Crossover Black Butler/ Harry Potter: "Le grand patron"

"Les fameux 30 ans de la société Phantom"

Avertissement: voir prologue

Où en est-on?

OAV Hamlet (post épisode 15, saison 1) avec une bonne mention d'un personnage de "Book of Murder"

Swiny

Cette histoire est un cadeau pour quelqu'un qui suit mes histoires depuis assez longtemps. Elle n'a jamais fait de suggestions jusqu'alors et puis, on a tchatté sur Tumblr l'autre jour et elle m'a suggéré le contexte de ce chapitre. Donc, vous pouvez la remercier dans les commentaires au nom "Victini"

Et si vous voulez remercier encore plus loin d'autres personnes sans aucunes raisons, c'est mon petit frère qui a suggéré le nom que vous allez bientôt découvrir... (Et zut, je commence déjà à spoiler mes propres chapitres. Raaaah!)

Sinon, un cookie virtuel pour tous ceux qui ont repéré la référence à Hunter X Hunter. Au passage Ennael, j'avais hésité entre incrusté cette réincarnation d'Harry dans l'univers de Blue exorcist mais je ne voulais embrouillé personne avec deux Méphisto (je suis déçue de moi aussi à ce niveau, ne t'inquiète pas ;) )

Sur ce, bonne lecture et jusqu'à la prochaine fois... Oh! Et comme toujours, n'hésitez pas à me faire des suggestions ou à donner votre avis sur mon Tumblr, par mp, ou dans les commentaires.


POV Harry Potter

Au final, Harry avait appelé le chaton « Lucifer ». A l'origine, l'ex-informateur n'avait pas vraiment prévu de le garder. Après tout, il avait eu sa part d'animaux de compagnie dans le passé et il n'avait certainement pas les moyens de le garder avec son niveau budgétaire actuel…

Mais aller savoir pourquoi, ce chat était une sorte de boomerang ambulant. Il le déposait dans une ruelle aléatoire et en moins d'une heure, le chaton se retrouvait à côté de lui en train de miauler pour une caresse. Il avait tenté de le vendre ou de l'offrir à quelques enfants ou fermiers dans la région pour donner à l'animal de l'affection et un abri sur sa tête… Mais le chaton semblait superbement ignorer le moindre de ses nouveaux propriétaires, allant jusqu'à les griffer ou leur cracher à la figure dans toute sa majesté poilue avant de se retrouver coller une fois de plus à la jambe d'Harry.

Non, vraiment, Harry ne savait pas comment un animal aussi jeune pouvait être si vicieux et rusé. Un moment, le chaton au pelage noir le regardait avec ses yeux marrons brillants juste à côté de lui et à l'instant où Harry tente de le semer ou de le chasser, il semble tout simplement disparaitre pour mieux revenir dès que l'idée quitte sans regret la tête de l'ex-garçon-qui-a-survécu. Et le tout en gardant un air si innocent qu'Harry se sentait presque mal d'abandonner la faible créature.

Enfin… Il se sentait mal jusqu'à ce qu'il voyait l'air presque satisfait de la foutue chose qui semblait rayonner à travers sa frimousse animal.

-Est-ce que tu vas vraiment me suivre comme ça à travers tout Londres jusqu'à mon rendez-vous ? Demanda Harry à l'animal qui commençait sérieusement à l'agacer.

-Miaou ! Fut tout ce que lui répondit innocemment le chaton en s'assurant de passer un maximum de fois entre les jambes d'Harry dans le but très probable de le faire trébucher d'une manière ou d'une autre.

C'était presque comme si la boule de poil voulait absolument le gêner le plus possible avant sa prochaine destination. Encore une fois, plus pour éviter de tuer la bestiole qu'autre chose, il sortit la lettre chiffonnée de sa poche qu'il avait reçu dans son courrier avec celle qui contenait la date de son rendez-vous avec le directeur du Weston collège.

« Monsieur Peters,

Bien que je sois plus qu'étonné par votre lettre et votre demande de rendez-vous, je dois dire qu'il est assez rare qu'un fan me propose de parler de l'un de mes manuscrits. Un rendez-vous ce mardi à 14h00 au café nommé « Diogène» près de la ruelle du champêtre de Buckingham palace vous arrangerait-il ?

ACD »

Une fois que l'ex-informateur eut relu pour la troisième fois sa lettre et se sentait suffisamment calme pour affronter une fois de plus sa longue marche avec Lucifer en personne, il l'a remit dans la poche de son manteau usé et choisit de terminer son voyage en décomptant d en commençant 2000 et en allant jusqu'à 0.

Finalement, après beaucoup d'effort pour ignorer le chat qui semblait avoir pris pour mission personnel de l'agacer et après avoir fini de décompter à de nombreuses reprises, l'ex-garçon-qui-a-survécu arriva enfin au point de rendez-vous dans la lettre.

