-Il flotte juste là, la bouche grande ouverte, la tête détachée, observa Sirius.
-Il devait être immobile quand c'est arrivé, je dis. Le moine gras dormait tout en avançant lui.
Aujourd'hui était pourtant un jour comme les autres. On s'était levé sans entrain pour aller en histoire de la magie. Seulement une fois dans la salle, Binns n'était pas là.
Binns était toujours là.
Binns était mort depuis des années et s'était quand même débrouiller pour rester là.
L'heure était grave.
Au bout d'un quart d'heure, on était sorti dans les couloirs enquêter pour finalement tomber sur Nick Quasi sans tête, profondément endormi devant la porte des toilettes du quatrième étage.
-Maintenant que j'y pense, dit Peter, ça fait longtemps qu'on n'a pas croisé de fantôme.
-C'est vrai, dit James, il ferait presque chaud dans les couloirs. Sirius, qu'est-ce que t'as fait encore ? Ils dorment, ça ne peut pas être une coïncidence.
-Rien ! Quelque chose nous dépasse ici…Quelque chose de taille...
-Hagrid.
-Chut James.
-On peut supposer que les autres fantômes sont en train de flotter dans toutes les directions. Si ils vont trop loin, les moldus ne vont pas comprendre ce qui leur arrive, réfléchit Peter. Peut-être qu'on devrait aller prévenir Dumbledore…
-On ne doit quand même pas être les seuls à s'être aperçu de l'absence des fantômes, je dis septique.
-C'est pas comme si on avait mieux à faire non plus.
AndinbetweenAndinbetweenAndinbetween
-Ah Mr Black ! Nous accueillit le directeur. Vous tombez bien, j'allais vous faire chercher. J'ai fait venir le spécialiste...
Un homme grand et sec nous accueillit. Il salua si respectueusement Sirius que son nez toucha le tapis.
-Mr Black. Enchanté de rencontrer le futur d'une de nos si nobles familles.
-V'zêtes qui ? Demanda Sirius perdu.
-Un diagnosticien.
-Je veux un premier avis, dit Dumbledore. Même si j'ai déjà une petite idée...Je pense savoir quel autre expert je vais avoir à consulter.
Le diagnosticien renifla indigné.
-Je suis plus que suffisant.
-Bien sûr, bien sûr. Procédez si vous le voulez bien.
L'homme se pencha vers Sirius.
-Ouvrez grand les yeux Mr Black. Pupilles normales...
L'examen dura une bonne demi-heure pendant laquelle j'en profitais pour expliquer la désertion spectrale de Poudlard au directeur.
-J'ai été un peu occupé ces derniers temps, avoua Dumbledore. Mais c'est le premier jour qu'on me signale l'absence du professeur Binns.
-Je pensais que les fantômes étaient imperméable à presque tout.
Il me sourit gentiment.
-C'est pour ça qu'il est possible qu'ils soient affectés par un objet vivant sur le même plan qu'eux.
-Un esprit ? Je m'étonnais. Vous pensez que Sirius est possédé ?
-C'est une possibilité. Ton père serait-il libre pour une visite au château ? Je serais honoré d'accueillir un spécialiste mondial du sujet.
-Ça ne devrait pas poser de problème...
Ce n'est pas comme si il débordait de travail ces temps ci, je pensais morose.
-Mr le directeur, annonça la voix du diagnosticien. Je penche comme vous. Laissez moi l'exorciser, dit-il en sortant un crucifix.
-Ça ira merci.
-J'insiste !
Dumbledore le fixa sereinement, derrière ses lunettes en demi-lune.
-Moi aussi.
L'homme poussa un soupir énervé et tourna les talons en direction de la sortie.
-Exorciser ? Demanda Peter .
-Une cérémonie sympa, dit Sirius. Mes parents ont déjà essayé mais mon démon n'a pas voulu sortir.
-Un rituel, expliqua patiemment Dumbledore. Avec une mise en scène destinée aux moldus. On appelait des sorciers spécialisés qui se déguisaient en membre du culte, ce qui permettait à notre communauté de régler les problèmes d'esprit encombrants en les attribuant à une quelconque intervention divine. Comme beaucoup de choses concernant l'histoire cependant, l'origine de la tradition à été oubliée et seule la pratique est restée, y compris chez les sorciers.
-Un charlatan, dit James en croisant les bras.
-Je vais m'en tenir à le qualifier d'homme de théâtre. Le professeur Slughorn me l'avait conseillé...Que ce bon vieil Horace croit réellement en son talent ou m'en veut-il encore pour avoir snobé la dernière de ses petites fêtes reste à déterminer.
Il se leva de son fauteuil.
-Bon messieurs, je crois savoir que votre leçon d'histoire de la magie ne durait pas toute la journée. Vous avez des cours, j'ai des fantômes à retrouver.
Il attrapa un peu de poudre de cheminette et appela le département des accidents et catastrophes magiques.
it'sit'sit'sit'sit'sit'sit'sit'sit'sit'sit'sit'sit's
Papa.
On a des problèmes d'esprits ici. Le professeur Dumbledore aimerait savoir si tu serais disponible pour venir donner ton avis.
