Bonjour mes zucchinis (courgettes en anglais, j'aurai pu dire ça directement mais avouez que le mot est rigolo),
Nous revoilà dans l'Affaire Théodore Nott, et on arrive à la scène qui en fait m'a fait écrire cette fiction. Oui, vous levez peut-être les yeux au ciel, je l'AVOUE ok, enfermer Hermione et Drago comme je l'ai dis c'est cliché MAIS 1) les clichés existent bien pour une raison, parce que ça marche quand même et 2) si ça rend bien, tant pis si y a un ou deux poncifs non ?
Donc que les jeux de l'esprit débutent et "que le sort vous soit favorable" hahaha
« Bon il faut commencer par s'occuper de ta blessure »
« Tu es nyctalope ? »
« Non »
« Tu as de quoi désinfecter ou faire un bandage ? »
« Heu… »
« Oui c'est bien ce que je pensais, ça me parait mal parti »
« Bon Granger, écoute, je sais qu'on ne se supporte pas, tu m'as bien fait comprendre que tu ne voulais rien avoir à faire avec moi, mais la situation a changé maintenant »
Le silence boudeur lui permit de s'assurer qu'il avait son attention et il continua
« On ne sait pas pour combien de temps nous allons rester dans ce cagibi, si jamais ces types ne viennent pas nous chercher pour nous tuer ou pire. Quoi qu'il arrive, je doute qu'ils nous laissent sortir donc, jusqu'à ce qu'on s'inquiète pour nous, et que quelqu'un vienne dans le manoir, espérant qu'il fasse toutes les pièces, vu que nous ne l'entendrons pas… »
Sentant que son discours n'était pas des plus encourageant, il se racla la gorge et continua d'un ton plus léger :
« Bref, il faut qu'on essaye d'empêcher tout ton sang de quitter ton corps jusqu'à ce qu'on nous retrouve. Tu as raison je ne suis pas médicomage, nous n'avons pas le nécessaire mais tous les aurors ont droit à une formation de premier secours, on va faire du mieux qu'on peut d'accord ? Le plus emmerdant c'est l'obscurité, même si on n'est pas dans le noir total, je vois très mal. »
« … »
« Hermione ? »
« J'essaye d'intégrer que tu sonnes presque… mâture »
« Tu n'es peut-être pas passé à autre chose depuis Poudlard, mais quand même, en dix ans, les gens changent, même si j'avoue que te rendre furieuse dans le bureau du chef m'a rappelé d'excellents souvenirs »
« Pff comme si tu avais changé »
« Heu oui Granger, maintenant je suis auror, j'ai décidé de… »
« Merci, mais je ne veux pas de ta biographie »
« Ok… Tu sais, toi par contre tu as changé, tu es encore plus aigrie, vindicative et désagréable que tu ne l'étais, on dirait que tu as perdue tes rares qualités comme la compassion, l'intelligence… »
« Va te faire foutre Malefoy »
« Je préférerai encore ça plutôt qu'être coincée avec une harpie telle que toi »
Elle voulut sans doute le frapper mais elle lâcha un grognement de douleur.
« Ok Malefoy » finit-elle par dire, vaincue pour le moment « je veux bien essayer de garder mon calme jusqu'à ce qu'on sorte d'ici »
« Bien »
Il la laissa encore un peu mariné avant de rouvrir la bouche :
« Tu vas me laisser m'occuper de ta blessure ou pas ? »
Elle soupira et se rappelant qu'il ne pouvait la voir, elle sonorisa sa réponse
« Oui »
Il se prépara à parler, sachant qu'il avait prononcé cette phrase à des dizaines de femmes, mais n'aurait jamais pensé la dire à Hermione Granger :
« Enlève ton haut »
Il se retint de ricaner en la sentant se tendre à cette phrase. Il jubila silencieusement tandis qu'il se tortillait. Statufiée, Hermione lui demanda ce qu'il faisait, pourquoi par Merlin l' entendait-elle enlever aussi des vêtements ?!
