Miou tout le monde !

Au cas où ce ne serait pas encore assez clair, je ship le FrUk assez beaucoup fort. Et du coup c'est leur tour, avec notre cher Thuthur à l'honneur !

Bonne lecture !

Disclaimer : je suis prête à parier que je maîtrise mieux les disney qu'Himaruya himself.


Tranquillement installé dans un fauteuil victorien vert sombre, une tasse de thé posée à côté de lui, Arthur relisait un vieil ouvrage de magie spécialisée dans les protections. Son fichu voisin d'outre-manche ne semblait pas vouloir cesser ses avances, et son réservoir de sorts en tous genres pour le repousser commençait à s'épuiser. Alors qu'il tendait la main pour avaler une gorgée de thé, il lui sembla soudainement entendre du bruit dans la cuisine. Intrigué, il se leva pour aller jeter un coup d'oeil et tomba nez à nez avec une jeune femme vêtue de bleu, qui semblait avoir décidé de préparer une série de petits gâteaux. Elle était aidée dans cette tâche par un nombre non négligeable de souris et d'oiseaux qui disparurent dès qu'il ouvrit la porte.

- Cindy ? Qu'est-ce que tu fais là ?

- Oh Arthur, désolée de t'avoir sorti de ta lecture. Je viens passer quelques jours avec toi.

- Pardon ? s'étouffa l'anglais.

- Une missive d'en haut a déclaré que toutes les princesses disney étaient invitées.

- Invitées ?

- Invitées à passer du temps avec leurs nations, compléta-t-elle en souriant. Je viens donc t'aider à réaliser le rêve qui sommeille dans ton coeur.

- Si je trouve le moindre oiseau ou la moindre souris dans cette maison, tu sais ce qui va se passer, menaça-t-il en reconnaissant les paroles.

- Allons, Jack et Gus sont adorables et ne cherchent qu'à t'aider.

- Je n'ai pas besoin d'aide pour que ma maison soit propre, maugréa le blond en retournant s'asseoir.

La jeune femme termina de mettre ses gâteaux au four, régla le minuteur, et alla s'asseoir dans l'autre fauteuil après avoir épousseté sa jupe.

- Je parlais plutôt d'aide pour ta relation, expliqua-t-elle gentiment.

- En ce qui concerne ce domaine, il y a longtemps que je ne crois plus à rien, ironisa Arthur.

- À rien ? Allons, tu ne penses pas ce que tu dis.

- Oh mais si, je...

- Tu racontes des sottises. Si tu avais perdu tout espoir, je ne serais pas là, ajouta-t-elle avec un sourire amusé.

- Où est-ce que tu veux en venir ?

Le mage avait un regard de plus en plus soupçonneux. Les allures innocentes de sa princesse ne le trompaient plus depuis quelques décennies déjà.

- Et bien... Le prince. Tu n'as pas vu ton prince.

- Mon prince ? Mais de quoi tu parles ? releva Arthur un peu perdu.

- Allons... Il est si beau, si charmant, si galant. Et il n'a d'yeux que pour toi.

- Ne me dis pas que tu fais allusion à ce stupid frog, grimaça l'anglais.

- Enfin, ça fait des siècles qu'il te courtise de la façon la plus romantique qui soit et tu refuses ne serait-ce que l'accompagner à un bal !

- Ça fait des siècles qu'il court après mon cul, nuance. Cette espèce de don juan court après tout ce qui bouge et collectionne les conquêtes. Ce n'est pas ce que je qualifierais de romantique.

Cendrillon le regarda avec un gentil sourire un peu moqueur, comme on regarderait un enfant qui refuse d'admettre la vérité.

- J'imagine que la fois où il t'a cherché dans tout l'Atlantique pour te rendre la paire de bottes que tu avais oubliée dans sa cabine ne compte pas ?

- C'était juste un prétexte de sa part pour repasser une nuit avec moi ! contra l'anglais en rougissant.

- C'est donc pour ça que tu l'as gardé prisonnier pendant plusieurs mois ? Juste pour ça ?

- Je n'arrivais pas à trouver un bon accord de rançon avec son roi, mentit Arthur.

- Et la fois où il s'est complètement transformé pour obtenir une danse avec toi lors d'un bal royal ?

L'anglais avala son thé de travers. Il n'en revenait toujours pas de ne pas avoir reconnu son ennemi à l'époque. Et refusait toujours d'admettre qu'il avait passé la plus belle soirée de sa vie en la compagnie de ce qu'il croyait être une jeune femme charmante qui le comprenait étonnamment bien.