A priori, l'endroit paraissait chic de par son emplacement et son apparence plutôt récente mais Harry savait immédiatement en voyant les prix plus qu'abordable sur le panneau de bois et en observant l'état des différents clients qu'il n'en était rien. Si rien d'autre, ce café avait surtout était choisi pour être facile à trouver et assez abordable financièrement. Ce qui lui fit se demander si son futur interlocuteur était au courant pour son problème d'argent ou si il en avait lui-même.

Après plusieurs minutes à observer avec soin les tables rondes contenant parfois des plats ou des tasses de thé, il finit par tomber sur celle où un homme, correspondant vaguement à la description qu'il avait lue dans le journal, était en train de boire une tasse de thé et semblait attendre quelqu'un si la chaise vide juste en face de lui était un indicateur clair de ces attentions.

Sans attendre, il s'approcha de la table de son interlocuteur en remarquant que le chaton avait une fois de plus disparu sans aucune raison.

-Monsieur Doyle ? Je suis Harry Peters, ravi de vous rencontrez. Commença-t-il en tendant sa main droite pour une poignée de main plus que mérité.

D'ordinaire, il n'était pas si poli mais les circonstances n'étaient pas vraiment ordinaire non plus.

-Vous êtes monsieur Peters ? Vous devriez excuser mon air surpris mais je m'attendais à quelqu'un de plus… Vieux.

-Ne vous inquiétez pas, vous n'êtes pas le premier à avoir l'air surpris. Cependant, je peux vous assurez que les apparences sont trompeuses et que cela n'entrave absolument pas mon adoration pour votre roman. A quand aurais-je le droit de lire une suite ?

-Ah… Vous êtes bien le premier à me dire ça. Vous savez, « une étude en rouge » n'a pas très bien marché… Et… Je ne pense pas qu'une suite soit possible. J'ai quelques difficultés à vendre mes œuvres et même le Ward, Lock et Cie ne l'a acheté que dans l'espoir d'apporter une touche d'originalité si jamais il leur manquait un emplacement pour une histoire dans le Beeton.

-Et j'imagine que cela et votre travail d'ophtalmologue ne doit pas non plus vous aidez à ce niveau. Rassurez-moi, la clinique marche bien au moins ? Je ne voudrais pas vous voir quitter le pays pour des problèmes d'argent après tout.

-Comment savez-vous que je dirige une clinique ? En fait, comment savez-vous que je suis ophtalmologue ?

Bien sûr, Harry remarqua presque immédiatement sa gaffe et se rendit compte que répondre : « J'ai appris cela en lisant les informations de l'auteur durant mes études à Poudlard, une école de sorcellerie, après qu'une amie ait tenté de me forcer à lire votre ouvrage pendant toute une année. Et que lorsque j'ai craqué des années plus tard, je n'ai plus eu le temps pour lire vos autres ouvrages ?». Ne serait probablement pas une bonne idée. Aussi, il choisit la réponse facile dans ce genre de situation :

-J'ai beaucoup d'expérience dans le domaine de l'information. J'ai même travaillé pour le gouvernement Britannique une fois. Plaisanta-t-il pour étoffer son histoire.

Ce n'était pas un mensonge. Techniquement, il avait travaillé pour le Yard avec ces informations et il y avait plusieurs membres de la cour de la reine qui avait entendu parler de lui dans ces bons jours. Plusieurs d'entre eux avaient voulu en savoir plus sur leurs épouses ou époux. Certains étaient à la recherche de véritables complots contre eux. Ce fut la belle époque où il arrivait à jongler entre le bon et le mauvais côté de la loi. Avant qu'un certain inspecteur ne ruine tout avec son obsession à fouiller là où il ne fallait pas.

-En tant qu'informateur ? Continua l'écrivain sans se soucier de la tournure des pensées actuelles de son interlocuteur.

-Je n'ai pas dit ça.

-Et vous y travaillez toujours ? C'est comme ça que vous savez que je suis médecin ?

-Qui sait… Répondit-il en haussant les épaules. Mieux valait ne pas répondre et laisser l'écrivain tirer ses propres conclusions

Sans compter qu'une fois encore, ce n'était pas un mensonge total, plusieurs membres de la cour de la reine n'avaient jamais annulé leurs contrats après tout.

Il y eut un silence pesant entre eux. Pendant plusieurs minutes, il n'y avait que les sons des discussions aux alentours et du claquement des couverts contre les assiettes qui se vidaient progressivement de leur substance. C'était un son qu'Harry avait souvent remarqué au chaudron baveur ou dans les guildes de chasseurs gourmets. Et même encore maintenant, il ne savait pas s'il préférait ce son à un vrai silence face à un arrêt brusque d'une discussion ou s'il le détestait parce que cela ne faisait que lui rappeler que la vie continue malgré la discussion sur lequel il essayait de se concentrer.

