Crossover Harry Potter/Black Butler: "Le grand patron"
Temps mort
Avertissement: voir prologue
Swiny:
Heure du commentaire:
Merci comme toujours pour vos commentaires, cela fait chaud au cœur. Et j'en profite pour répondre à deux d'entres vous:
A "Amber Woods":
Lao, Ranmao, etc. risquent bien de lui tomber dessus mais ce n'est pas pour tout suite et ce sera certainement des embuscades séparés si tu vois ce que je veux dire.
A Kathelen:
Hé non! Ce n'est pas encore la rencontre avec Undertaker mais elle arrive, plus qu'un chapitre à tenir (pose ce maillet, je veux pouvoir taper la suite...)
De plus, il y a bien des effets aux reliques et je dirai qu'une sur trois pour le moment, ça n'a pas encore "trop" d'effet... No spoil, désolé. Je te laisse donc réfléchir sur ce message énigmatique.
Et en effet, il a bien reçu une lettre de l'araignée mais comme pour Undertaker, c'est en chemin...
Blabla habituel de l'auteure:
Un chapitre un peu court cette fois-ci. Ce n'est pas parce que je n'avais pas d'idée. Mais plus parce que je voulais prendre le temps de développer un peu plus un personnage en particulier avant de continuer l'histoire. Sans compter que je n'ai pas eu beaucoup de temps pour écrire cette semaine.
J'espère que, malgré sa longueur, vous aimerez ce chapitre. Donc, comme toujours commentaire, suggestion et autres trucs bidules machin chouette (ajouter autre variante possible ici) seront la bienvenue.
POV DEATH
On ne pouvait pas vraiment dire que la mort avait été un jour vraiment saine d'esprit. Disons que, la plupart du temps, elle avait l'air parfaitement bien. Et que l'autre partie de ce temps, elle ne l'était pas vraiment. Personne ne savait vraiment pourquoi elle était comme ça et certainement pas elle. Et les raisons qui l'avaient rendu comme ça n'avait même pas un point d'origine auquel se raccorder. Cela avait d'ailleurs amené dans son esprit de multiples questions philosophiques au fil des années :
Elle n'avait pas été créée. Elle n'était pas née. Elle n'avait pas vraiment de genre auquel s'identifier, était-elle un « il » ? Ou bien, était-il un « elle » ? Même elle ne le savait pas.
Pour ne pas arranger les choses, l'entité n'avait pas vraiment de nom. Elle n'en avait jamais vu le besoin mais il était dur de s'identifier à quelque chose quand on ne pouvait même pas mettre un nom sur la chose qu'on était. En fait, parfois, elle n'était même pas sûre qu'elle existe vraiment. Parfois, elle se disait qu'elle était plus un concept inaccessible qu'autre chose.
La seule et unique chose qu'elle savait, c'est qu'elle est apparue comme ça du jour au lendemain. Pas de raison, personne pour expliquer, aucun intérêt quelconque qui aurait pu provoquer son apparition. Non, elle était juste là… Et pas vraiment là en même temps. Elle ne savait pas trop pour être honnête. Elle était juste dans un monde blanc où il n'y avait rien à part elle… Non, attendez, il y avait tout mais elle n'était pas là… C'était difficile à dire même pour elle.
Mais il y avait une chose, dans toute cette nébuleuse blanche qu'était son monde et son esprit, qu'elle savait au plus profond d'elle-même : elle était seule.
Pas seule dans le sens où personne n'était autours d'elle, non. Elle voyait souvent d'autres êtres passer et vivre leur petite vie sans le moindre souci. Elle écoutait leur conversation, avait appris la différence entre les grognements aigus et grave, s'était instruit sur la signification des murmures du vent, avait écouté la sève couler lentement des arbres… Elle les avait vu grandir, les avait aimé, chéri, adoré, détesté. Le plus souvent, elle savait même tout sur eux. Elle avait patiemment pris le temps de comprendre leur chagrin, avait vécu avec eux les plus beaux moments durant leur existence. Même si eux, ne savait même pas qu'elle était là en premier lieu…
C'est comme si elle n'existait pas à leurs yeux. Elle les voyait mais l'inverse n'était pas possible. Elle les entendait mais ceux-ci ne faisait pas de même. Pourquoi ? Est-ce parce qu'elle n'existait pas ? Ou bien parce qu'eux n'existait pas ? Ou alors, il existait mais disparaissait à cause d'un choix qui les rendait non-existent ? C'était difficile à dire et même sa mémoire ne pouvait pas lui permettre de répondre à cette question.
