Tiffalys : Bien joué pour ta description du Basilic. Je ne connaissais pas ce film, et en allant voir les images du monstre sur Google Images, c'est effectivement exactement comme ça que je me le représentais hahaha !
Merci pour vos reviews ! Lundi, tout le monde est au rendez-vous pour la suite ? J'ai une bonne nouvelle d'ailleurs. L'écriture de cette fiction est définitivement terminée. Donc, au cas où vous en doutiez : vous aurez une fin hahahaha ! Elle comptera 40 chapitres :)
Bonne lecture et à vendredi pour le Chapitre 9.
Chapitre 8
Il faisait nuit. Doucement, le mois de novembre approchait. La météo était plus capricieuse, et il faisait encore plus froid sur le domaine. Comme à son habitude, Hermione ne dormait pas. Elle tourna son visage à sa gauche, et fixa le lit de son professeur, dont les rideaux étaient tirés. Elle entendait sa respiration et sut que, lui non plus, n'avait toujours pas fermé l'œil.
À cause du manque de sommeil, le visage de la jeune femme était plus maigre, son teint avait blêmit et des cernes immenses entouraient ses yeux. Elle était épuisée, et elle sentait qu'elle ne tiendrait plus longtemps ainsi.
« Monsieur. Chuchota-t-elle. »
Elle n'obtint aucune réponse.
« Professeur. Vous dormez ? »
Snape grogna en guise de réponse.
« Vous ne dormez pas, n'est-ce pas ? »
Snape sut qu'il ne servait à rien de faire semblant, la Gryffondor était encore plus butée que mille troupeaux d'ânes réunis.
« Qu'est-ce que vous voulez Granger ? Demanda-t-il d'une voix glaciale.
_ Je suis épuisée. Souffla-t-elle.
_ Alors dormez.
_ Ce n'est pas aussi simple. »
Rageusement, le professeur ouvrit les rideaux à la volée. Ses jambes nues sous les couvertures, il ne portait qu'un t-shirt noir et son boxer. Il se redressa légèrement, le regard mauvais. Hermione cligna des yeux dans l'obscurité.
« Bien sûr que si. Vous fermez les yeux et vous comptez.
_ Cet endroit m'angoisse... »
Snape plissa ses lèvres. Il ne pouvait pas la contredire sur ce point, et ses insomnies trop récurrentes, il les comprenait plus que n'importe qui. De toute façon, il n'avait lui-même pas passé une nuit digne de ce nom depuis des années.
« Je comprends tout à fait. Votre amie Ginny a failli mourir ici, et Mr Potter y a tué le…
_ Non. Ce qui me fait peur, c'est l'extérieur. »
Snape ne comprenait plus. Il fronça les sourcils. Hermione se redressa timidement.
« Et s'il était derrière la porte ? Et si nous avions mal fermé et qu'il venait nous lacérer vivants dans notre sommeil. Chuchota-t-elle.
_ C'est impossible.
_ Rien n'est impossible, professeur. Et vous le savez. Dit-elle d'un ton grave.
_ Vous qui disiez manquer de créativité, je vous trouve bien imaginative Miss Granger. »
La jeune femme resta silencieuse. Snape se mit à fixer le plafond, pensif.
« Je suis surpris, vous savez. »
Hermione leva la tête en direction du lit du maître des potions. Elle parvenait à peine à distinguer sa silhouette.
« Pourquoi ?
