Coucou,
Et voila le nouveau chapitre.
Je reprends le boulot lundi… que le temps passe vite ! j'ai pas envie et en plus ça veut dire que j'aurais moins le temps pour écrire… vous voulez pas ouvrir une cagnotte sur internet pour que je reste à la maison ?
Allez, des bisous !
Et à vos reviews !
Christine : euh je crois pas… merci ^^
Holybleu : merci
Yzeute : bonjour à toi, petite nouvelle ! Merci beaucoup pour ta review
Chapitre 17
Le lendemain matin, tout le monde se retrouva pour le petit déjeuner dans le petit salon d'été. Lucius trônait au bout de la table, un exemplaire de la Gazette du Sorcier entre les mains. Narcissa était en face de lui, à l'autre bout de la table. Fred et Ronald mangeaient avec un grand appétit, tout en racontant leurs souvenirs de la nuit de pleine lune. Le plus jeune avait beaucoup craint sa transformation et la « rencontre » avec son loup. Mais il devait avouer qu'il n'en gardait pas un mauvais souvenir.
La douleur de la transformation était vite passée, rapidement remplacée par l'excitation de nouvelles découvertes. Son loup l'avait sentit et n'avait pas brusqué son esprit humain. Il avait apprécié de sentir le soutien de Frost et de Summer pour sa première nuit. Drago l'écoutait, le sourire aux lèvres : il était content que Ronald se sente bien avec sa nouvelle nature. À ses côtés, Bill glissa l'une de ses mains sur sa cuisse. L'aîné avait remarqué sa satisfaction d'alpha. Les deux amants échangèrent un sourire complice.
Livy entra dans le salon, amenant un plateau d'argent où était déposé le courrier du jour. Narcissa entretenait une correspondance importante à travers l'Europe : avec des collectionneurs de plantes rares, avec de nombreux artistes sorciers et plusieurs membres d'un groupe de sorcières influentes. Elle prit tranquillement les quelques enveloppes blanches et parchemins avant de remarquer une enveloppe rouge vif. Elle y jeta un coup d'oeil prudent avant d'appeler doucement Bill :
« William ? Je crains que celle-ci soit pour vous. »
Bill observa alors le petit plateau et pâlit en voyant la beuglante. Il se mordit la lèvre inférieure alors que Livy lui tendait le plateau. À côté de lui, Drago était devenu tendu. Pourtant, l'aîné des Weasley finit par prendre l'enveloppe. Cette dernière s'anima aussitôt. Elle virevolta jusqu'au visage de Bill puis prit la forme d'un visage.
« William Weasley ! Comment as-tu osé me faire ça, à moi ? Je suis ton épouse ! Ta femme ! Tu sais que j'ai une aversion pour les lycanthropes. Et toi, que fais-tu ? Tu demandes à ce maudit Serpent de te mordre ! Tu me dégoûtes ! » hurla la beuglante, imitant la voix de Fleur. « Tu as osé nous faire ça ! As-tu pensé à nous ? À notre mariage ? À ce que je vais devenir ? » continua t-elle de crier. « Je pars ! Je refuse de te revoir ! Je retourne en France et je ne veux plus jamais entendre parler de toi ! Tu es un monstre ! »
La beuglante continua ainsi à insulter Bill et à cracher la colère de Fleur, pendant plusieurs minutes avant de se désintégrer. Tout le monde autour de la table gardait le silence. La sorcière française n'y était pas allé de main morte pour exprimer sa colère. Après un moment, Lucius reposa son journal et se redressa, se tournant légèrement vers Bill.
« Eh bien, on ne peut pas dire que votre épouse n'a pas de mordant, » plaisanta t-il. « Si vous avez besoin, je connais un excellent avocat qui doit une faveur à la famille.
-Pourquoi pensez-vous que j'ai besoin d'un avocat ? » demanda Bill.
« Il est évident qu'un divorce va avoir lieu. Je sais que les divorces ne sont pas l'idéal dans notre monde mais votre épouse vous a ouvertement rejeté et part à l'étranger. Il est évident que vous ne pouvez pas vous permettre de vivre enfermé dans un mariage stérile.
