Bonjour à tous !
J'espère que vous allez bien ! Chose promise, chose due : le deuxième chapitre de ISILY ! Et je le poste mercredi, et non samedi, parce que vous le valez bien et que c'est le début et qu'il faut que vous ayez quelque chose à vous mettre sous la dent pour vraiment accrocher (ou pas) à l'histoire ! Du coup, je pense poster les premiers chapitres 2 fois par semaine (mercredi et samedi) puis passer à 1 par semaine quand l'histoire sera bien installée... Qu'en pensez-vous ?
Avant de commencer, un grand merci à :
bjasmine636: Désolée pour SASUHINA... je l'ai cherché dans mon ordi, partout, mais je n'ai que des brides. Mais bon, console-toi avec cette fic, elle sera pas mal dans l genre ;) En tout cas, merci de toujours commenter et lire mes fics ! ça me fait vraiment plaisir !
Ange: ^^ Alors mon défi sera de te le faire aimer, ahah !
TheFoxy88: Merci ^^J'espère que cette fic te plaira tout autant que PPCCP ! Mais c'est pas le même genre d'histoire, je tiens à préciser...C'est plus une romance contemporaine disons.
Sakka-Sensei : Merci beaucoup ! J'espère que la suite te plaira tout autant !
UPDATE : Merci pour ta suggestion en review. J'ai mis la traduction de la chanson entre parenthèses. ^^
Cornelia : Merci beaucoup ! C'est un plaisir pour moi de te retrouver sur une nouvelle fic ! J'espère ne pas te décevoir, ^^ Mais j'ai prévu pleiiiins de rebondissements, comme on les aime !
KnaD: Merci beaucoup ! J'espère que ce chapitre te plaira ! Bonne lecture !
Merci d'avoir pris le temps de poster une ptite review, signe de votre passage ici ! Elles m'ont vraiment encouragée !
Merci aussi à tous ceux qui ont mis l'histoire en FAV, et aussi à tous ceux qui ont lu !
J'espère que ce chapitre vous plaira.
Sur ce...
Bonne lecture ! ^^
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HINATA
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- Ça ne me fait pas rire, je lance d'un ton déterminé mais l'air vraiment effrayée. Sors-les d'ici, on dirait qu'ils vont me tuer, j'ajoute en reculant.
- C'est précisément ce qu'ils ont l'intention de faire, en effet. Ils n'attendent qu'un mot de ma part.
À ce moment précis, les deux chiens avancent de deux pas simultanément, en grognant de plus belle. Je n'ai pas particulièrement peur des chiens, mais ces deux-là n'ont vraiment pas l'air commodes. En plus de cela, ils sont vraiment grands, un tas de muscles qui m'arrivent à la taille.
- Mais qu'est-ce qu'ils ont ?! je geins. Dis-leur de reculer.
Sasuke se contente d'enrouler le fil de ses écouteurs autour de son IPod argenté en continuant de me fixer.
- C'est bizarre, dit-il en regardant ses chiens, l'air songeur. Ils sont dociles en temps normal. Mais il faut dire qu'ils n'aiment pas vraiment les intrus.
Il lève les yeux vers moi et son regard amusé croise le mien, incrédule.
Message reçu. Sasuke pense que je n'ai pas ma place dans cette maison, alors il a décidé de me le faire savoir grâce à ce comité d'accueil bien particulier. Mais ce petit jeu ne me plaît pas du tout.
- C'est bon, j'ai compris le message, Sasuke, je lance. Tu ne veux pas de moi ici, et bien sache que moi non plus je ne veux pas être ici. Alors maintenant, dis-leur de reculer.
On dirait que la peur me donne des ailes. Je m'étonne du ton déterminé que j'ai employé.
- Dis-moi, ça fait combien de temps que tu es là, cinq minutes ? Et tu me donnes déjà des ordres ? dit-il. (Pendant ce temps, ses chiens continent de grogner.) Il faudrait peut-être que je te laisse ici un petit moment pour que tu t'adaptes toute seule.
- Très drôle...
Je fais de mon mieux pour contrôler ma peur, et il faut dire que l'attitude de Sasuke ne m'aide pas vraiment. Il a l'air de trouver cette situation vraiment plaisante, alors que moi je suis au bord des larmes. Mes jambes tremblent tellement que je me demande par quel miracle je tiens encore debout.
Sasuke me regarde , puis regarde ses chiens, puis sourit.
- Phobos,Thanatos ! Allez-y ! !
- Non ! je hurle.
Je regarde les chiens puis tourne les yeux vers Sasuke. Dans la panique, je fais un bond en arrière, et trébuche sur mes propres pieds, avant de tomber fesses les premières par terre et me cogner violemment contre le mur de la cuisine.
Les deux chiens avancent peu à peu vers moi en grognant, tous crocs dehors. Je me retrouve à leur hauteur, ce qui les rend encore plus effrayants.
- Maman ! je hurle en me recroquevillant et en me couvrant les yeux de mes mains.
J'entends Sasuke qui éclate de rire, ce qui ne fait qu'augmenter ma haine.
