Sincèrement désolée pour les problèmes d'édition, mon pc est capricieux, merci de vos retours, bonne lecture!
-Trèèèès drôle, Laurence !
Avec un sérieux qu'il ne lui connaissait pas, elle s'écarta de lui et retira le médaillon de son cou. Swan reconnut le médaillon que la mère d'Alice avait laissé à sa fille en l'abandonnant à l'orphelinat.
Swan l'arrêta d'un geste : non, c'est ce que tu as de plus cher au monde, tu dois le garder avec toi.
-Swan, ce que j'ai de plus cher c'est toi désormais. Et j'ai besoin de te le donner justement parce que c'est ce que j'avais de plus cher au monde avant toi. Tu me le rendras quand tu reviendras.
Elle accrocha le bijou autour de cou de Swan et parcourut délicatement la chaîne tout en caressant de façon sensuelle la poitrine de son amant.
-Prends cela comme la laisse que je te mets autour du cou pour me rappeler à ton bon souvenir.
Swan n'ignorait pas la gravité d'Alice derrière la plaisanterie.
-Mon ange, ton geste me touche et je sais tout ce que symbolise ce médaillon. Il l'embrassa passionnément pour la remercier de son attention. Son regard ne masquait ses craintes.
-Swan, notre histoire ça va te rendre fort et comme tu l'as dit donner un sens à ton action. Il est hors de question que tu ne reviennes pas sinon je viens à Berlin et je te casse la gueule, compris ?
-Alice, je souhaiterai que pour l'instant on garde notre histoire pour nous. Je ne veux pas faire de la peine à Marlène sans lui en avoir parlé moi-même. Promis ?
Laurence savait que les sentiments de Marlène pour lui avait évolué vers une amitié simple et sincère et que Glissant occupait ses pensées. Mais leur amitié méritait que Swan parle à Marlène.
-Promis, on lui parlera ensemble à ton retour.
-S'il te plait et pendant ce temps, fais attention et si tu peux éviter de faire tourner les têtes des comédiens et des guitaristes aux cheveux gras
Alice voyait dans la remarque de Swan, un soupçon de jalousie qui ne lui déplaisait pas. Elle entra dans le jeu pour faire marcher Laurence.
-C'est drôle que tu m'en parles mais j'avais l'intention de refaire un stage de théâtre. Grégoire me l'a proposé, ça serait sympa. Marlon devrait être là aussi.
Swan ne riait pas du tout et la colère commençait à lui monter à la tête.
Alice sourit et se positionna pour s'assoir sur Laurence : Alice, tu es à moi.
Alice savait qu'il ne fallait pas abuser de la jalousie de Laurence et ce n'était pas vraiment le moment.
-Swan, ici et maintenant je n'imagine pas les bras d'un autre que toi. C'est ta faute si ça a mis du temps.
Swan mis ses bras autour d'Alice pour la rapprocher de lui, sentir ses seins le touchaient et ressentir le désir montait à nouveau. Ils se donnèrent l'un à l'autre comme s'il n'y avait pas de lendemain.
Au petit matin, Alice se réveilla seul dans l'appartement de Laurence. Elle se rendit compte instantanément qu'il était parti par le silence qui régnait dans la pièce.
Sur la table basse du salon, elle trouva une clé et une lettre que lui avait laissé Laurence.
Alice, mon amour,
Il m'était impossible de te faire face ce matin pour te quitter. Ça aurait été au-dessus de mes forces et je n'aurai pu partir. Cette soirée m'a permis de faire connaissance avec la femme la plus belle, la plus dingue que j'ai jamais connue. Tu donnes un sens à un avenir que je voyais terne et fade. Tu es la couleur et le soleil qui embellissent désormais ma vie. Tu as fait de moi l'homme le plus heureux du monde et je reviendrai pour te dire tout haut ce que ces quelques mots me laissent penser de toi. Ton cadeau emporte avec moi la fougue et le désir que tes yeux et ton corps m'ont offert.
Je t'appartiens.
La signature était formée d'un « S » simple et élégant.
