Miou tout le monde !
On est déjà en octobre ? Fichtre, comme le temps passe... Et comme beaucoup d'entre vous l'avaient deviné, on dit bonjour à Esmeralda pour tenir compagnie à notre Franny-choupinou adoré !
Réponse à Guest : Merci, et navrée que la réponse ait dû attendre un mois... Joyeux anniversaire en retard du coup ;)
Bonne lecture !
Disclaimer : Et on souhaite tous un joyeux non-anniversaire à Himaruya !
Francis déambulait dans sa cathédrale la plus célèbre, au coeur de la capitale française. Son esprit avait toujours trouvé un certain apaisement dans la majesté silencieuse de l'édifice, même après avoir arrêté de croire en celui pour qui il avait été bâti.
Le silence qui régnait était d'autant plus agréable qu'il était pratiquement total, Notre-Dame étant interdite de visite la nuit. Seules quelques rares personnes pouvaient obtenir la permission d'y pénétrer après la fin des horaires touristiques, principalement le représentant et sa capitale. Le grand blond avait toujours trouvé la cathédrale plus belle de nuit, surtout lorsqu'en été les rayons de lune passaient clairement dans les vitraux, comme c'était le cas cette nuit-là.
Tout à ses pensées, il n'entendit pas les pas se rapprocher de lui et ne remarqua la présence d'une autre personne que lorsque celle-ci se mit à chanter à voix basse, comme pour ne pas briser l'instant.
- Je ne sais seigneur si ces mots... monteront jusqu'au ciel...
- Si tu entendras tout là-haut... ce très humble appel, termina Francis en se retournant.
Il sourit en reconnaissant la silhouette familière d'Esmeralda, sa fougueuse princesse disney – qui refusait d'ailleurs toujours obstinément de se faire appeler ainsi – qui s'était appuyée sur une des colonnes. En s'approchant, il prit sa main pour la porter respectueusement à ses lèvres dans un vieux salut à la française.
- Tu es toujours aussi charmant ou c'est mon jour de chance ? remarqua-t-elle ironiquement.
- Les vieilles habitudes ne se perdent pas, sourit Francis. Je suis ravi de te revoir, même si j'avoue que je ne m'attendais pas à ta visite.
- Que veux-tu, le château disney a beau être magnifique, ça reste une prison. Les gitans jamais ne durent derrière les murs, ajouta Esmeralda avec un air fier.
- Et en vrai ?
- On est toutes obligées d'aller passer du temps dans nos pays pour conserver notre authenticité, dixit les grands manitous du marketing.
- Ça a l'air de te déplaire.
- Que veux-tu, les gens qui donnent des ordres, ça me rend chèvre.
- Bah, tu sais ce que c'est, soupira le français. Le monde est cruel...
- Le monde est méchant. Je sais, j'ai déjà entendu ça quelque part, grimaça la jeune femme. Paris n'a pas beaucoup changé en deux siècles.
- Tu parles des gens ou de ma chère et tendre allégorie ? sourit Francis.
- Les deux, répliqua-t-elle sur le même ton.
Sans cesser de sourire, ils allèrent s'asseoir sur les bancs en bois, en profitant du calme légèrement troublé par les bruits extérieurs de la ville. Quelques grandes respirations plus tard, la nation sembla réaliser brusquement quelque chose.
- Attends une minute... Si vous devez toutes retourner chez vos nations...
- Oui ?
- Qui est allé voir Arthur ?
- Je crois que c'était Cindy. Tu devrais être content, elle devrait réussir à lui faire comprendre qu'un gars comme toi...
- Pitié, ne me chante pas la suite, implora Francis en grimaçant.
- Si même elle n'y arrive pas, jette l'éponge mon mignon, lança-t-elle avec un air ironique. Ça fait quasiment mille ans que tu essaies de l'avoir, à un moment il va falloir passer à autre chose !
- Tout va très bien entre Arthur et moi. Il a juste encore un peu de mal avec l'idée qu'on est fait l'un pour l'autre.
- Aux dernières nouvelles, il t'envoyait un sort dès que tu faisais mine de t'approcher à moins de deux mètres.
- Est-ce ma faute ?
- Tu te demandes vraiment le pourquoi d'un tel blâme ? ironisa la brune.
- Je n'y peux rien si mon coeur s'enflamme pour lui, murmura le français. Ses yeux embrasent mon être et hantent mon esprit. Je veux sentir son amour et ses sentiments, je veux qu'il soit à moi... et à moi seul.
- Fais attention, tu pars sur la voie de la possessivité malsaine, le prévint Esméralda.
Avec un soupir, le grand blond se renversa en arrière et sourit aux vieilles pierres.
