvenirs.

Elle fit un geste vers la pensine, installée sur le bureau directorial.

-S'y perdre ne sert qu'à oublier que le temps continu à s'écouler.

-Les actions présentes se définissent pourtant en fonction des événements passés, fit valoir Rogue. L'Histoire est une suite d'événements anodins qui mis bout à bout forment un ensemble cohérent. Isolés, ils n'ont aucun sens.

-Quels événements ? demanda la légilimente, ne voyant pas où il voulait en venir.

-Severus, non ! s'exclama le portrait de Dumbledore qui lui semblait avoir compris où il voulait en venir.

Le Maître des potions l'ignora. Il s'était approché de la pensine et avait de nouveau une baguette en main. Les yeux de la Fourchelang allèrent jusqu'à la baguette dont elle l'avait désarmé en entrant. Elle reposait toujours sur le sol. C'était celle en bois d'ébène qu'elle l'avait toujours vu utiliser. Celle qu'il tenait maintenant à la main était grise. Une baguette de rechange. Strictement interdit par le ministère. Ou du moins c'était le cas jusqu'au coup d'état. Et même avant, tout le monde qui s'écartait de la masse anonyme avait une baguette d'Ollivander, officielle, et une baguette d'un fabricant de l'Allée des Embrumes.

-Rien de très important, si l'on ne voit pas l'image d'ensemble. Un amour de jeunesse…

Rogue fit tournoyer les souvenirs de la pensine, faisant remonter l'image d'une femme aux cheveux roux et aux yeux verts. Elle connaissait ses yeux. C'étaient ceux de Potter. Lily Potter… Si étonnant…

-Une prophétie entraperçue…

L'image de Lily Potter s'évanouie, remplacé par celle d'un battant de bois. Rogue, plus jeune, était assis juste à côté, dans un couloir poussiéreux, l'oreille pressée contre la porte. Derrière, une voix rauque s'élevait : « Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche… Il naîtra quand mourra le septième mois… ». « Qu'est-ce que vous faites ici ! ». L'image pivota et Etaine reconnu l'homme qui s'avançait vers eux. C'était le patron de la Tête de sanglier, Aberforth Dumbledore. L'image s'évanouie de nouveau dans la vapeur argentée.

-De petits événements, sans liens entre eux, qui amènent à quelque chose de plus grand, termina le directeur de Poudlard.

Dans les ombres de la pensine, une colline déserte battue par les vents se dessina. Un Rogue adulte observait les alentours avec inquiétude, se retournant fréquemment. Il attendait quelqu'un. Qui, Etaine ne le savait pas, mais ce quelqu'un n'était pas un allié. Tout se passa très rapidement. Un « pop » caractéristique des transplanages, un éclair de lumière et la baguette avait sauté des mains de Rogue qui était tombé à genoux. La Fourchelang comprenait mieux, maintenant, ce que le Maître des potions avait voulu dire l'an passé, en doutant qu'elle ait été capable de tuer Albus Dumbledore. La même pensée avait dû venir à Rogue. « Ne me tuez pas ! » s'exclama-t-il. « Ce n'était pas mon intention, répliqua Dumbledore, calme, son visage illuminé par en dessous par la lueur qui émanait de sa baguette. Eh bien, Severus ? Quel est le message que Lord Voldemort veut me transmettre ? ». L'interaction se poursuivit, pendant que la légilimente assistait, le visage impassible, à ce tournant. « Ce que vous voudrez, finit par déclarer Rogue ». Un « ce que vous voudrez » qui signifiait « tout ce que vous voudrez ». Cette image aussi, s'effaça, laissant le bureau silencieux.

-Une trahison, constata Etaine.

-D'un certain point de vue, reconnut Rogue.

-Pourquoi me le dire à moi ?

Le Maître des potions venait juste de lui donner de quoi l'éliminer définitivement. L'énormité de l'aveu la frappa. Etait-ce cela, la confiance ? Remettre son sort entre les mains de quelqu'un d'autre ?

-En l'occurrence, simplement capter ton intérêt pour la suite.

-De quelles autres condamnations à mort détiens-tu la connaissance ?

Rogue leva les yeux vers elle, plantant son regard sombre dans le sien.

