CutieSunshine : Ma fic fait peur ? Meu pas du touuuuut :p
Tralapapa : Je vois que tu es au rendez-vous ! Salut !
Noumea : Pourquoi la Chambre des Secrets ? Parce que c'est le seul endroit sur, étant donné que les fantômes ne peuvent pas retourner sur le lieu de leur mort... Le Basilic ne viendra donc pas les chercher là bas :) Merci pour tes reviews, et nous prendrons garde à faire plus attention aux fautes à l'avenir.
Danyval : Oui, j'ai lu une fic de ce genre (même plusieurs d'ailleurs) où Rogue est parti vivre dans un coin reculé justement. Oh et y'avait une fic géniale dans ce style ! Une fic où Rogue part s'acheter une maison et genre Hermione en prends une aussi, pas loin de lui. Et elle apprends après son emménagement que son voisin c'est Rogue x) Fic très dark au demeurant, mais merveilleuse et très bien écrite, j'ai adoré !
Pour te répondre sur le pourquoi la porte ne s'ouvre pas en Fourchelang (puisque je ne l'explique pas clairement, je pensais que vous comprendriez de vous même) : c'est parce que la porte est déjà une "barrière" naturelle pour que le Basilic n'entre pas dans la pièce. Or, il ne sait pas parler autre chose que Fourchelang dans l'entre deux (bah voui, c'est un Serpent ne l'oublions pas !)
Chapitre 5
« NON, NON et NON ! Entendit-elle hurler. »
Hermione lança un regard interrogateur vers Snape, pestant contre le monde entier.
« Qu'est-ce que cet imbécile a bien pu mettre dans cette potion ?! Ce n'est pas possible d'être aussi crétin et de faire autant d'erreurs. Il essayait de faire une soupe ou quoi ?! »
Hermione ne put s'empêcher de pouffer de rire. Elle se reprit in extremis avant que le professeur ne l'entende. Heureusement qu'elle se trouvait à une distance respectable derrière lui.
« Et puis allons-y, balançons des chrysopes séchées ! Où a-t-il bien pu pêcher cette idée ? Dès que nous serons sortis d'ici, je jure que je lui crierais si fort dessus que son uniforme sentira l'urine pendant trois semaines. Il tremblera tellement en me voyant qu'il refera cette FICHUE potion lui-même pour ne pas se retrouver dans le même monde que MOI. »
Hermione sourit en coupant une pile d'ingrédients devant elle. Elle tourna son visage vers son professeur. Il avait, depuis quelques jours, délaissé sa longue cape de sorcier pour ne garder que son chemisier et pantalon noir. Elle le trouvait ainsi moins… impressionnant.
« C'était peut-être pour ça. »
Snape tourna le regard vers son élève, semblant presque avoir oublié sa présence.
« Pardon ?
_ Peut-être qu'il a fait cette potion pour s'éloigner de vous parce que vous lui faites trop peur. Lâcha Hermione en haussant les épaules.
_ C'est ridicule. Si l'idée ne me plaisait pas tant, je vous aurais retiré 10 points, vous le savez ? »
Hermione haussa de nouveau les épaules, indifférente. Plus d'une semaine… Oui, cela faisait 10 longs jours qu'ils étaient coincés ici. Ils n'avaient pas sorti le nez dehors depuis tout ce temps, et, au vu de leurs rations, ils ne devraient pas tarder à le faire. La jeune Gryffondor s'était ainsi habituée quotidiennement aux insomnies, sarcasmes et retraits de points de son professeur. Cela ne lui faisait plus aucun effet… Pire, encore, cela la rassurait, signe des plus flagrants de sa démence progressive.
« Vous savez ce qui me manque le plus ? Soupira-t-elle.
_ Potter se pavanant en signant des autographes ? Cet imbécile de toutou rouquin qui vous fait les yeux doux ?
_ Ron ne me fait pas les yeux doux ! S'exclama-t-elle, outrée. »
Snape soupira en roulant des yeux d'exaspération.
« Vous n'y connaissez vraiment rien. Dit-il, las.
_ Et vous alors ? »
Hermione sentit la tension dans l'air, palpable, électrique. Elle n'allait pas tarder à devenir intenable. Seulement, elle devait avouer que bien qu'elle soit parvenue à s'accommoder du caractère irascible de son colocataire temporaire, l'atmosphère, les lieux et leur situation ne prêtaient qu'à une chose : la pression psychologique.
« J'ai 40 ans, vous en avez 19. Dit-il, comme d'une évidence.
_ Cet argument est complètement idiot. Vous n'avez aimé qu'une fois, et ce n'était même pas réciproque. Vous parlez d'une expérience. Dit-elle, cinglante.
_ Oublieriez-vous que je suis votre professeur, Miss Granger ? Demanda-t-il, menaçant.
