Crossover Black Butler/ Harry Potter: "Le grand patron"

"Le prix d'une information"

Avertissement: voir prologue

Où en est-on?

Début saison 3 épisode 1 (book of circus) et mention de "Weston College"

Swiny

Réponse aux commentaires:

Libercaride: Désolé, j'avais pu placé ce cher Arthur parce qu'il était dans Book of murder et que je voulais au moins une interaction dedans. Quand à la touche d'humour du manga, je la trouve difficile à doser pour qu'elle soit suffisamment crédible. J'en suis la première navrée.

Autres: Merci à tous les autres qui me suivent et qui m'ont fait part de leur suppositions actuels.

Minute blabla:

Comme toujours, n'hésiter pas à me MP pour des idées ou suggestions que vous souhaitez voir apparaître dans cette histoire (ou si vous souhaitez collaborer ou que j'écrive une histoire). Je suis toujours très ouverte à ce niveau. N'hésiter pas à visiter également mon Tumblr ou à faire un petit coucou de temps en temps.

Ce chapitre est plus court (enfin "court, on parle quand même de 5 pages A4) parce que je suis sur la fin d'un projet informatique à l'université et que mon temps d'écriture a été sérieusement réduit. J'espère qu'il vous plaira et aura le mérite de vous faire passer une bonne matinée/journée/soirée/nuit.

Sur ce, bonne lecture les loulous et jusqu'à la prochaine fois!


POV Harry Potter

Sa candidature en tant que professeur pour le Weston collège avait été acceptée étonnamment vite. Ou du moins, c'est l'impression qu'Harry avait eu après avoir rencontré un directeur assez taciturne dont les seuls vrais questions de cet entretien semblaient être : « Qualification ? », « Recommandation ? » et le fameux : « Continuer monsieur Peters » associé à de vagues « oui » et « non » qui semblaient presque chuchoté comme si le principal de l'établissement avait un mal de gorge sévère.

Si Harry n'avait pas su mieux, il aurait presque cru que le principal était heureux de lui laisser la place de professeur de musique et de gardien du dortoir « Violet Wolf ». Un peu comme s'il s'était donné pour mission de recruter quelqu'un d'assez naïf pour s'occuper d'un dortoir à la réputation plus que douteuse au sein de l'établissement.

Cela avait d'ailleurs beaucoup amusé Harry de savoir qu'il existait un système de répartition scolaire des étudiants similaire à celui de Poudlard dans sa première vie. Ici, au Weston Collège, il existait 4 dortoirs : les « Green lion » ou dortoir vert qui accueille les étudiants bon en arts martiaux et en sport de manière général. Ensuite, il y avait les « sapphire owl » ou dortoir bleu qui prennent en leur sein les étudiants exceptionnels au niveau de l'étude. Puis, les « Scarlet Fox » ou dortoir rouge qui n'acceptent que les étudiants de haute naissance avec le rang social qui va avec… Et enfin, les « Violet Wolf » ou le dortoir mauve qui est composé à 100% d'étudiant excentriques et/ou d'artiste.

En gros, un lion vert, un hiboux bleu, un renard rouge et un loups violet au lieu de 4 autres animaux bien connu de l'ex-sorcier en guise d'emblème sur des uniformes scolaires qu'il verrait tout les jours. Rien de trop familier en somme…

En revanche, le vice-principal, un dénommé Johann Agare semblait bien moins enthousiaste à l'accueillir. En fait, c'était probablement l'un des accueils les plus glacials et les plus professionnels qu'il ait eu dans sa très longue vie. De manière curieuse, la tête que tirait Johann lui rappelait celle du professeur Rogue… Et plus particulièrement les rares fois où celui-ci avait fait mention d'un certain poste de professeur de défense contre les forces du mal qu'il n'avait jamais pu avoir à la place d'une ou d'une incompétente qui avait été un ou une professeur d'Harry avant la mort du professeur de potion. Mais cela devait juste être une coïncidence… Parce qu'il doutait qu'un homme qui semblait aussi expressif qu'un glaçon sauf lorsqu'il se forçait à prendre un air dramatique, puisse être un bon musicien en premier lieu.