- Ça n'a rien de drôle!
- Oh que si !
J'écarte légèrement mes mains de mes yeux et constate que les crocs des deux molosses s'approchent dangereusement de mon visage, m'acculant contre le mur.
- Tu comptes faire quelque chose ? je crache entre mes dents, le regard de nouveau fixé sur lui.
- Faire quelque chose ? Te dire de te barrer par où tu es venue, par exemple ?
- Maman !
Bon sang, mais où est ma mère ?
Je suis parfaitement consciente que je me ridiculise à appeler ma mère pour qu'elle vienne à mon aide, mais que puis-je faire d'autre?
Je suis à deux doigts d'éclater en sanglots.
J'entrouvre de nouveau les yeux et aperçois à portée de main une sorte pic en ferraille dont j'ignore bien à quoi il peut servir. Pour autant, en désespoir de cause, je m'en empare d'une main et le lève en direction des deux chiens. Avant que j'aie le temps de les frapper, Sasuke se jette ses ses chiens et les tire par le colliers, tout en arrêtant mon geste d'une poigne ferme.
- Qu'est-ce que tu fous, putain ?!
Il m'arrache le pic des mains et le jette par terre avec colère. Les chiens se mettent à aboyer, furieux, et sans réfléchir, je me lève et me réfugie contre Sasuke en hurlant. Plus honteux, tu meurs, sachant que c'est lui qui me menace, mais il faut dire qu'il est aussi la seule personne capable de me débarrasser de ces deux molosses.
- Thanatos, Phobos, assis !
Ils se calment sur-le-champ, s'asseyent à nos pieds et commencent à remuer la queue, l'air heureux.
Ce n'est que maintenant que je réalise que ce cinglé a appelé ses chiens "peur" et "mort".
Je lève les yeux vers Sasuke, qui me regarde avec un drôle de sourire. Me rendant compte que je suis toujours accrochée des deux mains à son T-shirt, je le lâche aussitôt et je repousse.
- C'est quoi ton problème? ! je crie.
- Primo, plus jamais tu ne portes la main sur mes chiens, et deusio… (il plante ses yeux dans les miens et je remarque qu'ils ne sont pas vraiment noirs, mais brun foncé)… je te conseille de ne plus m'insulter si tu ne veux pas avoir de problèmes.
Je fais tout mon possible pour ne pas baisser les yeux trop vite, mais son regard est vraiment trop menaçant. Alors, je laisse mes yeux divaguer sur son visage. Il est vraiment très beau. Mais complètement cinglé. Ses traits sont fins mais masculins, parfaitement symétriques et avec ce je-ne-sais-quoi de sauvage qui le rend plus intéressant que les mannequins de papier glacé.
Il lève un sourcil et j'ai soudain conscience de le dévisager d'une manière inconvenante. Je baisse les yeux et fixe mes baskets de course.
Ma respiration s'est précipitée sans que je sache pourquoi. Il m'agace sérieusement, et pourtant je ne le connais que depuis cinq minutes.
- Tu ferais mieux d'y aller, sœurette, dit-il en s'écartant de moi.
- Ne m'appelle pas comme ça ! Je ne suis pas ta sœur, ni quoi que ce soit qui s'en approche !
Je le dis avec tant de haine qu'il se retourne pour m'observer de nouveau.
- Là-dessus, on est d'accord… soeurette, répète-t-il, les yeux plissés.
Visiblement, mon agacement l'amuse.
À ce moment précis, j'entends du bruit derrière moi. Je me retourne pour me retrouver face à ma mère et à son nouveau mari.
- Je vois que vous avez fait connaissance, lance maman avec un sourire jusqu'aux oreilles.
Cela fait si longtemps que je ne l'ai pas vu sourire de cette manière. Dans le fond, je me réjouis de la voir ainsi, de savoir qu'elle a refait sa vie… mais j'aurais préféré ne pas faire partie du voyage.
Maman adresse un sourire affectueux depuis le seuil à Sasuke, qui esquisse une sorte de grimace ressemblant vaguement à un sourire. C'est apparemment le maximum dont il soit capable.
- Tu es rentré, Sasuke, constate son père. C'est dommage, vous auriez pu aller courir ensemble, Hinata et toi, et promener les chiens par la même occasion, émet-il comme s'il s'agissait de l'idée du siècle.
- C'est vrai ça, quel dommage, lance Sasuke en me regardant avec un sourire tout sauf sincère.
Je le regarde en plissant les yeux. En réponse à mon regard assassin, il agrandit son sourire.
- Hinata, tu as renoncé à ton footing ? me demande maman, me donnant une excuse pour ne plus regarder Sasuke.
- Non, non, j'ai juste été… retardée.
En disant cette phrase, je lance un regard inquiet en direction des deux chiens, qui agitent toujours la queue comme de vrais petits anges.
- N'oublie pas d'être de retour avant huit heures, me rappelle-t-elle. Il ne faut pas qu'on soit en retard pour le dîner.