-Lucius, » souffla Narcissa, choquée par les propos de son mari : tout comme presque tous les sorciers anglais, l'idée d'un divorce la révulsait.
« Et quoi ? Je ne vais pas laisser mon petit-fils naître hors mariage.
-Papa !
-Lucius ! » dirent en même temps Narcissa et son fils. « Un divorce jettera William en disgrâce, je ne pense pas qu'il soit intelligent de prévoir un nouveau mariage dans l'immédiat.
-Tu te trompes. Ici, c'est la française qui est dans le tord : elle rejette ouvertement son mari. Ce n'est pas lui qui est en tord évident.
-Et sa grossesse ? Ça ce n'est pas un tord évident peut-être ? » questionna Narcissa, sarcastique.
« La magie est à l'œuvre donc non. Ce que la magie veut, elle l'obtient toujours ma chérie. »
Entre les deux époux, les quatre lycanthropes restaient silencieux et écoutaient la joute verbale des Malefoy. Mais Drago finit par couper court la conversation de ses parents. Bien sûr, il était plutôt content de savoir que Fleur allait disparaître de la vie de Bill, et ainsi lui lancer le champ libre. Mais il voulait surtout que son amant fasse ce qu'il souhaitait. Étrangement, Drago s'était imaginé vivre avec Bill et depuis la veille, élever leur enfant ensembles mais il n'avait pas vraiment pensé à organiser un mariage avec l'aîné des Weasley. Enfin si mais pas à la cérémonie, pas aux faire-parts, pas aux robes ni aux alliances.
Et il connaissait sa mère, elle lui avait déjà promis de faire que son mariage soit le plus beau de l'Histoire des sorciers anglais. Il se mordit les lèvres en imaginant Narcissa devenir pire qu'une furie à tout choisir pour Bill et lui. Drago se tourna alors vers Bill et l'observa amoureusement.
« Est-ce que tu demanderais le divorce pour nous ? » demanda t-il, doucement, presque timidement.
« La question est de savoir si tu accepterais de m'épouser.
-Est-ce une demande officielle ? » questionna Drago.
« Je préférais t'en faire une dans un cadre plus intime et romantique mais si tu veux, oui.
-Papa, contacte ton avocat, » déclara Drago avant d'embrasser Bill.
« Euh, j'ai une question : pourquoi vous venez de parler d'un petit-fils ? » finit par intervenir Ronald.
Drago et Bill se sourirent avant que le rouquin explique à ses frères que selon la tapisserie ancestrale des Malefoy et par rapport à ce qu'il avait ressentit en devenant un loup, Drago et lui seraient bientôt parents. Fred afficha un grand sourire à cette nouvelle alors que Ronald fixait son ancien ennemi, la bouche grande ouverte.
« T'es enceinte ? » demanda t-il, faisant rire tout le monde.
« Alors, petit un : on dit « enceint » et petit deux : pourquoi crois-tu que c'est à moi que ça arrive ? Non, c'est ton frère qui va avoir les nausées, les vergetures, les jambes qui enflent et des kilos en trop.
-Bah mince alors ! » souffla Ronald. « Quand maman va le savoir !
-Justement, est-ce que tu as prévenu les parents de ta morsure et du bébé ? » demanda Fred à Bill.
« Pour la morsure, oui. Pour le bébé, pour l'instant rien n'est fait et vraiment sûr. Et puis, je crains de leur réaction en fait.
-Je pourrais peut-être retourner au Terrier et voir comment ils ont pris la nouvelle ? » proposa Ronald. « Ils ne savent toujours pas si je suis un lycanthrope ou pas. En plus, ils pensent que Drago et moi, on ne s'entend pas. Maintenant que c'est mon alpha et que je sais que… que lui et toi, c'est du sérieux, je pourrais aider à ce qu'ils acceptent la situation.
-Tu ferais ça pour nous ?
-Ouais. Vous savez, c'est pas moi le vilain petit canard dans l'histoire. Ginny est plus timbrée que moi.
-C'est vrai qu'elle est devenu très proche de Fleur et qu'elle ne t'aime pas du tout, Dray, » affirma Fred. « Narcissa, ça ne vous dérange pas si avec Ron, on retourne chez nous pour voir ce qu'il en est ?