-Alors comme ça, vous êtes le nouveau professeur particulier de musique ? Lui demanda un professeur quelconque qui semblait l'évaluer du regard alors qu'Harry passait la grille d'entrée du Weston Collège afin de rentrer chez lui pour payer son loyer avec son salaire mensuel obtenu à l'avance.

-A ce qu'il parait. Fut tout ce que lui répondit Harry sans même jeter un coup d'œil supplémentaire au professeur en face de lui.

Il ne comptait pas vraiment faire ami-ami avec un collègue quelconque après tout. Et encore moins avec un collègue qu'il ne verrait qu'une fois par mois au grand maximum selon si les étudiants avaient besoin de ses compétences.

Alors qu'il rentrait chez lui dans une forme de froid qui avait pourtant disparu quelques jours plus tôt, il vit une énorme foule se rassembler dans les rues et des éclairs de rouges qui rappelaient diablement certains sortilèges « incendio » qu'il avait vu à de multiples reprises en cours de défense contre les forces du mal durant sa première vie.

Calmement, il se rapprocha de la foule et vit avec stupéfaction une sorte de défilé d'artiste de cirque qui avançait dans les rues avec de grand sourire aux lèvres sous une pluie de confettis multicolores. Ils y avaient des jongleurs, des acrobates, des équilibristes montées sur échasses ainsi qu'un énorme tigre enfermé dans une cage en acier trempé sur laquelle une pancarte avec écrit « Cirque de l'arche de Noé » semblait trôné en écriture manuscrite sur son fond mauve qui attirait le regard.

Devant la cage, un cracheur de feu peu commode soufflait sur son flambeau pour repousser la taille des flammes dans un spectacle éblouissant de feu alors qu'un lanceur de couteau s'improvisait temporairement comme jongleur en raillant le tranchant de ses dagues avec aisance.

Mais malgré toutes ces astuces illusoires et prétendument magiques qui s'étalaient sous ses yeux. Malgré les applaudissements et les cris de joies des enfants excités par le spectacle juste en face d'eux. Malgré les pirouettes parfaitement effectués par les multiples artistes chevronnés… Il n'y avait qu'une seule chose qu'Harry observait véritablement avec une attention plus que non feinte. Un visage qu'il n'avait plus vu depuis bientôt 10 ans

A côté du lanceur de dague, il y avait un jeune homme à l'allure malicieux qui ne cessait de crier en agitant son bâton comme une majorette :

-Approchez mesdames et messieurs car le cirque ambulant de l'arche de Noé est ici. Oubliez le froid de l'hiver et les sombres nouvelles ! Car c'est le commencement du spectacle du siècle !

Et ce jeune homme, c'était Jason Tiller qui avait deux bras à la place d'un.


POV Ciel Phantomhive

Ce n'était vraiment pas un début d'enquête prometteur pour Ciel Phantomhive. Bien entendu, par le passé, il avait eu sa part d'affaire avec des départs plus qu'infructueux en information. En revanche, un cas de sa majesté la reine Victoria qui démarrait avec si peu d'information était bien une première pour le jeune comte Phantomhive.

A priori, quand il avait ouvert la lettre au cachet royal et avait lu les diverses découpes d'articles et rapports d'officiers, le comte n'avait pas vraiment vu pourquoi la reine lui avait donner un tel cas qui la rendait si chagrinée en premier lieu.

Sans un second coup d'œil, l'enquête paraissait aussi classique que tragique… Une combinaison qui avait, par le passé, offert autant d'opportunités que d'affaires ennuyeuses au chien de garde de la reine.

