Chapitre 31

La porte des cachots venait de gronder sous des coups portés. Comme s'ils étaient subitement empoisonnés, Severus et Hermione s'éloignèrent très vite. Snape réalisait qu'ils avaient pris des risques inconsidérés, tout d'abord en se hurlant dessus sans ne serait-ce qu'un sort d'insonorisation dans la pièce. Puis, en se jetant l'un sur l'autre comme des drogués en manque. Snape grogna en allant ouvrir la porte.

« Je vous connais ? Siffla Snape, passablement agacé d'avoir été interrompu.

_ Euhm… Je suis Monsieur Vindictus Souligna l'homme devant lui. »

Il se racla la gorge en gigotant sur place. Hermione parvint derrière son professeur.

« Votre remplaçant. Souligna-t-elle. »

Snape haussa un sourcil. Il avait complètement oublié cet homme. Il l'observa avec minutie, puis se mit à alterner son regard entre lui et Hermione.

Merde, ce mec était trop séduisant. Professeur de potions, la trentaine, blond aux yeux clairs ? Severus serra le poing en se postant subtilement devant la jeune Gryffondor.

« Quoi ? Aboya-t-il.

_ Cela tombe bien… Je voulais voir Miss Granger.

_ Miss Granger est occupée. Dit-il, ne permettant pas à la jeune femme de répondre. »

Hermione fusilla du regard le dos du professeur. Parfois, il pouvait vraiment être odieux.

« Miss Granger peut s'exprimer toute seule. Lui tonna-t-elle. »

Snape se retourna vers elle, d'un air neutre. Alors, il la laissa prendre place à ses côtés, non sans maugréer dans sa barbe.

« Je voudrais vous faire part de mes recherches, à tous les deux. C'est à propos de votre malheureuse expérience datant de quelques mois. »

Severus accorda un signe de tête au jeune homme et le laissa pénétrer dans sa salle de cours.

« J'ai averti Minerva McGonagall de mon arrivée. Avertit-il.

_ Pourquoi n'est-elle pas là dans ce cas ? Siffla Snape en prenant place à son bureau.

_ Je voulais vous parler avant. En privé. »

Hermione ne comprenait pas. Elle s'assise face au maître des potions. Nerveux, le professeur Vindictus se mit à tourner en rond d'un pas lent.

« Très bien. J'ai étudié avec attention la liste des ingrédients, la procédure complète et votre rapport sur ce monde. J'ai consulté plusieurs collègues et… ma foi, je suis arrivé à une conclusion tout à fait prodigieuse.

_ C'est-à-dire ? Demanda Hermione, nerveuse.

_ Cette potion est un poison. Un des plus puissants auquel j'ai pu faire face d'ailleurs. »

Snape haussa un sourcil en croisant ses mains sous son menton tandis qu'Hermione ouvrait et fermait la bouche, stupéfaite.

« Un poison ? Vous voulez dire que nous sommes… Quoi… Morts durant plusieurs mois ? Demanda la jeune femme avec inquiétude.

_ C'est plus compliqué que cela. Par un coup du sort que je n'explique pas d'ailleurs, là où n'importe quel individu serait mort sur le coup, vous deux, avez survécu. »

Snape se massa le visage avec attention. Il lui semblait tout à coup entendre des théories fumeuses à la sauce des Horcruxes. Il n'aimait pas cela.

« J'ai enquêté bien sûr. J'ai fait des expériences, pour essayer de comprendre. Les rats sur lesquels j'ai testé la potion sont toujours morts immédiatement. Alors, je me suis dit qu'un élément extérieur venait forcément entrer dans l'équation. Un élément qui changeait tout.

_ Quel est-il ? Demanda Snape.

_ Une partie de vous. De vous deux. »

Tout deux froncèrent les sourcils d'incompréhension. Le professeur s'immobilisa et prit rapidement place sur une des chaises faisant face au bureau de Severus.

« Ne vous méprenez pas. Il m'a été compliqué de me raisonner à vous livrer élément aussi intime. Confia-t-il.

