Hello,

et voilà le chapitre 13 !

Je pense que le chapitre 14 sera centré sur la Transylvanie avant le chapitre 15 qui sera lui sur la pleine lune !

Chapitres toujours pas écrits….

Toshiro-Hitsugaya222 : Merci beaucoup ! Pour espacer les parties, je mets des * * * * normalement…

Christine : héhé ! Faut bien du suspense et des intrigues sinon ça serait pas drôle ! Sinon, c'est quoi le nom de la caserne de pompier près de chez toi ? Faut que je les appelle pour signaler une future pyromane !

Lyrialoli : tu boudes ?

Chapitre 13

Drago s'étira lentement avant de rouler sur le côté, délaissé par Bill. Le briseur de sort s'était levé quelques minutes plus tôt pour prendre sa douche. Le blond passa son boxer et le rejoignit dans la salle de bain. Il était très tôt mais le rouquin devait rentrer chez lui pour ne pas s'attirer de problèmes lorsque Fleur rentrerait de sa nuit de travail. Pour ne pas le retarder, Drago préféra s'appuyer sur le cadran de la porte et regarder le rideau de la douche. Il pouvait y deviner la silhouette de son amant.

« Bien dormi ?

-Tu ronfles.

-Rectification : je respire fort, » plaisanta Drago.

« Pardonnez-moi, monsieur le parfait aristocrate.

-Quand allons-nous nous revoir ?

-Je viendrais au Terrier pour la pleine lune. Asha et Charlie doivent repartir avant.

-Tu ne peux pas repasser avant ? » demanda Drago.

Bill coupa l'eau et passa la tête hors de la douche. Il fit une moue désolée à son amant. Il aurait aimé pouvoir dire oui au blond mais il ne pouvait pas se permettre d'attirer les soupçons de son épouse.

« Je suis désolée, bébé. Penses à ce que je t'ai proposé hier soir, on en reparlera à la pleine lune.

-C'est trop risqué, Bill. Tu le sais.

-Peut-être mais on sera ensembles, » répondit le plus vieux en sortant de la douche.

Drago soupira alors que Bill s'enveloppait dans une épaisse serviette éponge. Ils s'embrassèrent doucement avant que le sorcier ne retourne dans la chambre pour s'habiller. Drago ne l'accompagna pas, préférant descendre dans la cuisine pour lui préparer quelque chose à manger.

Il était entrain de faire des tartines lorsqu'il entendit des bruits provenant du salon. Drago se retourna alors et lâcha subitement le pain et le couteau qu'il tenait dans ses mains. Un sort bleu le toucha de plein fouet et le fit hurler de douleur. Deux sorcières se jetèrent sur lui et lui attrapèrent fermement les bras. Assommé par sa blessure, Drago sentit toutefois la morsure de l'argent autour de ses poignets. Il cria une nouvelle fois, appelant Fred et Bill à l'aide.

Les deux frères descendirent en trombe l'escalier et virent des Aurors passer une sorte de muselière contre la bouche de Drago. Fred tenta de s'interposer mais un Auror le stupéfixia. N'ayant pas sa baguette avec lui, Bill opta pour une approche plus diplomatique. Il s'approcha d'un auror et lui demanda ce qu'ils venaient faire ici.

« Nous avons été alerté de la morsure contre la personne de Ronald Weasley. Les lycanthropes ont interdiction de mordre, c'est la loi, » indiqua l'Auror.

« Qui vous a dit que Drago avait mordu mon frère ? Vous n'avez pas le droit de le molester comme ça.

-C'est votre sœur. Et nous avons tous les droits sur les individus jugés dangereux. Celui-là risque la mise à mort. »

Bill fut assommé par les deux révélations de l'Auror. Comment Ginny avait pu faire une chose pareille ? Elle savait bien que cela aurait inévitablement des répercutions sur Drago et même sur Fred. Et surtout, comment le Ministère pouvait autoriser la violence des Aurors et la peine capitale alors qu'il n'avait plus les Détraqueurs sous son contrôle.

« Drago ! » s'exclama t-il. « Je vais prévenir tout le monde, ne t'inquiètes pas ! » Drago se tortilla et tenta de crier malgré l'objet en métal qui lui entravait la bouche. « Je vais te sortir de là ! Je te le promets. »

Les Aurors partirent en transplanant, amenant Drago manu miltari avec eux. Bill libéra Fred avant de lui demander d'aller directement au Terrier et de dire ce qu'il venait de se passer à leurs parents et à Harry. Il comptait sur la popularité de ce dernier pour faire pression sur le Ministère. Lui s'habilla rapidement avant de transplaner devant le portail du manoir des Malefoy. Le père de Drago avait sûrement encore des contacts et de l'influence pour aider son fils.

