Math : Merci, Snamione toi !

Hesmeras : Genre je t'ai vraiment redonné envie d'écrire ?! OLALALA mais c'est trop chou

Cocolita1804 : Merci, mais la trad, c'est sur le compte de Dark-Cape :) Ici, c'est une fanfiction made in moi hahahaha

Tout ceux qui disent que je suis une sadique : Vous n'êtes franchement, franchement, FRANCHEMENT pas au bout de vos peines xD

Sachez que Tralapapa fête son anniversaire mercredi... Alors, je vous reserve une surprise (parce que c'est l'anniversaire de tous mes lecteurs du coup, pour la peine) Gros bisou à tous


Chapitre 20

Hermione reposa ses pieds sur le sol et s'éloigna de son professeur aussi rapidement qu'il lui en était possible. Elle sécha ses dernières larmes du plat de la main tandis que Snape lissait sa cape et sa redingote chiffonnée en se raclant la gorge.

Il croisa ses mains derrière son dos, adoptant une attitude terriblement solennelle, à mille lieux de celui qu'il était quelques secondes auparavant.

Hermione tenta de supprimer toute trace sur son visage d'un quelconque trouble. Elle réalisait qu'elle venait de passer à deux doigts d'embrasser son professeur… Elle n'avait pas pu s'empêcher. Avait-il toujours été aussi délicieusement... Désirable sous son masque de dureté ?

Hermione se secoua la tête pour chasser ses dernières pensées de plus en plus lubriques. Désirable ? Par Merlin. À quoi pensait-elle ? Elle se toucha discrètement les joues pour s'assurer de ne pas être en plein rêve.

Snape se permit de jeter un regard furtif vers Hermione. Elle avait encore les pommettes rougies de désir et sa chevelure en bataille. Elle était tout simplement… Envoutante.

Le maître des potions lutta contre lui-même pour ne pas finir ce qu'il avait commencé. Il se donna rapidement une gifle mentale. Elle était son élève bon sang… Sa jeune et ingénue étudiante. Il fallait qu'il se reprenne, et vite.

Tous deux distinguèrent rapidement la Directrice de Poudlard entrer dans la pièce, accompagnée de l'infirmière de l'école et du professeur Vindictus. La jeune Gryffondor avait complètement oublié avoir demandé à Harry d'appeler du renfort.

« Severus ! Vous êtes de retour parmi nous… Et sans une égratignure à ce que je constate ! S'écria McGonagall d'un air enjoué.

_ Apparemment. Fit-il froidement.

_ Allons, mon ami. Vous devriez remercier Miss Granger. Bien qu'elle ait oublié un ingrédient qui empêchait un quelconque retour dans cette dimension, elle a su bien vite rebondir et vous ramenez parmi nous. N'est-ce pas Miss Granger ? »

Hermione vit McGonagall lui sourire d'un air narquois et lui adresser un regard pénétrant tandis que Snape haussa un sourcil d'incompréhension dans sa direction. La jeune femme se permit un léger coup d'œil vers Harry. Celui-ci lui fit comprendre qu'il n'avait pas dévoilé toute la vérité à la professeure de métamorphose.

Hermione ouvrit et ferma la bouche, ne pouvait s'empêcher de rougir de gêne.

« Oui… Oui, bien sûr. Fit-elle sur un ton mal assuré.

_ Qu'était-ce ? Demanda soudainement le remplaçant au poste de Snape.

_ Pardon ?

_ L'ingrédient manquant. Souligna Vindictus.

_ Oh… Et bien… Je… »

Hermione s'emmêla les pinceaux. Elle déglutit, effrayée de dire une bêtise. Nerveuse, elle se mit à gigoter en fouillant dans son esprit soudainement vide.

« De la menthe. C'était de la menthe. Lâcha Snape. »

Harry fut le premier à relever un regard hébété en direction du Directeur de Serpentard. Celui-ci restait pourtant terriblement impassible, malgré son mensonge éhonté.

Hermione osa lui jeter un bref coup d'œil perdu avant de relever la tête vers McGonagall.

« De la menthe ? Curieux. Répondit le nouveau professeur, interpellé.

_ Vous êtes ? Demanda Snape.

_ Lucien Vindictus. Votre remplaçant. Enchanté. Lâcha le trentenaire d'un ton un peu trop guilleret. »

Le professeur s'avança vers Snape en tendant la main. Severus l'observa d'un air suspicieux. Il s'abstint de la serrer et ne bougea pas de sa position. Gêné, Lucien se recula en se raclant la gorge.