_ Je ne comprends toujours pas où est le problème. Répondit Severus d'une voix grave et passablement agacé.

_ J'y viens mon ami. »

L'homme se racla la gorge en se massant la nuque.

« La potion restait un poison avec les poils de mes rats.

_ Peut-être faut-il posséder de la magie pour que cela fonctionne. Répondit Hermione.

_ J'en suis venu à cette même conclusion. Alors j'ai essayé sur moi-même. Je ne voulais prendre aucun risque inconsidéré bien sûr. Alors j'y ai introduit un de mes cheveux et l'ai faite analyser sans la prendre. Cela restait indubitablement du poison. De plus, je remarquais que mes essais ne prenaient jamais la même couleur que la vôtre. Mes philtres étaient tous d'un noir profond, sans aucune couleur.

_ Étrange. Souligna Snape.

_ A qui le dites-vous ? C'est ainsi que j'en suis venu à la conclusion que cela provenait de vos personnes, en particulier. »

Le professeur posa ses mains sur le bureau de Snape avec confidence.

« Ce qui explique la demande étrange que m'a tenu la Directrice il y a plusieurs semaines. Cela venait de vous. Conclut Snape. »

Hermione se souvenait encore de ce rendez-vous dans le bureau de McGonagall durant lequel elle avait demandé une mèche de sa chevelure pour des recherches. La jeune femme n'y avait pas prêté plus d'attention que cela.

« Oui. Et j'ai découvert quelque chose d'incroyable.

_ Venez en au fait. S'agaça Snape.

_ Cela vient de votre magie. »

Hermione plissa le regard.

« Notre magie ? Demanda-t-elle.

_ J'ai rarement vu quelque chose de tel. Individuellement, votre ADN, les parcelles de magie qui parcourt chacun de vos atomes sont sommes toutes plutôt classiques. Mais ensemble… Il se crée une combinaison incroyable, une complémentarité presque parfaite. »

Hermione jeta un œil furtif vers Severus, qui la fixait étrangement. Elle se redirigea vers son interlocuteur.

« Connaissez-vous le concept moldu chinois nommé communément tàiji tù ? Demanda Vindictus, fasciné.

_ Non. Répondit Severus, sceptique.

_ Yin et Yang ? Âme sœur ? »

Hermione rougit fortement. Elle se tourna cette fois complètement vers son professeur des potions qui parvenait à cacher son trouble avec une facilité déconcertante.

« Foutaises. Lâcha-t-il en ne bougeant pas d'un centimètre de son fauteuil.

_ Tout est une question de point de vue mon cher. Dans les histoires que se racontent les moldus, il est souvent noté que si quelqu'un a le malheur de séparer ou porter atteinte à deux âmes sœur, elles en maudiront le responsable jusqu'à ce que leur colère soit calmée.

_ Allons bon. Et vous voulez me faire croire que nos… Âmes se sont retournées contre un liquide dans un chaudron en cuivre ? Vous délirez. »

Hermione se racla la gorge en s'enfonçant dans sa chaise. Depuis qu'elle avait appris qu'elle était sorcière, plus rien ne l'étonnait.

« Délire ou pas, soyez en sûr que je n'en ai parlé à personne. Je n'ose imaginer les problèmes que cela vous occasionnerait. Dans tous les cas, cet entre-deux dont vous parliez dans vos rapports m'intriguait énormément. Alors, je me suis posé une question importante : en effet, qu'est-ce que cela signifiait concrètement ? Quel effet possédait cette potion une fois cette notion mise dans l'équation ? C'est là que cela devient intéressant. »

Hermione n'arrivait plus vraiment à suivre depuis les insinuations du professeur Vindictus. Elle refusait d'imputer ses sentiments, déjà si intenses, à une quelconque magie. En réalité, elle ne voulait entendre aucune explication, aucun raisonnement. Elle n'en avait pas besoin. Elle détestait la rationalité que cela impliquait. Ce qu'elle ressentait ne s'expliquait pas, et n'avait pas à l'être. Mais si c'était vrai, si lui… Si lui, était bien son âme sœur ? Est-ce que cela expliquerait son mal-être en son absence ? Sa détresse ? Son manque de sommeil ? Sa dégradation physique même ? Plus elle se rapprochait de lui, plus elle peinait à s'en éloigner. Et il fallait avouer que lorsqu'il était en sa présence, il restait lui-même, mais pouvait faire preuve de tant de tendresse. En était-elle la cause ?