Drago était encore en sous-vêtement lorsqu'il fut jeté sans ménagement dans une cage. On ne lui enleva ni ses menottes en argent ni l'espèce de muselière-bâillon qu'il avait sur la bouche. Il s'agita, tenta dehurler, se jeta contre les barreaux, sous les regards presque amusés des Aurors. Ils le regardaient comme une bête sauvage bloquée dans une cage de cirque. Drago fulminait mais il se calma lorsqu'il vit Percy Weasley et deux autres employés du Ministère s'approcher de lui.

Ils discutèrent autour de la cage comme si Drago n'était pas là. L'un d'eux semblait choqué du traitement qu'il avait reçu mais Weasley répétait sans cesse qu'il avait mordu son frère et l'autre employé acquiesçait à ses paroles. Ils débattaient surtout sur son envoie à Azkaban ou non. Drago avait peur. Le Ministère était devenu totalement fou.

Après un moment, Weasley fit signe aux Aurors. On le sortit brusquement de sa cage. Drago tenta de prendre ses jambes à son cou mais il se prit un violent coup dans la jambe. Il tomba au sol et d'autres coups vinrent. Le lycanthrope se recroquevilla sur lui-même pour tenter de se protéger. Puis quelqu'un l'attrapa par les cheveux et le tira sur plusieurs mètres. Lorsqu'il se releva, Drago remarqua qu'ils avaient passé une porte et se retrouvaient ainsi dans un couloir qui semblait être utilisé par de nombreux employés du Ministère.

Derrière lui, il entendit Weasley dire qu'ils devaient l'abattre. Quelqu'un d'autre accepta en déclarant qu'ils devaient l'emmener d'abord dans les caves pour mieux transférer son corps en toute discrétion. Frost gronda alors en lui et il le laissa prendre le contrôle. Ils devaient trouver un moyen de s'en sortir. Le loup donna un violent coup à l'Auror qui lui tenait fermement le bras. Frost réussit alors à s'éloigner et se mit à courir avant de s'effondrer, le corps se tordant de douleur sous un Doloris lancé par Weasley.

Au sol, Frost poussa un crie inhumain avant de succomber à un état de semi conscience. Le monde sembla cesser de bouger autour de lui. Puis il entendit des bruits de bottes. Un homme s'approcha de lui et s'arrêta juste à côté de sa tête. Une odeur de mort remplit ses narines alors qu'une cape était posée sur son corps.

« Qu'avons-nous là ? » demanda l'homme en se penchant vers lui. Il parlait avec un léger accent d'Europe de l'Est. Frost leva les yeux et vit deux grands yeux verts, trop vert, trop clairs, pas humain.

« Monsieur, éloignez-vous de ce loup-garou : il est dangereux.

-Vous pensez qu'il pourrait mordre ? Messieurs, je crains d'avoir mordu plus que lui, » affirma l'homme en se redressant pour faire face aux trois employés du Ministère.

Ces derniers reculèrent de quelques pas. Tout le monde connaissait l'homme qui se tenait au-dessus du lycanthrope et personne, pas même les dirigeants des communautés sorcières, osait le mécontenter. Il était considéré comme un roi par les siens, l'une des plus anciennes créatures de ce monde.

« Monseigneur, nous avons des lois à respecter. Ce loup-garou va devoir payer de sa vie le crime qu'il a commis.

-Soit. Mais mort ou ailleurs, quelle différence cela peut faire pour vous ? Le résultat serait le même, je vous en débarrasse juste.

-Voyons, un tel déchet ne mérite pas votre attention, » tenta Weasley.

« Ne me dit pas, stupide mortel, ce qui mérite ou non mon intérêt, » siffla la créature, dévoilant ses canines parfaitement blanches et acérées. « Je vais le prendre, il rejoindra ma collection personnelle.

-Monseigneur fera ce qu'il lui plaira, » accepta docilement l'un des employés.

L'homme sourit avant de faire un signe de la main. Le corps de Drago se souleva alors et glissa lentement jusqu'à ses bras. Frost gronda en se sentant être porté par la créature. Ses yeux rencontrèrent à nouveau ceux de l'homme et il se sentit soudain somnolant. Il perdit connaissance au moment même où la créature disparut avec lui du couloir.

