Chapitre 2 : Brûlure (LeaKai)
Dans l'atmosphère boisée d'une forêt aux couleurs crépusculaires, une fine silhouette recouverte d'une cape rouge déambulait entre les arbres. Son visage mystérieux se cachait sous une capuche. Elle semblait fuir quelque chose. La panique se faisait ressentir dans sa démarche quelque peu maladroite. Le bruit d'une branche qu'on écrase la fit se retourner brusquement. Effrayée, elle grimpa à un arbre, tout en agilité, pour se cacher entre les feuilles. Elle ne parvenait pas à contrôler sa respiration erratique. Ses pulsations rapides lui faisaient mal, à cogner contre sa cage thoracique. Aux aguets, elle crut distinguer une odeur de feuille brûlée à sa droite, et un ricanement à sa gauche, la désorientant totalement. Ses jambes tremblaient. Elle devait fuir plus loin encore. En voulant grimper davantage, son pied glissa sur le tronc et elle chuta. Elle se retint comme elle put à l'arbre. Ses ongles s'enfonçaient dans l'écorce pour se ralentir, ses bras se resserrant autour du bois jusqu'à s'arrêter à proximité du sol. La fuyarde soupira de soulagement lorsqu'elle sentit quelqu'un l'attraper par la taille. Elle cria de surprise et lâcha prise sur le tronc.
− Je crois bien que j'ai attrapé ma proie.
Le timbre espiègle aggrava son angoisse. Elle avait perdu, mais elle tenta quand même de se débattre pour échapper à la prise ferme de son assaillant.
− Tu ne m'échapperas pas, petit chaperon rouge. Je t'emmène dans ma cachette pour te dévorer, dit-il en la calant sur son épaule comme un sac à patate.
− Laisse-moi, Loup. Tu ne peux pas faire de moi ce que tu veux.
− Bientôt, c'est toi qui me supplieras de te garder. Je sais très bien séduire mes proies.
Le dénommé Loup caressa les jambes exposées de sa victime qui se raidit. Comment de simples attouchements pouvaient la faire frétiller de la sorte ? L'enfoiré ne se trompait pas. Elle était à présent complétement hypnotisée, soumise bien malgré elle. Elle ne tentait plus de s'échapper. Elle était piégée et il le savait. Ravi de son effet, il continua ses cajoleries sur les mollets, l'arrières des genoux, les cuisses tellement attirantes, probablement délicieuses, remontant jusque sous sa jupe.
− Aaah, lâche-moi, gémit la captive.
Elle resserra ses cuisses pour empêcher l'accès à son sanctuaire interdit qui avait déjà commencé à vibrer. Ils n'avaient encore rien commencé et son corps entrait déjà en ébullition. Même sans se voir, elle imaginait ses joues colorées, son visage rougi par la chaleur interne qui se diffusait en elle.
− Pourquoi donc ? Tu as l'air d'apprécier. Laisse-toi donc aller, ma très chère Kairi.
La jeune fille n'aurait jamais cru cela possible encore un an auparavant. Elle avait été très amoureuse Sora pendant un long moment. Si on lui avait dit qu'aujourd'hui, son cœur battrait pour l'homme qui était en train de la porter. Ses sentiments pour leur héros se résumaient à un béguin d'adolescente pour le gentil garçon de leur île. Mais Sora avait grandi, et il n'y avait rien d'étonnant qu'il se retrouve mieux avec Riku avec qui il avait partagé tant de choses. La relation brûlante qu'ils entretenaient la rendait envieuse. Et surtout, elle se sentait mise à l'écart, à juste titre. Les deux garçons s'étaient perdus et retrouvés tant de fois. Elle comprenait qu'ils aient ce besoin de proximité et d'intimité. Le problème, c'est qu'à leurs yeux, elle était restée la petite princesse qui reste en arrière, alors qu'elle avait aussi évolué de son côté. Ce n'est pas pour rien qu'elle avait décidé de rejoindre les guerriers de la lumière. En elle brûlait également cette flamme.