Elle se secoua la tête, s'efforçant d'écouter le reste du discours du professeur.

« Comme vous l'avez souligné, ce monde était essentiellement peuplé de fantôme. Je pense que la potion n'a pas pu fonctionné correctement. Elle devait tuer l'un de vous deux, mais en a été incapable, à cause, de votre… Comment dirais-je ? Votre lien. Cela a créé une résistance. Alors vous vous êtes retrouvé entre vie et mort dans une dimension parallèle. Les fantômes de Poudlard représentent un cas à part. Ils vivent essentiellement dans notre réalité, et ils sont complètement déphasés, contrairement au reste du monde. Habituellement, les âmes errantes doivent demeurer dans cet entre deux. D'ailleurs, le Basilic y rôde toujours. Il n'a pas pris forme dans le monde réel, car c'est une créature, sans réflexion profonde sur sa nature, un outil vivant utilisé pour tuer. Comme toutes les âmes tourmentées de ne pas avoir pu finir ce qu'elles avaient commencé, elle s'est trouvée dans ces limbes sans possibilité de sortie. »

Snape grogna en se remémorant quelques souvenirs douloureux.

« Cela est bien beau, Monsieur Vindictus. Mais que voulez-vous que nous fassions de ces informations ? Grinça Severus avec impatience.

_ Je voulais obtenir votre autorisation, afin de commercialiser ce produit. »

Hermione faillit presque s'étouffer avec sa propre salive.

« Quoi ?! Commercialiser un poison ?! S'égosilla-t-elle.

_ Ce n'est pas seulement un poison, Mademoiselle. C'est le philtre ultime. Imaginez, le nombre de couples désespérés de savoir s'ils sont la bonne personne l'un pour l'autre ?

_ Et s'ils ne le sont pas, ils le paient de leur vie. C'est l'idée ? Demanda Snape d'une voix glaciale.

_ Je pense pouvoir être capable de contourner ce problème.

_ Vous pensez ? Siffla Snape. »

Le maître des cachots tapa du poing sur la table et se leva, imposant sa stature impressionnante.

« Ecoutez-moi bien : il est HORS de question que vous vous fassiez de l'argent sur ce genre de choses. Pensiez-vous peut-être que mon lugubre passé, vous permettrez d'obtenir plus facilement mon accord pour commercialiser un des poisons les plus mortels du monde sorcier ?

_ Vous vous méprenez. D'ailleurs, à propos de votre passé, je pense que vous étiez tourmenté à cause du manque causé par Miss…

_ Vous pouvez garder vos pensées pour vous, espèce d'escroc. Si j'apprends que vous avez fait part ne serait-ce que d'un mot de cela, que ce soit à la Directrice ou à qui que ce soit d'autre, je vous tuerais, c'est clair ? Vous allez me faire le plaisir de signaler au Ministère la recette de la potion et son interdiction formelle d'en faire usage. SORTEZ DE MON BUREAU IMMÉDIATEMENT ! »

Le professeur sursauta sur le ton mauvais du maître des potions et prit ses jambes à son cou. Il reprit place sur son siège dès son départ et se massa les tempes en fermant les yeux.

« Ce type est perfide et malsain. Grogna Snape. »

Hermione acquiesça sans un mot de plus. Elle restait indubitablement silencieuse.

« Avait-il besoin de nous dire tout cela ? Il ne pouvait vraiment pas garder ça pour lui ? S'agaça-t-il subitement.

_ L'appât du gain. Souffla Hermione. »

Snape soupira bruyamment et se mit à observer la jeune femme avec attention.

