Hello tout le monde! Oui bon je sais que c'est tout ou rien, mais en ce moment j'ai assez de temps et d'avance pour publier à fond donc j'en profite XD J'espère que ce chapitre (un peu court certes) vous plaira! Sur ce, bonne lecture! - Summer


CHAPITRE 6 :

Pepper :

Maria était partie depuis plus d'une heure désormais. L'un de ses collègues l'avait appelée pour lui indiquer qu'il y avait du nouveau sur l'affaire, et, s'abstenant de lui dire où elle se trouvait et avec qui, elle lui avait indiqué qu'elle arrivait sur le champ. Pour ma part, je priais pour qu'elle ne nous apporte pas de mauvaises nouvelles. Je tenais plus que tout à sauver ma fille, et je ne supporterais pas qu'il lui arrive malheur. Encore.

Wanda avait accepté notre proposition, à Tony et à moi, de rester à la tour en attendant qu'ils puissent agir. Que nous puissions agir. Il s'agissait de ma fille, il n'était pas question qu'on me mette à l'écart, cette fois. Peut-être que je ne serais pas très utile sur le terrain… mais je devais faire quelque-chose. N'importe quoi. Me sentir utile, faire tout mon possible pour la sauver. Sans quoi j'allais finir par en être malade.

Wanda était en train de s'installer dans l'ancienne chambre d'Emy, qui était inoccupée depuis plus de deux ans. Ce n'était pas grave. Elle m'avait demandé si cela ne me dérangeait vraiment pas qu'elle s'installe là, mais la vérité c'était que j'avais cruellement besoin que quelqu'un habite cette pièce à nouveau. J'en avais plus qu'assez d'en ouvrir la porte, irrésistiblement, plus d'une fois par semaine, d'en faire le tour pour me décider à vider les étagères, à décrocher les posters… sans pouvoir m'y résoudre. Il fallait que cela cesse. Que j'aille de l'avant. Et que j'arrête de m'écorcher le cœur en pensant à tout ce que j'avais perdu. Car bientôt je retrouverai l'une de mes filles. Je voulais m'en convaincre.

J'allais retrouver ma Leyna. Et, qui savait… si Leyna revenait, alors peut-être qu'Emy…

Bon sang. Si seulement j'avais su où elle se trouvait. Si j'avais pu avoir ne serait-ce qu'un simple numéro de téléphone, ou une adresse mail, pour lui dire… la prévenir…

Mais cela ne servait à rien de regretter. Emy avait disparu, et avait tout fait pour que nous ne la retrouvions jamais.

« Pepper ? ».

Je sursautai, et levai les yeux vers Wanda, qui se tenait à l'entrée du salon, avec l'air de se demander si elle pouvait faire un pas plus avant.

Je lui souris, et refoulai les larmes qui menaçaient encore une fois de couler. Il fallait que je sois forte.

« Tu es bien installée ? lui demandai-je.

-Oui, ne vous en faites pas pour moi, me répondit Wanda avec un mince sourire. Je me demandais si Maria était revenue…

-Non, lui répondis-je. Ne t'en fais pas, je te préviendrai dès que nous aurons des nouvelles. Euh… Tony et Rhodes sont partis faire un tour, et Peter… je crois qu'il est allé trouver un ami à lui. Ned…

-Il pourrait nous aider à retrouver Pietro et Leyna ? devina Wanda.

-Il a de très bonnes compétences en informatique, qui pourraient nous être utiles, confirmai-je. Et Tony ne pouvait pas vraiment refuser que Peter le mette au courant… Peter et Ned étaient les meilleurs amis des filles, ils ont beaucoup souffert de la mort de Leyna et du départ d'Emy.

-Ce garçon sera sans doute heureux de pouvoir apporter son aide, répondit Wanda. Et toute aide sera la bienvenue ».

Wanda planta son regard dans le mien, et je compris qu'elle avait deviné ce qui m'inquiétait. Que j'avais peur de ne pas savoir me rendre utile pour ma fille. Et en quelques mots, elle me retira un énorme poids de la poitrine. Car je compris que même si je ne savais pas vraiment quoi faire, je pourrais toujours me rendre utile, de quelque manière que ce soit. Rien que le fait qu'ils puissent compter sur moi, ça signifiait déjà beaucoup pour eux. Et évidemment qu'ils pouvaient compter sur moi. Car désormais, rien n'importait plus au monde pour moi que de retrouver ma fille.