- En réalité, je ne supporte pas l'idée de le voir avec un autre parce que personne ne le mérite. Pas même moi. Mais je suis certain d'être celui qui est prêt à faire le plus d'effort pour y parvenir.
- Parfois, tous les efforts du monde ne suffisent pas, contra-t-elle doucement. Renonce à lui Francis, ou il finira par te détruire. Tu as déjà failli mourir pour lui, ne recommence pas.
- Il m'a également sauvé la vie dans des circonstances où d'autres m'auraient abandonné ! répliqua Francis. Je refuse de croire qu'il ne ressent rien pour moi.
Avec un air dubitatif, la jeune femme secoua la tête doucement avant de le regarder dans les yeux et de poser une main sur son épaule.
- Ou tu es l'amoureux le plus courageux que j'ai rencontré, ou le plus inconscient...
- Probablement les deux, fit-il avec un sourire désabusé.
- Mais crois-moi, renonce à lui. Tu pourrais avoir bien mieux, toi, la nation de l'amour et du charme par excellence !
- Plutôt de la déception amoureuse. Il n'y a qu'un seul être que je souhaite réellement séduire en ce monde, et il se refuse à moi.
- Dans ce cas, oublie-le et passe à autre chose, non ? Il y a des centaines de filles dehors qui n'attendent qu'un geste de ta part, tu sais.
- Même des milliers d'entre elles ne vaudraient pas un dixième d'Arthur, répliqua le français avec dédain. Il est unique, je l'aime, et je ne renoncerai jamais à lui. Pas pour toutes les conquêtes du monde.
De l'entrée de la cathédrale, une voix s'éleva.
- Vraiment ?
- A... Arthur ? bégaya Francis en se retournant soudainement. Qu'est-ce que tu fais là ? Tu es arrivé depuis longtemps ?
- Je crois qu'il est là depuis assez longtemps pour avoir entendu une bonne partie de notre discussion, glissa Esméralda avec un sourire complice. Je vous laisse, ajouta-t-elle en se levant avant de disparaître derrière l'anglais.
Une fois à l'extérieur, elle nota la présence d'une autre jeune femme à l'air innocemment heureux et se dirigea vers elle.
- Bon boulot, il est arrivé juste dans les temps.
- Je t'avais bien dit que je le ferai craquer en moins d'une heure, pouffa Cendrillon.
- Dire qu'on doit faire tout ça pour cet imbécile d'anglais arrive à avouer ses sentiments.
- Arthur n'est pas un imbécile ! Il est juste un peu têtu. Mais ça a l'air d'être passé, regarde, ajouta-t-elle en indiquant l'intérieur de la cathédrale.
Les deux nations semblaient ne pas avoir eu besoin de beaucoup de paroles et étaient désormais en train de s'embrasser. Esméralda se tourna vers Cendrillon et la regarda, l'air préoccupée.
- Tu as déjà tant fait pour m'aider, mon amie, mais j'ai besoin encore une fois de tes capacités...
- Tout ce que tu voudras, ma belle, répondit la princesse avec un clin d'oeil.
- On ne va quand même pas les laisser faire l'amour dans un lieu saint.
- Oh, je suis sûre qu'ils n'iront pas jusque-là, ils sauront se retenir le temps d'aller aill...
Un simple regard vers l'intérieur lui fit écarquiller les yeux. Apparemment, ils en étaient au stade où ils ne s'intéressaient plus à rien qui ne soit pas leur partenaire.
- Mon dieu... Marraine ? appela-t-elle immédiatement.
Une vieille femme apparut aussitôt.
- Qu'est-ce qu'il y a encore ce soir ? Ne me dis pas que ce jeune freluquet s'est dégonflé ?
- Ce serait plutôt l'inverse en fait, sourit la jeune femme. Tu crois que tu peux...
- Les ramener dans un logement décent pour qu'ils continuent leurs affaires ? termina la brune.
- Oh, je vois, fit-elle en empoignant sa baguette. Bibidi, bobidi, boo !
- Merci infiniment.
- Je vous en prie mes petites. Et vous, qu'allez-vous faire ?
Les deux représentantes disney se regardèrent d'un air entendu.
- Nous avons un travail de reportage.
- Qui risque de nous prendre toute la nuit.
- Alors volez mes mignonnes, volez, volez ! fit la vieille dame en riant.
Elle les envoya ensuite magiquement à un poste d'observation idéal. Droit en face de la fenêtre d'un splendide appartement parisien...
Voilà, j'ai pas beaucoup de temps, donc des bisous, je vous aime, j'aime les reviews, vous êtes formidables, et essayez de deviner le prochain couple à venir !
Plein d'éclairs au chocolat pour vous !