_ Oh ça suffit. Vous ne pourriez pas arrêter de me le rappeler toutes les cinq minutes ? S'exclama-t-elle, excédée. »
Hermione ragea en mettant une certaine distance. Elle se dirigea vers son lit et s'y assit en tailleur. Le maître des potions l'observa faire, interloqué. Il la sentait à bout de nerfs, rien ne servait d'alimenter le brasier. Il était bien nécessaire de préserver un équilibre pour ne pas qu'ils s'entre-tuent… Pourtant, quand il l'entendit sangloter, il ne put rester indifférent. Snape inspira lourdement, exaspéré, en avançant vers le lit de la jeune femme. Il se planta devant elle, retrouvant son attitude impassible. Il était… Perdu.
Il réalisait bien qu'il devait faire quelque chose, mais quoi ? Severus Snape n'avait jamais réconforté qui que ce soit, et ne l'avait jamais été lui-même d'ailleurs. Pour dire vrai, il était même resté de marbre face aux paroles blessantes de son élève. Il avait compris qu'elle n'en pensait pas un traître mot à la seconde où cela avait franchi la barrière de ses lèvres. Et puis… Lui aussi, avait été maladroit et acerbe par le passé et cela lui avait tant coûté. Il ne lui tiendrait pas rigueur d'erreurs qu'il avait lui-même déjà commises.
Hermione ne l'avait pas entendu approcher, le visage plongé dans ses bras. Elle ne savait même pas pourquoi elle avait été si sèche et méchante. Elle connaissait pourtant les épreuves plus qu'insupportables qu'il avait surmonté pour la femme qu'il aimait. Qui était-elle pour remettre tout cela en question ? Pire, pour ne serait-ce que le lui rappeler ?
Elle sentit un poids sur le lit et releva la tête, les yeux rougis. Elle lança un regard d'incompréhension et de surprise à son professeur.
« Les livres. Dit-il.
_ Qu-quoi ? Balbutia-t-elle.
_ Ce qui vous manque le plus. Je me trompe ? »
Son regard restait perçant, mais elle y perçut une lueur… Différente. Merlin ! Elle avait envie de lui sauter au cou et de s'effondrer. Il était beaucoup trop gentil.
Gentil… Oui, elle devenait folle, c'était cette fois, avéré.
« La musique. Lâcha-t-elle d'une voix faible.
_ Allons bon. Je pensais que vous me répondriez Potter, je dois vous avouer avoir été effrayé à cette idée. Et répugné. 1 point pour Gryffondor.
_ 1 point ? Lui demanda-t-elle, un sourire timide sur le coin des lèvres.
_ Ne m'amadouez pas, sorcière. Dit-il en se levant prestement. »
Hermione laissa échapper un rire, spontané, et tellement… Frais. Snape ne put s'empêcher de lui adresser un sourire, faible mais néanmoins complice. Il lui sembla alors que c'était la première fois qu'elle voyait cela sur son visage. Elle regarda l'endroit où il avait prit place. C'était une des règles tacites qu'ils avaient établies plutôt rapidement… Une sorte de distance de sécurité. Il l'avait franchi, et elle en fut touchée.
« Professeur… L'interpella-t-elle. »
Celui-ci se tourna vers elle, sans un mot.
« Pardonnez-moi… Lui dit-elle en un souffle, honteuse.
_ Pour quoi ? Vous m'avez demandé si je savais ce qui vous manquiez le plus, je n'ai fais que répondre à votre question. Dit-il en plissant les yeux. »
Hermione sourit, le cœur rempli de gratitude tandis que Snape retourna à son chaudron. Hésitante, elle finit par prendre place à ses côtés pour couper les ingrédients. Ils étaient parfaitement synchronisés, et ne lui tenait pas rigueur du manque de régularité dans sa découpe des éléments. Après tout, Neville n'avait pas dû le faire, autant être encore plus fidèle à l'original. Snape grimaça.
La potion prit une teinte noire et dégagea une odeur de rose plutôt agréable. Hermione l'observa, le sourcil relevé.
« Celle de Neville sentait l'œuf pourri. Énonça-t-elle.
_ J'aurais plus penché pour des déjections de centaure, mais je m'en tiendrais à votre odorat. Lui répondit-il, résigné. »
Snape prononça un « Evanesco » las.
« J'abandonne. Je suis trop bon en potions pour m'abaisser au niveau de Londubat. Je n'en reviens pas d'avoir été battu par son manque d'incompétence.
_ Allons professeur. Je suis certaine que vous pouvez être aussi mauvais que lui. Lui dit-elle.
_ Comment dois-je prendre cela, Miss Granger ? Lui demanda-t-il en lui lançant un regard mauvais. »
Alors que la jeune femme s'apprêtait à lui répondre, trois lourds coups se firent entendre jusqu'à leurs oreilles. Hermione se leva et se hâta en direction de la sortie de la Chambre.
Mimi ne leur apportèrent pas plus d'informations, hormis que Neville avait eu le souvenir d'avoir introduit une fleur dans la potion.
« Merveilleux. Grinça Snape. »
La fin du mois de septembre approchait et bientôt, l'hiver aurait bon de toutes les fleurs du domaine. De très mauvaise humeur, ils allèrent jusqu'à Forêt tandis que Mimi se faisaient joyeusement pourchasser par le serpent dans tout le château. Oh, elle ne s'en plaignait pas, cela l'amusait beaucoup. Probablement pas lui. Hermione se mit à penser que cela devait être le Karma.