-Au début, je pensais que ton apparent changement de caractère était causé par la disparition de la nécessité de le cacher en partie. Cependant, j'ai révisé ce jugement ces dernières semaines. Je doute que tu laisserais jamais, dans ton état normal, un élève se faire torturer devant toi. Pourtant, tandis que tu t'insurgeais lors de la classe d'Amycus contre cela, tu l'as laissé faire il y a quelques jours.

-Où veux-tu en venir, Rogue ! s'exclama-t-elle.

En même temps, elle se demandait d'où venait cette inquiétude. Pour quelle raison ces paroles, plutôt que les précédentes, lui faisaient-elles tant peur ?

-Je remarquais, déclara le Maître des potions de sa voix soyeuse, que tu disposais d'un nouvel anneau.

Le directeur de Poudlard agita de nouveau les souvenirs, en faisant remonter un autre. La scène se passait dans ce même bureau. « Sept ? demanda le Maître des potions, apparemment assommé par ce chiffre. Il a fait sept horcruxes ? ». Etaine se figea. Horcruxe ? Et sept d'entre eux ? Quel fou… Non. Elle savait exactement qui était le fou. Exactement. Quelque chose sombra en elle, tandis que les éléments se mettaient en place, dévoilant la vérité. Cette même vérité qu'elle savait déjà et qu'elle avait refusé de voir.

La légilimente bondit sur ses pieds du fauteuil où elle s'était assise. Elle arracha presque la chevalière d'Elena Serdaigle de son doigt. Il lui semblait que le bijou prisé lui brûlait la peau. La chevalière tomba entre eux, sur le bureau de Rogue, tournant une ou deux fois comme une toupie épuisée. Ce bruit résonnait dans les oreilles d'Etaine, ne se taisant totalement que lorsque la bague s'immobilisa. Son cœur battait à cent à l'heure. Un horcruxe… Dire qu'elle avait eu une de ces abominations avec elle tout ce temps.

-Il est fou, n'est-ce pas ? demanda-t-elle d'une voix peinée. Irrémédiablement. C'est étonnant qu'il soit encore cohérent.

-Fou, il l'est certainement, répondit le Maître des potions. Quand je l'ai rejoint, il était brillant. Le Seigneur des Ténèbres que nous nous étions engagés à suivre, mes camarades et moi, est mort à l'Halloween 1981. A son retour, il avait perdu son programme de vue et ne pensait guère qu'à tuer, oubliant tous les objectifs que nous devions défendre. Les quatorze années d'errance ont de toute évidence été la dernière paille.

Etaine ferma les yeux. Elle savait que son oncle n'était pas au sommet de la santé mentale. Nulle personne sous constante Rage, comme en témoignait les yeux incarnats de Voldemort, n'était totalement saine d'esprit. Il y avait toujours cette envie de tuer, de faire souffrir, de détruire qu'elle était sans doute la seule à pouvoir comprendre, la Rage étant une capacité de famille et eux les deux derniers des Serpentard.

Seul un aveugle n'aurait pas remarqué le comportement erratique du Seigneur des Ténèbres, qui justifiait la crainte constante que les mangemorts avaient de lui, même quand il ne paraissait pas agressif. La légilimente ne l'avait toutefois jamais vu tournée contre elle, cette rage destructrice qui la mettait mal à l'aise. Auprès d'elle, Voldemort restait toujours calme et il la traitait bien. Malgré l'éclat incarnat de ses yeux, il semblait ne pas être touché par la Rage. Son oncle n'avait jamais fait un mouvement visant à lui nuire. Elle-même n'avait rien fait pour l'énerver, gardant ses opinions parfois contradictoires pour elle, y préférant le silence. Elle tenait à son oncle. Tenait à son acceptation, à sa compréhension. Elle avait cependant amplement remarqué son instabilité.