- Cette soirée n'était qu'un espèce de rêve hors du temps. Tout ceci est fini maintenant.

- Tiens, tu admets que c'était comme un rêve maintenant ?

- Pas du tout ! se rétracta le mage. L'expression m'a échappée.

- Allons, tu le sais aussi bien que moi... Et puis ce n'était pas n'importe quel rêve, n'est-ce pas ?

- Pitié, pas ça...

- Le rêve d'une vie... commença-t-elle à chanter.

Elle s'interrompit pour le regarder et pouffa en le voyant rougir de plus belle.

- C'est l'amour, acheva la jeune femme. Et il est ton rêve. Admets au moins qu'il a tout du prince charmant.

- J'admets qu'il a les cohortes de prétendantes qui correspondent, ironisa Arthur.

- C'est vrai. Mais dès qu'il te voit, il se passe toujours la même chose.

- Et quoi donc, il détourne le regard ? reprit l'anglais d'un air moqueur.

Avec un soupir rêveur, la jeune femme se mit à décrire la scène comme si elle y était, avec un aspect romantique un tantinet exacerbé.

- Il s'incline devant l'assemblée. Brusquement, il s'arrête, lève son regard ébloui... tu es là, l'homme de ses rêves vient de faire son apparition. Ces filles sont le cadet de ses soucis, puisque son coeur, qui bondit de sa poitrine, lui dit que c'est toi que le ciel lui destinait pour compagnon...

- On voit ça dans les contes de fées, ma chère, pas dans la vie. Ton entreprise de me convaincre est vouée à l'échec.

- Et si c'était lui qui le disait ?

- Il dit toujours tout et n'importe quoi pour séduire, comment veux-tu que ce soit crédible ? soupira le mage en levant les yeux au ciel.

- Mais s'il le disait sans savoir que tu l'entends ? reprit-elle avec un air innocent. Tu rejetterais vraiment ses sentiments ?

- Le fait est, éluda Arthur en rougissant, que ceci n'est qu'une hypothèse.

- Allons, toute l'Europe en parle. Il paraît qu'il est fou amoureux de toi.

Avec un grand sourire entendu, Cendrillon ne laissa pas le temps à son interlocuteur de nier l'évidence et appela sa marraine, laquelle apparut immédiatement. La vieille femme secoua deux minutes sa robe en laissant une trainée de paillettes scintillantes, puis remarqua la présence des deux autres personnes et eut un large sourire.

- Cindy, ma chérie ! Arthur, très cher, comment vas-tu ?

- Tiens, ça faisait longtemps, grommela l'anglais.

- Allons, ce n'est pas très aimable de dire ça à la personne qui t'a enseigné quelques sorts bien pratiques.

Rouge de honte, l'anglais se contenta de grommeler une remarque incompréhensible. Hors de question que tout le monde apprenne qu'il avait effectivement appris deux ou trois choses grâce à marraine la bonne fée. Même si ses sorts de transformation l'aidaient bien à se nourrir lorsqu'il fallait changer ses plats en quelque chose de comestible.

- Bref, que puis-je pour vous, mes chers enfants ?

- Nous aurions besoin de nous rendre là où est son prince charmant sans être reconnus ou entendus, expliqua la jeune femme avec un grand sourire.

- Aucun problème, mais la magie ça prend un certain temps. Alors, poursuivit-elle en réfléchissant, il faut que je me souvienne de la formule magique...

- On en a encore pour un moment, soupira Arthur.

- Ah, ça y est ! Bibidi, bobidi, boo !

Dans une explosion de paillettes argentées, les trois personnes disparurent. Quelques instants plus tard, Arthur et Cendrillon réapparaissaient seuls sur le parvis de Notre-Dame de Paris. Avec un sourire angélique, la jeune femme ouvrit discrètement la porte et poussa l'anglais à l'intérieur, juste à temps pour entendre une conversation animée entre une jeune femme brune et un grand blond, dont Arthur reconnut immédiatement la voix.

- En réalité, je ne supporte pas l'idée de le voir avec un autre parce que personne ne le mérite. Pas même moi. Mais je suis certain d'être celui qui est prêt à faire le plus d'effort pour y parvenir.


Comment ça je suis trop fleur bleue ? Moi ? Naaaaaan vous vous faites des idées. Je suis dark et ténébreuse. Si si, pour de vrai.

Les reviews font toujours hyper plaisir, et n'hésitez pas à laisser en commentaire un couple que vous aimeriez voir d'ici quelques temps !

Plein d'omelettes norvégiennes pour vous ! (demande de Dulanoire sur une autre fic mais je transfère parce que je sais qu'elle lit ce recueil aussi)