Drago se sentit bercer lentement, le corps enveloppait par quelque chose de chaud et de moelleux. Il ouvrit doucement les yeux. Son visage était tourné vers une vitre teintée. Il recula légèrement la tête pour observer silencieusement le paysage qui défilait, des sapins sombres et très hauts à perte de vue. Comprenant qu'il n'était plus au Ministère et surtout plus en Angleterre, il se redressa. Drago prit alors conscience de l'endroit où il se trouvait. C'était une calèche au cuir et au bois sombre. quelqu'un avait posé sur lui un lourd manteau doublé de fourrure.

« Enfin réveillé ? » demanda une voix sur sa gauche.

Drago tourna alors la tête et vit l'homme qui était intervenu dans le couloir. Il était magnifique, de longs cheveux châtains descendaient en cascade autour de son visage, ses yeux bleus étaient aussi beau qu'un océan. L'homme était vêtu d'une chemise blanche assez large et d'une veste en velours sombre.

« Qui êtes vous ? Et où suis-je ?

-J'ai porté beaucoup de nom dans ma vie. Mais tu peux m'appeler Vladimir. Et tu es sur mes terres en Transylvanie.

-Vladimir. Transylvanie. Ça sonne comme une mauvaise plaisanterie, » déclara Drago en remontant le manteau sur ses épaules, en dessous il était toujours à moitié nu.

« Tu préfères que je te renvoie là-bas ?

-Je veux rentrer chez moi.

-Malheureusement, ça ne sera pas possible dans l'immédiat. Notre cher président sorcier roumain a accepté que tu trouves asile ici en attendant mieux.

-Pourquoi ? » demanda Drago. « Pourquoi vous m'avez sauvé et amené ici ?

« -Des américains font beaucoup de choses pour te protéger, je me suis dit que laisser ses employés te tuer serait vraiment dommage vu tous les efforts que les amerloques ont fait. Et puis, il y a quelqu'un qui m'aurait étripé si je n'étais pas intervenu.

-Qui ?

-Tu le rencontreras au nid.

-Vous emmenez un lycanthrope dans votre nid, vous avez peur de rien, » se moqua Drago.

Le vampire sourit doucement alors que la calèche tournait pour passer un grand portal en fer forgé. Le paysage changea alors. Ils sortirent de l'épaisse forêt de pins pour arriver sur une grande plaine qui menait à un précipice où un vieux château était édifié sur les bords. Drago remarqua alors qu'il faisait jour à l'extérieur.

« Il fait jour…

-Oui, il est midi passé. Le château est enchanté pour qu'à l'intérieur, nous ne subissions pas les effets du soleil. Les vitres de cette calèche aussi d'ailleurs.

-Savez vous si mes amis vont bien ?

-Ta meute ? Hum… il semblerait que tu ais été le seul à subir les foudres du Ministère anglais.

-Est-ce qu'ils savent que je suis avec vous ?

-Je ne pense pas. Les Malefoy seront bientôt au courant que tu es vivant. »

Drago hocha la tête alors que la calèche passait le pont levis du château. Il y avait quelques personnes dans la cours mais personne ne fit grand attention à eux lorsqu'ils descendirent. Vladimir guida Drago vers l'entrée principale et le fit entrer à l'intérieur. La décoration était très belle et raffinée, un subtil mélange de médiéval et de moderne.

Dans le grand hall d'entrée, plusieurs vampires se dirigèrent vers le maître de leur nid. Ils parlèrent dans une langue que Drago ne comprenait pas et faisaient souvent des gestes vers lui. Vladimir semblait vouloir les tempérer mais Drago était clairement pas le bienvenu. Pourtant un lourd silence se fit lorsque quelqu'un se mit à parler du haut des escaliers en pierre. C'était un homme grand, les cheveux longs et blond presque blanc, totalement vêtu de noir.

« Père ? » questionna Drago avant se précipiter vers lui.

Il avait les larmes aux yeux, trop content de revoir son père. Pourtant, lorsque Drago arriva près de lui et le toucha, l'homme ne bougea pas. Sa peau était glacée et le lycanthrope pu voir que l'homme portait une boucle d'oreille en or. Ce n'était pas Lucius. L'homme lui ressemblait trait pour trait mais ce n'était pas lui, c'était un autre vampire du nid.

« Lucidius, je te présente Drago. Drago, voici Lucidius Malefoy.

-Soit le bienvenu, mon – je ne sais pas combientième – petit neveu, » déclara le vampire blond alors que Drago gardait le silence. « Je viens d'envoyer un aigle international vers le manoir pour informer tes parents que tu es vivant et en sécurité.