« Cela ne change strictement rien. Déclara-t-il. »

Hermione avait envie de lui hurler que si… Si, bien sûr que si, cela changeait même tout. Elle avait l'impression que son libre-arbitre venait de lui être volé. Oh, bien sûr, elle aimait Severus Snape, mais elle n'était pas encore prête à faire face à une information de cette importance.

Elle et lui… Des âmes sœur ? Est-ce que cela voulait dire que le destin les liait à jamais ? Elle avait réalisé la portée de ses sentiments il y a quelques semaines à peine ! Cela aurait peut-être pu en réjouir d'autres, mais pas elle… Pas eux.

« Ce n'est qu'une théorie, Hermione. Tenta-t-il de dire pour la convaincre.

_ Et alors ? Ce n'est que le nom qu'on lui donne qui change, mais pas sa nature. Nos magies se complètent, elles sont indispensables l'une avec l'autre… Indispensable… Répéta Hermione en clignant des yeux. »

Qu'est-ce que cela voulait dire ? Est-ce que son amour était feint, juste poussé par de la magie et rien d'autre ? N'était-ce donc pas réel ? Venait-elle de clore son destin à tout jamais ? Est-ce que la vie lui imposerait à tout jamais de rester collé à lui ?

L'idée aurait pu être réjouissante si elle ne lui semblait pas si effrayante.

Snape se leva et s'approcha d'elle avec prudence.

« Nous ne sommes pas dépendants Affirma Snape.

_ Mais il a dit que ton passé, ton attirance pour la magie noire était due à moi. Répondit Hermione en reniflant, retenant un sanglot. Elle se sentait prisonnière.

_ C'est faux. Hermione, je suis quelqu'un de compliqué. Tu ne sais pas... »

Snape soupira lourdement. Il se mit à tourner en rond nerveusement en passant une main dans ses cheveux. Il fallait qu'il la convainque du contraire, absolument. Il savait qu'ils ne pourraient pas vivre normalement en se sachant ainsi lié à l'autre presque contre leur gré. Être rattaché à elle ainsi, oh cela aurait pu être pire… Mais c'était également angoissant, oppressant de réaliser que nous n'avions peut-être pas vraiment le choix dans le fond, que tout était explicable, tout était écrit. Cela enlevait tout… L'intérêt, toute la magie, tout le plaisir, toute... Liberté.

« Je n'ai pas été attiré à l'idée d'être mangemort car tu ne faisais pas parti de ma vie. Mon parcours a suivi un cheminement particulier. »

Snape se tourna vers la jeune femme en un mouvement de cape fendant l'air.

« Je suis un sang-mêlé, mon père était un moldu et ma mère une sorcière.

_ Je n'ai pas besoin de savoir ça, vraiment. Lâcha-t-elle en baissant la tête. »

Snape ne l'écouta pas et poursuivit son monologue en marchant lentement, comme s'il récitait un cours. Il savait tout cela nécessaire, afin que la jeune femme comprenne qu'elle n'était en rien la cause de son tourment. Il n'avait raconté cela à personne jusqu'à présent. Il fut agacé de se sentir mit au pied du mur. Cependant, il se raisonna bien vite.

C'était ainsi. Et il l'accepta. Parce qu'il refusait que qui que ce soit porte son fardeau. Il avait fabriqué sa noirceur seul, fait ses propres erreurs et n'y avait jamais été contraint d'une quelconque manière.

« Ma mère ne m'accordait aucune attention, et mon… Comment dirais-je… Géniteur, oui, me frappait. Nous étions pauvres. Un jour, alors que je m'étais enfui des violences de mon moldu de père, j'ai entendu des éclats de voix. La sœur de Lily, notre voisine, hurlait à qui voulait l'entendre que celle-ci était un monstre. Je ne comprenais pas cet acharnement, aussi l'ai-je fait fuir grâce à un sort informulé. S'en apercevant, elle me fit part de ses pouvoirs. Nous avons sympathisé. Lily était la seule sorcière que je connaissais de mon âge et nous nous entraidions régulièrement. Elle a été un véritable soutien, en particulier face aux violences dont j'étais l'objet.