« Professeur, Madame Pomfresh, je crois vous avoir dérangé pour rien. Veuillez m'en excuser. Vous pouvez disposer. »

Rapidement, les deux intéressés sortirent de la Chambre. S'en suivit un long silence lourd, McGonagall et Harry faisant face à Hermione et Snape.

« Etrange choix de remplaçant, Minerva.

_ Vous lui avez à peine adressé la parole, Severus.

_ Inutile. Il a un regard un peu… Sournois. Lâcha Snape en grimaçant. »

Harry pouffa, mais se reprit bien rapidement. Il s'amusa silencieusement à entendre la même réflexion que son amie dans la bouche de Snape. McGonagall l'ignora et se tourna vers Hermione d'un air sévère.

« Miss Granger. Il me semble vous avoir expressément demandé de ne rien entreprendre pour retourner dans ce monde. Bien que vous ayez réussi cet… Exploit, je ne vous félicite pas. Grinça la Directrice.

_ Je… Suis désolée. Lâcha Hermione, à contre cœur.

_ Severus. Je pense que tu seras d'accord avec moi pour accorder une sanction exemplaire à cette jeune fille. Si elle avait été plus, comment dirais-je… Raisonnable, et moins entêtée, tu serais probablement parvenu à rentrer par tes propres moyens sans risquer sa vie, j'en suis certaine.

_ Et bien... »

Snape plissa les yeux face à la Directrice qui arborait un air dur sur le visage. Le maître des potions resta silencieux de longues minutes face à elle.

Dieu merci, elle ne savait rien… Elle aurait très bien pu empêcher Hermione de passer ses ASPICS pour le quart des actions qu'elle avait entreprise ses 2 dernières semaines.

Snape se tourna vers son élève qui lui envoya un regard résolu. Elle comprenait qu'il lui faille faire cela, ne serait-ce que pour la gravité de ses actes. Il soupira en fixant de nouveau sa collègue.

« Je ne pense pas qu'une sanction de quelconque nature soit… judicieuse. Vraisemblablement, Miss Granger a établi ce soir une prouesse et elle ne peut qu'être… Félicitée pour cela. »

Harry était abasourdi. Il observa la Directrice qui ne parvint pas à cacher sa surprise. Néanmoins, elle arbora rapidement un visage impassible.

« Miss Granger, Monsieur Potter, vous pouvez retourner dans vos quartiers respectifs. Je réfléchirais plus tard à votre… Punition. »

Rapidement, les deux Gryffondor sortirent du champ de vision de la Directrice. Celle-ci continua de fixer le maître des potions durement.

« Severus. Je ne crois une seule seconde à l'excuse que Potter m'a fournie et je ne veux même pas savoir ce qu'il s'est passé. Tu n'as jamais refusé d'occasion pour sanctionner un élève jusqu'à présent. Fit remarquer Minerva.

_ Et donc ? Demanda Snape sèchement.

_ Miss Granger t'as appelé par ton prénom durant ton absence. Elle était incontrôlable, je dirais même au bord de l'hystérie. Réalises-tu la difficulté que j'ai eue pour la canaliser et la surveiller ?

_ Tu l'as espionné ? Lâcha Snape d'un ton mauvais.

_ Ne me juge pas. Je surveillais ses agissements rien de plus, mais je n'avais pas le contrôle de cela jour et nuit. Apparemment, elle a fait quelque chose pour te rejoindre d'extrêmement répréhensible sans que je n'en sache quoique ce soit. Je ne m'imaginais pas te dire cela un jour, mais je me dois de te recadrer.

_ Me recadrer ? Est-ce une plaisanterie ? Souffla Snape, sentant la colère monter en lui.

_ Il se passe quelque chose ici, que j'ignore. Et je veux que cela cesse. »

Snape haussa un sourcil dans sa direction. Bien sûr, Minerva n'était pas dupe. Il n'avait pas imaginé que son élève se soit tant affolée en son absence. Il grogna de mécontentement. Hermione n'était décidément pas assez maîtresse de ses émotions.

« Miss Granger est une jeune femme extrêmement jeune, fragile et influençable. Elle a sûrement un avenir radieux qui s'offre à elle. Fit remarquer McGonagall.

_ Que crois-tu ? Que je profite de mes élèves ? Que je les pervertis ? Ricana Snape d'un rire jaune.