-Je… je comprends pas, » souffla finalement Drago, perdu. Personne ne lui avait dit qu'un de ses ancêtres avait été transformé en vampire.

Voyant son trouble, Lucidius le prit par les épaules et le tira vers le haut des escaliers, l'emmenant loin des autres vampires. Drago se laissa guider jusqu'à une grande chambre où Lucidius l'invita à s'asseoir près du feu de cheminée.

« Vlad m'a prévenu de ton arrivée et de ce qu'il t'ai arrivé lorsqu'il est passé par notre présidence sorcière. Ça doit bien faire un siècle que je n'avais pas revu de Malefoy vivant. Comment tu te sens ?

-Perdu. Et j'ai faim.

-Bien, bien. Un elfe va t'apporter à manger, » l'informa le vampire. « Alors, raconte moi ce qu'il t'es arrivé pour puer autant le chien mouillé. »

Mis en confiance, Drago lui raconta tout de la guerre jusqu'au matin même. Lucidius l'écouta sans jamais l'interrompre. Entre temps, un elfe de maison apporta un plateau pour que Drago puisse calmer sa faim. Après une bonne heure de récit et de repas, le jeune blond se laissa aller en arrière, contre le dossier du fauteuil.

« Drago, tu es ici le bienvenu qu'importe ce que disent les autres. Je ne suis pas le second de ce nid pour rien. Ta lycanthropie te protège des pouvoirs de mes frères et de leurs morsures donc tu ne crains rien.

-Je dois retourner au Terrier, Lucidius.

-Pour le moment, tu dois rester ici. Tu y es en sécurité.

-Je dois retrouver ma meute. Tu ferais tout pour rejoindre ton nid, non ?

-J'ai bien l'impression que ce n'est pas qu'une question de meute. Il y a quelqu'un en particulier.

-Il s'appelle William, enfin tout le monde l'appelle Bill, » avoua Drago.

Lucidius sourit doucement avant de poser une main amicale sur l'épaule de Drago. Il savait ce que l'amour pouvait avoir comme pouvoir sur les hommes. Il confessa au jeune lycanthrope que c'était aussi par amour qu'il avait finit par devenir un vampire. C'était il y avait plus de cinq cent ans, il était un jeune sorcier prometteur, beau et riche. Il fréquentait une femme vampire aux charmes exceptionnels. Mais la peste a frappé l'Angleterre.

« Elle m'a transformé pour me protéger de ce fléau. Heureusement que mon frère était en voyage à l'étranger.

-Qu'est-elle devenue ?

-Oh… nous nous sommes séparés en bon terme deux siècles plus tard. Depuis elle règne sur le nid de Londres !

-Vous voulez dire que c'est la duchesse Celestina ? » demanda Drago. Il l'avait déjà rencontré lors d'un gala quand son père était invité à toutes les soirées mondaines.

« Magnifique n'est-ce pas ? » s'amusa Lucidius. « Enfin, nous nous égarons mon garçon. Tu dois être fatigué et il faut qu'on te trouve des vêtements. Fais comme chez toi, il y a une salle de bain juste à côté. Je vais voir si je peux te trouver de quoi être plus présentable.

-Merci, Lucidius.

-Mais de rien, entre Malefoy plus humains faut bien s'entraider. »

Drago acquiesça alors que Lucidius glissait hors de la pièce, comme s'il lévitait. Une fois seul, Drago resta un long moment devant le foyer de la cheminée avant de finir par se diriger vers le grand lit en baldaquin. Il se coucha sous le drap fin et une bonne couche de fourrures.

Pendant qu'il dormait, Lucidius revint dans la chambre et lui déposa un tas de vêtements qu'un vampire avait bien voulu lui offrir. Le vampire blond s'assit ensuite près de lui et l'observa silencieusement. Vladimir le rejoignit mais s'arrêta près de la cheminée.

« Cinq cent ans et un seul regret, n'est-ce pas ?

-Nous avons beau créer des jeunes vampires, cela ne remplace pas les enfants.

-La chair de notre chair, » souffla le maître du nid transylvanien. « Tu as eu des nouvelles de votre famille ?

-Pas encore mais cela ne devrait pas tarder. M'autorises-tu à demander le soutien de Celestina ?

-Bien sûr. Ce garçon reste un loup, dépendant de sa meute. Je ne crois pas qu'il restera ici pour la pleine lune.

-C'est dans moins d'une semaine... »