- Vous sortez dîner ? demande Sasuke, laissant sous-entendre qu'il ne fait pas partie du programme.
Oh ! Il n'est pas au courant.
- On sort dîner, corrige Fugaku. Tous les quatre.
Cette nouvelle a l'air de le réjouir autant que de se pendre. Il blêmit mais essaye de faire bonne figure.
- Papa, je suis désolé, mais j'ai rendez-vous et. ..
Je saute sur l'occasion de me trouver moi aussi une excuse.
- Moi, je suis très fatiguée par le voyage, et tous ces bouleversements, je vais me…
- C'est notre premier dîner en famille, les enfants, et Hana et moi, on tient à ce que vous soyez présents tous les deux, nous interrompt Fugaku.
Je soupire, dépitée.
- On ne peut pas faire ça un autre jour ?
- Je suis désolée, ma chérie, mais demain nous avons déjà quelque chose de prévu, me répond maman.
- Bien. Je vais me changer, lance Sasuke en pénétrant dans la cuisine.
Je suis déçue. J'avais imaginé qu'il aurait insisté un peu plus longtemps et que nos parents auraient fini par céder.
- Et moi je vais courir, grommelé-je en m'éloignant à mon tour.
Je bois un peu, renonce aux quelques tours de pelouse que j'avais prévu de faire pour m'échauffer, puis je me mets en route, à vitesse moyenne.
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Je mets le son de ma playlist "spéciale footing" en route, tâchant de profiter de ce moment de solitude pour me vider la tête… impossible.
Mais quel CRÉTIN !
Tandis que je cours, je pense aux dix minutes passées en compagnie de mon nouveau frère. Comment peut-on être aussi stupide, prétentieux et psychopathe ? Je boue à l'intérieur ! Je l'avais déjà pris en grippe parce qu'il est le fils du nouveau mari de ma mère ; mais, à présent, cette aversion atteint des sommets astronomiques.
C'est lui, le garçon parfait et adorable dont ma mère m'a parlé ?
Je n'ai pas aimé sa manière de me parler, de me regarder. Il m'a examinée de la tête aux pieds, puis a souri en se moquant de moi. Il m'a méprisée, insinuant ouvertement que j'étais une intruse dans sa maison. Bon, sur ce point-là, je peux le comprendre. N'empêche… il a été très grossier.
Le soleil a quasiment disparu maintenant, mais je ne m'inquiète pas. Les rues ici sont bien éclairées, charmantes, les habitants promènent leurs chiens, font du vélo ou baladent des poussettes même après 19h. Je vais peut-être finir par aimer cette ville, après tout.
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Après une vingtaine de minutes de course, je retrouve mon chemin jusqu'à la villa sans difficulté. Constatant que les chiens sont attachés, je m'étire sur la pelouse avant de rentrer prendre une douche.
Quand elle me croise dans les escaliers, maman ne manque pas de me rappeler qu'il ne me reste que quarante minutes pour me préparer.
Je suis tellement en sueur qu'après m'être débarrasser de mes chaussures sur le pas de la porte, je me jette sous la douche et j'y reste une demi-heure, assise à me prélasser dans la vapeur. Chez moi, les douches ne sont pas aussi agréables. Il y a au moins un point positif à mon malheur.
Je consacre les dix minutes suivantes à me préparer. Si seulement je pouvais y aller en survêtement ! Mais je crois que j'aurais des problèmes avec maman. Je déniche dans ma valise un pantalon en lin couleur sable, un haut blanc et une veste. Élégant et décontracté. Ça devrait le faire.
Je m'habille, me sèche les cheveux, et me maquille à peine. Il ne va pas tarder à être l'heure…
- Hinata !
Ma mère frappe à la porte de ma chambre. Comme je ne réponds pas sur-le-champ, elle entre, craignant certainement que je me sois fait la malle.
- Hinata, il est temps d'y aller, me dit-elle patiemment.
- Je suis prête.
Je me redresse et attrape le petit sac à bandoulière en cuir qui me sert de sac à main. Ma mère a lâché ses cheveux, les a bouclés et coiffés avec beaucoup d'élégance. Elle porte une robe longue très chic, et s'est maquillée ; ce qui ne lui était pas arrivé depuis des années.
- Tu comptes y aller… dans cette tenue ? me demande-t-elle avec la douceur qui la caractérise.
Je l'observe sans comprendre et examine ma tenue.
- Quoi ? Qu'est-ce qu'ils ont de mal, mes vêtements ?
- Rien, rien, ma chérie, dit-elle avec empressement. C'est juste que ce n'est pas une tenue appropriée pour le genre de restaurant où nous nous rendons ce soir.
Je croise les bras.
- Et dans quel genre de restaurant allons-nous dîner, maman? dis-je sur un ton acerbe. Attend, laisse-moi deviner. le genre de restau dont on se moquait toi et moi, il n'y a pas si longtemps? Le genre où un plat revient à une année de salaire dans certain pays ? Où les serveurs sont habillés comme des pingouins et servent des plats hors de prix qui en rempliraient pas le ventre d'un enfant de 5 ans ?