Avec Lea, tout avait été différent. Ses sentiments pour lui n'avait pas été si évident. Bien plus âgé qu'elle, Kairi se demandait encore à quel moment son cœur avait changé d'orientation.
Contrairement à ses amis qui la surprotégeaient, Lea l'avait toujours élevée. Il avait réveillé la guerrière en elle, attisé la flamme de sa détermination. Dès le début, il la voyait réussir, alors que d'autres semblaient surpris de son choix. Elle se sentait plus forte et plus confiante en sa présence. Et puis, Lea était sympathique, facile à vivre, bien plus soucieux qu'il n'en laisse paraître derrière sa démarche nonchalante. Le temps qu'ils avaient passé ensemble à s'entraîner loin de ses proches ne lui avait pas paru si long. Cet interlude dans sa vie avait été capital. Elle avait contribué à les rapprocher.
Maintenant, ils combattaient souvent en binôme. Il n'était pas rare que Yen Sid leur confie des missions ensemble. Elle préférait cela à un Sora fonceur qui ne lui laissait pas la possibilité de se démarquer, de progresser. Sora était bien gentil, mais à vouloir tout faire, il lui faisait de l'ombre. A l'inverse, avec Lea, elle dirigeait généralement les opérations. Son partenaire était le plus souvent démotivé, pressé d'en finir pour déguster une glace. Elle le trouvait si drôle, et elle s'enthousiasmait toujours lorsqu'on lui apprenait qu'elle partait en mission avec lui, car elle savait qu'elle allait passer un bon moment.
Lea se trouvait aussi être un compagnon réconfortant. Heureusement qu'il avait été là lors de la disparition de Sora. Lui qui avait connu une situation similaire, impuissant face à la destruction de ses meilleurs amis, il la comprenait mieux que quiconque. Elle était dévastée, inconsolable, et personne ne savait comment l'aborder, pas même Riku qui n'en menait pas large non plus. Son ami s'était d'ailleurs isolé le temps de digérer la nouvelle, probablement pour pleurer lui aussi. Lea s'était finalement décidé à venir la rejoindre sur l'arbre Paopu. Il avait passé son bras autour de ses épaules pour la rapprocher de lui et il lui avait embrassée le haut du crâne. Kairi s'était laissée faire, léthargique, du moins jusqu'à entendre ces mots : « Je suis content de te revoir saine et sauve ». Puis elle avait explosé, fondu en larme, tout en s'accrochant fortement aux vêtements de Lea. Elle s'excusait encore et encore, mais Lea ne cessait de répétait qu'il était content qu'elle soit là, lui ôtant un peu de sa culpabilité.
Au départ, ses sentiments pour Lea ressemblaient à un crépitement. Une faible clarté qui vous réchauffe, stable et fragile. Tout cela lui parut bientôt insuffisant. Elle devait y ajouter quelque chose pour enflammer cette braise. Plus de renconte, plus de discussion, elle eut subitement le désir ardent de se retrouver bien plus souvent en sa compagnie. Elle avait repris son entraînement avec Aqua, mais malgré des conseils plus pertinents et un bien meilleur encadrement, Kairi préférait largement le temps où elle avait été seule avec Lea. Sa personnalité joviale et attirante, son honnêteté et son sourire, tout cela lui manquait affreusement. Elle y pensait de plus en plus souvent. Elle n'avait pas mis longtemps à comprendre les messages de son cœur, de même que ceux de son corps qui semblait s'éveiller. Ses lectures changèrent, de même que ses activités nocturnes. Elle étouffait le nom de Lea dans ses oreillers pendant qu'elle se caressait le clitoris. Avec Sora, elle n'avait même jamais songé à se toucher. Elle était tombée amoureuse sans même sans rendre compte.