-Préférez-vous le bruit ou le silence ? Finit par demander Harry en essayant vainement de réanimer la conversation.

-Veuillez m'excuser mais je ne comprends pas ce que vous entendez par cette question.

Harry mit plusieurs secondes avant de réussir à mettre des mots sur les pensées exactes qui l'avaient poussé à poser cette question particulière. Et même ainsi, l'ex-garçon-qui-a-survécu avait encore du mal à exprimer ce qu'il signifiait par là :

-Je me suis rendu compte que certaines personnes trouvent le fait de devoir entretenir une conversation particulièrement ennuyeux. Que d'autres veulent être laissé tranquilles afin d'obtenir un moment de calme. Ou encore qu'il est difficile de nos jours de trouver un endroit totalement calme sans personne pour vous ennuyez pendant que vous lisez. Parfois, on ne peut même plus être tranquille chez soi. Pour ces gens-là, ça doit être un enfer bruyant, vous ne trouvez pas ?

Londres était, au même titre que New-York et d'autres grandes cités du monde, une cité qui ne dormait pas. Il y avait toujours quelqu'un pour organiser une soirée, pour proposer à d'autres personnes d'aller dans une taverne. On pouvait y croiser des enfants et des policiers dans les ruelles à des heures incongrues et il n'était pas rare que de nombreuses réunions dans la mafia se passe aux petites heures du matin à l'insu de la population londonienne endormie.

Et ces derniers temps, il y avait même des vrais démons qui s'introduisaient chez les gens durant leur temps libres. Mais cela, Harry doutait que l'auteur comprenne cela sans se mettre à partir en courant de leur emplacement actuel. Sans compter qu'il faudrait probablement des heures pour qu'un auteur, qui prônait la logique et l'observation par-dessus tout, comprenne la possibilité d'une autre forme d'existence que l'être humain.

-Hé bien, ce n'est pas comme si on pouvait soudainement interdire aux gens de parler, non ? Finit par dire Arthur Doyle après avoir écouter silencieusement une bonne partie de l'explication d'Harry.

-Si on est catégorique, vous êtes donc un partisan du bruit alors ? Demanda Harry sans choisir de répondre à sa question qui était d'ailleurs plus sarcastique qu'autre chose.

-Et vous un du silence… Si on est catégorique. Dit-il en imitant légèrement Harry en cachant un petit sourire moqueur.

Et la discussion reprit son cours sans accroc et les deux argumentèrent pendant encore un moment avant que Doyle ne finisse sa tasse de thé autrefois fumante et ne jette un coup d'œil à son montre.

-Ciel ! Je crois bien que je me suis fait absorber par la conversation. Il se fait tard et je devrais retourner à ma clinique. Je suis navré mais je… Commença-t-il avant qu'Harry ne le coupe avec un petit sourire.

-Cela ne me pose aucun problème, monsieur Doyle. Je suis ravi de vous avoir rencontré.

-Oui, à ce propos, pourquoi m'avez-vous demandé un rendez-vous ? Non pas qu'il y ait un problème à cela mais je suis assez peu connu et je doute qu'un fan ne… Eut-il le temps de dire avant qu'Harry ne reprenne un visage sérieux et ne le coupe une fois de plus dans sa tirade.

-Je voudrais vous achetez le manuscrit d'une étude en rouge.

Cela stoppa net le moindre mouvement de Doyle qui s'était empressé de remettre sa cravate correctement et d'enfiler sa veste brune.

-Je vous demande pardon ? Dit avec un air assez choqué.

Encore une fois, Harry ne pouvait pas dire au médecin que cet ouvrage vaudrait plus tard une petite fortune. Il ne pouvait pas non plus lui dire qu'il voulait être l'un des premiers acheteurs de l'auteur pour pouvoir le sortir dans une conversation ultérieur au nez de tous ces prétendus snobinards qui dénigraient actuellement l'auteur au profit d'œuvre moindre. Aussi, l'ex-informateur lui répondit :

-J'ai regardé les prix, ils sont abordables et j'ai récemment repensé à votre histoire suite à une rencontre. Je l'ai cherché pendant 2 jours sans le moindre succès et j'ai peur qu'à cause de la pièce de théâtre organisé par la compagnie Phantom ce soir, les rares personnes capables de me les vendre ferment plus tôt et vont probablement vouloir m'ennuyer avec d'autres romans qui ne m'intéressent pas. Je leur ferais un beau sourire, les laisseraient parler pour rien et je m'en irais finalement sans avoir ce que j'étais venu chercher en premier lieu. Et ce simple simulacre va être très vite ennuyeux.