D'aussi loin que ces souvenirs remontent, il ou elle avait toujours été là pour observer le monde. Elle avait même effectué le vœu du tout premier être vivant qui était de mourir après une longue souffrance indescriptible dû à un corps lentement pourrissant. Dieu, ou quiconque les avait créer en premier lieu, avait eu un sens de l'humour d'une cruauté sans nom, qu'elle ne comprendra que plus tard, en refusant à leur âme de quitter leur corps malgré la dégénérescence de ceux-ci.
Elle l'avait pris en pitié pendant une seconde. Elle voulait le guérir de ce mal en laissant partir l'âme prisonnière… Et en un instant, sans même dire au revoir, il était parti. Il y avait un éclat manquant dans son regard autrefois rempli de curiosité. Sa poitrine ne se soulevait pas avec un rythme respiratoire normal. Il ne bougeait pas non plus. Il restait juste là, immobile, vide…
Elle resta trois jours fixés sur l'être. Était-ce une illusion de son esprit ? Une manière cruelle de se faire torturer mentalement ? Non, c'était juste le vide, le néant dans l'être. Et elle… Où était-elle ? Était-ce le néant aussi ? L'être l'observait-elle à son tour de là où il était ? Non, elle était seule. Donc, l'être ne pouvait pas être là.
Pourquoi se sentait-elle seule au juste ? Il y avait tant d'êtres naviguant continuellement dans un flou autour d'elle à travers ces yeux, comment pourrait-elle se sentir seule ? Pourquoi savait-elle qu'elle était seule ?
POV DEATH
Elle avait continué à « tuer ». C'est comme ça que les êtres, les humains, avaient commencé à dire que cela s'appelait. Elle ne comprenait pas pourquoi ils étaient tristes quand elle le faisait. Elle libérait leurs âmes du fardeau que devenait lentement mais sûrement leur corps. Il devrait être content, non ? Pas de souffrance sauf celle nécessaire pour libérer l'âme. Alors pourquoi étaient-ils tristes ? Est-ce parce qu'il… Se sentait soudainement seul comme elle ? Avait-il la même douleur qu'elle au fond de leur être ? Est-ce que… La douleur… Existait-elle même ?
POV DEATH
Les humains avaient commencés à lui donner des noms. Elle ne comprenait pas cette manie qu'avait cette espèce à vouloir nommer les choses. Elle avait beau les avoir observées tout au long de leur évolution mais certains détails lui échappaient toujours. Quel était l'intérêt d'un nom ? Les rendre plus identifiables ? Mais quand on y regardait d'un peu plus près, au fond, il était tous les mêmes. Leur personnalité, leur souvenir et leur lanterne cinématique qu'il avait commencé à développer il y a quelques années, était certes différentes. Mais pour elle, il était tous identiques, tous égaux.
Et cette même égalité les avait poussés à donner des noms à leur « tueur » immortel : Mort, Faucheuse, Azraël, Morrigan, Hadès… Tous avait leur petit idée et tous était persuadé que ces noms, sans signification pour elle, étaient les siens. Certains se tuaient bêtement juste parce qu'il voulait justifier devant un fanatique qu'il avait raison sur son nom.
Les imbéciles… Subir l'agonie pour qu'elle vienne leur en délivrer… Pour découvrir au final la vérité :
Elle n'a jamais eu de nom.
POV DEATH
Une fois, elle ne savait plus quand exactement, elle vit une âme passée dans son monde blanc. Elle se souvenait de ce moment parce que l'âme en question lui avait demandé où il était avant de disparaitre dans le blanc du monde sans aucune raison.
Ce fut la première fois qu'on lui adressa la parole.
Et ce fut aussi la première fois qu'elle comprit qu'elle était coincée quelques parts et que c'était une partie spirituelle d'elle qui bougeait hors de ce lieu quand elle récoltait les âmes des gens plutôt qu'une partie physique…
Ce fut également la première fois qu'elle comprit qu'il y avait bien plus de possibilité de faire des choses qu'elle ne le croyait initialement.