Je suis tenaillée par une envie démesurée de prendre la voiture et de me barrer pour retourner dans ma ville.
- Pour l'instant c'est toi qui te comportes comme si tu avais 5 ans, Hinata. Alors maintenant, tu arrêtes, tu enfiles une tenue correcte et tu descends pour qu'on puisse aller dîner, toi, moi, ton beau-père et ton frère, m'ordonne-t-elle d'un ton dur. (Cependant, en voyant mon expression et mes yeux larmoyants, elle se radoucit.) Je t'en prie, fais-le pour moi.
Je respire à fond plusieurs fois, je ravale mes larmes de frustration, et je hoche la tête.
- Ok.
Le regard plein de reconnaissance et de soulagement, ma mère me caresse le bras.
- Merci, souffle-t-elle.
Ça me fait mal au cœur.
Dès qu'elle quitte ma chambre, me faisant promettre de me dépêcher, je m'agenouille devant ma valise et fouille parmi mes vêtements.
Je ne sais pas ce que ma mère espère me voir porter, mais il est clair que je n'ai pas le look des minettes qui ont l'habitude de vivre dans le luxe. J'ai beau retourner ma valise, rien n'est vraiment adapté: t-shirt et pantalons à motifs, shorts, jupes en jean, jeans slim... Sauf peut-être cette petite robe noire, tiens. Munie d'un col claudine blanc, manches courtes, elle m'arrive juste au-dessous des genoux et est en velours noir. Il y a plus élégant, c'est sûr.
Tout en bouillant de colère, je l'enfile. Je regarde autour de moi à la recherche d'une paire de chaussures. Je ne suis pas fan de talons hauts, mais si je descends dans mes Converses blanches, ma mère va certainement me faire une scène. J'opte alors pour des derbies noires vernies.
Je m'approche du miroir géant qui se trouve sur l'une des parois pour observer mon reflet. Clairement, je ressemble à Mercredi dans la "Famille Adams".
Sans plus y penser, je prends mon petit sac à main et me dirige vers la porte.
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En l'ouvrant, je me heurte à Sasuke, qui s'arrête un instant pour m'observer.
Tout un étage pour nous, et il trouve quand même le moyen de me rentrer dedans… sans s'excuser en plus!
- On ne t'a pas appris à dire "pardon" quand tu étais petit ? je lance.
Mon nouveau frère sourit en m'examinant de nouveau de la tête aux pieds. Ses yeux brillent d'une émotion sombre et indéchiffrable.
- On ne t'a pas appris à t'habiller là d'où tu viens ? lance-t-il d'un ton sarcastique.
Je ne m'y attendais tellement pas que j'en reste sans voix. Je plisse les yeux.
- Et toi, tu es... tu es...
Je l'observe, à l'affût du moindre défaut sur sa tenue. Force est de constater qu'il est grand et viril. Il porte une chemise bleu ciel au col non boutonné, qu'il a rentrée dans un pantalon beige qui semble avoir été fait pour lui, sans cravate. Le tout surmonté d'une veste de costume cintrée bleu foncé.
- Je suis quoi ?
Ses yeux semblent vouloir me transpercer, mais je ne me laisse pas intimider.
- Tu… Tu es...
Je ne trouve pas les mots pour exprimer mon exaspération.
- C'est bien ce que je me disais, sœurette, conclut-il à ma place.
Puis il tourne les talons et se dirige vers les escaliers.
Je fais de mon mieux pour rester calme. Je déteste qu'il m'appelle sœurette ! Il me cherche vraiment.
Je lui emboite le pas, finissant par me convaincre que ça ne vaut pas la peine de me fâcher pour ses commentaires, ses regards ou sa simple présence. Il n'est que l'une des nombreuses personnes que je devrais supporter dans cette ville, alors il vaut mieux que je m'y habitue.
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En arrivant à l'étage inférieur, je ne peux m'empêcher d'être une nouvelle fois surprise devant la splendeur de cette maison. En attendant ma mère et Fugaku – et en faisant de mon mieux pour ignorer la personne qui me tient compagnie –, je parcours du regard l'impressionnant lustre de cristal qui tombe du haut plafond orné de poutres. Il est fait d'innombrables cristaux qui ressemblent à de petites gouttes de pluie suspendues dans les airs. C'est juste magnifique.
Un instant, mon regard croise celui de Sasuke et je détourne vivement le mien, espérant qu'il en ferait de même. Mais quand je le regarde à nouveau, je me rends compte qu'il m'observe toujours. Je décide alors de soutenir son regard, espérant qu'il détournera les yeux le premier. Je ne veux pas qu'il pense qu'il m'intimide, qu'il croie qu'il pourra me martyriser à sa guise.
Mais pas du tout. Il m'observe fixement, avec une détermination incroyable. Il ne sourit pas. Il n'est pas non plus menaçant. En fait, je n'arrive pas à déterminer l'émotion qui assombrit ses yeux. Juste au moment où je m'avoue vaincue, ma mère apparaît avec son mari.
