très sincèrement désolée pour les problèmes d'édition, bonne lecture, merci de vos retours.

Place à la suite!

Marlène prit connaissance de la lettre et eut la même réaction qu'Alice concernant la situation de Laurence.

-Alice il faut que tu contactes Gilbert

-J'en avais l'intention mais….

Une nouvelle fois, on faisait retentir la sonnette à l'entrée.

Aliice et Marlène se regardèrent sans bouger jusqu'à ce que l'on frappe à la porte.

Alice regarda par le judas de la porte et ouvrit avec violence

-Gilbert qu'est-ce que vous faîtes là !

-Je viens vous remettre un… il s'interrompit en voyant Marlène, Bonsoir Marlène comment allez-vous ?

-Comment va le commissaire attaqua Marlène.

Ah, je vois que vous êtes au courant. Alice lui montra la lettre et les informations recueillies dedans.

-Dîner en ville c'est quoi ?

-Vous connaissez le code interrogea Gilbert.

-Pas vraiment mais Laurence m'a fait comprendre que dans la Résistance les phrases anodines et hors contexte ont du sens.

-Tout d'abord sachez que Laurence va bien mais sa mission est plus complexe que prévue. Il a été obligé de revoir quelques détails mais je ne peux vous en parler.

Alice et Marlène étaient soulagées de ces informations. Marlène appela Tim pour qu'il vienne la chercher et elle quitta l'appartement un quart d'heure plus tard.

-Bon c'est quoi les détails qui ont changé ?

-Swan m'a indiqué que vous aviez les grandes lignes de sa mission. LA nouveauté c'est qu'il est en ce moment en URSS.

-Quoi ? Mais c'est quoi cette histoire…

-Bayer souhaite que sa femme et ses enfants l'accompagnent. Donc il a fallu aller les chercher à Leningrad (Saint Pétersbourg). Je ne peux pas vous en dire plus.

Gilbert attendait une réaction d'Alice mais qui ne vint pas. Il en profita pour conclure sa conversation

-Swan a déjà fait ce genre de mission vous savez, il connait la langue et il maîtrise l'environnement, dans quelques jours il devrait pouvoir rentrer à Berlin Ouest.

Gilbert se levait pour partir et tendit un paquet à Alice.

-Swan m'a demandé de vous donner cela. C'est sans filtre.

Sans filtre, c'est-à-dire non revu par la censure ou le gouvernement.

-Alice, vous avez donné à Laurence, une vraie envie de revenir. Quand il m'a parlé de vous, il n'y avait aucun doute là-dessous. Gilbert voulait faire comprendre à Alice qu'il savait pour leur relation. Si vous voulez parler, contactez-moi. Bonsoir Alice.

Gilbert quitta l'appartement sans qu'Alice ne le raccompagne, subjuguée par le paquet que Gilbert venait de lui donner.

Elle ouvrir le paquet et trouva des Poupées Russes dans lesquelles elle découvrit une lettre et un minuscule paquet.

Elle l'ouvrit pour trouver son médaillon. Alice fondit en larme en voyant qu'il lui renvoyait son présent. Imaginez Laurence traverser l'URSS sans être protéger par son Talisman, n'était signe que de mauvais présages… Elle finit par lire la lettre de Swan

Mon amour,

Je compte les jours qui m'ont séparé de toi et le temps me ramenant vers toi.

Si tu lis cette lettre, c'est que Gilbert t'aura expliqué quelque changement dans mon emploi du temps. Je sais que tu t'inquiètes mais tu es ma raison de rentrer sain et sauf et je ne me risquerai pas à faire l'imbécile et à me comporter comme le pignouf que tu connais.

Je ne pouvais pas refuser de partir pour cette mission même si à tes yeux tu ne comprends pas mes motivations. J'ai besoin d'être une dernière fois utile pour ma patrie. J'aurai une fois pour toute respecter mes engagements et ça je sais que tu comprends combien c'est important pour moi.

Chaque fois que mes yeux se ferment c'est pour revivre notre soirée ensemble. Je te revois dans mes bras, être audacieuse, sensuelle, si féminine. Tes yeux, tes mains, ton corps sont si présents dans mes rêves qu'ils m'ont rendu plus vivant que je ne l'ai jamais été. Tu m'as fait naître ce soir là et je veux être à la hauteur de la femme que tu es.

Il faut que tu sois forte mais je ne doute pas de ta détermination à continuer à montrer quelle femme intelligente et courageuse tu es. Je suis tellement heureux que tu m'aies choisi. Ton regard m'éblouit et rien n'y personne ne me séparera de toi.

Je te promets de rentrer et de ne plus jamais te quitter. Je t'appartiens.

En attendant le moment où nous nous retrouverons, je t'envoie tout mon amour et mon envie de toi.

Je t'appartiens à jamais,

Signé S

Emue aux larmes, Alice ressentait une grande inquiétude pour la sécurité de Laurence. Exprimé ses sentiments aussi clairement, ça ne correspondait pas au Laurence qu'elle connaissait. Elle était tellement bouleversée par cette déclaration qu'elle n'en pouvait plus de végéter loin de lui sans pouvoir l'aider.

Elle passe toute la nuit à chercher un moyen de le rejoindre à Berlin déterminée à le faire sortir de ce merdier.

N'y tenant plus, elle se décida à appeler Gilbert au matin.

En attendant elle avait besoin de concentrer son esprit. Tournant et retournant dans son lit, elle n'y tint plus et se leva pour aller dans la salle à manger. Elle prit quelques feuilles de papier et se mit à écrire une lettre à Swan. Son esprit se tendait vers Laurence mais elle avait du mal à écrire l'ensemble des émotions qui la traversait.

Elle avait fini par noircir une dizaine de pages d'une traite. Ecrire ses sentiments l'avaient apaisée, avait renforcé son idée de rejoindre Laurence et surtout avait matérialisé par des mots ce qu'elle avait toujours voulu dire à Laurence de ce qu'il était pour elle, dans les moments de colère, de tristesse, d'admiration et de fierté. Comme elle lui avait dit, elle l'avait rendu meilleur, si la vie avait mis face à Alice drame et tragédie, une détermination en avait germé. Cette détermination c'est Laurence qui l'avait canalisé qui l'avait transformé pour en faire un esprit intelligent et brillant sachant dépasser son impulsivité en une brillante journaliste. Qu'importe l'avenir, pour cela, elle vouait une reconnaissance éternelle à Laurence.

Une fois apprêtée, elle prit contact avec Gilbert. Ils se retrouvèrent au bistrot proche de la Voix du Nord.