« Détends toi Granger. Crois-moi, il faudrait me payer rien que pour avoir des pensées déplacées à propos de ta personne, tu ne risques absolument rien avec moi. Je pourrai ne pas avoir eu de rapports depuis un séjour à Azkaban que je ne te toucherai pas, tu pourrais être nue ou dans la tenue la plus sexy que tu n'accélèrerais même pas mon rythme cardiaque, j'aurais pris un filtre d'amour que je… »
« J'ai compris, tais-toi ! » lui balança-t-elle sèchement
« Déçue Granger ? »
« Oh non, soulagée, et crois-moi, c'est réciproque, c'est pas pour autant que c'est flatteur. Maintenant, dis-moi pourquoi tu bouges autant »
Il s'esclaffa et lui demanda de s'activer sur son chemisier tout en lui expliquant qu'il avait une bouteille d'eau sur lui et qu'il allait utiliser sa chemise pour faire des bandages.
Elle trouva ça très étrange de l'entendre enlever sa verste, puis doucement sa chemise, le froissement doux du vêtement, le frôlement de son épaule nu, le bruit de sa respiration. Elle l'écouta déchirer du tissu et frissonna alors qu'elle attendait en soutien-gorge, se demandant pourquoi elle se retrouvait enfermée dans un placard en soutif avec nul autre que Drago Malefoy.
« Bon, je vais nettoyer comme je peux la plaie d'accord ? »
Avant qu'elle ne proteste, elle le sentit tâtonner sur sa poitrine, effleurant de son poignet un sein
« Malefoy ! »
« Oui ? » demanda -t- il, n'ayant pas remarquer une si petite chose
« Ne sois pas stupide ! » s'énerva-t-elle plus que nécessaire « tu ne vois rien à ce que tu fais, je ne suis pas impotente, je vais nettoyer toute seule »
Il ne l'aurait pas reconnu devant elle, mais il devait s'avouer qu'elle avait complétement raison, il n'avait pas été des plus malins sur ce coup-là. Il lui passa le tissu imbibé et il l'écouta respirer difficilement alors qu'elle tamponnait sa blessure
« Et toi, pourquoi as-tu été stupide ? »
« Pardon ? »
« C'est de ta faute si on en est là. Tu as foncé comme une idiote en haut des escaliers, on aurait pu mettre au point une stratégie, on aurait pu agir prudemment. Mais non, tu as décidé de te jeter au-devant du danger, sans réfléchir aux éventuelles conséquences. Et nous voilà. Satisfaite ? »
Une fois de plus, elle ne répondit pas, la honte lui mordant les joues. Il avait raison, elle avait été stupide, elle le savait et le regrettait, elle était allé à l'encontre de son instinct, mais quand elle les avait entendu, saccageant le manoir, bafouillant la mémoire de la maison de Théo, elle avait bouilli et ressenti le besoin de leur faire du mal. Et oui, maintenant à cause d'elle, ils étaient dans une situation précaire.
« C'est ta meilleure défense de te taire ? »
« Non, je pourrais te rétorquer que si tu avais eu ta baguette, on n'en serait pas là mais je ne pense pas que ça ferait avancer les choses donc je m'abstiens. »
Elle reprit après avoir fini de nettoyer sa blessure
« Comme tu l'as dit, on est coincés ensemble pour je ne sais combien de temps, j'ai mal à la tête, je suis fatiguée et j'aimerai qu'on arrête de se sauter à la gorge, maintenant, peux-tu me passer les bandages improvisés, s'il te plait ? »
Ils tâtonnèrent jusqu'à trouver leurs mains respectives et Hermione banda son torse, ignorant le parfum masculin qui imprégnait les lambeaux de chemise. Elle grimaça mais ne laissa aucune plainte échapper ses lèvres. Mais elle finit par soupirer, énervée, n'arrivant pas à le nouer correctement, elle invoqua son calme et demanda du bout des lèvres l'aide de l'auror.
Il accepta bon gré mal gré, et elle guida ses mains jusqu'aux bouts du morceau de tissu. Il serra et elle lâcha un petit cri de douleur
« Trop serrée » expira-t-elle, respirant difficilement
Il défit le nœud avec difficulté :
« Bon laisse- moi faire, ok Granger ? »
Il replaça le bandage qui était déjà humide, levant les yeux au ciel, il le noua lâchement avant de replacer deux autres bandes de tissu. Il essaya d'ignorer les fois où il frôla les rondeurs de sa poitrine, se concentrant sur sa tâche. Une fois finit, il s'éloigna autant qu'il le put, c'est-à-dire peu et lui avoua :
« Tu saignes encore beaucoup, j'espère que ce sera suffisant pour endiguer l'épanchement, sinon je ne sais pas… »
Il arrêta sa phrase, ne sachant comment la finir.