POV DEATH
La mort avait commencé ces jeux. Elle avait toujours joué, bien entendu. Mais c'était la première fois qu'elle jouait vraiment. Un peu comme si avant, elle s'était rendu compte que son existence n'était qu'un jeu, une vaste blague à l'échelle cosmique, une ironie dramatique…
Cela avait commencé par faire croire à une âme de passage dans son royaume qu'elle pourrait revenir à la vie si elle l'en jugeait digne. Cette fois-là, ce fut une dame de la haute cour anglaise d'une arrogance sans borne et commère au dernier des points. La dame avait déclaré toutes ces qualités, ces capacités ainsi que son importance dans le monde et à quel point elle était aimée. La mort l'avait démenti et la dame l'avait traité de menteur. Elle l'avait ensuite imploré et supplié mais la mort avait fait son choix et l'âme était passée pour l'endroit quelconque où elle irait.
Ensuite, ces jeux devinrent plus complexes, il ou elle prenait parfois l'apparence d'un proche quelconque et essayait de comprendre la vision du monde de l'individu et en combien de temps il ou elle se serait fait démasqué. La mort devait être bonne actrice à force d'observer les humains car personne n'a jamais réussi à passer son test.
Et les jeux continuèrent encore et encore, tous plus inventifs les uns que les autres. Le temps qui n'était qu'une notion vague semblait rester figer et la seule mesure quantifiable de celui-ci semblait être combien de temps elle restait divertie par ces petits jeux de plus en plus cruels ou aimables selon les individus et les chances que ceux-ci l'amusent.
Un jour, elle vit passer 3 frères, des sorciers prétendument courageux d'une arrogance sans borne et mort à cause d'une rivière bien dangereuse. Pour son petit jeu de cette fois-ci, elle avait choisi d'adapter son monde blanc pour voir ce que les 3 hommes auraient voulu faire avant de mourir. Elle leur était ensuite apparue sous sa forme horrible et terrifiante traditionnelle en faisant croire qu'elle était furieuse que les 3 sorciers réussissent à la duper. Comme si c'était réellement possible…
Dans leurs arrogances, ils la crurent. Ce fut cette foi qui donna envie à la mort de prolonger un peu plus leur souffrance. Elle se promit mentalement que leur mort serait à la hauteur de leur personnalité.
Mais peut-être qu'elle pourrait se servir un peu d'eux. Après tout, les humains étaient si naturellement destructeurs avec leur désir. Peut-être que, pour une fois, elle pourrait s'en servir à son avantage. Peut-être même que cette fois, elle pouvait commencer une nouvelle sorte de jeu. Une partie qui se jouerait à deux plutôt qu'un jour joueur contre tous. Un jeu sans fin pour cesser enfin de s'ennuyer. Elle appréciait particulièrement l'idée. Mais quel genre d'humain mériterait d'être son « maître » ? Il faudrait un test, très compliqué et très simple en même temps. Un test qui pourrait la garder également diverti pendant un moment. Mais tous d'abord, qu'est-ce qu'elle désirait comme camarade forcé pour l'éternité.
-Intéressant. Avait-elle pensé ce jour-là. Je veux un humain très intéressant.
Et sans le savoir, ce ne serait certainement pas la dernière fois qu'elle prononcerait ce mot en pensant à un certain maître.
POV DEATH
Elle avait observé tous les stades de l'évolution de l'homme et des diverses animaux qui peuplaient le monde. Elle avait vu l'homme grandir et apprendre. Mais surtout, elle avait ri de leur effort futile pour lui échapper. Elle ne savait pas à quel moment c'était devenu si drôle. En fait, parfois, elle ne comprenait même pas pourquoi elle riait.
A mesure que la race humaine évoluait, celle-ci devenait orgueilleuse et égoïste. Les Hommes voulaient, à tout prix, éviter leur fin prochaine et inévitable sans se soucier des conséquences occasionnés par le choix d'une possible immortalité. Certains se mutilaient leur âmes en plusieurs morceaux. D'autres faisaient des objets comme la pierre philosophale dans l'espoir d'allonger leur vie. D'autres encore perdaient leur humanité au profit d'une immortalité qu'ils finissaient tous par regretter sans la moindre exception. Il y en avait même qui poursuivi des chimères comme le Graal des légendes Arthuriennes ou l'élixir d'immortalité d'un vieux moine chinois.