Kairi dut prendre le temps pour le séduire. Lea n'était pas spécialement chaud à l'idée d'entamer une relation avec elle. Bien sûr qu'il la trouvait attirante, mais il craignait que leur différence d'âge ne soit un problème. A long terme, il se persuadait que Kairi préférerait fréquenter un garçon de son âge. Elle dut insister pour lui communiquer ses sentiments. Elle était revenue à la charge de nombreuses fois. Elle n'abandonnait pas tant qu'il ne la repoussait pas complètement. Un jour, Isa lui confia que Lea pensait souvent à elle, et cela la motiva davantage.
Ils avaient commencé à sortir ensemble il y a six mois. Là encore, Kairi dut faire le premier pas, lui faire comprendre qu'elle n'était plus une enfant, qu'elle avait envie de se connecter physiquement à lui. Au début, elle guidait les mains de Lea sur son entrejambe. Maintenant, ils se rencontraient régulièrement pour faire l'amour, mais son compagnon semblait encore quelque peu hésitant. Pourtant, Kairi ne demandait qu'à se brûler. Le sourire malicieux et le timbre rieur de Lea l'exaltaient. Elle ne contrôlait plus les réactions de son corps en sa présence. N'était-ce pas la preuve qu'elle l'aimait toujours plus à chaque rencontre ?
Lea la porta à travers la forêt de la cité du crépuscule pour la mener jusqu'à l'intérieur du manoir. Ce lieu avait été temporairement leur foyer et une pièce avait été emménagée en chambre. Maintenant, Lea et ses trois autres amis, Roxas, Xion et Isa, vivaient ensemble, telle une famille, plus proche de la ville. La vaste demeure abandonnée était restée le lieu pour leur étreinte. Ils préféraient s'isoler, même si tous leurs amis, les guerriers de la lumière, étaient au courant pour leur relation. Même Sora et Riku, malgré leur réticence à accepter complètement cette liaison.
Il la déposa sur un lit et vint s'installer au-dessus d'elle, sans non plus s'allonger et l'écraser. Il n'avait pourtant pas un poids imposant. C'est juste qu'il n'osait pas encore se montrer trop présomptueux. Kairi souhaitait néanmoins qu'il se blotisse contre elle. Que ce corps long et svelte la recouvre entièrement et la réchauffe. Encore une fois, elle sut qu'elle devrait forcer la porte pour mener à bien leur connexion. Que doit-elle donc faire pour lui faire comprendre combien elle tenait à lui, combien elle l'aimait et voulait le sentir ?
− Lea, dit-elle à voix basse. Je veux que tu m'embrasses.
Lea, c'était son nom. Elle refusait désormais de l'appeler Axel comme il le lui avait pourtant demandée juste avant que ne débute la bataille contre Xehanort. Plus que deux personnes l'appelaient ainsi. Il s'agissait bien évidemment de Roxas et Xion. Kairi avait compris lorsqu'elle avait rencontré la brune. Lea voyait son amie disparue à travers elle, et il avait espéré que se faire appeler Axel l'aiderait à se souvenir. Seulement Kairi n'était pas une amie. Elle était sa compagne, son amante, celle de l'homme, celle de Lea. C'était sous cette identité qu'elle avait commencé à le connaître, à lui faire confiance, à découvrir une autre personne, une personne assurément belle.
Lea caressa ses cheveux d'une main et se pencha pour venir sceller leurs lèvres. Kairi ferma les yeux pour savourer le baiser. Le frisson dans son corps l'électrisa et elle s'arqua, faisant toucher ses hanches avec celles de son partenaire.
− Tu veux aller bien trop vite, petit chaperon rouge. Tu es censée vouloir sauver ta vie.
Il parlait sérieusement. Ce timbre la stimula encore plus.
− Oh Loup, tu sais pourtant que je ne suis pas une fille sage, dit-elle en posant ses paumes sur les joues de son compagnon. Embrasse-moi encore.
Le deuxième baiser fut plus fougueux, plus profond. Leurs lèvres s'exploraient et leur langue se rencontrèrent, se frottant l'une à l'autre. Les frissons de Kairi s'intensifièrent et elle décida de venir elle-même au contact de son amant. D'un geste souple, elle enroula ses deux jambes autour des hanches de l'homme sur elle et vint se coller à lui tel un koala sur une branche. Elle sentit l'érection naissante. Immédiatement, son vagin se contracta. Il appelait ce membre, demandait à être visité.