C'est assez urgent, mon ami Sirius est touché. Tu ne dois sûrement pas comprendre ce que ça implique pour la santé mentale de tout le château mais je t'assure, C'EST IMPORTANT.
À bientôt.
Remus.
nevernevernevernevernevernevernevernever
-Sirius, pose cette bombe artisanale !
-J'ai besoin de toucher les gens par procuration.
-Pas en les faisant exploser !
-C'est de la peinture. Tu me prends pour qui ?
-Un mec instable ?
-Mmh…
-Je ne vois pas en quoi c'est un problème de toutes façons, intervint James qui était en train de planifier la tactique de notre premier match à la place du capitaine. On ne peut pas dire que tu passais ta vie à toucher les autres. Tu n'as qu'à te rabattre sur le reste de l'environnement. Fais un massage au fauteuil si tu es si en manque.
Sirius attrapa le poignet de Peter qui s'endormit sur son devoir de métamorphose.
-Toucher des geeeeeeeeeeens !
-C'est malin, il était déjà à la bourre dans cette matière, je soupirai.
À part nous, la salle commune était vide, ce qui était la conséquence direct du fait cet excité de la vie y créchait actuellement. On pouvait comprendre qu'entre risquer une sieste non désirée ou de manière générale se taper la mauvaise humeur de Sirius et aller chercher une vie meilleur loin d'ici, le choix était vite fait. Encore hier, les serdaigles avaient du éjecter cinq gryffondors déguisés de leurs salle commune.
La rumeur disait que les poufsouffles accueillaient les réfugiés.
Le peu qui avait été assez brave pour rester chez nous ronflaient, maintenant entassés sur les premiers lits des dortoirs qu'on avait pu trouver.
-COINNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN
-C'est l'alarme. C'est l'heure de ton rendez-vous à l'infirmerie, dis-je soulagé. Mon père a du arriver, c'est bientôt fini.
On se dépêcha de descendre les étages, laissant un infortuné Peter sniffer paisiblement l'encre sur son parchemin.
-Praesentia !
Un sort toucha Sirius la seconde où l'on poussa les portes de l'infirmerie.
-Désolé, dit mon père alors que mon ami grimaçait de la sensation. Quand on a affaire à ce genre d'êtres, il faut souvent utiliser l'effet de surprise.
Il indiqua un lit à Sirius et s'agenouilla devant lui en le fixant sans ciller.
-Le sort me révèle bien une présence, mais c'est loin d'être suffisant pour le faire sortir.
-Bonjour Mr Lupin, dit Sirius d'un ton trop poli. Je suis un admirateur récent de votre travail.
-Quel bon gamin !
Je levai les yeux au ciel au même moment où McGonagall poussa une exclamation indignée.
Réflexe.
-Un perturbateur hein ? Rit mon père. Mr le directeur, je crains que toute cette situation ne soit de ma faute.
-Quoi ? Pourquoi ? Je demandai.
-Je crois reconnaître les effets des esprits russes que je suis parti étudier cet été, du moins ce que les locaux m'en ont dit. J'ai du en ramener un ici et il s'est accroché à toi.
-Vous pouvez faire quelque chose ? Demanda Sirius plein d'espoirs.
-Chaque esprit est spécifique. Je vais devoir repartir là haut pour mieux comprendre son histoire.
-Nooooooon...
-Je pourrai rester ici et expérimenter sur toi c'est vrai, mais ça impliquerait que tu restes statique des journées entières et que j'y aille au hasard, ce qui pourrait bien prendre plusieurs années.
-Le ministère vous offrira les porteloins nécessaires, annonça Dumbledore. C'est aussi dans son intérêt que la situation se règle au plus vite.
-Au moins trouver une solution pour que cela n'affecte plus les fantômes, rajouta McGonagall, on a une chance incroyable qu'ils aient été ramenés à Poudlard sans avoir traversé plus qu'un ou deux villages moldus. On peut dire merci à la faible densité de population.
-Yeaaah merci la faible densité de population, dit Sirius qui n'écoutait plus vraiment.
Il posa sa tête sur mon épaule sans y penser, abattu.
-Tiens ça ne marche plus, remarqua mon père.
De qu...Non !
Non je veux pas !
Je suis sûr qu'il s'est débrouillé pour me le refiler !
J'attrapai James pour vérifier, alors que ces propres yeux s'écarquillaient de réalisation.
-Ne me touche paaa...ZZZ…
Dumbledore arrêta sa chute d'un coup de baguette.
-Veuillez le garder cette fois Mr Lupin, dit McGonagall. Mieux vaut vous que Mr Black.
Mince, je ne pouvais rien dire à ça. Fuck l'intérêt général.
asasasasasasasasasasasasasasasasasasasasas
-À MA DROITE, L'ÉQUIPE REPRÉSENTANT GRYFFONDOR, COMPOSÉE DU CAPITAINE, LE PLACIDE AYLIIING, DE LA RAVISSANTE STRAAATCHEY ! ET DE DEUX SOMBRES INCONNUS ET TROIS NAINS…
-Mlle Jorkins, c'est la dernière fois que je vous mets aux commentaires.