_ Non… Mais c'est là le genre d'épreuve qui rapproche naturellement deux êtres humains. Seulement, elle est…

_ Mon élève et une insupportable Miss-je-sais-tout de Gryffondor ! Voilà pourquoi elle s'est entêtée à ce point à suivre l'avis totalement contraire du tien. Dois-je te rappeler qu'elle, ainsi que Potter et Weasley s'acharnent à défier chaque mesure du règlement de cette école depuis leur arrivée ici ? Cela en devient maladif d'ailleurs. Je ne suis en aucun cas responsable des états d'âme d'une adolescente. Je saurais très bien faire preuve de professionnalisme, comme je l'ai toujours fait. »

Agacé, Snape partit en un mouvement de cape magistralement exécuté. Il fondit dans les couloirs, crachant mentalement tout son venin sur sa collègue.

Bien sûr, elle avait eu raison de soupçonner quelque chose. Il avait failli l'embrasser, grisé par les risques inconsidérés qu'elle avait pris. Mais cela était probablement uniquement dû à un trop-plein d'adrénaline… Il se refusa à penser à quelque chose de plus.

Lorsqu'il arriva à hauteur de ses appartements, la silhouette de la jeune femme le sortit brusquement de ses pensées.

Bien sûr, elle n'avait pas pu obéir aux injonctions de la Directrice. Elle se tenait devant le tableau de la Dame grise, nerveuse.

« Miss Granger. Vous flirtez avec le fil du rasoir. Lâcha Snape en grognant. »

Hermione fut surprise du ton si formelle de son professeur. Elle se racla la gorge en reprenant contenance et en se redressant davantage lorsqu'il arriva à sa hauteur.

« Je… Je suis désolée Severus.

_ Et stoppez cela. Je ne vous ai pas autorisé à me nommer ainsi. »

Hermione plissa les yeux. Ainsi était venu ce moment si redouté, celui de la réalité, de son brusque et impossible retour. Elle avait espéré qu'il n'arrive jamais. Ses yeux se remplirent vite de larmes, qu'elle ravala rapidement. Elle espérait qu'il n'ait rien remarqué. Il n'en fut rien, bien qu'il fit mine d'en être indifférent.

« Je ne ferais bientôt plus partie de cette école, alors vous savez, je…

_ Miss Granger. Vous êtes encore ici pour un an, au moins. Ensuite, vous irez où bon vous semble, mener probablement une brillante carrière de bureaucrate ou que sais-je encore. Alors si ce n'est pas trop vous demander, nous allons reprendre des échanges purement techniques.

_ C'est… Difficile, monsieur. Je vous dois beaucoup. Lâcha Hermione en rougissant.

_ Ce ne sera pas bien difficile. Je n'ai fait que ce qu'exigeait ma position, rien de plus. Je ne suis ni un héros, ni un preux chevalier. Ironisa-t-il.

_ Mais vous m'avez protégé, vous… Avez représenté beaucoup pour moi. Contra-t-elle avec une sincérité déconcertante.

_ Vous m'avez idéalisé car j'étais votre protecteur… Que vous ai-je dit à propos du retour à la réalité ? »

Hermione baissa le regard. Elle se sentait honteuse, d'avoir espéré quoique ce soit de plus. Il devait la prendre pour une sombre idiote immature.

« Excusez-moi. Cela ne se reproduira plus. »

Snape dû se faire violence pour ne pas la prendre dans les bras. Il les croisa sur son torse d'un air faussement autoritaire.

Hermione repartit rapidement sans un mot de plus. Lorsqu'elle fut hors de sa vue, Snape soupira lourdement en s'adossant au mur. Il se frotta les yeux si fort qu'il les rougit. Il tenta de se persuader du bien-fondé de ses actions.

Elle était son élève, cela n'avait pas changé. Elle avait 19 ans. Elle s'est laissée emportée par la situation, tout comme lui. Cela le voulait absolument rien dire. Elle était terriblement intelligente, et il ne fallait surtout pas qu'elle comprenne… Qu'elle comprenne qu'il avait peut-être un peu trop été… Lui-même durant leur enfermement et qu'il éprouvait beaucoup de respect envers elle. Pire, encore, elle était devenue bien plus qu'une espèce de miss-je-sais-tout insupportable à ses yeux. Pourtant, elle n'avait pas tant changé que cela. Elle était même franchement restée aussi têtue comme une bourrique qu'avant.

Seulement, Hermione était également brillante, captivante et ravissante. Elle ne tarderait pas à trouver sa voie et de ce fait, elle l'oublierait bien vite. Pourquoi et comment pourrait-elle se satisfaire de sa compagnie ?

Snape ne se trouvait ni intéressant, ni aimable, encore moins… gentil. Il ne comprenait pas comment il était possible d'apprécier de passer ne serait-ce que quelques minutes avec lui sans hurler de désespoir. Bien sûr, là-bas, ils n'avaient pas eu le choix, mais cela avait changé maintenant. Il n'y avait aucune chance qu'elle n'éprouve autre chose que de l'admiration à son égard, lui qui se trouvait si laid de l'intérieur. Pourtant, parfois, il lui semblait bien que...