Mon père n'approuvait pas cette amitié. Il détestait la magie, alors j'ai fait ce que tout bon fils détesté aurait fait : j'ai approfondi mes connaissances en magie et j'ai commencé à le haïr. »

Snape tourna sa tête vers Hermione solennellement. Elle le suivait du regard avec douleur.

« Je n'ai pas besoin de pitié à propos de cela. Ce sont des choses qui arrivent, à certaines personnes. J'avais une amie, et des pouvoirs magiques. Cela était bien suffisant en guise de compensation pour l'enfant que j'étais. Seulement, cette éducation des plus… Chaotique, m'a amené à rester méfiant et hostile.

_ Instinct de survie. Souffla Hermione en croisant les bras. »

Snape se stoppa dans sa démarche.

« On peut dire cela. Répondit-il d'un ton grave. »

Severus inspira puis reprit sa démarche méditative.

« Lorsque j'ai effectué ma rentrée à Poudlard, je me suis rapidement fait repéré pour mes… Talents. J'étais plus doué que les autres, probablement à cause du climat de mon foyer qui m'obligeait à me protéger constamment. J'étais alerte, attentif, rapide, et vif. J'excellais dans tous les domaines. Comme toi. Souligna Snape. »

Hermione rougit.

« Et cela, Potter et sa clique ne le supportait pas. Tout le monde me trouvait… Particulier. »

Hermione baissa le regard, son discours faisant étrangement écho à ce qu'elle avait elle-même vécu. Seulement, elle avait trouvé des amis, qui l'avaient épaulé. Elle avait été assignée à Gryffondor. Non, cela n'était pas juste. Toutes ses paroles prenaient soudainement un sens nouveau. Il lui avait dit que cela était beau, d'être différent. Alors, son cœur s'emballa. Snape reprit la parole avec maîtrise.

« Seulement, j'étais à Serpentard… « La maison des faibles » comme disaient certains. Lily, elle, était à Gryffondor. Je n'avais aucun ami et cela ne m'intéressait pas d'ailleurs. Seule, m'importait, Lily. Et cet imbécile de Potter détestait l'amitié profonde que je lui vouais. Je l'impressionnais à vrai dire. Et ce… Crétin avait jeté son dévolu sur elle. Alors, quoi de mieux pour monter dans l'estime de la jeune fille de ses rêves que d'humilier et martyriser son principal concurrent ? »

Snape ricana dans sa barbe, d'un rire jaune et amer.

« Concurrent… Si l'on peut dire cela ainsi. Peu importe puisqu'un jour, elle m'a défendu face aux malversations de Potter, qui allait de plus en plus loin. Je ne le supportais pas. J'étais parfaitement capable de me défendre seul. Je l'avais toujours fait ! Lorsque mon père me tabassait tous les soirs, personne n'était là pour m'aider ! Ce n'était pas un sale petit idiot prétentieux qui aurait ma peau. Alors, je lui ai dit que je n'avais pas besoin de l'aide d'une Sang-de-Bourbe. »

Hermione arrondit le regard. Pourquoi lui semblait-il si proche d'elle ? Elle se savait capable d'être blessante, et elle l'avait été avec lui dans l'entredeux. Il ne lui en avait pas tenu rigueur et elle comprit alors… Que cela était dues à ses propres erreurs.

« Je haïssais tant les moldus à l'époque. Alors, elle m'a tourné le dos. Potter a eu ce qu'il voulait. Mais cela… Ne lui suffisait pas. Il fallait sonner le coup de grâce. Comprends-tu ? J'étais devenu un expert en potion et lui… Ne restait qu'un sorcier si banal, si commode. Que ferait donc Lily le jour où elle se rendrait compte de mon talent ? Que ferait-elle si elle me pardonnait, si elle s'apercevait que je n'avais jamais pensé de mal d'elle et que j'étais juste… Tourmenté ?