_ Vos deux amis ont vécu un enfer ici, entre la bataille de Potter contre le Basilic, Miss Weasley agonisante, le journal de Jedusor…. Et vous, vous avez peur que la porte soit mal fermée. Ricana-t-il d'un ton mauvais. »
Hermione grogna. Elle repensait surtout au baiser qu'elle avait échangé avec Ron durant la bataille finale contre Voldemort. Elle se mordit l'intérieur de la joue violemment. Elle l'avait repoussé, l'été suivant. Son geste, impulsif, elle l'avait regretté amèrement. Ron était un ami, un frère tout au plus… Elle avait longtemps pensé avoir des sentiments pour lui. Seulement, elle s'était posé ensuite beaucoup de questions. Était-ce normal que son corps ne réagisse pas à sa présence ? Qu'elle ne ressente pas l'envie de lui parler constamment, d'être collé à lui, qu'elle n'éprouve aucune tristesse en son absence ? Elle s'était sentie mal à l'aise, chez les Weasley. Alors, elle avait dit à Ron qu'elle voulait faire une pause, que leur couple représentait un rêve d'adolescente, mais qu'une réalité moins luisante l'avait englouti. Elle lui avait brisé le cœur, elle le savait. Elle s'en voulait, se demandant régulièrement si elle n'idéalisait peut-être pas un peu tout cela… Depuis, elle se sentait rejetée de leur trio habituel. Harry et Ron s'éloignaient. Était-ce cela, devenir adulte ? En tout cas, depuis qu'elle était arrivée dans cette version sombre de Poudlard, elle ne pensait que rarement à Ron et cela la conforta dans sa décision. Elle n'avait parlé de cela à personne, mais l'avait mal vécu. Et maintenant, elle était de plus en plus terrifiée chaque nuit…
Alors que ses pensées continuaient à suivre leur course, elle se stoppa brutalement. Son regard s'illumina d'une certaine malice que son professeur ne put voir grâce à l'obscurité des lieux.
« Je n'ai absolument rien compris.
_ C'était pourtant clair ! Je…
_ Je n'entend rien de ce que vous racontez professeur, vous êtes trop loin. Mais si je vous dis que je suis stressée, cela ne sert à rien de me remettre en question ! Il va falloir m'aider ou je ne vais pas tarder à craquer. Savez-vous ce que cela signifie ?
_ Je ne vous remet pas en question Miss Granger. Je mettais en évidence votre... S'énerva Snape.
_ Ça veut dire, devenir fou. Le coupa-t-elle. Vous savez... Ne plus être en pleine possession de ses moyens, yoyoter de la cafetière, avoir le cerveau ravagé, péter littéralement un plomb, de…
_ CA SUFFIT MISS GRANGER !
_ Criez donc, je n'entend rien. Devenir folle à lier, bonne à enfermer à Sainte Mangouste... »
D'un geste impulsif, le professeur enfila son pantalon sans même le boutonner et se leva. Il poussa son lit sans ménagement jusqu'à le mettre à à peine une vingtaine de centimètre de celui de son élève. Hermione leva un sourcil en jetant un coup d'œil sur sa braguette ouverte donnant sur son sous-vêtement satiné gris. Elle s'en détourna, les joues en feu. Lui se recoucha, passablement agacé.
« Fermez là. Vous m'entendez mieux maintenant ?! »
Hermione ne put s'empêcher de sourire bêtement. Ils restèrent silencieux de longues minutes. Snape, le regard dans le vide, tourna finalement son visage vers Hermione.
« Vous l'avez fait exprès n'est-ce-pas ?
_ Je ne vois pas de quoi vous voulez parler. Lui dit-elle sous un ton faussement sincère. »
Snape la fusilla d'un œil mauvais.
« Vous êtes machiavélique.
_ Une vraie Serpentard. Non ? »
Snape cacha un fin sourire sur ses lèvres en faisant mine de l'ignorer.
« Yoyoter de la cafetière ? Finit-il par lui demander.
_ C'est ce que ma mère a sorti au professeur McGonagall lorsqu'elle est venue leur annoncer que j'étais une sorcière. »
Snape ne put s'empêcher de pouffer. Hermione pensa qu'elle ne l'avait jamais entendu rire. Il croisa les bras et fixa de nouveau le plafond, pensif.
« J'aurais payé cher pour voir cela. »
Hermione sourit en se remémorant ce souvenir. Puis, elle se raisonna, se disant que… elle ne reverrait plus jamais ses parents après le sort qu'elle leur avait jeté. Son expression enjouée s'effaça pour faire place à une mine austère. La sentant se renfermer brutalement, Snape se permit de jeter un coup d'œil vers elle et la vit soucieuse.