« Ca doit te faire bizarre, tout ça, soupirai-je avant de me laisser tomber sur l'un des tabourets du bar. Apprendre que ton frère est vivant, deux ans après sa mort… au départ, je n'y ai pas cru. Je n'ai pas osé y croire.

-Moi non plus, me confia Wanda. Quand Steve m'a montré la photo… en fait, j'avais déjà compris ce qu'il allait me dire, je l'avais ressenti. Mais pour moi… c'était tellement impossible que même en voyant le visage de mon frère se dessiner sur la photo de la caméra de surveillance, je n'y ai pas cru. Il a fallu que j'entende Maria Hill nous dire que les tombes étaient vides pour… enfin… aujourd'hui encore je me demande s'il ne s'agit pas d'une énorme blague.

-Je comprends, lui dis-je.

-Je ne pourrais y croire que lorsque je l'aurais vu de mes propres yeux. Pas avant ».

Evidemment que je la comprenais. J'étais dans le même cas, à la fois tellement heureuse d'apprendre que ma fille était en vie… et terrifiée à l'idée qu'on puisse m'annoncer, d'une seconde à l'autre, qu'il s'agissait d'une erreur. Je ne m'en remettrais pas. Ce serait comme la perdre une deuxième fois.

Wanda sembla deviner ma crainte, étant donné qu'elle s'approcha de moi et prit mes mains dans les siennes.

« On va les ramener, me promit-elle. On va y arriver. On va les retrouver ».

Et en cet instant, j'aurais tellement aimé être aussi sûre de moi qu'elle semblait l'être. J'aurais tellement aimé croire à la sincérité qui semblait poindre dans sa voix, alors qu'en réalité j'étais plongée en plein doute. Tout en ayant une certitude, une seule : si nous n'y parvenions pas, je pourrais bien en mourir.


Peter :

Je garai ma motocyclette en bas de l'immeuble dans lequel habitait Ned. Je ne m'attendais pas à arriver aussi vite, et pour tout dire ce trajet ne m'avait pas beaucoup aidé à réfléchir à la manière dont je devais aborder le sujet avec mon ami, parce que chaque fois que j'avais essayé de trouver une alternative j'avais manqué de m'envoyer dans le décor. Est-ce que c'était un bon ou un mauvais signe ? … Disons un signe neutre, c'était un peu plus rassurant.

Ce qui n'était pas rassurant, en revanche, c'était que je ne savais toujours pas ce que j'allais dire à Ned, et désormais je me trouvais dans l'ascenseur, en route pour le troisième étage, et la porte de son appartement était celle qui se trouvait juste en face de l'ascenseur. Donc je n'avais plus beaucoup de temps, et je me voyais mal rester planté comme une souche sur son palier pendant des heures, quelqu'un finirait sans doute par trouver ça suspect, et par le prévenir, ou pire, par appeler la police. Non, je ne voulais surtout pas finir au commissariat, merci, mais si quelque divinité ou je ne sais trop quoi pouvait m'envoyer un signe providentiel ou une quelconque manière d'annoncer à mon meilleur ami que Leyna était vivante, j'aurais été plus que reconnaissant !

Eh voilà. Ce que je redoutais. J'étais planté devant sa porte, le doigt à quelques millimètres de la sonnette, et refusant catégoriquement d'appuyer dessus. Bon sang, mais comment est-ce que j'allais pouvoir lui dire ça ? Et comment allait-il réagir ? Il allait m'en vouloir. C'était certain. Me demander pourquoi j'avais attendu près d'une semaine pour lui dire ça. Alors qu'il avait au moins autant le droit que moi de savoir. Et je ne pourrais pas lui en vouloir de m'en vouloir, alors que moi-même je m'en voulais de lui donner raison de m'en vouloir. … J'étais vraiment en train de me torturer l'esprit, là. J'arrivais même plus à avoir un flot de pensées cohérentes. Il valait mieux que je sonne, que je lui balance de but en blanc ce que j'avais à lui dire et… non. Pas de but en blanc quand même. Il allait faire un malaise. Un arrêt cardiaque. Ou sauter de la fenêtre, un truc bien débile, mais totalement compréhensible vu ce qui allait lui tomber dessus…

Je sursautai en entendant le bruit de sonnette. Oh non c'était pas vrai, j'avais appuyé dessus par accident ! Non ! Pardon ! Oubliez-moi ! Je ne suis pas là, je…

Pourquoi personne ne répondait ? … Y'avait personne ?