− Putain Kairi, gémit Lea qui enfouit son visage dans le cou de la demoiselle.
Toujours fermement accrochée, Kairi chuchota à son oreille.
− Touche-moi, Lea.
Elle était excitée et impatiente. Leur petite simulation dans le bois avait déjà bien échauffé ses sens. Il leur arrivait souvent de faire ce genre de jeu. La peur de se faire attraper, incarner le rôle d'une jeune personne soumise à son prédateur. Kairi aimait tellement jouer ce rôle.
Lea se redressa dans le lit pour se mettre à genoux, entrainant sa captive qui restait soudée à lui. Bien installée sur ses genoux, Lea l'embrassa encore. Il dénoua sa cape puis entreprit de déboucler la ceinture de sa robe, desserrant ainsi sa taille. Il pouvait maintenant passer ses mains sous son vêtement, caresser ses cuisses, pincer un peu ses aines avant de remonter sur ses hanches. Il relevait sa robe à mesure qu'il explorait ses courbes féminines. Fébrile, Kairi rompit leur baiser pour passer sa robe par-dessus sa tête, se montrant en sous-vêtement face à lui. Lea était toujours ébloui par la beauté de cette jeune fille. Elle dégrafa son soutien-gorge blanc qu'elle retira également. Ses mamelons rosés se présentèrent à lui, déjà dressés. Satisfaite de subjuguer ainsi son partenaire, Kairi se laissa tomber en arrière sur le lit, dos au matelas. Elle se présentait buste nu juste sous les yeux admiratifs de son amant qui ne cessait de la détailler, pantois et tétanisé par ces courbes exquises.
− Tu aimes ce que tu vois ? demanda-t'elle.
Clairement elle l'allumait, souhaitant accélérer les choses. Kairi prit l'une de ses mains et vint entrelacer ses doigts avec ceux de Lea. Les deux amants se fixèrent pendant plusieurs secondes. Ils s'échangeaient un regard braisé, chargé d'envie et de cette autre chose qui les rapprochait toujours un peu plus. Cette chose que Lea refusait d'accepter. Il n'avait jusqu'alors pas cru à cette relation. Mais il se sentait toujours plus attiré par Kairi à chacune de leur rencontre. Il était témoin de sa transformation. Sa belle devenait une femme sous ses caresses, appétissante et désirable. De plus en plus entreprenante, il avait bien du mal à lui résister. Pourquoi lui ? Elle était splendide, et ce n'était pas juste cette poitrine divine et cette taille parfaite. Kairi était juste une belle personne, généreuse et courageuse, et c'était lui qu'elle avait choisi. Lui qui n'avait pas toujours été un enfant de cœur.
− Lea. J'ai froid
L'une de leur main était toujours liée. Lea se servit de l'autre pour venir caresser les mèches rougeoyantes de sa compagne. Ses doigts peignaient légèrement ses cheveux puis passèrent tendrement sur sa joue. Il descendit dans son cou et sa clavicule. Son simple index poursuivit son chemin, passant entre les deux seins et sillonnant le ventre jusqu'à arriver devant l'entrée de sa culotte.
− Lea, par pitié, continue.
Cette voix mielleuse qui susurrait son nom. Ce regard suppliant et chargé d'adoration l'envoutait. Lea sentit sa poitrine se réchauffer, et ses yeux s'humidifièrent de quelques larmes. Dans ces iris bleu océan, il pouvait y lire tout l'amour qu'elle lui portait, tous ces sentiments qu'il ne voulait pas croire. Pourquoi les niait-il, alors que ça faisait des semaines que Kairi le charmait ouvertement ? Serait-il un enfant capricieux qui ne sait pas profiter de ce que la vie lui offre ? Oubliant ses doutes, Lea se sentait aimé et cette révélation emballa davantage son désir. Il voulait cette femme, pour lui et lui seul.
