Cet os est écrit pour un jeu du FoF, il fallait le rédiger sur le thème "Trône" en une heure. Pour plus de précisions vous pouvez m'envoyer un mp.
Voldemort se tenait face à ses Mangemorts comme un roi sur son trône. Et c'était ce qu'il était après tout…
Il était leur Maître, leur Dieu. Il avait un droit absolu sur leurs vies.
Il était celui qui décidait de tout, et tous devaient lui obéir.
Ils étaient tous là, l'échine courbée, soumis. Tremblants de peur devant sa puissance.
Ses parfaits pions.
D'un geste, il pouvait leur infliger la pire des souffrances. Ils avaient tous été rendus loyaux par la peur, et la plupart ne se souvenaient plus vraiment s'ils avaient réellement cru en lui. Mais peu importait après tout. Ils seraient incapables de le trahir, parce qu'ils auraient trop peur.
Un seul sorcier s'opposait à lui sans le craindre maintenant que Dumbledore était mort. Et c'était encore un enfant. Une fois qu'il aurait Harry Potter à sa merci, le côté de la lumière s'effondrerait sous la peur. Eux aussi ramperaient, même s'ils avaient combattus. Sans leader pour se dresser face à lui, il n'y aurait plus d'opposition.
Un dernier regard sur l'assemblée de Mangemorts et Voldemort sourit paresseusement. Il devait avouer que l'idée du trône était moldue, mais qu'il adorait le côté théâtral.
Lorsque des sorciers de la lumière étaient amenés devant lui et agenouillés face à son trône, il savait que la peur était décuplée.
Ils imaginaient un serpent tapi dans l'ombre, ils découvraient un dieu siégeant face à ses fidèles.
Son sourire satisfait se fana lorsque les Mangemorts s'écartèrent les uns après les autres, têtes baissées, laissant comme une allée menant à son trône.
Et là, face à lui, debout, tête haute, son regard vert plein de défi, se tenait Harry Potter.
Le gamin le défiait, inconscient, ne semblant pas avoir peur de lui.
Ils s'observèrent un long moment, leurs yeux s'affrontant déjà, essayant de percer les faiblesses de l'autre.
Puis le garçon, jeune - si jeune - avança doucement, tranquillement. Il avait un léger sourire aux lèvres, et il était calme, comme s'il savait exactement ce qu'il faisait.
Pour la première fois de sa vie, un frisson de peur parcourut l'échine de Voldemort. Ce n'était qu'un enfant, il aurait dû être réduit à une masse tremblotante et gémissante. Il devrait être à genoux, à l'implorer pour sa pitié.
Il devrait se terrer au plus profond du monde magique à prier ne jamais être retrouvé.
Au lieu de quoi, il était venu le défier dans son repaire. Sur son terrain. Seul.
Et le gosse avançait tranquillement, comme en terrain conquis. Maître de lui-même.
Lorsqu'ils furent l'un face à l'autre, Harry eut un sourire insolent. L'impression de malaise de Voldemort s'intensifia, parce que le garçon n'aurait pas du être si confiant.
Il pensait l'avoir détruit, lui avoir tout ôté. Il n'avait plus de parents, plus de famille. Il n'avait plus Dumbledore. Il avait persécuté les familles de ses amis, il l'avait discrédité. Le Ministère s'était acharné sur lui.
Et pourtant, il souriait. Et il semblait en pleine santé. Un garçon sain, plein de vie.
- Harry Potter.
Voldemort détesta immédiatement le ton qu'avait pris sa voix. Il pouvait entendre l'inquiétude et l'interrogation dans ses propres mots alors qu'il aurait voulu être assuré et cruel.
Le sourire du jeune homme s'élargit, comme s'il savait quelque chose que lui ignorait.
- Tom.
Le sorcier noir le plus craint du monde magique se tendit à la mention du prénom qu'il détestait, lui rappelant l'orphelin malheureux qu'il avait été. Ses pupilles virèrent au rouge sang, et il crispa sa main décharnée sur sa baguette.
Malgré tout, Harry Potter était toujours aussi calme, jouant avec sa baguette, la tournant entre ses doigts d'un geste machinal. Comme si tout allait bien. Comme s'ils se rencontraient tous les jours.
Se redressant et s'éloignant un peu plus de son trône, Voldemort s'obligea à oublier ses inquiétudes.
- Tu sembles bien heureux pour quelqu'un qui vient de se jeter entre les crochets du serpent.
Harry gloussa à l'expression employée et il pencha légèrement la tête.
- Et bien, pourquoi ne serai-je pas heureux ? Après tout, c'est aujourd'hui que prendra fin la guerre, n'est-ce-pas ?
- Ainsi donc, c'est le jour où tu vas mourir, Harry Potter.
Mais le jeune homme haussa les épaules en souriant, pas du tout impressionné. Tous les yeux étaient fixés sur lui, et Voldemort leva sa baguette.
Cependant, il hésita un bref instant.
- Va tu me dire pourquoi tu sembles si joyeux ?
Harry gloussa de nouveau et ébouriffa ses cheveux, dévoilant un court instant la cicatrice sur son front.
- Et bien, mon cher Tom, tu as oublié un détail…
Tous les yeux étaient fixés sur Harry Potter. Voyant qu'il avait captivé l'auditoire, le jeune homme hocha la tête d'un air satisfait.
A cet instant, un rayon vert bien connu vint de derrière Voldemort et le toucha dans le dos. Le tuant sur le coup.
Severus Rogue, baguette levée, souriait férocement alors qu'il venait de tuer celui qu'il avait espionné toutes ces années.
Harry s'approcha du corps de Voldemort et se pencha au-dessus de lui.
- Vois-tu Tom, la prophétie peut être interprétée. Ainsi… en ordonnant que le professeur Rogue ne te tue, et bien… en quelque sorte, je provoque ta mort de ma main. Brillant non ? Et c'est une idée de Hermione. Mon amie née de moldue…