Snape soupira de nouveau encore plus gravement.

« Cette sorcière me fait perdre les pédales. Murmura-t-il en pénétrant dans ses appartements. »

Snape entra dans les lieux avec soulagement. Pourtant, le parfum de la jeune femme embaumait la pièce toute entière. Il déglutit en fermant les yeux. Par Merlin, cette fichue gamine était clairement trop envahissante.

Il observa finalement le salon avec minutie. Son jeu d'échec n'avait pas bougé. Il pénétra dans sa chambre et remarqua sa literie dérangée. Lui qui était si maniaque, cela ne lui avait clairement pas échappé. Seulement, il ne parvenait même pas à s'en agacer… Lui qui ne se gênait pourtant habituellement pas pour enrager contre les elfes de maison dès que le bord de son drap n'avait pas été repassé.

Il plissa le regard en suivant son chemin jusqu'à la salle de bain et tomba sur son reflet dans le miroir.

Par Merlin, il avait une mine affreuse. Des cernes lui entouraient les orbites, le faisant paraître plus froid et inquiétant encore.

Il se passa le visage sous l'eau froide. Lorsqu'il redressa la tête, son regard tomba sur une chose… Sur le rebord du lavabo.

Tristement, Snape se saisit du blason des Serpentard d'où il distinguait les coutures déchirées. C'était le sien, sans aucun doute. Il retourna dans sa chambre. Il se mit à passer son pouce sur le morceau de tissu nerveusement en fixant son lit avec un pincement au cœur si douloureux que cette fois, il ne put l'ignorer.

Harry et Ron observèrent Hermione sélectionner et manger avec minutie le contenu de son assiette comme un petit oisillon.

Elle avait très mal dormi, comme depuis son retour d'ailleurs… Mais cela avait presque été pire la nuit dernière.

Elle avait envie de se cacher sous sa couette et ne plus revenir dans le monde réel. Severus Snape devait la prendre pour la dernière des imbéciles. Qu'avait-elle bien pu penser ? Où avait-elle eu la tête ? Elle avait eu la prétention de croire qu'il avait pu être pour elle plus qu'un simple précepteur. Quoi ? Un ami, un soutien, une épaule sur laquelle pleurer, un confident ? Elle n'en avait même aucune idée. Mais en tout cas, elle s'était trompée, et son erreur pesait maintenant lourdement sur son cœur.

Elle se tourna vers la longue table des professeurs vers laquelle Snape avait repris sa place habituelle. Son remplaçant était reparti dans la matinée. Le souvenir de lui, la faisant danser ici même l'envahi et elle remercia alors la Terre entière de ne pas avoir cours de potions aujourd'hui.

Toute la journée se déroula ainsi, et Harry ne pouvait que constater la tristesse refoulée de son amie.

Elle faisait mine d'aller bien, mais il n'était plus dupe depuis bien longtemps. D'ailleurs, il avait également remarqué l'attitude similaire du maître des potions, bien qu'il en fut plus discret.

Celui-ci avait très peu mangé, et s'était contenté de passer le repas, les yeux dans le vide. Il avait remarqué ses fréquents coups d'œil vers la jeune femme qui ne se rendait compte de rien. Surpris, Harry décela une certaine mélancolie dans son regard. Le jeune homme n'avait pas encore eu l'occasion d'avouer à Hermione qu'il avait assisté à leur dernier échange nocturne… Ainsi qu'à la réaction étrange qu'avait eût Snape lorsqu'elle l'avait quitté. Il semblait avoir regretté, douté et… en avoir terriblement souffert.

Il observa encore une fois Hermione, les yeux gonflés par la fatigue et le teint pâle. Il se sentait le devoir de faire quelque chose…


Le pti mot de Dark Cape

"Hermione reposa ses pieds sur le sol et s'éloigna de son professeur aussi rapidement qu'il lui en était possible." Fuuuuuuuuck... Partie 2.

« De la menthe. C'était de la menthe. Lâcha Snape. » Sale petit menteur...

"_ Me recadrer ? Est-ce une plaisanterie ? " Oh oh... ça pue.

« Je… Je suis désolée Severus.

_ Et stoppez cela. Je ne vous ai pas autorisé à me nommer ainsi. » ET MEERDE !

_ Vous m'avez idéalisé car j'étais votre protecteur… Que vous ai-je dit à propos du retour à la réalité ? » ATTENDS... Tempus Mortis... T'étais pas sur le point de la galocher y'a deux minutes ? Sale petit enfoiré.