Elle aidait Snape à ramasser des baies. Ses doigts la faisaient souffrir, à force de faire des potions toute la journée. Elle se demanda alors comment son maître faisait pour supporter ce rythme.
Le professeur de potions se gardait de prononcer le moindre mot depuis la révélation de Mimi. Hors de question d'inquiéter son élève. Pourtant, il savait au fond de lui qu'elle n'était pas dupe. Il ramassa le plus de fleurs différentes possible, et en grand nombre. Cela suffirait-il à les faire tenir ? Il n'en restait déjà que trop peu. Snape se saisit d'une poignée d'orties et les fixa un instant.
« Le vin. Chuchota-t-il. »
Hermione se tourna vers lui, les sourcils froncés.
« Pardon ? Lui demanda-t-elle.
- Rien. Oubliez. »
La brune comprit que son professeur venait de dire spontanément une des choses qui lui manquait en ce monde. Elle se pinça les lèvres en continuant de ramasser des framboises.
« Du chocolat. Se risqua-t-elle à lui répondre. »
Snape considéra sa réponse et acquiesça, comme pour l'approuver.
« Un feu de cheminée. Lui dit-il.
_ Un énorme plat de lasagnes.
_ Une douche chaude. Soupira-t-il.
_ Et des vêtements propres. Compléta-t-elle.
_ Un bon point pour la Miss-je-sais-tout. »
Elle voulut lui envoyer un regard froid, mais ne put s'y résoudre et lui rendit un sourire sincère, jusqu'à ce qu'il s'évanouisse de son visage.
« Monsieur ? Pensez-vous que… Nous sortirons rapidement d'ici ? »
Snape cacha une grimace, ne sachant quelle réponse lui donner. Il y eut un long silence, pensant.
« Miss Granger, que vous ai-je dis à propos de la confiance ?
_ 10 point en moins ? Lui demanda-t-elle, hésitante.
- 20. Rectifia-t-il. »
Ils repartirent sans un mot de plus. Puis, 10 jours de plus s'écoulèrent. Hermione se lavait aussi rapidement que possible dans les lavabos des toilettes des filles. Elle n'aimait pas être en dehors de la Chambre et était à l'affût du moindre bruit suspect. Alors qu'elle crut percevoir un sifflement lointain, elle rassembla ses affaires et repartit avec hâte. Elle arriva dans la Chambre, essoufflée. Snape l'accueillit avec une expression interrogatrice. Elle n'y accorda pas d'attention, et alla se recroqueviller dans son lit, le cœur battant.
Son professeur la suivait du regard. Il observa sa potion et se dit que, finalement, il n'obtiendrait probablement rien avec celle-ci non plus. Il se leva et s'assit plus naturellement sur le lit de son élève.
« Ceci est une très mauvaise habitude. Lui dit-il. »
Il n'obtient aucune réponse.
«Ce n'est généralement pas l'usage pour un professeur que de s'asseoir sur le lit d'une des élèves, vous le savez j'espère. Lui énonça-t-il.
_ Pourquoi êtes vous là alors ? Lui souffla-t-elle tristement. »
Le professeur Snape plissa les yeux, prit à son propre piège. Il se reprit et se leva. Hermione le regarda enfin. Elle n'avait pas envie qu'il parte, mais elle n'oserait jamais lui avouer.
« Vous, vous restez ici. Lui ordonna-t-il en sortant de la Chambre. »
Hermione n'eut pas le cœur de le contredire. Elle ferma les yeux si fort que cela lui fit mal. Elle s'allongea, se repositionna dans son lit et essuya une larme sur son visage.
Elle entendit la porte de la Chambre se refermer et ne s'était jamais sentie aussi stupide de ne pas avoir tenté de le retenir davantage.
Le mot de la fin de Dark-Cape, ma bêta adorée :
"_ Potter se pavanant en signant des autographes ? Cet imbécile de toutou rouquin qui vous fait les yeux doux ?" Bah alors ? On est jaloux Severus ?
"« J'ai 40 ans, vous en avez 19. Dit-il, comme d'une évidence." C'est bon, on le sait que tu es expérimenté mais tu veux pas nous faire une petite démonstration là ? Non ? Tant pis.
"« J'abandonne. Je suis trop bon en potions pour m'abaisser au niveau de Londubat. Je n'en reviens pas d'avoir été battu par son manque d'incompétence. " C'est drôle comme on dirait l'histoire de ma vie
"«Ce n'est généralement pas l'usage pour un professeur que de s'asseoir sur le lit d'une des élèves, vous le savez j'espère. Lui énonça-t-il.
_ Pourquoi êtes vous là alors ? Lui souffla-t-elle tristement. »" Bah oui pourquoi ? Deux inadaptés sociaux ensemble ça ne peut forcément pas être instinctif ! Putain faut tout leur apprendre !