-Donc, « certaines personnes trouvent le fait de devoir entretenir une conversation particulièrement ennuyeux » est en fait une référence à vous ?

Le jeune homme aux cheveux noirs eut un petit sourire en coin en se remémorant deux ou trois souvenirs de plusieurs de ces anciennes vies.

-Et à une bonne partie de la population qui parle de temps en temps avec des gens opiniâtre et calculateur ou à la noblesse en étant d'un rang inférieur, je vous l'assure. Mais revenons sur le sujet. Je sais d'expérience que l'auteur a toujours une version de son travail, alors… ? Dit-il en laissant volontairement sa phrase en suspend dans l'attente d'une réponse de son interlocuteur.

-Hé bien, cela ne m'ennuie pas spécialement de vous le vendre. C'est juste que je ne l'ai pas sur moi et que je suis pressé. Repasser ce soir à la clinique, je vous en apporterais un exemplaire. Dit-il en se frottant une main derrière la tête avec un air presque désolé.

-Merveilleux, à quel heure finissez-vous vos consultations ?

-19h30.

-Alors, c'est réglé. Fut tout ce que dit Harry en se levant de sa chaise pour retourner dans son appartement.

-Attendez une seconde, vous ne voulez pas savoir où se trouve la clinique ? Lui demanda l'auteur un peu inquiet qu'un acheteur potentiel ne revienne jamais.

-Pourquoi ? Je la connais déjà après tout. A ce soir, monsieur Doyle ! Dit-il avant de lui tourner le dos pour se remettre à marcher dans la bonne direction sans se soucier de savoir l'expression de l'ophtalmologue.

Il la connaissait déjà. Après tout, il l'avait abordé à de nombreuses reprises lorsqu'il avait appris de multiples choses sur le tas dans le monde des sorciers.


POV Jimmy

La pièce n'avait pas été Cendrillon. Ce fut la première chose qu'avait remarqué Jimmy au cours de la soirée. Ça et le sourire triomphant de sa grande-sœur alors qu'elle s'en rendait compte aussi. Pour être franc, Jimmy trouvait ça décevant. Cendrillon avait toujours été son histoire préférée depuis que sa mère le lui lisait pour s'endormir le soir.

Mais bon, même si ce n'était pas l'histoire de la fille aux chaussons de verre qui était représenté sur scène, Jimmy avait particulièrement adoré la soirée qu'il avait eue. Pour une fois, il avait pu sortir du lit pour rejoindre un siège pour voir se jouer une pièce qu'il ne connaissait pas sous ses yeux avec sa sœur, Lilian, et sa mère. Et rien que cela rendait le moment spécial pour le jeune garçon.

Il avait particulièrement adoré l'algue qui se trémoussait sur la scène ou encore le duel à l'épée entre Hamlet et l'autre monsieur méchant. Et même si il n'avait pas trop compris ce qu'était l'histoire au final, il avait bien aimé la pièce.

Bien sûr, cela aurait été beaucoup mieux si le monsieur effrayant n'avait pas fait une apparition sur scène… Mais Jimmy savait depuis longtemps qu'il était vain d'avoir de tel souhait.

-C'est dommage qu'oncle Harry ne soit pas là. Je suis sûr qu'il aurait adoré la pièce. Dit sa grande sœur à un moment de la soirée.

C'était une autre chose que Jimmy aurait voulu voir se produire. Depuis un bon moment, sa sœur ne cessait de lui parler de ce monsieur qu'elle avait rencontré durant l'une de ces ventes de fleurs dans les rues de Londres. Apparemment, l'homme était très gentil et adorait écouté les histoires de sa sœur. Elle l'aimait beaucoup, tellement qu'il se demandait même s'il ne devrait pas être jaloux ou inquiet qu'elle l'oublie un jour…

Mais peut-être était-ce une bonne chose qu'elle s'attache à quelqu'un d'autre… Parce que les rares fois où le monsieur Effrayant avait pu lui parler sans que sa mère soit là, il lui avait dit avec une sorte d'assurance presque comique qu'il allait bientôt mourir.

Et plus le temps passait, plus Jimmy le croyait. Il le sentait à la façon dont ses mains tremblaient de plus en plus comme si un froid mortel lui englobait ses mains. Il le voyait quand sa vision devenait floue au moindre effort physique en dehors des bons jours. Mais surtout, il le savait à la manière dont son cœur semblait rendre sa poitrine douloureuse et au sang qui dégoulinait parfois de sa bouche sans autorisation.

Oui, peut-être était-ce mieux si sa grande sœur avait un nouvel ami. Parce qu'il savait bien, au fond de son cœur, que malgré les assurances de sa maman, qu'il n'en avait plus pour très longtemps.