« Ned ? criai-je en me collant au panneau de la porte. T'es là ? ».

Toujours ce silence. Pesant. Trop pesant. Alors je commençai à me monter un scénario de folie dans ma tête. Et si Leyna avait gardé un vague souvenir de sa vie d'avant ? Genre elle se souvenait de nous mais elle pensait qu'on était ses pires ennemis ? HYDRA en était capable. Tous des tordus, là-bas. Mais admettons qu'elle se soit souvenue de Ned, et qu'elle ait deviné ou que ses patrons lui aient mis en tête qu'il pourrait bien nous être utile si on voulait interférer dans sa mission… Oh bon sang, et si Leyna avait enlevé Ned ?! Ou pire… et si elle l'avait étripé comme les types qui bossaient pour le gouvernement ?!

Non. Non, bien sûr que non… calme, Peter. Calme. Tout ça, c'était dans ma tête, parce que j'étais hyper stressé, parce que je savais pas du tout comment aborder la situation et que…

« Ouais, euh, entre ! ».

J'eus l'impression que le poids de l'univers se retirait soudainement de ma cage thoracique. J'avais bien reconnue la voix de Ned. Il avait certainement son casque vissé sur les oreilles avec le volume à fond, c'était tout… et c'était quoi ce « euh » ?

« Ned ? bredouillai-je en poussant lentement la porte, qui tourna naturellement sur ses gonds. Ça va, mec ? ».

Aucune réponse. Encore. Ca commençait à devenir un poil agaçant. S'il savait que j'étais là, pourquoi remettre son casque alors qu'il savait qu'il ne m'entendrait pas parler ? C'était quand même un monde, ça ! Et plus que tout… ce n'était pas du tout le genre de comportement habituel que Ned était censé avoir.

Je sentis mon cœur se serrer en entendant un vague bruit de fond. C'était un bruit de fond produit par une télévision, ou encore… par un jeu vidéo. Le genre de jeux vidéos auxquels Ned adorait jouer à longueur de journée, ou plutôt adorerait jouer à longueur de journée si on avait pas un semblant de vie en dehors de ça…

Mais cela me confirma une chose qui me fit froid dans le dos : qu'il s'agisse de la télé ou d'un jeu vidéo sur l'ordi… ce son signifiait tout simplement que Ned n'avait pas son casque vissé sur ses oreilles.

« Ned ? », répétai-je, incertain, relevant mes manches, prêt à lancer ma toile sur le premier intrus qui se présenterait à moi.

Je remarquai assez rapidement que le son en sourdine provenait de la chambre de mon ami, dont la porte était entr'ouverte comme pour m'inviter à entrer. Mais… et si c'était un piège, hein ? Et si en fait quelqu'un s'était introduit dans l'appartement, avait imité la voix de Ned ou avait forcé Ned à m'appeler pour m'inviter à entrer, et maintenant essayait de m'attirer à l'intérieur de la chambre par le mécanisme tout simple de la porte entr'ouverte, juste pour me sauter dessus par derrière, et m'assommer, ou me couvrir la tête d'un sac, et me kidnapper ?

Plus le temps de me poser des questions. J'étais devant la porte. Je n'avais que deux options : soit pousser la porte et me confronter à ce qui se trouvait derrière, soit faire volte-face, m'enfuir en courant, et appeler le SAMU, ou la police, ou l'armée, ou Mr Stark à la rescousse.

Je décidai de prendre mon courage à deux mains, et après un instant d'hésitation qui me sembla durer une éternité, je poussai la porte du bout de l'index, et cette dernière pivota silencieusement pour me révéler… nul autre que Ned, qui était assis sur sa chaise de bureau et tourné face à moi, son ordinateur allumé dans son dos.

Je soupirai, et remarquai à peine (ou n'osai remarquer) qu'il avait l'air légèrement plus pâle que d'habitude.

« Sérieux, mec, lançai-je en faisant deux pas dans la chambre avant de pousser la porte derrière moi. Tu pourrais répondre quand je t'appelle ! T'as décidé de me flanquer la frousse de ma vie ? C'est pas le moment, si tu savais qui on essaie de pister en ce moment…

-Il sait, intervint une voix dans mon dos, qui me fit hérisser les cheveux sur la nuque. Et je pense qu'il retrouvera assez rapidement sa capacité à parler, mais en attendant, Peter Parker… j'aurais deux ou trois mots à te dire ».