− Kairi. Putain, je t'aime Kairi, et je vais t'honorer. Prépare-toi parce que je vais t'incendier et je n'arrêterai pas.
− Lea ?
− Je t'aime. Je t'aime Kairi.
C'était la première fois qu'il lui parlait de la sorte, qu'il énonçait clairement ses sentiments à voix haute. Le cœur de Kairi s'emballa. Elle n'avait jamais été aussi heureuse qu'en cet instant. Avec cet aveu, elle avait l'impression que leur romance pouvait enfin démarrer pour de vrai. Le début de leur relation sonnait tellement faux, seulement dicté par une sorte d'attirance entre deux jeunes gens qui se plaisaient.
− Je ne peux pas résister quand tu me lances un regard aussi brûlant, reprit-il tandis qu'il déboutonnait sa chemise. J'ai tellement envie de toi, Kairi.
− Moi aussi Lea. Je t'en supplie, fais-moi l'amour.
− Bien sûr, ma chérie.
Sa répartie aussi venait de changer. Jusqu'à maintenant, Lea répondait à ses demandes par un « A tes ordres, princesse ». En dehors des simulations, cette appellation mettait comme une distance entre eux. A cet instant, Lea ne la considérait plus comme une personne majestueuse, mais bien comme son égal, sa compagne. Les manières s'étaient envolées. Le regard fiévreux n'était plus dissimulé. Lea allait faire l'amour à la femme qu'il aime, non à une princesse qu'il respecte.
Kairi sentit des fourmillements dans son entrejambe. Ces simples paroles avaient suffi à l'émoustiller, l'exciter. Elle se sentait déjà humide dans sa culotte.
Lea venait de retirer sa veste et son chemisier. Il se pencha pour recouvrir le corps de sa partenaire, cette fois sans hésitation. La chaleur de sa peau se repandit immédiatement sur la sienne. Ses muscles se décontractèrent, comme si elle se trouvait dans un sauna. Kairi soupira d'aise et Lea profita de cette bouche entrouverte pour présenter la sienne. Ils s'embrassèrent tendrement, longuement, les yeux fermés, savourant le gout de l'autre. Puis Lea commença à remuer son bassin, frottant son entrejambe contre celui de son amante qui le rejoint dans ses mouvements. Elle regrettait qu'il porte encore son pantalon. Son antre se contracta encore, sécrétant de la cyprine en abondance pour faciliter l'accès à la verge de son amant. Kairi voulait tellement profiter de cette étreinte exceptionnelle, mais son corps s'impatientait. Les picotements sur son sexe l'électrisaient. Elle n'avait même plus envie de préliminaires, juste d'être pénétrée jusqu'au fond de sa cavité, quitte à se faire mal. Elle voulait juste sentir Lea en elle. Au diable les politesses, elle était une guerrière et non une princesse.
− Lea, je t'en prie. Touche-moi plus bas.
Elle guida sa main directement sous sa culotte. Les longs doigts chauds caressèrent la fleur en superficie. Elle cria de plaisir tout en renversant sa tête en arrière. Kairi écarta les jambes, bougeait son bassin pour venir à la rencontre des doigts de Lea qui chatouillait son clitoris. Prise de convulsion, elle gémissait sans discontinuer. Sa gorge brûlait tout comme le reste de son corps.
− Tu aimes quand je te fais ça ? demanda-t'il sans cesser de stimuler le bout de chair très sensible.
− Aaaaah, plus vite.
− J'ai une meilleure idée.
Il abaissa sa culotte jusqu'à ses chevilles qu'elle débarrassa complètement d'un élan du pied. A présent totalement nue face à lui, il la détailla un peu en se léchant les lèvres. Elle rougit. Jamais encore il n'avait posé ce regard ardent sur elle. Pour le coup, elle se sentait vraiment comme le chaperon rouge prêt à se faire dévorer par le loup. Bien qu'intimidant, elle n'avait juste pas envie de se défendre.