« Parents, sujet sensible. Nota-t-il mentalement. »
Il se racla la gorge et remua légèrement, gêné. Snape ne savait pas la cause exacte du changement de comportement de la jeune femme, mais en devinait la gravité. Après tout, peut-être que sa famille avait disparu ? Ou qu'ils avaient été tués ? Il savait qu'elle restait durant l'ensemble des vacances au sein de Poudlard et qu'elle vivait apparemment seule depuis la Guerre.
« Merde. Grogna-t-il, intérieurement. »
Il se sentait dans le devoir de faire quelque chose. Après tout, lui aussi, était seul. Oh, il en avait prit l'habitude, mais ce devait être difficile pour elle.
« Vous savez, un jour, Dumbeldore a dû aller chercher Madame Bibine sur les toits de Poudlard. Il l'avait vu depuis la tour d'astronomie. »
Hermione ne comprit pas ce changement brutal de conversation venant du maître des potions. Sa curiosité piquée au vif, après que Snape ait laissé planer un long silence, elle finit par lui en demander plus.
« Comment cela ?
_ Si je vous raconte cette histoire, me promettriez-vous de dormir ?
_ J'essaierais. Grimaça-t-elle.
_ Essayer n'est pas suffisant. Tant pis. Dit-il en lui tournant le dos.
_ Non, dites moi s'il-vous-plaît ! »
Snape, à l'abri de son regard, sourit lui aussi d'un air presque mesquin. Il entendit Hermione souffler de dépit.
« Très bien, je vous le promets. Finit-elle par lâcher. »
Snape se mit sur le dos, gardant un air énigmatique sur le visage.
« Elle était complètement nue. Chuchota-t-il après une courte pause.
_ Quoi ?!
_ Elle avait bu. Il m'a appelé à l'aide pour contenir cette furie. Elle refusait de descendre en clamant qu'elle ne méritait pas d'être enseignante. Je vous laisse deviner grâce à qui… Dit-il en évoquant l'incident de Neville Londubat en première année.
_ Elle a fait ça alors qu'il y avait des élèves dans l'école ? Demanda Hermione, les yeux ronds.
_ Dumbeldore essayait de l'ensorceler, mais elle n'arrêtait pas de bouger. Je ne savais pas que cela était possible de savoir autant slalomer sur des tuiles aussi glissantes. Il pleuvait des cordes ! J'ai dû jouer les équilibristes pour aller la chercher. »
Hermione se racla la gorge, retenant un fou rire de franchir la barrière de ses lèvres.
« Par Merlin, j'ai failli me briser le cou ! Je suis revenue avec elle, en train de se débattre comme une hystérique. Il a fini par l'endormir pour la mener jusqu'à ses quartiers. Puis, j'ai demandé à Dumbeldore pourquoi il m'avait demandé à MOI de venir, plutôt qu'à Hagrid par exemple, qui serait parvenu plus facilement à la maîtriser. Savez-vous ce qu'il m'a répondu ? »
Hermione hocha la tête en signe de négation.
« Que c'était vraiment plus drôle de me voir jouer au funambule avec Madame Bibine nue sur l'épaule et que c'était une occasion à ne pas manquer. »
Hermione éclata d'un rire cristallin. Elle s'imagina la scène et rit, encore et encore durant de longues minutes.
« Je dormirais vraiment bien après cette histoire Monsieur. »
Snape ne put s'empêcher de sourire lui aussi.
« Si vous saviez Miss Granger… Laissa-t-il planer, pensif, se remémorant diverses expériences insolites qu'il avait vécues depuis son arrivée à Poudlard. »
Le sourire aux lèvres, Hermione finit par s'allonger de façon à voir son professeur. Elle ferma les yeux, finalement apaisée. Elle s'endormit facilement. Sans qu'elle ne s'en rende compte, il la suivit, le cœur plus léger.