Elle aurait essayé de m'aider, et pour Potter, il en était hors de question. Alors il m'a défié. Mais comme il n'était qu'un piètre sorcier, à cause de ses nombreuses absences en cours et de sa proportion à toujours défier le règlement, ils s'y sont mis à quatre. »

Hermione secoua la tête. Décidément et souvent lors d'une guerre, l'histoire était contée par les vainqueurs. Et cela, beaucoup de monde l'ignorait.

« La fameuse clique des Maraudeurs. Il fallait m'achever. Il fallait me coller une étiquette de victime sur le front pour le restant de ma vie, c'était devenu vital pour sa fierté, car certains hommes sont comme cela, Hermione. Comprends-tu ? »

La jeune femme acquiesça de la tête.

« Pourtant, ils n'y sont pas parvenus. Ricana Snape. Même à quatre contre un, je leur été toujours supérieur. Je les ai… Achevé. C'était mémorable. Voldemort eut vent de ma… Prouesse. Il était très très intéressé de collaborer avec des sorciers de haut rang. Il promettait… Une ère nouvelle. Le talent serait récompensé, les misérables seraient châtiés. Seule comptait la performance, la découverte. Que la nature de la magie soit noire ou pas, cela n'importait pas, puisque le plus important, c'était la connaissance. Imagines-tu l'attrait que cela représentait pour moi ? Je tenais enfin l'opportunité de trouver ma place, et de mettre tout mon talent à la contribution d'une cause… Là où rien ni personne n'avait trouvé écho nul part ailleurs. Poudlard avait été un enfer, personne ne m'avait jamais considéré jusqu'alors. Le pauvre Severus Snape. Talentueux, mais faible. Trop doué pour être professeur, dont le talent était tel qu'il ne trouvait de poste nulle part car tout le monde estimait que c'était du gâchis de potentiel. Mon pouvoir les effrayait. Ragea-t-il avec pourtant, un calme inquiétant. »

Severus se stoppa et se tourna vers Hermione avec noirceur.

« Mais l'effroi que j'inspirais, Voldemort s'en délectait lui. Au contraire, j'étais apprécié pour cela. Lui et moi... Étions très similaires. Il était orphelin, avait été rejeté, martyrisé, et clamait haut et fort qu'il fallait qu'il y ait une justice, qu'il en serait la main. Et moi… Oui, j'étais valorisé, pour la première fois de mon existence. J'avais une place, quelqu'un qui me comprenait enfin. J'avais emmagasiné tant de haine, que j'étais capable de lancer le sort d'Endoloris avec une facilité déconcertante. Alors, il m'a élevé socialement, monté en grade au sein de l'ordre des Chevaliers de Walpurgis, l'ancien nom donné aux Mangemorts. »

Hermione frissonna. En effet, il était si simple de plonger dans les mauvais penchants de la magie. En particulier avec un passé si sombre.

« Je comprends. Dit-elle.

_ Non tu ne comprends pas. Sais-tu ce que nous faisions, Hermione ? S'énerva subitement Snape. »

Il se tourna vers elle, presque avec intimidation.

« Nous faisions nos expériences sur des moldus. Cela a donné un attrait tout particulier pour certains à la torture d'ailleurs. Ils étaient devenus des rats de laboratoire, des sujets d'expérience sordides, rien d'autre. Nous n'avions aucune compassion. Nous les tuions lorsqu'ils étaient trop faibles, comme des animaux à l'abattoir. Tu n'as aucune idée de ce que j'ai fait endurer à autrui. Aucune. »

Hermione blêmit et sentit un frisson lui parcourir la colonne. Snape s'approcha d'elle avec une voix des plus glaciale.

« Un jour, j'ai fabriqué une potion capable de faire vomir les boyaux de mes victimes, avant qu'elles rejettent chaque centimètre cube de ses poumons, le tout en restant parfaitement consciente. »

Hermione déglutit difficilement.

« J'ai inventé le Sectumsempra, qui entaille l'ensemble d'un corps. J'avais aussi créé une variante qui permettant de dépecer l'ensemble de la peau, mais il n'était pas assez efficace au goût de Voldemort. Ses victimes mourraient trop vite, même si la souffrance était immense. »

Snape ferma les yeux, tentant de se reprendre tandis qu'Hermione l'observait étrangement.