« De toute façon, comme tu disais on ne sait même pas s'ils vont nous laisser la vie sauve, pas la peine de s'inquiéter pour ma blessure »
Un silence les entoura puis :
« Je n'arrive pas à croire que je passe peut-être mes derniers moments avec toi enfermés dans un placard »
« Ça ne me fait pas plus plaisir qu'à toi »
oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo
« Quand tu as dit qu'ils pouvaient nous tuer ou pire. Par pire, tu penses à quoi ? »
« Rien qui ne pourrait surprendre une employée du Département des Mystères j'imagine. Ne recevez vous pas un super entraînement ? »
« Tu sais très bien que je ne répondrai pas »
« Tu es vraiment une Langue de Plomb ? »
« Je ne dirai rien Malefoy »
Il s'en doutait, mais bon, il s'en serait voulu de ne pas tenter.
« Torture physique, psychologique, viol pour toi ... »
Elle ne répondit pas de suite, laissant les informations en soi peu surprenantes s'imprimer dans son esprit. Inconsciemment, elle caressa la peau un peu fripée à l'intérieur de son bras, bloquant les souvenirs de Bellatrix de la submerger.
« Mais ce ne sont que de simples voleurs non ? Pourquoi ne se contenteraient-ils pas de nous laisser dans le placard ? Ce n'est pas comme si on était capable de les identifier avec leurs visages couverts. »
« Les voleurs sont des opportunistes pour la plupart. Mais ce qui se passe ici est plus compliqué. Le timing n'est certainement pas une coïncidence, le genre de bandes qui pillent les morts agissent toujours plus vite, ils n'interviennent pas presque une semaine après le décès et surtout, ils savent vérifier que personne n'est présent sur les lieux. »
« Alors si ce n'est pas une bande de pillards, qui sont-ils ? » demanda Hermione amère
« Je ne sais pas vraiment, mais ça cache quelque chose. C'est comme s'ils avaient attendu qu'on soit là. Et puis pourquoi l'Assurdiato plutôt que de nous mettre HS d'une manière ou d'une autre ? Mais comment auraient-ils pu savoir qu'on serait là aujourd'hui ? S'ils ont attendus qu'on soit là, c'est qu'ils avaient besoin de nous d'une manière ou d'une autre, donc ils voulaient s'assurer qu'on lève les sorts. Ce sont bel et bien des opportunistes alors mais pourtant, si… »
« Quoi, tu veux dire que sans mon intervention, ils ne seraient pas en train de piller le manoir de Théo ? »
Drago qui avait continué sa réflexion en parlant, essayant de comprendre ce qui lui échappait, fut de nouveau interpellé par le ton de la jeune femme. Peut-être était-ce parce qu'ils étaient dans le noir et qu'il était plus attentif aux choses comme le souffle, le ton employé, ou bien parce qu'il avait mémorisés chaques moments où elle avait paru étrange, il tilta et commença à réaliser, absolument à chaque fois, c'est quand Nott avait été évoqué.
Il réfléchit à toute allure, la première fois c'était quand il avait évoqué que la mort du Maître n'était pas naturelle, puis quand il lui avait dit qu'elle avait besoin de lui pour se rendre au Manoir à moins qu'elle s'y soit déjà rendu, et il resta ébahi, il n'avait même pas remarqué mais une fois sur place, elle lui avait dit que le labo était au sous-sol. Comment pouvait-elle le savoir ?
Il réfléchit rapidement, cherchant à identifier le rôle exact que pouvait avoir la femme dans la mort du Maître de Sortilèges. Et si c'était elle qui avait prévenu leurs agresseurs, et si tout ça était un coup monté ?
Alors alors, qui l'a vu venir ?
Si vous avez des théories, je suis bien curieuse de les entendre :D
Au fait qui a déjà écouté le Donjon de Naheulbeuk parce que franchement "Je suis nyctalope. Ha je savais bien que t'étais une salope ! Mais non, ça veut dire que je vois dans la nuit". Voilà ça me démangeait et j'ai pas résisté
Je ne suis pas certaine que le prochain chapitre arrivera pile dans deux jours, je n'ai plus d'avance sur cette fic mais ça devrait pas trop tarder non plus !
Je vous dis à bientôt quand même,
bisous sur vos faces de courgettes (en gratin c'est délicieux)
Cap