-Désolé, désolé professeur...EN FACE, L'ÉQUIPE DE POUFSOUFFLE, FAITES UNE OVATION POUR TARTYN, LÖWENZAHN, MARELY, JOHNSON ET STONE, STONE ET STONE, NOS TRIPLÉS POURSUIVEURS ET DEALERS LOCAUX…
-QUOI ?
-DE BONNE HUMEUR... Qu'allez vous donc penser là professeur ?
J'étais heureux que mon nom n'ai pas été cité au micro. Comme ça les gens ne seraient pas en capacité de l'associer au responsable de la calamité que je sentais venir.
Jesuisunefraudejesuisunefraudejesuisunefraude.
-Allez petit vif, comme à l'entraînement hein ! Tu viens directement dans ma main, je dis le balai tremblant en me positionnant au dessus de l'entre deux formé par les capitaines.
Mme bibine lança la balle en hauteur et le jeu commença.
-Susucre ? Vif d'or ?
-DIX À ZÉRO POUR GRYFFONDOR, LE NAIN NUMÉRO 1 EST UN RAPIDE...
Je partis faire un tour de stade pour le chercher. La petite balle, les jours de match, semblaient agir de manière plus professionnelle.
Mais j'avais décidé d'arrêter de me plaindre. Ok j'avais peut être en moyenne la poisse dans la vie, mais je pouvais encaisser.
-ET UN DEUXIÈME BUT, C'EST QUOI SON NOM DÉJÀ AU NAIN ?
Je pouvais encaisser le loup, je pouvais encaisser l'esprit, et je pouvais encaisser un vif d'or qui faisait du zèle dans les pires moments.
-TRENTE À ZÉRO. QUEL EST DONC CE MYSTÉRIEUX INCONNU QUI FAIT FRÉMIR LES CERCLES DE BUT ? POTTER ME SIGNALE T-ON ! EST-CE QUE POTTER EST CÉLIBATAIRE ?
Une minute de jeu et James s'était déjà fait un nom. Sirius surgit devant moi et renvoya le cognard qui filait en ma direction.
-Ils jouent vache pour des poufsouffles, ils visent le point faible direct.
-Hé !
-T'inquiète, je te surveille.
Je me concentrai sur le terrain tout en zyeutant l'attrapeur adverse qui, heureusement, était tout aussi paumé que moi pour l'instant.
Au bout de cinq minutes, les cognards cessèrent pour venir s'attaquer à James et stopper le flot de buts qu'ils encaissaient. C'était qu'à ce train là, je n'avais plus besoin d'attraper quoi que ce soit.
Je rasais l'herbe près des poteaux adverses quand je l'aperçus. Vif. Mon ami.
Je fonçai dessus sans réfléchir mais il se mit à piquer un sprint à la verticale le taquin. Tartyn le nouvel attrapeur des poufsouffles arriva à ma hauteur et j'avais beau savoir que Flitwick avait posé des sorts d'amortissement sur chaque centimètre carré du terrain, je maudis McGonagall d'avoir réclamé que j'attrape le vif d'or sans même un coup d'épaule à l'adversaire.
Sirius arriva à ma rescousse en lui envoyant un cognard, ce qui l'obligea à s'écarter. Malheureusement, pas con, le gars le fit en me fonçant dessus, histoire qu'il ne soit pas le seul à ralentir. Je l'esquivait de justesse, heureux de ne pas avoir créer d'endormissement suspect alors que nous étions retourné à plus d'une dizaine de mètres du sol.
-REMUS FAIS GAFFE !
AÏEUUUH ! Un cognard me fonça dans le ventre et me coupa le souffle. Je lâchais mon balai par réflexe pour encercler ma taille.
itititititititititititititititititititititititititititit
Quand j'ouvris les yeux, j'étais allongé dans un lit d'infirmerie. Je le savais rapport au fait que j'y atterrissais si souvent que Mme Pomfresh m'avait attribué un lit, et que je commençais déjà à modeler le matelas à mon image.
-Alors, dit une voix à ma droite, endormir les autres on y avait pensé, ça par contre c'était inattendu.
James me tendit une chocogrenouille. De consolation ?
-Désolé James. J'imagine qu'à cause de moi on a perdu.
-Tu plaisantes ? T'as attrapé le vif d'or en chutant !
-Ha...Ha bon ?
-Il s'est jeté sur toi quand il t'as vu tombé confirma Peter. On aurait dit qu'il voulais s'interposer entre toi et le sol.
-Qu'il voulait t'aider, dit Sirius.
-Bon tu l'as un peu écrasé, dit James, mais il a quand même réussi à se traîner agonisant dans ta main. Bien joué !
J'étais vraiment une fraude. James interpréta mon air triste en moue de déception.
-Ça fait deux semaines que ton père est en Russie. Je suis sûr qu'il va trouver une solution et que tu pourras attraper le vif d'or de tout ton talent au prochain match.
-C'est quand le prochain ?
-Début décembre.
Merde, j'avais qu'un mois et demi pour apprendre à jouer.
Ce qui faisait...deux pleines lunes.
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Bonjour.