- Bon, nous sommes tous là, constate ce dernier. (Il nous regarde avec un grand sourire, tandis que je l'observe sans la moindre joie.) J'ai réservé une table à la Belle Amédée, j'espère que vous avez faim, ajoute-t-il avant de se diriger vers la porte, ma mère pendue à son bras.
Celle-ci écarquille les yeux en voyant ma robe.
- Pourquoi as-tu mis ça ? me chuchote-t-elle au creux de l'oreille.
- C'est la seule robe que j'ai, grogné-je.
- Pour ce soir, ça ira, mais il faut absolument qu'on te dégote une nouvelle garde-robe.
J'acquiesce sans joie car le shopping, c'est vraiment pas mon truc, et j'avance vers la sortie.
À l'extérieur, l'air est doux et on entend au loin les vagues qui se brisent contre la rive.
- Tu montes avec nous, Sasuke ? s'enquiert Fugaku.
Mais il nous avait déjà tourné le dos pour se diriger vers la Volvo noire qui brille de mille feux et paraît tout droit sorti de chez le concessionnaire que j'avais vue garée dans l'allée en arrivant.
- Je prends ma voiture, répond-il. (Il se retourne vers nous.) J'ai rendez-vous avec Shikamau après le dîner : on doit terminer un devoir.
- Très bien, acquiesce son père. Tu veux aller avec lui jusqu'au restaurant, Hinata ? ajoute-t-il un instant après en se retournant vers moi. Comme ça, vous pourrez mieux faire connaissance.
Il m'observe, satisfait, comme s'il avait eu l'idée la plus géniale du monde.
Je jette un coup d'œil à son fils, qui m'observe d'un air sombre. La situation semble l'amuser, surtout mon embarras.
- Je sais pas trop… je n'aime pas monter dans la voiture d'une personne quand je ne sais pas comment elle conduit, avoué-je à mon nouveau beau-père.
J'espère que mes paroles vont faire mouche et qu'il abandonnera l'idée.
Mais c'est sans compter sur ma mère, qui insiste :
- Sasuke est un excellent conducteur, m'assure-t-elle. Très consciencieux. N'est-ce pas, Sasuke ?
Pour seule réponse, ce dernier lui adresse un large sourire, qui creuse ses fossettes, mais qui sonne faux.
Ma mère me regarde avec insistance, histoire de me rappeler ma promesse de toute à l'heure.
- D'accord.
Je m'avoue vaincue, tourne le dos à ma mère et Fugaku et m'avance vers la Volvo. La soirée n'a même pas encore commencée et j'ai déjà tellement hâte qu'elle se termine ! Je veux en finir avec cette farce de la famille heureuse montée de toutes pièces par ma mère et son mari, et retourner dans ma chambre pour me reposer.
- Alors, sœurette, tu vas monter ou tu comptes faire le pieds de grue jusqu'à demain matin ?
- Ne m'appelles pas comme ça, je grogne en me glissant sur la banquette arrière.
Je monte dans la voiture, sur la banquette arrière. Tout de suite, je suis surprise par l'odeur que dégage l'habitable. Une odeur agréable de cuir neuf et de citron. L'habitacle est très propre: rien ne dépasse. Apparemment, Sasuke est le genre de gars qui prend soin de sa voiture comme s'il s'agissait de sa femme.
La voiture de Fugaku quitte l'allée s'engage dans la rue. Je la regarde s'éloigner, m'attendant à ce que nous la suivions, mais on ne bouge pas.
- Pourquoi tu ne démarre pas ? je demande à Sasuke, qui s'est installé derrière le volant.
- Je ne fais pas taxi, dit-il simplement en me regardant à travers le rétro.
Agacée, je lève les yeux au ciel et quitte la banquette arrière. Je prends bien soin de refermer la portière arrière un peu brusquement, et monte à l'avant, à côté de lui.
- On peut y aller maintenant ? je lance avec sarcasme.
- Ceinture, dit-il sans me regarder.
Je fixe durement son profil, mais il garde les yeux rivés devant lui. A bout d'argument, je tire sur la ceinture de sécurité, qui se bloque. Je tire plus fort, mais c'est pareil. Au final, je me débats un moment jusqu'à ce que la ceinture veuille bien se dérouler et que je puisse l'attacher. Quand je relève les yeux vers lui, Sasuke réfrène un sourire, mais la fossette sur sa joue droite le trahit.
- C'est bon ? je crache, acide.
- C'est bon, conclut-il avant de démarrer enfin.
Dès que le véhicule quitte l'allée pour s'engager dans la rue, l'autoradio s'allume. La musique emplit l'habitacle, beaucoup trop fort. C'est du rock. Du pur rock.
Je tends la main pour baisser le son.
- Bas les pattes, me met-il en garde.
- Je veux juste baisser le son.
Il ne me répond pas et laisse la musique. La guitare et la basse m'écorchent les oreilles.
Et là, s'en est trop.