Lorsque Snape ouvrit les yeux, il soupira d'aise. Contrairement à son habitude, il ne souffrait d'aucuns maux de tête. Il sentait son corps cotonneux et dû lutter pour se relever. Combien de temps avait-il dormi ? Cela faisait au moins une dizaine d'années qu'il n'avait pas passé une nuit de plus de 5 heures. Il se tourna à sa droite et vit Hermione, profondément endormie. Elle avait les cheveux en bataille éparpillés autour de son oreiller et une mèche qui lui cachait le visage. Discrètement, le professeur mit les deux pieds au sol. Il se pencha vers la jeune fille et lui dégagea les yeux avec précaution.
Elle remua légèrement, ce qui le fit sursauter. Puis, elle soupira, presque un sourire aux lèvres. Snape s'éloigna, mais resta assis à l'observer.
Hermione Granger avait énormément changé. La guerre l'avait fait grandir. La petite fille en quête de reconnaissance, la miss je-sais-tout avait disparue pour laisser place à une jeune femme, brillante, rafraîchissante avec une certaine… Candeur, mais terriblement sincère. Sa chevelure était aussi désordonnée qu'avant, mais ses traits s'étaient affinés. Il ne savait pas pourquoi elle trouvait sa dentition affreuse, probablement un reste de l'adolescence puisque maintenant, elle avait un sourire tout à fait... Agréable. Et puis, il voyait à travers ses vêtements que sa plastique n'avait rien à envier à qui que ce soit. Snape plissa les yeux, ennuyé à l'idée qu'elle ne s'en rende pas compte. Cependant, cela l'empêchait peut-être d'être trop arrogante.
Snape secoua la tête. Non, ce n'était pas vraiment son genre de l'être, avec de l'assurance ou sans. Puis, il tiqua en grinçant des dents. Depuis quand savait-il ce qui relevait de la personnalité de Miss Granger ? Silencieusement, il se leva et sortit jusqu'aux toilettes. Il ne cessa de penser à cela le long du chemin l'y amenant.
Miss Granger avait une démarche plus gracieuse que toutes les femmes de cette école, et portait l'uniforme vert et argent avec une classe qui l'avait surpris. Il se stoppa net devant un des lavabos. Venait-il de penser qu'elle était… agréable à regarder ? Snape secoua la tête une nouvelle fois. Tout ce temps resté coincé ici lui ramollissait le cerveau.
Quels avaient été ses termes déjà ? Ah oui. « Yoyoter de la cafetière ». Snape ouvrit la porte donnant sur l'extérieur pour en surveiller les alentours. Vérifiant qu'il n'y avait aucun danger, il sourit en laissant couler l'eau des robinets et se passa le visage à l'eau froide.
Le mot de la fin par Dark Cape
« Hermione leva un sourcil en jetant un coup d'œil sur la braguette ouverte donnant sur son sous-vêtement satiné gris. » Cette classe même jusqu'au fond des sous-vêtements... Attends quoi ? Gris satiné ? SATINE ? Genre ce style de matière qui ne laisse pas de place à l'imagination ? Oh Dieux...
« Yoyoter de la cafetière ? Finit-il par lui demander. » J'avoue, celle là elle est un peu raide, je l'avais jamais entendue non plus et pourtant je viens du pays des chocolatines et des poches.
« Elle était complètement nue. Chuchota-t-il après une courte pause.
_ Quoi ?!
_ Elle avait bu. Il m'a appelé à l'aide pour contenir cette furie. Elle refusait de descendre en clamant qu'elle ne méritait pas d'être enseignante. Je vous laisse deviner grâce à qui… Dit-il en évoquant l'incident de Neville Londubat en première année. » J'aurais payé tellement cher pour voir ça, genre, j'aurais pris un siège et un kilo de popcorns, je me serais installée sur le terrain en contrebas et j'aurais même offert du popcorn à Dumbledore.
« Miss Granger avait une démarche plus gracieuse que toutes les femmes de cette école, et portait l'uniforme vert et argent avec une classe qui l'avait surpris. Il se stoppa net devant un des lavabos. Venait-il de penser qu'elle était… agréable à regarder ? Snape secoua la tête une nouvelle fois. Tout ce temps resté coincé ici lui ramollissait le cerveau. » Au bout d'un certain temps, il serait bien de se rendre compte que effectivement, Hermione est plutôt canon ! Abruti !