Il lui était néanmoins toujours apparu comme plutôt censé si l'on tenait compte des années qu'il avait passé, faible et sans corps, en plus de la Rage qui le muait. Mais un horcruxe… Combien de sa folie Voldemort masquait-il encore ? D'autant qu'il n'y en avait surement pas qu'un…

Une espèce de rire un peu désespéré passa ses lèvres. Un rire qui enfla pendant que des larmes commençaient à couler de ses yeux. Un rire de fou qui résonna dans la salle. Le même que son oncle avait eu, une fois, après la prise du ministère. Sauf que celui de la Fourchelang n'avait rien d'exultant. Au contraire, il détenait la fin d'un attachement. Une sorte d'adieu, un adieu qu'elle seule comprendrait jamais. Le rire finit par mourir dans sa gorge, elle ne savait combien de temps après. Rogue la regardait, un sourcil levé en question.

-C'est l'histoire que j'ai racontée à Scrimgeour pour le distraire, répondit Etaine à la question silencieuse, ne manquant pas l'ironie de la situation : elle avait cru mentir à Scrimgeour en lui disant finalement la vérité. Dire que tout ce temps je savais… Saernel a raison : je réfléchis avec mes émotions ces temps-ci.

-Qu'as-tu compris ?

-Sept ou dix. Le journal de la Chambre des Secrets, la chevalière d'Elena Serdaigle et Potter, que je soupçonne de n'être pas volontaire et qui l'ignore manifestement. Il a l'air de viser les objets des fondateurs, des choses qui se rattachent à Poudlard, réalisa-t-elle.

-En effet, confirma Rogue.

Il ouvrit un tiroir, pointa sa baguette vers l'intérieur et en sortit une petite bague qu'il posa sur le bureau sans jamais la toucher. Etaine se pencha vers elle. La bague était en or, avec une pierre orange, comme de l'ambre, dont elle n'était pas sûre de ce que c'était. Toute la partie en or était gravée de petits dessins qu'elle n'arrivait pas à voir.

-Des blaireaux, réalisa-t-elle grâce à un charme de grossissement. Mais alors…

-Elle appartenait à Poufsouffle, approuva Rogue. Ou plus précisément à son petit-fils, Vicerus Blackblood.

-Donc c'est la raison de toutes vos recherches sur les précédents directeurs.

-En fait, j'ai simplement regardé dans Noble par nature après l'avoir remarqué, déclara Rogue en désignant d'un geste un des portraits qui dormait ou faisait mine de dormir, sa poitrine s'abaissant et remontant imperceptiblement à chaque respiration.

La légilimente regarda le tableau. Les cheveux blonds cendrés étaient les mêmes que ceux d'Helga Poufsouffle, même si c'était la seule ressemblance qu'elle leur trouva. L'homme dans le tableau avait des traits parfaits, détendus en une attitude plus distanciée, propre aux sang-purs, que le demi-sourire engageant d'Helga Poufsouffle dont le nez n'était pas tout à fait droit. Il portait une espèce d'armure de cuir, comme s'en servaient les sang-purs Dark pour les combats.

-Vicerus ? demanda Rogue.

-Monsieur le directeur ? répliqua le portrait d'un ton dont on ne savait ce qu'il voulait dire, ouvrant les yeux, nullement surpris.

Il avait les yeux noirs. Encore plus que le Maître des potions.

-Nous aimerions revoir votre bague, demanda le directeur.

Le portrait émit un infime soupir, puis inversa ses mains. Celle jusqu'ici cachée arborait en effet un anneau en or gravé avec la même pierre orange.

-Consentiriez-vous à nous raconter l'histoire de cette bague, Vicerus ?

-La seule chose que vous aillez besoin de savoir c'est qu'il s'agit d'un anneau de combat aligné sur notre magie de famille. Les baguettes n'étaient pas à mon époque les seuls instruments qui servaient à canaliser la magie. Nul autre ne sera capable de s'en servir. Et je n'ai aucune idée de comment Voldemort a mis la main dessus mais je doute qu'il en connaisse le potentiel, sinon il n'aurait certainement pas fait quelque chose d'aussi dangereux.

-Dangereux en quoi ? demanda Etaine.

Le sourire de Vicerus ne fut nullement sympathique. En fait, il était même franchement carnassier. Autant pour les Poufsouffle bonne poire.

-Comme il n'est pas aligné sur notre magie, la puissance de la part d'âme laissée dedans va être drainée jusqu'à disparaître. Ensuite, l'anneau utilisera la connexion établie pour faire de même avec le créateur de l'horcruxe.