S'en était presque drôle tous ces détours et ces idées qu'un simple mortel lambda pouvait concevoir sur un coup de tête figuratif pour lui échapper.
Au fond, les humains étaient tous pareils. Il n'y avait pas un pour rattraper l'autre et les rares exceptions devenaient tellement rares que la mort ne pouvait s'empêcher de désespéré. Quel était l'intérêt de vivre plus longtemps quand on voyait ce qu'il faisait de leur vie ? Quel était l'intérêt d'obtenir l'immortalité sachant que leur mémoire finira un jour par flancher et qu'ils seront continuellement seul comme elle dans une marée de visage sans signification et tout aussi égoïste qu'eux ?
De plus, le fait qu'il ne soit que de passage dans ces corps vieillissant lentement leur faisait d'autant plus apprécier la valeur de leur vie pitoyable et répétitive. Pourquoi se débarrasser de cela sachant qu'un jour, ils se rendront compte de la valeur qu'il venait de perdre et finiront par se suicider comme beaucoup d'autres qui ne pouvaient pas supporter leur fardeau avant eux.
C'est à croire que l'espèce humaine n'apprenait pas sa leçon. La seule leçon qu'elle avait vainement tenté de leur inculquer depuis qu'ils ont cherché à la nommer et à la repousser afin de mieux l'éviter voire même de la fuir…
Les humains devaient la savoir par cœur depuis le temps : Personne n'échappe à la mort. P-E-R-S-O-N-N-E !
POV DEATH
-Présent-
L'entité était occupé à observé son maître avec un air pensif alors qu'il était en train de dormir paisiblement avec la relique si innocemment placée sur son doigt.
Harry était totalement inconscient de sa présence même lointaine. Et à ce stade, après tout ce temps séparé, la mort doutait sérieusement que son maître puisse reconnaître intimement sa présence dans son sommeil. Il y avait un temps, dans le monde blanc, il aurait pu.
Mais seulement voilà, contrairement à l'intégralité des autres réincarnations, son maître avait pu échapper à sa vigilance au point que même elle ne parvenait plus à le suivre ou à l'observer. Non seulement, cela l'avait frustrée. Mais en plus de cela, sa marque unique d'aura ne parvenait plus à affecter son maître même de loin durant toute la longue période où celui-ci était hors de son regard. Oh certes, son aura était presque totalement effacée et en serait affecté jusqu'à la fin des temps. Cependant, ce n'était pas encore assez proche de la sienne à son goût. Et si son maître le savait, cela lui aurait énormément plu, elle en était sûre.
Avec précaution, la mort observa la pierre de résurrection juste sous le nez d'Harry. La pierre avait été un pari désespéré. Elle l'avait faite voyager à travers des mondes. Elle s'était assuré que, peu importe ce qui arrive, la pierre arrive en possession d'un membre d'une lignée sensée posséder une incarnation qu'elle avait faite spécialement pour son maître dans différentes lignes temporelles. Car contrairement à ce que son maître avait cru, elle ne lui donnait pas d'incarnation faite à la dernière minute. Non… Une réincarnation, cela se préparait avec soin.
D'abord, elle s'assurait toujours que le corps mortel était prêt à supporter l'âme de son maître. Ensuite, il fallait que celui-ci ne grille pas sous toute la puissance que celui-ci réprime continuellement, y compris dans le monde blanc. Et enfin, elle devait s'assurer que son âme ainsi que sa lanterne cinématique se synchronise bien avec le corps en question. Elle ne voulait pas le transformer en zombie sans cervelle ou faire arriver son « END » trop tôt. Où serait l'amusement sinon ?
Honnêtement, après son petit moment de panique dans le monde blanc, elle s'était mise sérieusement à réfléchir. Le corps de son maître ne pouvait pas être une incarnation qu'elle avait prévue pour lui, donc, forcément, son maître aurait provoqué un END sur sa lanterne assez vite comme il ne savait pas exactement ce qu'il fallait faire et vérifier quand on créait une réincarnation pour soi. Elle avait donc attendu en essayant d'étudier par elle-même un maximum de lanterne. Le problème est que si récolter ne posait aucuns soucis pour elle, observer la vie de millions de mortels inintéressants dans l'espoir de trouver la lanterne de son maître dans le tas était une tâche insurmontable.