Enfin, Lea plongea sa tête entre ses cuisses. Il embrassa ses aines avant d'écarter sa petite pèche et venir lécher délicieusement le bourgeon sensible. Son sexe était trempé, son vagin vibrait à l'en faire mal. Kairi convulsait. Ses orteils enserraient les draps, tandis que ses doigts griffaient durement son cuir chevelu. Son vagin se contractait désespéramment autour de la langue qui contournait ses petites lèvres. Elle se savait au bord de l'implosion. Les vibrations se rependaient dans ses veines, propageant son extase jusqu'au bout de ses membres. L'ensemble de son corps était conquis par cette sensation électrique, euphorique. Kairi avait l'impression de devenir folle, de prendre le contrôle de sa conscience. Elle cria plus fort que jamais, subjuguée par cette fièvre qui la consumait. Lea ne lui avait pas mentit quand il parlait de l'incendier. Elle en voulait toujours plus. La langue sur son sexe ne lui suffisait plus.
− Lea, je t'en supplie, implora-t 'elle.
Sans crier gare, il pénétra subitement deux de ses doigts dans son antre. Kairi eut un hoquet de stupeur. La surprise décuplait son plaisir. D'instinct, elle appuya son bassin contre ces doigts.
− Tu mouilles beaucoup, dis donc, certifia Lea avec un ton malicieux tout en faisant tournoyer ses doigts dans la cavité humide.
L'intrusion incomplète la rendait à la fois extatique et frustrée. Elle en voulait plus. Elle n'avait jamais autant désiré que Lea la pénètre de son membre. Elle qui avait été si anxieuse lors de leurs premiers rapports, il était pourtant évident qu'ils étaient compatibles. Lea ne lui ferait jamais de mal. Lea l'aimait, et cette simple précision suffisait pour qu'elle veuille se lier avec lui.
Le cliquetis d'une ceinture qu'on dénoue l'informa que Lea était en train de retirer son pantalon. Il abandonna quelque temps sa compagne pour finir de se dévêtir intégralement. Kairi se sentait affreusement vide maintenant qu'il avait retiré ses doigts, et elle avait froid. Elle voulait sentir Lea contre elle. Cet homme dégageait une chaleur naturelle, et un charme hors norme. Elle ne pouvait que comprendre pourquoi il était entouré d'amis. Il n'était certes pas parfait avec sa maladresse et sa tendance à la paresse. Mais il était attentionné et c'est ce qui comptait le plus pour elle.
Kairi ne détachait pas ses yeux de ce grand corps svelte, à croire qu'il ne mangeait jamais sucreries, et de ce membre dressé qu'elle attendait avec impatience.
− Dépêche-toi, Lea, l'implora-t 'elle encore une fois d'un ton suave.
− Oh Kairi. Tu n'imagines pas l'effet que tu me fais.
Il la regardait comme une merveille du monde, son corps nu offert à lui. Ils avaient déjà testé diverses positions. Tous deux préféraient se voir pendant l'acte, se fixer, voire même s'embrasser et s'échanger leur souffle. Lea s'assit en tailleur sur le lit et tendit la main à Kairi pour qu'il puisse la guider jusque sur lui. Elle s'installa à califourchon sur ses cuisses, comblant enfin son vide avec le phallus qui se faufila dans sa cavité. Elle gémit lorsqu'elle le sentit en elle, cette fois satisfaite et comblée. Lea savoura également cette présence chaude autour de sa virilité. Les contractions de l'organe féminin l'enserraient et gâtaient.
− Putain, Kairi.
La jeune fille sourit, satisfaite de son effet. Elle s'entrainait régulièrement à muscler son périnée. Les exercices difficiles en valaient la peine, surtout lorsqu'elle scrutait l'expression extatique de son amant.
− Tu aimes quand je fais ça ? demanda-t-'elle à son oreille, s'amusant un peu avec sa langue sur le lobe.
− Putain, tu es divine Kairi. Aaah oui.
