Tout d'abord... Merci milles fois pour vos compliments. Très heureuse que la fic vous plaise. Merci à Carole, Lia9749 , Tralapapa, darkcorbeau, Emilie09, MissHarpie, Audrey Fox Monge (ne t'excuse pas pour le reviews en triple, cela m'a montré ta détermination sans faille et m'a bien amusé), Oona, Lokki, Mrs Elizabeth Darcy31...

Vous êtes tous adorable, et je suis vraiment, vraiment ravie d'avoir écrit cette fic qui a su trouvé ses lecteurs (car, j'étais très hésitante en départ en étant persuadée que peu de personne la suivrait. Ce ne semble pas être le cas. Après tout, je suis nouvelle parmi le Snamione.).

Alors, bon... Maintenant que je vous ai remercié, il va vous falloir éviter de me frapper. Dark-Cape a eu un empêchement. Donc il n'y a pas de notes en fin de chapitre ce soir (ouin ouin ouin, je sais, vous venez juste pour elle, même pas pour moi, vous m'en voyez profondément BLESSEE). Je vais essayé d'en faire. Je vais donc jouer ma Dark-Cape, me mettre dans sa peau et vos allez me dire si j'ai été assez convaincante ou pas. Deal ? La prochaine fois, je vous autorise à la spammer sur son compte, à l'incendier et à... mettre 3 tonnes de reviews sur Not The Same Girl (comment ça, on écrit cette traduction ensemble ? Mais bjfvjhfdjbd je ne vois pas le rapport).


Chapitre 23

La jeune femme enfila son écharpe aux couleurs de Gryffondor. Pour la première fois, elle était peu encline à motiver son équipe pour ce match de Quidditch. Après tout, ils l'avaient tous insulté et fusillé du regard pour une simple histoire de compétition pour une coupe ridicule… Cela avait duré plusieurs jours, jusqu'à ce que le compteur de leur maison revienne à la normale. Harry et Ron jouaient cet après midi un match important et avait insisté sur sa présence, prétextant que ça lui changerait les idées.

Alors, elle traîna les pieds jusqu'au terrain. Elle était la dernière élève à arriver, le match avait commencé depuis cinq minutes déjà, mais elle ne voulait clairement pas s'asseoir aux côtés de ses prétendus camarades. Ainsi, elle resta non loin de l'entrée des joueurs, adossée contre un mur de façon à assister au match sans être vue de quiconque.

Elle soupira de lassitude.

« Que faites-vous là ? C'est interdit de rester au beau milieu du chemin. C'est même dangereux. »

Hermione grimaça en se retournant. Snape arriva à sa hauteur et l'observa curieusement.

« Pourquoi n'êtes vous pas là haut, comme toujours, à vous exciter comme une folle pour encourager vos imbéciles d'amis ? »

Hermione leva les yeux au ciel. Non, décidément, il ne changerait jamais… Mais au fond d'elle, elle ne le souhaitait pas le moins du monde. Ses sarcasmes avaient le don de la rassurer et de lui faire penser à autre chose. Si elle n'était pas si déprimée, elle aurait même pu esquisser un sourire.

« Je ne peux pas vous dire le contraire concernant Ron, mais Harry est beaucoup plus intelligent et perspicace que vous pouvez vous l'imaginer.

_ Si vous le dites. Lâcha Snape, d'un regard perçant. »

Hermione ne répondit pas à sa remarque et s'apprêta à partir. Non, décidément, c'était une mauvaise idée d'être venue ici pour soutenir sa maison. Pire encore, c'était d'une hypocrisie sans nom, après ce que la plupart avaient dit d'elle, Ron inclus. Elle se tourna pour s'échapper des lieux le plus vite possible quand Snape la retint par le bras de façon à ce qu'elle ne puisse avancer davantage.

Il se positionna devant elle, les bras croisés.

« J'allais partir. Dit Hermione, d'une voix un peu trop conciliante.

_ Vous n'avez pas répondu à ma question.

_ Et vous, que faites-vous là ? Se braqua la jeune femme.

_ J'étais en retard. J'allais me diriger jusqu'à la tour des professeurs quand je vous ai vu là, adossée au mur comme une âme en peine.

_ Vous avez eu pitié c'est ça ? Demanda Hermione en grimaçant.

_ Figurez-vous que non. »

Hermione fit une moue désapprobatrice, en se recroquevillant dans ses propres bras. Quelle importance cela avait de toute façon ? Qu'il ait pitié d'elle ou non et l'avis de ses camarades à l'extérieur...