C'est alors qu'elle eut une idée mêlée à une étrange envie de punir après avoir vu encore un de ces êtres se tuer sous ces yeux parce que « leur vie était insupportable ». Après avoir vu ce genre de réflexion des millions de fois, elle avait décidé de les punir en s'assurant qu'ils vivent pour l'éternité et l'aident dans sa tâche. Comme ça, ils verront à quel point leur vie était réellement insupportable comparé à l'éternité qu'elle possédait.
Lors du réveil des premiers dieux de la mort, elle leur avait donné une mission simple dont il se souviendrait toute leur vie. Elle leur avait également donné un peu d'espoir en leur disant à travers une vision que leur date d'expiration serait le « jugement dernier ». Après tout, les humains, même immortel, travaillait bien mieux sur leur tâche lorsqu'il avait encore un peu d'espoir quelque part.
Bien sûr, les premiers « dieux de la mort » n'avaient que vaguement compris son intention d'origine. C'était le problème avec les visions, le sens premier se perdait très souvent et se faisait déformé par la perspective de celui qui la recevait. Donc, rapidement, la mission qu'était : « Vérifier les lanternes cinématique au cas où le maître de la mort, le seul être digne à travers les différents mondes et lignes temporelles, puisse être trouvé » est devenu quelque chose comme : « vérifier les lanternes au cas où quelqu'un de digne mérite finalement de vivre parce qu'il apporte quelque chose au monde ».
Mais, au fond, cela remplissait tout aussi bien ces objectifs. Donc, elle n'avait pas cherché à leur donner une autre illumination afin de mieux les éclairer sur leur tâche. Mais cela était encore un tantinet frustrant pour elle. Tout simplement parce que cela lui ramenait en pleine poire que la seule raison qui lui avait permis de communiquer en premier lieu était parce qu'elle avait une réclamation sur eux grâce à leur passage d'humain suicidé à divinité. Et même avec cela, elle ne parvenait jamais complètement à communiquer avec eux.
Enfin bref ! Lorsqu'elle s'est rendu compte que, même avec l'aide de ces créations, elle ne parvenait pas à retrouver son maître… Alors, elle avait tenté la pierre de résurrection. Elle n'avait jamais vraiment quitté les yeux sur la relique alors que celle-ci passait de main en main encore et encore alors qu'elle fauchait parfois des âmes à tout va, afin d'accélérer la recherche pour son maître.
Le monde où la pierre se nomme « fragment d'espoir » avait d'ailleurs été sacrément sanglant. Honnêtement, la mort avait été très fière de ces différentes morts toutes plus créatives les unes que les autres et qui avaient fini par créer la légende autours de la pierre. Quel dommage qu'elle ne puisse pas en parler à quiconque à part son cher maître qui était occupé à ronfler dans son lit.
La mort soupira et analysa de plus près les propriétés qu'avaient choisi de prendre la pierre cette fois. Elle s'instruisit pendant quelques minutes en regardant la moindre facette et lorsqu'elle comprit ce que faisait la bague, elle ne put s'en empêcher, elle jubila.
Cela allait enfin régler le problème de l'incarnation actuelle de son maître. Cela allait également modifier un peu le tempérament de son maître sur beaucoup de chose, y compris sa vision du monde. Et enfin, cela allait causer un chaos impressionnant et un tel amusement qu'elle avait presque envie d'accélérer le processus elle-même. Mais alors, cela gâcherait la partie et ce serait beaucoup moins drôle.
A la place, sachant que si elle continuait de regarder, elle allait finir par faire quelque chose, elle choisit simplement de le laisser tranquille pour un moment. Bien sûr, elle ne manquerait plus une miette de ce qui lui arrive mais elle choisissait de ne pas intervenir ou alors, pas trop… Son maître était tellement adorable lorsqu'il était plongé dans les affres de l'agonie ou lorsque sa colère atteignait avec sa tristesse son paroxysme. Dans ces moments-là, c'en était presque érotiques dans un sens plus que morbide.
-Jusqu'à la prochaine fois maître. Dit-elle en mimant un baiser sur l'image de son maître depuis son bureau dans le monde blanc.
Elle était sûre qu'elle allait autant adorer ce jeu autant qu'Harry allait le détester. Mais encore une fois, c'était l'essence même de leur petit jeu entre eux, pas vrai ?