- Pourquoi est-ce que tu éprouves le besoin d'être aussi désagréable ?! je hurle pour couvrir le bruit des basses. Si tu crois avoir passer une sale journée, saches que la mienne a été encore pire ! J'ai passé trois heures dans un avion, me suis engueulée avec ma mère en voiture, tout ça pour atterrir dans une maison où j'ai failli me faire dévorer par des chiens alors (je souffle pour me calmer) Alors, pourrais-tu baisser le son, s'il te plait?
J'ai bien envie d'arracher son poste et de le jeter par la portière. Si je savais comment le retirer du tableau de bord, je le ferais.
À mon grand étonnement, il baisse mais laisse la musique en bruit de fond.
- C'est vraiment horrible cette musique.
Ça le fait rire, il tape des doigts sur le volant.
- Pas du tout, répond-il en laissant apparaître ses fossettes.
- Qui peut se détendre en écoutant ce genre de musique?
- Qui a parlé de se détendre?
- Moi. Je déteste le rock, j'ajoute pour le provoquer.
- Je suis sûr que je peux trouver quelque chose qui te plaira dans ma playlist.
- ça m'étonnerait.
Il sourit, acceptant mon défi, manipule son IPod tout en conduisant - ce qui me fait soupirer de mécontentement. Après avoir cherché quelques instants, il opte pour une chanson de One Republic "Let's Hurt Tonight". Je me concentre pour découvrir la chanson qu'il a choisi pour moi.
Dès que j'entends les premiers, mon corps réagit étrangement.
When, when we came home (Quand, quand nous sommes rentrés à la maison)
Worn to the bones (complètement épuisés)
I told myself, "this could get rough" (je me suis dit : il se pourrait que ça se complique)
And when, when I was off, which happened a lot (et quand, quand j'étais absent, ce qui arrivait souvent)
You came to me and said, "that's enough" (tu es venue vers moi et tu as dit : ça suffit)
Je baisse la tête pour qu'il ne se rende pas compte que je rougis, les paroles sont si réalistes que j'ai envie d'arrêter le morceau sur-le-champ.
Non. Écouter cette chanson. Oh I know that this love is pain (Oh, je sais que cet amour est une souffrance), disent les paroles, But we can't cut it from out these veins, no (mais on ne peut pas l'extraire de nos veines, non).
Je n'ose pas éteindre, même lorsqu'il se penche en avant pour voir mon expression. Je me concentre sur les paroles de sa chanson. Ses lèvres frémissent, puis il secoue la tête tout en émettant, je crois, un petit gloussement. Un gloussement que je ne peux que deviner, puisque j'écoute la fin de la chanson.
I'll hit the lights and you lock the doors (Alors j'allumerai les lumières et tu verrouilleras la porte)
Tell me all of the things that you couldn't before (Dis moi toutes ces choses que tu n'as pas osé dire avant)
Don't walk away, don't roll your eyes (ne prends pas la fuite, ne lève pas les yeux au ciel)
They say love is pain, well darling, let's hurt tonight (on dit qu'aimer est une souffrance, eh bien, chérie, souffrons ce soir)
If this love is pain, well darling, let's love tonight. (on dit qu'aimer est une souffrance, eh bien, chérie, aimons-nous ce soir)
La chanson se termine, et la playlist se poursuit en sourdine. Je m'éclaircis la gorge.
- Je ne pensais pas que tu avais ce genre de chanson, lui dis-je tout en tripotant la bandoulière de mon sac.
Il répond d'une voix basse, intime :
- Il y a 20 000 chansons là-dedans, j'ai tout.
- Non... !
Je ne le crois pas, mais après un bref coup d'œil, je constate que c'est vrai. Je n'en reviens pas ! Sur 20 000 chansons, il a choisi celle-ci, et elle m'a plu.
- Tu l'as aimée ?
Ses yeux me transpercent, je sais bien qu'il me voit rougir mais je ne peux pas m'en empêcher. J'acquiesce d'un signe de la tête et me mets à jouer nerveusement avec mon sac.
- On dirait que je t'ai bien cernée, sœurette.
Je ne sais pas trop comment je dois le prendre, mais je décide de ne pas rebondir sur cette phrase et notre conversation s'arrête là.
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Environ quinze minutes plus tard, nous arrivons à une propriété isolée entourée de terrains parfaitement entretenus. Une vaste allée illuminée accueille les visiteurs du restaurant étoilé "La belle Amédée". L'homme qui monte la garde dans une élégante cabine près de la barrière se penche pour inspecter les occupants de la voiture. Un signe évident de reconnaissance apparaît sur son visage quand il voit qui était au volant. Fugaku et ma mère, qui nous attendaient à bord de leur voiture, nous rejoignent.
- Monsieur Uchiwa, bonsoir… Madame, ajoute-t-il en voyant ma mère.
Mon nouveau beau-père le salue, et nous le suivons jusqu'à l'intérieur du bâtiment.
Nous nous arrêtons devant les portes du luxueux établissement. Un voiturier s'approche de nous pour nous ouvrir la portière, accepte le pourboire que Fugaku lui offre et emmène la première voiture je ne sais où.