Elle n'avait jamais été attentive à ce que les gens pouvaient penser d'elle… Enfin… Si, au début, dans sa jeunesse et en particulier durant les 3 premières années. Seulement, d'autres choses furent subitement plus importantes à ses yeux qu'une banale réputation, et elle réalisait qu'avec sa propre vie en jeu, l'opinion des autres était la dernière de ses priorités.

Cependant, les paroles de Ron qui était son ami l'avaient peiné, ainsi que son regard… Le même que celui que ses camarades Gryffondor lui avaient adressé, ainsi qu'un des préfets. Ils ne la comprenaient pas. Elle se sentait étrangère au sein de sa propre maison. N'avaient-ils pas combattu ensemble dans la guerre contre Voldemort ? Ils étaient comme une famille non ? Enfin, elle le pensait jusqu'à maintenant.

Hermione baissa la tête, jugeant la mémoire des gens bien sélective. Avaient-ils oublié toutes les épreuves par lesquelles elle et bien d'autres avaient du passer ? Elle ne méritait pas cela, et encore moins pour un stupide compteur de points. Elle avait presque envie d'en faire perdre encore plus à sa maison pour se venger.

Snape l'observait, hésitant. D'ordinaire, elle lui aurait envoyé une réplique bien sentie, il lui aurait retiré des points imaginaires, puis seraient repartis chacun de leur côté avec un air satisfait sur le visage.

Pourtant, ce n'était pas le cas aujourd'hui. Pire encore, elle semblait maussade, affligée, isolée. Elle ressemblait à un petit oiseau blessé, et Snape s'exaspéra face à, ce qui était devenu sa propre faiblesse.

Comment résister à cette petite moue si démoralisée, elle qui habituellement respirait la joie de vivre ?

« Allons, aucune remarque ni de répartie cinglante ? Vous m'avez habitué à bien mieux, Miss Granger. Fit Snape d'un air autoritaire.

_ Excusez-moi. Je n'ai pas vraiment d'imagination cet après midi. Lâcha Hermione en haussant les épaules, ennuyée et fatiguée. »

Ses cernes devenaient davantage voyantes autour de ses yeux depuis quelques jours. La jeune femme était de plus en plus fatiguée, ses nuits rythmées d'insomnies épouvantables, et ses journées par le soucis de bien faire. Elle se maudit d'accorder tant d'importance à une bande d'adolescents simples d'esprit, vraiment… Elle n'avait pas besoin de soucis supplémentaires.

Snape releva le menton de la jeune femme en y posant son index. Il l'observa silencieusement quelques minutes en gardant un air impassible.

« Est-ce que notre insupportable Miss-je-sais-tout aurait enfin perdu sa langue ? Lui chuchota-t-il.

_ Possible… »

Le maître des potions lui envoya une oeillade ennuyée. Pourtant, elle continuait de l'éviter en trouvant soudainement captivant les planches de bois à sa droite.

Snape ôta ses doigts de son visage et glissa sa main dans sa poche. Il lui tendit le blason des Serpentard, celui-là même qu'elle avait oublié dans ses quartiers.

« J'aurais préféré le voir cousu sur votre cape, mais je risquerais de me faire dépouiller de mon salaire par votre Directrice. »

Hermione s'en saisit et l'observa méticuleusement. Ses regards s'embruma, mais elle parvint à retenir ses larmes. Elle se fit alors la réflexion qu'elle était de plus en plus douée pour ravaler ses sentiments. Snape caressa sa joue avec son pouce d'un geste mécanique, la faisant enfin redresser le regard vers le sien.

« Ne faites pas ça. Lui dit-il sur un ton se voulant plus doux.

_ Ça quoi ? Demanda-t-elle ennuyée.

_ Ravaler votre tristesse. Et être triste tout court d'ailleurs. Cela est insoutenable. »

Snape retint de justesse de clarifier que sa dernière réflexion s'appliquait particulièrement à sa personne.

« Ils pensent que je suis bizarre. Lâcha-t-elle enfin en désignant les tribunes.

_ Ils sont idiots. Et puis, être particulier est une qualité. Vous ne voudriez pas ressembler à tout le monde. Laissa-t-il échapper.

_ Mais peut-être que si… La vie serait plus simple.

_ Vous êtes Hermione Granger bon sang. »

Snape soupira et retira délicatement l'écharpe Gryffondor de la jeune femme en la faisant tomber au sol. Puis, il ôta la sienne aux couleurs vert et argent pour le nouer autour du cou celui de la jeune femme. Il en réajusta le nœud méticuleusement tandis qu'elle l'observait étrangement.