− Je vais commencer à bouger, l'avertit-elle tout en remuant le bassin.
Cette position lui permettait de rythmer la danse. Elle choisissait la vitesse et les mouvements, alternant entre de va-et viens et des cercles. Ses bras passèrent autour du cou de son partenaire qu'elle embrassa langoureusement. Ils échangèrent leur salive qui s'écoula sur leur menton. Lea la saisit par les fesses pour l'aider. A présent, les deux amants pilotaient ensemble leur coït dans une parfaite symbiose.
Kairi ferma les yeux pour savourer ces délicieuses sensations. Le corps bouillant de Lea tout pressé contre elle la chauffa au point qu'elle se crut fiévreuse. De la sueur dévalait sur l'intégralité de sa peau. Cependant, rien n'égalait l'humidité de son entrejambe, qui permettait une parfaite glissade du membre. Kairi s'appuyait de tout son poids pour le faire pénétrer plus loin encore. Elle souhaitait se connecter plus profondément à cet homme qui avait fait d'elle une guerrière, une amante comblée, une femme amoureuse et aimée. Comment pourrait-elle jamais le remercier ?
− Lea… Lea je t'aime, soupira-t 'elle. Je t'aime.
Elle fut coupée par la bouche de Lea qui dévora encore la sienne. L'une de ses grandes mains avait quitté le postérieur de Kairi pour venir s'amuser avec sa poitrine. Les mamelons tendus étaient la cible de son index. Mais la position ne l'aidait pas vraiment. Il repoussa donc sa partenaire sur le lit et l'allongea. Cette action le fit sortir de son cocon. Kairi ronchonna. Le froid l'envahit et il vient immédiatement s'allonger tout prés d'elle, la serrant entre ses bras. Kairi aimait ce genre d'étreinte. Dans le giron de Lea, elle se sentait rassurée, revalorisée, adorée.
− Lea, dis-le-moi encore.
Elle n'avait pas besoin de préciser sa pensée. Immédiatement, elle sentit comme un souffle chaud dans son oreille.
− Je t'aime Kairi.
Elle en pleurait de joie. C'était si bon de l'entendre. Elle ne s'en lassait pas, ne s'en lasserait probablement jamais.
− Je t'aime Lea, répéta-t'elle. S'il te plait, continue.
Elle se trouvait maintenant dos à lui. Lea rapprocha son bassin et rechercha sa place à l'intérieur d'elle. Il la taquina d'abord un peu, faisant tournoyer sa verge à l'entrée de son vagin, la faisant grogner d'inconfort. On est taquin ou on ne l'est pas. Il finit tout de même par la posséder à nouveau. Dans cette position des petites cuillères, il ne pouvait pas l'explorer aussi profondément que plus tôt. Mais la fusion de leurs deux corps collés comme des siamois suffisait à les satisfaire tous les deux. Ils avaient l'impression de ne faire plus qu'un dans ce lit, partisan de leur étreinte.
Lea ne pouvait plus voir son visage, mais cette position lui permettait de couvrir sa nuque de baisers papillons. Souhaitant la satisfaire davantage, il empoigna ses seins menus pour les peloter. Ni trop gros, ni trop petits, une taille suffisante pour ses mains. Il les caressa un peu avant de taquiner à nouveau les mamelons. Il l'entendit gémir, puis ses mains fines recouvrirent les siennes. Ils restèrent enlacés ainsi pendant les derniers coups de rein. Lorsqu'il atteint l'orgasme, Lea se sentit plus vivant que jamais. Son adoration pour la jeune fille contre elle grimpa encore. Vraiment, il ne se serait jamais cru aussi amoureux, aussi euphorique d'être simplement là, allongé nu près d'elle.