Le restaurant est incroyable, entièrement vitré. De là où je me trouve, je peux voir quelques tables et les incroyables aquariums remplis de crabes, poissons et autres calamars prêts à être sacrifiés et servis dans nos assiettes. Les effluves qui se dégagent des cuisines sont alléchantes. Avant qu'on s'occupe de nous, je sens quelqu'un se placer derrière moi. Son haleine me frôle l'oreille et me fait frissonner. Je me retourne et vois qu'il s'agit de Sasuke. Il est vraiment grand, me dépasse d'une tête. Il m'accorde à peine un regard, mais moi, cette soudaine proximité me dérange.
- J'ai une réservation au nom de Fugaku Uchiwa, déclare mon beau-père au serveur qui se charge d'accueillir les clients qui entrent.
Notre table est l'une des mieux placées, un peu à l'écart des autres, joliment éclairée par des bougies, comme tout le restaurant. La paroi vitrée nous offre une vue panoramique impressionnante, et je me demande si de telles baies vitrées sont courantes à Konoha.
Pour être sincère, je suis complètement ébahie.
La serveuse, une jolie fille montée sur des escarpins d'au moins sept centimètres, arrive.
Pour une raison que j'ignore, notre vue semble la troubler un peu. Plaquant une courte mèche rouge derrière son oreille, elle sourit avec une inutile amabilité.
- Bonjour. Je m'appelle Karin, et c'est moi qui m'occuperai de vous ce soir. Que désirez-vous boire ?
Il ne m'échappe pas qu'elle jette des regards furtifs en direction de Sasuke.
- Que voulez-vous prendre ? demande ma mère.
Je les laisse commander pour moi, essentiellement parce que je ne connais pas la moitié des plats qui se trouvent sur le menu. Pendant que nous attendons le repas et que je remue distraitement mon Coca avec ma paille, Fugaku tente à plusieurs reprise de nous impliquer, son fils et moi, dans la conversation. En vain.
- Sasuke, tu sais qu'Hinata et toi avez la passion du sport en commun? commente Fugaku. (Son fils qui, jusqu'à présent, a gardé les yeux fixés sur le fond de la salle, où se trouve d'ailleurs la serveuse, plonge le regard dans le sien.) Hinata fait de la course de fond, elle a gagné plusieurs compétitions, tu sais, fait-il en ignorant l'air agacé de Sasuke.
Je déteste être le centre de l'attention, alors je fais mine d'être indifférente.
Pour mon malheur, Sasuke est en train de m'observer. Il se penche, appuyé sur ses deux avant-bras, et me scrute intensément.
- Ah oui ? lance-t-il, l'air faussement intéressé.
Avant que ma mère ne réponde – je la vois déjà venir –, je me penche moi aussi vers lui.
- Ça t'étonne ?
- C'est toi qui l'as dit, pas moi, répond-il en souriant d'un air innocent.
Avant que je ne puisse répliquer, car j'en ai l'intention, la serveuse vient déposer les plats sur la table, posant au passage, intentionnellement et sensuellement, sa main sur l'épaule de Sasuke. Je n'en suis pas certaine, mais il me semble bien qu'elle glisse discrètement un billet à Sasuke. Sauf dans les vieux films, c'est la première fois que je vois quelqu'un faire ça. Surtout une fille.
Sa besogne accomplie, elle s'éloigne.
Fugaku et ma mère commencent aussitôt à discuter et à se sourire bêtement, comme ensorcelés l'un par l'autre. Moi, pendant ce temps, je ne peux éviter de remarquer le regard insistant que la serveuse lance à Sasuke depuis le fond de la salle.
Celui-ci ne paraît même pas s'en rendre compte. Il est occupé à tourner la petite salière entre ses doigts. Un instant, mes yeux se posent sur ses mains si soignées, si hâlées et si grandes. Des idées sensuelles me viennent à l'esprit, assombrissant mon humeur. Je ne peux pas me laisser distraire par de telles pensées, encore moins si nous devons vivre sous le même toit. Mes yeux montent le long de son bras jusqu'à son visage, puis jusqu'à ses yeux qui m'observent avec intérêt. Je retiens ma respiration.
- Tu veux ma photo ? je lance.
- Si c'est à poil, pourquoi pas.
Je m'empourpre aussitôt et tourne la tête vers ma mère, qui, bien trop occupée à faire la conversation à son nouveau mari, n'a rien entendu. Sasuke s'amuse de mon embarras.
Je décide de me venger autrement.
- Elle t'a donné son numéro, pas vrai ? dis-je en me penchant vers lui.
- Qui ça ? me répond-il en jouant les innocents.
- La serveuse.
Je scrute son visage avec intérêt, mais il ne trahit rien.
- Qu'est-ce que ça peut bien te faire ?
- Rien du tout. Tu peux bien coucher avec qui tu veux, c'est pas mon problème.
- Ts. Qui a parlé de coucher ? Elle veut juste qu'on fasse connaissance, affirme-t-il en tournant le regard vers moi.
Il m'observe comme s'il me défiait de le contredire. Tiens tiens, Sasuke est un menteur. Pourquoi donc ne suis-je pas surprise ?