Néanmoins, le comte avait rapidement compris après son effraction au troisième étage dans les archives de la police que les informations récoltées par celle-ci au fil des disparitions d'enfants innocents étaient bien plus que maigres. En fait, Scotland Yard les avait même encore considéré comme « disparu » et n'avait pas vraiment osé envisager les alternatives plus que macabres dont les enfants auraient pu être victimes à ce stade.

-Donc s'il s'agit du monde souterrain, nous devons à nouveau lui rendre visite. Dit son majordome avant de lui ouvrir pour rentrer dans la voiture qui les avait attendus à quelques pas du bâtiment qui contenait les archives de la police.

Undertaker savait sûrement quelque chose sur eux. Le comte savait qu'il se passait bien plus de choses dans cet endroit dangereux qu'était le monde souterrain où seuls quelques élus osaient encore braver les ténèbres de la criminalité en abordant leurs visages dans la lumière de la corruption sociale. Et avec les yeux d'un de ses plus fervents habitués, il pourrait certainement recueillir plus d'information que la police avec un simple coup d'œil de l'informateur excentrique de sa famille.

-Pour être honnête, je préférais éviter cela, mais il n'y a pas d'autre moyen. Dit Ciel en signalant par deux coups de canne très précis sur le toit sa présence dans la voiture.

Plusieurs minutes de silences bienvenues s'installèrent sans partage dans le petit espace alors que le comte et son serviteur étaient chacun profondément plongé dans leurs pensées sur l'affaire.

Soudainement, alors qu'il n'y avait aucune vraie raison derrière l'acte, Ciel Phantomhive vit avec stupéfaction un sourire en coin se former sur le visage de son majordome alors que ses yeux semblaient se perdre dans les méandres du verre qui composait la vitre qui les séparait tout deux du monde extérieur.

-A quoi penses-tu, démon ? Demanda Ciel avec autorité en essayant de comprendre ce qui avait bien pu provoquer ce genre de sourire si rare chez son serviteur le plus prisé.

-Je m'interrogeais sur le passé de monsieur Peters. Répondit simplement le démon en reportant son regard sur son maître au lieu du paysage extérieur qui défilait à mesure que la voiture accélérait dans les rues peu fréquentées de Londres.

-Qui a-t-il de plus à s'interroger ? Undertaker nous a déjà tous raconté la dernière fois que nous sommes allés le voir. Et je crois que tu te souviens encore parfaitement de la conversation tout comme moi.

Une conversation qui l'avait grossièrement déçu d'une certaine façon tordue. Mais d'un autre côté, il correspondait parfaitement au caractère trempé et aux dégoûts de monsieur Peters pour la reine et ces sujets de hauts-rangs. De la même manière, cela expliquait son accent des rues ainsi que ses problèmes d'argents jusqu'à sa connaissance d'Undertaker.

Le comte Phantomhive avait été à la fois amusé et irrité de savoir que l'immortel le plus agaçant qu'il ait eu le plaisir de rencontrer ait mené une vie humaine des plus pauvres et des plus redondantes.

Cependant, il ne voyait pas pourquoi l'esprit de son majordome semblait y porter d'intérêt en ce moment-même alors qu'il aurait dû être sur l'affaire dont la reine les avait affublé. Mais encore une fois, qui pouvait savoir l'enchevêtrement des pensées de son majordome. Pour tout ce qu'il en savait, Sébastian pouvait penser à des chats toute la journée.

-Vous seriez surpris d'à quel point le passé, ou son absence, peut définir une personne, jeune maître. Répondit-il soudainement en brisant efficacement le questionnement mental de Ciel sur son démon.

-Je crois qu'au contraire, nous savons tous les deux à quel point un passé peut changer quelqu'un. Dit-il avec un peu trop de force pour que cela ne donne pas l'impression d'être défensif.

Il était certainement la meilleure personne des deux pour déterminer comment un évènement tragique pouvait affecter l'entièreté d'une vie. Il ne voyait même pas en quoi la remarque de Sébastian était pertinente. Surtout lorsque la simple présence de son majordome en attestait après tout.