-Non, allez-y et n'hésitez pas à revenir au manoir si nécessaire. »
Fred et Ron finirent rapidement leurs assiettes puis transplanèrent directement au Terrier. Ils découvrirent leur famille, Harry et Hermione dans le salon. Ils avaient visiblement une discussion houleuse. Molly était hystérique, un papier froissé dans la main. Fred et Ron restèrent un moment en retrait, dans la cuisine, et écoutèrent ce qu'il se disait. Hermione et Harry tentaient d'être tempérés et de calmer la mère de famille. Mais comme Ron l'avait prédit, leur sœur était pire qu'un serpent. Après cinq minutes, Ron sortit de la cuisine :
« Bonjour tout le monde ! » salua t-il joyeusement comme si rien n'était. « Vous avez trouvé la lettre de Bill, on dirait.
-Ron ! » s'exclama sa mère. « Dis moi que ce n'est pas vrai ? Bill ne peut pas avoir une relation… amoureuse… avec Drago !
-En fait, il se trouve qu'à mon plus grand désarroi : si.
-Sérieux, Ron ! » s'offusqua brutalement Ginny. « Tu sais que Malefoy est un connard et qu'il utilise Bill contre nous ! Regarde ce qu'il a fait à Fleur !
-En fait, si on regarde bien : c'est Fleur qui a commencé, » intervint Fred. « Elle a ouvertement rejeté le fait qu'il puisse être un lycanthrope Thêta, elle a affirmé qu'elle ne voulait pas avoir d'enfants à cause de ça.
-Et Drago n'a jamais souhaité faire le moindre mal à notre famille, » ajouta Ron. « Je le sais maintenant. »
Énervée par le fait que son frère venait de retourner sa veste, Ginny tenta de le frapper. Mais Ron esquiva rapidement le coup et lui attrapa fermement les poignets. La rouquine se débattit mais il ne lâcha pas sa prise.
« Fleur avait tord ! Elle aurait dû brûler la grange au lieu d'ouvrir cette maudite porte ! » cria t-elle, furieuse. « Ce connard serait mort et rien de tout ça serait arrivé !
-Qu'est-ce que tu racontes ? » demanda Fred, abasourdi.
« Elle voulait se débarrasser de Drago, elle savait qu'il était vil! Elle pensait qu'en vous libérant, le Ministère serait contre vous et l'enfermerait pour de bon !
-C'est Fleur qui a libéré Frost et Summer cette nuit là ? » demanda soudain Molly, sous le choc.
« Oui et c'est moi qui ai toujours contacté Percy pour prévenir le Ministère, » avoua amèrement Ginny. « mais ce bâtard est tenace. »
Cette fois-ci la gifle siffla dans l'air avant de s'abattre sur la joue de sa victime. Ginny couina sous le choc de la douleur alors que sa joue devenait rouge. À côté d'elle, Molly lui lançait un regard noir. Elle avait honte du comportement de sa fille.
« George, amène ta sœur dans sa chambre et ferme la porte à clé, » siffla la mère de famille, en colère.
Le jumeau obéit et amena rapidement sa sœur vers les escaliers. Celle-ci se débattit et avant de se faire tirer dans les escaliers, elle se retourna une dernière fois vers Fred et Ronald.
« Ça sera bientôt fini ! Il viendra bientôt pour lui ! Malefoy ne fera pas le poids contre lui !
-De qui tu parles ? » demandèrent les deux loups-garous.
-Le loup noir, l'alpha de tous les alphas ! Il tuera Malefoy !
-Que sais-tu ? » questionna Fred, en venant la plaquer contre la rambarde de l'escalier. « Qui c'est ?
-Percy ne me l'a pas dit. Mais ton alpha va bientôt se faire tuer et vous vous soumettrez tous à votre nouveau maître ! »
Ginny partit dans un rire dément. Furieux contre sa sœur, George la tira violemment dans les escaliers. Dans le salon, Fred et Ron échangèrent un regard : ils devaient prévenir Bill et Drago du danger. Ils transplanèrent alors directement devant les grilles du manoir des Malefoy. Le portail en fer forgé s'ouvrit pour eux et ils coururent le plus vite possible.