« Une parfaite fusion du courage des Gryffondor, et de la perspicacité des Serpentard. Nous pourrions peut-être créer une maison à votre image, qu'en pensez-vous ? »

Hermione sourit enfin légèrement, au plus grand plaisir de son professeur.

« Alors ? Quel en en serait l'emblème ? Demanda-t-il.

_ Mon patronus est… enfin, était une loutre. Rectifia-t-elle.

_ Nous partirons sur un lynx dans ce cas. Les couleurs ?

_ Je ne sais pas… Du noir ? Et du pourpre.

_ Très bon choix. »

Snape pointa sa baguette vers le vêtement qui changea immédiatement de couleurs pour correspondre à ses envies. Hermione l'effleura en souriant. Snape se tourna vers l'entrée d'où il pouvait voir le match opposant les Gryffondor contre les Serpentard. Il sentait le vent frais lui caresser le visage. Il croisa ses bras dans son dos et Hermione se posta à sa droite.

« Je me demande quelle en serait la devise. Dit-elle, pensive.

_ Je pense qu'on pourrait la désigner comme… La maison des Je-sais-tout. »

Hermione rit cette fois plus franchement.

« Vous le communiquerez au Choixpeau et il enverra toutes les mini Miss Je-sais-tout et Mister Je-sais-tout dans votre maison. Diantre… »

Snape ferma les yeux d'un air dramatique, puis grimaça.

« Je vais devoir leur faire cours. »

Snape ouvrit un œil et lança un rictus amusé en direction de la jeune femme qui souriait sans même prêter attention au match et au bruit assourdissant des élèves clamant leur joie face au but que Ron venait de marquer.

« J'ai déjà des images affreuses en tête, d'une classe remplie de jeunes gens, tous la main levée devant chaque question. Remarqua Snape en grimaçant.

_ Un enfer en somme. S'en amusa-t-elle.

_ Pire. Ce serait une parfaite représentation de Pandémonium.

_ La capital des enfers, rien que ça ? Vous êtes toujours dans l'exagération. Remarqua-t-elle, amusée.

_ C'est mon côté dramatique. »

Hermione sourit une nouvelle fois avant de retrouver peu à peu un faciès mélancolique.

« Mais en attendant, je suis à Gryffondor et ils me détestent. Je ne me sens à ma place nul part vous savez. Fit-elle, chassant ses larmes en se mordant l'intérieur de la joue si fort qu'elle s'en fit mal. »

Snape fut attristé de la remarque de la jeune femme, faisant écho à ce qu'il éprouvait déjà depuis sa propre enfance. Il se tourna vers elle et lui caressa de nouveau la joue tendrement.

Elle l'observa, tandis qu'il lui accorda un sourire réconfortant.

« Vous ne remarquez peut-être pas qu'au contraire, vous êtes partout Hermione. Lui souffla-t-il. »

La jeune femme fronça les sourcils dans sa direction. Snape ôta sa main de son visage, partagé entre la gêne et la timidité. Comment pouvait-il se permettre des gestes aussi déplacés ? Peut-être était-ce de la voir si accablée. Son coeur se serrait lorsqu'il la voyait ainsi.

Cela ne lui était jamais vraiment arrivé jusqu'à maintenant. Snape réalisa qu'il n'était lui-même pas le monstre de froideur qu'il s'imaginait. Il ne se connaissait pas capable de faire preuve d'autant de bienveillance.

« Votre présence rayonne partout dans ce château, et eux sont simplement jaloux de cela. Parce qu'ils sont pitoyablement ordinaires et vous, Hermione… Vous êtes spéciale. Lui dit-il en lui touchant le nez de son index d'un geste doux. »

Snape repensa alors à la remarque de Lily, qui lui intimait de ne pas dire ce genre de chose lorsqu'il critiquait le comportement de sa sœur Pétunia. Hermione n'en fit rien. Au contraire, elle lui sourit encore plus avec tendresse. Elle se pencha vers lui et posa ses lèvres sur sa joue.

Snape se figea, ébaubi par cette caresse inopinée.

« Merci. Lui glissa-t-elle sincèrement. »

Snape se tourna vers elle, s'efforçant de cacher son trouble en un regard perçant. Hermione voulu ôter son écharpe, mais Snape arrêta son geste en posant sa main sur la sienne.

« Gardez-là… »

La jeune femme fronça les sourcils dans sa direction.