Les deux jeunes gens ne dirent rien. Ils gardèrent la position un certain temps. Lea bougea juste un bras pour venir les recouvrir d'un drap. Leurs paupières étaient lourdes après l'acte. Ils avaient juste envie de dormir ensemble, enlacés l'un contre l'autre. Kairi avait rarement cette occasion. Depuis six mois, elle n'avait jamais partagé une nuit complète avec son compagnon. Elle se retourna sur la couche, sa peau ne quittant jamais celle de Lea. Elle alla nicher sa tête contre son torse. Ses jambes s'enroulèrent autour de celles de Lea, et ses bras encerclèrent la taille du grand rouquin.
− Je t'aime Lea, dit-elle encore dans un demi-sommeil.
Lea vint déposer un baiser sur le haut de son crâne. Cette fille était une bénédiction pour lui. Il ne l'avait jamais vraiment réalisé jusqu'à présent.
− Je suis content que tu sois là, avec moi, dit-il à son tour en fermant les yeux.
Il n'en pensait pas moins.
Quelques heures plus tard, le couple marchait ensemble dans le bois, main dans la main. Kairi jeta un œil à sa montre. Dans ce monde au ciel éternellement crépusculaire, il était difficile d'avoir la notion du temps.
− A quelle heure Riku doit-il venir te récupérer ? demanda Lea qui n'avait pas réellement envie de la laisser partir, pas après une étreindre aussi magique.
− J'ai encore un peu de temps devant moi. Tu ne veux pas qu'on aille manger une glace ?
− Bien sûr. Mais avant, pourquoi ne contacterais-tu pas Riku avec le gummiphone pour lui dire que ce n'est pas la peine de venir te chercher aujourd'hui ?
− Comment ça ?
− Tu n'as rien de prévu ce soir ? demanda Lea.
− Non. Juste demain, j'ai entraînement avec Aqua.
− Moi de même, avec Terra. Allons-y ensemble, ça évitera à Riku des allers-retours. Il n'est pas un chauffeur à la base.
− Eh bien… hésita Kairi.
− Viens dormir à la maison ce soir.
C'était la première fois qu'il lui proposait de rester la nuit chez lui. L'idée l'enchantait vraiment. Il y a longtemps qu'elle rêvait de s'endormir et se réveiller entre ses bras, de partager un peu son quotidien. Seulement, son ami pilote ne serait peut-être pas de cet avis. Kairi se demandait si Riku et Sora savaient qu'elle n'était plus vierge.
− Dis-lui que tu dors avec Xion, lui suggéra Lea qui devina son trouble.
Kairi doutait que Riku soit si dupe. Elle ne voudrait manquer cette occasion pour rien au monde, mais demandé comme ça à la dernière minute, elle n'avait pas eu le temps de se préparer.
− Je n'ai rien pour me changer.
− Xion pourra te prêter quelques affaires. C'est pratique que vous ayez la même corpulence.
− Mais je ne veux pas déranger.
− C'est eux qui m'ont proposé de t'inviter. Enfin, ils m'ont plutôt obligé. Kairi ne vient jamais chez nous. T'es sûr que c'est vraiment ta copine ou c'est du mytho ? T'as honte de lui présenter notre logis, c'est ça ? Pas ma faute si Roxas zappe son tour de ménage, imita grossièrement l'homme de feu avec une voix ridiculement aiguë qui amusa Kairi. Bref, tu as compris qu'ils seraient ravis de te voir chez nous. Et comme ils savaient que tu venais aujourd'hui, ils ont déjà prévu les courses. Isa est un bon cuisinier. Roxas a promis de faire sérieusement le ménage cette fois, et Xion est impatiente de discuter avec toi.
Dis comme ça, c'est vrai que ça donne envie de rester.
− Et puis, reprit Lea en détournant le regard, j'ai vraiment envie que tu restes, que tu dormes avec moi cette nuit.
Kairi sourit, de sa gêne et surtout son aveu. Il ne lui en fallait pas plus pour la convaincre de rester, quitte à raconter n'importe quel bobard à Riku pour qu'il s'évite le déplacement. Son cœur se remplit d'une douce chaleur. Désormais, elle ne doutait plus des sentiments de Lea. Cet homme de feu l'étincelait, et elle-même sentait flamboyer sa passion pour lui.