-Mais même vous ne pouvez pas nier qu'Undertaker a été particulièrement vague en ce qui concerne monsieur Peters.

Il est vrai qu'étonnement, le fossoyeur fou avait semblé laisser de côté un certain nombres d'informations sur Peters. Mais encore une fois, il ne comprenait pas les interrogations de son démon sur ce genre de menues détails. Undertaker avait été bien plus vague sur de nombreuses affaires à de multiples reprises. Ce n'était pas nouveau et d'une certaine manière, Ciel avait depuis longtemps accepté ce trait de personnalité de l'informateur.

-Et qui avait-t-il de plus à dire Sébastian ? Harry Peters est né un 31 juillet 1869 dans les bas-quartier de Londres. Il a grandi comme un rat de rue des plus communs avant de travailler pour Lao comme courtier à l'âge de 10ans avant de commencer à essayer d'étendre ses compétences pour diverses organisations du même genre en plus de la police en 1881. En 1886, il est devenu un personna no grata suite à une fuite d'information importante auprès de la police de la part de Peters. Depuis, Lao ainsi que le reste de la triade le croit mort alors qu'il exerce, en fait, un métier d'informateur qu'il avait commencé peu avant toute cette débâcle. Je ne vois honnêtement pas ce qu'il y a de plus à penser et ce genre d'histoire est monnaie courante parmi les bas-fonds de Londres. Expliqua calmement Ciel avec un peu de dédain dans la voix.

-Et le fait qu'une personne ait réussi à tenir aussi longtemps seul dans Londres et ait réussi à devenir courtier pour l'un des plus éminents vendeurs de drogues de Londres à l'âge tendre de 10 ans ne vous interpelle pas ?

-Lao a toujours eu sa part de mystère en ce qui concerne les gens qui travaillent pour lui. Je ne serais pas surpris d'apprendre qu'il travaille dans du trafic d'humain ou ce genre de chose malaisante. Mais malgré tout, il reste un mal nécessaire à notre société. De surcroît, il reste un mal connu contrairement à d'autre qui pourrait tenter d'usurper sa place.

Il y avait des rumeurs qui circulaient de plus en plus sur la famille Ferro. Des rumeurs concernant des alliances à venir entre plusieurs grands barons de la drogue. Et curieusement, le nom de Lao avait été cité dans ses ouïes dires. Ciel ne savait pas encore ce qu'il devait en penser mais quoi que ce soit, il avait encore au moins un an pour le découvrir afin de ne pas se faire prendre dans le nouveau jeu que complotait Lao sous tous ses airs de plus amicales à son égard.

-Certes mais je suis sûr que, tout comme vous jeune maître, le passé de l'informateur est un peu plus complexe qu'il n'y parait. Sinon, comment expliqueriez-vous sa connaissance sur les sceaux Faustiens ? Comme vous devez le savoir, ce genre d'information n'est pas vraiment bon marché.

Pour une raison quelconque, son majordome semblait s'interroger beaucoup trop sur leur prochain pion. Peut-être devrait-il cessé de l'encourager dans cette direction et l'inciter à prendre l'affaire plus au sérieux ? Mais qui avait-il de mal à quelques pensées qui pourraient lui apporter un bénéfice possible dans le futur.

-Je me lasse de cette conversation, Sébastian. Parlons d'autres choses. Finit-il par dire pour stopper net la conversation.

-Comme vous le désirez jeune maître. Fut tout ce que lui répondit le démon avant de se replonger une fois de plus dans l'affaire des enfants disparus

Mais Ciel savait avant même que leur voiture ne s'arrête devant la boutique qu'Undertaker que le majordome avait continué cette discussion sous forme de réflexions internes au sein de son propre esprit démoniaque. Parce qu'il n'y avait rien qui captivait son démon encore plus qu'une âme torturée. Ça et des chats.

Mais encore une fois, n'associe-t-on pas ces animaux aux démons ?