« Lorsque vous serez triste, promettez moi de repenser à ce que je viens de vous dire d'accord ? Et puis... si l'un de ces cornichons revanchard s'en prends encore à vous, il pourrait malencontreusement se retrouver avec une potion potentiellement mortel dans leur chaudron durant mon cours. Ce ne serait pas une grande perte. Souffla-t-il. »

Hermione sourit d'un air mélancolique. Elle appréciait réellement son côté surprotecteur. Severus Snape était toujours dans l'excès, mais elle s'en était accommodée. Elle trouvait cela même… touchant. Elle passa sa main sur le tissu brodé du vêtement nouée autour de sa nuque. Elle emmitoufla la moitié de son visage, s'imprégnant du parfum de son professeur.

Sans un mot, ils passèrent le reste du match ainsi, dans un silence confortable sans même rejoindre leurs rangs. Lorsque le sifflet sonna la fin du match en scandant des rugissement de lions, Snape grogna de mécontentement. Hermione s'apprêtait à partir lorsque son professeur la happa une dernière fois.

« Au fait. Vous ne direz rien de tout cela à personne. Ça risque d'entacher ma réputation de suppôt de satan. »

Hermione éclata d'un rire cristallin et le coeur du maître des cachots se remplit d'une joie qu'il peinait à comprendre.

« C'est promis, monsieur. Lui dit-elle en souriant.

_ Severus. Corrigea-t-il, avec autant de surprise qu'elle. »

Hermione plissa le regard, hésitante. Puis, elle finit par sourire avec timidité.

« Severus. Souffla-t-elle en repartant. »

Snape l'observa partir d'un pas plus léger. Il esquissa un sourire au coin de ses lèvres lorsqu'il se fit percuter par un des balais de son équipe.

« Espèce de crétin ! Regardez un peu où vous marchez, ça vous servira aussi à gagner ne serait-ce qu'un foutu match de Quidditch une fois dans votre vie ! Si vous n'apparteniez pas à ma maison, je vous aurez déjà ôté 50 points ! Gronda-t-il, se faisant se figer de terreur l'élève concerné. »

Hermione secoua la tête, amusé en l'entendant ainsi hurler sur ses étudiants.


Notes de fin par PAS DARK CAPE.

« Pourquoi n'êtes vous pas là haut, comme toujours, à vous exciter comme une folle pour encourager vos imbéciles d'amis ? » Severus, Severus, Severus... Lui et la délicatesse, ça fait deux. Ca me rappelle d'ailleurs cette scène où Hermione hurle comme une damnée dans les tribunes et je peux pas m'arrêter de rire en imaginant Snape lever les yeux au ciel en l'entendant.

« Je ne peux pas vous dire le contraire concernant Ron, mais Harry est beaucoup plus intelligent et perspicace que vous pouvez vous l'imaginer. » Hermione s'il te plait... File moi l'adresse de ton fournisseur de drogue. Je veux la même chose.

"Cependant, les paroles de Ron qui était son ami l'avaient peiné, ainsi que son regard… Le même que celui que ses camarades Gryffondor lui avaient adressé, ainsi qu'un des préfets." Oui, on a bien eu la preuve avec James Potter d'ailleurs que les jeunes peuvent être particulièrement des cons ambulants, n'est-ce pas ?

"Comment résister à cette petite moue si démoralisée, elle qui habituellement respirait la joie de vivre ?" Si elle finit par pleurer, je crois que Snape fond sur place et l'éloigne de Poudlard pour toujours pour que plus jamais rien n'arrive... Non ?

« Une parfaite fusion du courage des Gryffondor, et de la perspicacité des Serpentard. Nous pourrions peut-être créer une maison à votre image, qu'en pensez-vous ? » On a tous besoin d'un Snape dans notre vie... Non. Vraiment... Qui ne fonderait pas devant ça ?

« Vous le communiquerez au Choixpeau et il enverra toutes les mini Miss Je-sais-tout et Mister Je-sais-tout dans votre maison. Diantre… » Need un spin off. Tout de suite.

« Vous ne remarquez peut-être pas qu'au contraire, vous êtes partout Hermione. Lui souffla-t-il. » Sinon, tu attends quoi pour l'embrasser espèce de gros naze ?

« Votre présence rayonne partout dans ce château, et eux sont simplement jaloux de cela. Parce qu'ils sont pitoyablement ordinaires et vous, Hermione… Vous êtes spéciale. Lui dit-il en lui touchant le nez de son index d'un geste doux. » C'est décidé, j'ai besoin de ce Snape. Envoyez le moi par Colissimo tout de suite.

« Au fait. Vous ne direz rien de tout cela à personne. Ça risque d'entacher ma réputation de suppôt de satan. » Indécrottable celui-là.