- Oui, bien sûr, faire connaissance, déclaré-je.
- Que cherches-tu à insinuer, sœurette ?
- Que les gars comme toi, vous êtes tous pareils : vous croyez que le monde vous appartient. Vous croyez tout obtenir grâce à votre physique et votre argent. D'ailleurs ça fonctionne. Enfin… avec ce genre de filles. (Pour une raison inexplicable, je suis furieuse.) C'est dégueulasse.
Il m'observe fixement avant de répondre.
- Tu as une théorie très intéressante et je vois que "ce genre de fille", comme tu les appelles, te dégoûtent. Pourtant, tu leur ressemble plus que tu ne le crois.
Je fais de mon mieux pour ne pas pleurer de rage. Il sait s'y prendre pour me mettre les nerfs en pelote.
- Tu sais ce que je pense ? Ta mère et toi, vous ne valez pas mieux que cette fille que tu méprises, fait-il en se penchant au-dessus de la table afin que je sois la seule à l'entendre. Pas la peine de jouer à la fille pleine de principe avec moi, alors qu'on sait tous les deux que vous vous êtes vendues pour un peu de fric. Mon père est peut-être trop con pour le voir, ou ta mère trop bonne au lit, mais moi, je vois clair dans votre jeu.
Mon sourire disparaît en entendant ses mots. Je me tourne vers nos parents, totalement étrangers aux querelles qui se déroulent pourtant à quelques centimètres d'eux.
La soirée se poursuit sans autre incident. Sasuke ne m'adresse plus la parole, ni un regard ; j'en suis soulagée et agacée en même temps. Alors qu'il répond aux questions de son père et parle sans grand enthousiasme à ma mère, mes yeux tombent sur la serveuse qui l'observe depuis sa place derrière le comptoir.
Après un instant, Sasuke se lève sous le prétexte d'aller aux toilettes. Je le suis des yeux avec intérêt, sans qu'il n me prête attention. Sans hésiter, il va s'asseoir sur le tabouret face à Karin, la serveuse.
L'enflure.
Je suis furieuse, et encore plus furieuse parce que je n'ai aucune raison valable de l'être.
Il discute un moment, puis Sasuke revient à table juste au moment où on apporte le dessert. Après dix minutes de conversation tournant presque exclusivement autour de nos parents, il lance :
- Je suis désolé, mais je vais devoir y aller.
Son père l'observe un moment, les sourcils froncés.
- Tu vas chez Shikamaru ? Vous vous en sortez avec ce mémoire ?
- Il nous reste encore pas mal de boulot, en fait, lui répondit-il.
- Tu étudies quoi ? je lui demande, surprise.
- Médecine. Ça t'étonne ? insiste-t-il, savourant le fait de me renvoyer au visage ma propre réplique.
Je m'efforce de ne pas lever les yeux au ciel.
- Eh bien, non, pour être honnête. J'ai lu une étude qui disait que les plus grands psychopathes étaient médecins.
- Hinata ! s'écrie maman.
- Mais qu'est-ce qui vous arrive à tous les deux ? s'emporte Fugaku.
Je dois contenir l'envie de me lever et de les planter là sans un mot. J'ai ma dose de ce petit numéro de la famille heureuse ; je veux juste m'en aller et arrêter de faire semblant d'éprouver un quelconque intérêt pour ces idioties.
- Je suis désolé, mais je dois y aller, insiste Sasuke.
Il se lève et pose ma serviette sur la table - signe qu'on ne pourra pas l'arrêter.
- Pourquoi il a le droit de s'en aller, et pas moi ? dis-je en lançant un regard de défi à sa mère.
- Hinata, arrête de te comporter comme une enfant, m'ordonne celle-ci. Il a des devoirs à faire, tu as bien entendu.
- Ça va, je l'emmène, dit Sasuke à la grande surprise de tous, y compris la mienne.
Il fait quelques pas en direction de la sortie, mais comme je ne bouge pas, il se retourne et me lance :
- Alors ? Tu viens, sœurette ?
- Heu… D'accord.
Sans réfléchir, je me lève et le laisse m'entrainer jusqu'à la voiture.
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Voilà le second chapitre ! Qu'est-ce que vous en avez pensé ? Sasuke ? Hinata ? Commentez sans limite ! J'attends vos reviews avec impatience !
En attendant le prochain rdv, voici un aperçu du prochain chapitre :
Au prochain chapitre :
« - Sors de la voiture.
Médusée, j'ouvre tellement grand la bouche que cela doit sembler comique.
- Tu plaisantes?
- Je ne le répéterai pas, me prévient-il du même ton calme.
Il dépasse vraiment les bornes.
- Eh bien, tu vas devoir m'y contraindre, car je n'ai pas l'intention de bouger, je réponds avec un regard aussi froid que le sien.
Il coupe le contact, descend de voiture en laissant sa portière ouverte. J'ouvre des yeux grands comme des soucoupes en le voyant contourner la Volvo par l'arrière et s'approcher de ma portière. »