Des larmes coulaient sur le visage d'Alice prenant la portée du changement qui était entré dans leur vie. En avouant ses peurs, Swan avait donné à Alice le courage qui lui manquait pour dépasser les chamailleries coutumières et le profond amour qui les unissait.
Un post scriptum à la lettre précisait : tu trouveras la clé de l'appartement, fais-en bon usage.
Alice était touchée par cette attention qui donnait encore plus de sens à leur futur. Swan ouvrait les portes de son jardin secret. Un cadeau inestimable et une promesse.
Alice n'avait aucun intérêt à passer au commissariat mais ça n'aurait pas correspondu avec ses habitudes. Elle voulait passer voir Marlène pour voir comment elle prenait le départ de Laurence.
Alice trouva donc Marlène en larme consolée sans succès par Glissant.
-Oh Alice, tu ne sais pas la nouvelle, le commissaire est parti. Il a été réquisitionné par le gouvernement ou je ne sais quoi. OH la la la, je ne suis pas tranquille.
Glissant jeta un regard à Alice. En un instant il avait saisi qu'Alice en savait beaucoup ne serait ce que par le manque de surprise à la nouvelle mais également par le regard d'Alice. Elle savait. Alice lui fit signe de se taire. Glissant hocha de la tête.
-Oh tu connais Laurence, encore une nouvelle bizarrerie dans sa vie. Ne t'inquiète pas, ça nous fera des vacances d'éviter sa mauvaise humeur habituelle.
-Oh Alice et s'il lui arrive quelque chose.
Le cœur d'Alice loupa un battement à cette pensée qui ne la quitta depuis hier mais il fallait donner le change.
-Tu sais bien que s'il ne s'en sort pas, il nous appellera en renfort … détends toi. Glissant et elle passèrent un moment à la réconforter organisant un diner pour lui changer les idées.
Pendant ce temps-là, Laurence était dans le train pour Paris, Avant de se rendre en Allemagne, il devait prendre connaissance des réelles raisons qui l'envoyaient à Berlin.
Son fidèle ami Gilbert l'accueillit au siège des services de renseignements, le SDEC, avant de le conduire à son chef pour un exposé de la situation.
Les forces alliées de l'Ouest souhaitaient récupérer un chercheur allemand, Rainer Bayer, vivant à l'est du mur spécialisé dans la maîtrise de l'énergie nucléaire. La France voulait récupérer cet homme pour développer une version civile du nucléaire mais surtout connaître les acquis de l'URSS en la matière.
Il avait été mis à l'écart par les forces soviétiques pour pouvoir également bénéficier de ses compétences mais une partie de sa famille était en Allemagne Fédérale. Un de ses frères était militaire et en caserne à la prison de Spandau. De fait l'organisation de son passage à l'ouest reposait sur la prise d'informations auprès de cet homme. Il s'agissait de profiter de la nomination du représentant français à Spandau pour créer le contact.
De fait, l'expérience de Swan pendant la guerre prenait son sens d'autant qu'il maîtrisait les langues russes, anglaises et allemandes pratiquées dans le secteur.
Dans la mesure où la fiabilité du frère n'était pas sûre et sérieuse, il s'agissait de mettre en place une opération rapide et courte et éloigner rapidement les émissaires français. Il fallait régler l'affaire en moins de deux mois.
Deux mois, une éternité pour Laurence. Mais le sujet était vital pour les intérêts français. Il partir donc l'après-midi même à Berlin pour prendre ses fonctions. Gilbert serait présent à Berlin ouest en appui mais sans pouvoir accompagner au plus près Laurence.
Les premiers jours consistèrent à prendre ses marques dans ses fonctions à la prison de Spandau comme prévu. Ce temps lui permit de surveiller le frère du chercheur et vérifier sa situation à la prison et en dehors. Gilbert avait en charge cette logistique.
Une première prise de contact s'organisa dans la 2ème semaine. Les deux frères échangeaient régulièrement par l'intermédiaire de lettres codées qu'ils s'envoyaient.
Il fut décidé de profiter d'une cérémonie de commémoration autour de Checkpoint Charlie pour tenter l'exfiltration du chercheur.