« Je pouvais enfin mettre à profil mes connaissances. Notre créativité était sans cesse gratifiée. Cela nous poussait à plonger, toujours plus loin dans la perversité. Le Seigneur des Ténèbres aimait à récompenser ses sujets en leur donnant ce qu'ils voulaient. Une femme magnifique, ou plusieurs, servies sur un plateau d'argent… Littéralement. Annonça Snape, d'un regard dur. Mais le viol ne m'intéressait pas, pas plus que quelques sorts d'Imperium permettant une quelconque vengeance ou un simple acte de torture gratuit. Ma revanche, je la tenais déjà. J'avais une place, dans un nouveau monde qui s'apprêtait à naître. Quelque chose à mon image. Enfin. Puis, un jour, j'ai entendu une prophétie, parlant de celui, qui aurait le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres. Que cet être serait né dès le septième mois. Si seulement… Oui, si seulement j'avais su, à ce moment très précis, que Lily était enceinte. »

Snape ferma les yeux avec douleur. Il se reprit. Ce n'était pas le moment de flancher. Pas maintenant.

« Je… Vous… Tu peux… En parler, si tu…

_ Je refuse d'aborder ce sujet ! S'écria-t-il en s'éloignant d'elle. »

Hermione sursauta presque. Il se tourna, dos à elle, et se passa une main sur le visage, las.

« Vois-tu, Hermione. Ni toi, ni personne n'est responsable de ce que j'ai enduré. J'ai toujours été attiré par l'obscurité. C'est ainsi. Chuchota-t-il. »

Hermione dut admettre qu'il avait raison. Elle n'était pas responsable de son déclin, pas plus que son destin était lié au sien. Elle se sentait plus légère. Leur magie était peut-être complémentaire, mais elle n'expliquait pas tout. Elle l'observa avec aisance.

« Mais… Tu ne l'es plus. Affirma-t-elle, sans équivoque.

_ Parfois, j'ai envie d'envoyer un bon sort d'Endoloris pour calmer les ardeurs de certains élèves. Comme quand Patil et Brown se... »

Snape se stoppa subitement, regrettant immédiatement ses paroles. Merlin, il était vraiment beaucoup trop bavard. Hermione se leva avec stupeur, partagée entre la surprise et l'effarement.

« C'était toi ! S'exclama-t-elle.

_ De quoi parles-tu ? Demanda-t-il, arborant un visage neutre.

_ Qu'ont-elles fait ? Pourquoi as-tu voulu les humilier de la sorte ? »

Severus plissa le regard, sans pour autant répondre à ses suppliques.

« Elles se moquaient de moi. C'est ça, hein ? »

Snape ne bougea pas. Son regard resta inexpressif tandis que la jeune Gryffondor fermait les yeux, agacée, et blessée.

« Je sais me défendre toute seule, je n'ai pas besoin de toi.

_ Pur réflexe, et elles le méritaient.

_ Tu n'as pas à décider de cela, Severus. Pas tant que cela me concerne !

_ Je voulais juste te protéger ! Se défendit-il.

_ Je n'ai pas besoin de toi ! Et tu voulais te venger, parce que tu sais que c'est quelque chose que je n'aurais pas fait. Seulement vois-tu… Tu serais surpris. Severus, tu serais effaré de voir de quoi je suis capable lorsque je suis en colère. »

Snape s'agaça.

« Tu vois bien. Tu vois bien, que j'ai une influence néfaste sur toi ! J'ai même entendu Minerva me dire à quel point tu étais exécrable à ton retour de l'entredeux ! Je t'ai montré par A + B que j'étais quelqu'un de mauvais. Et toi, toi, tu campes sur tes positions ! Qui voudrait être lié à moi, de la sorte ? Qui ? S'exclama-t-il de vive voix.

_ Je suis certaine que tu oublies de tout me dire. Mais un jour, oui… Un jour, je sais que tu te livrera à moi, autrement qu'en voulant me faire peur tout en me contant ton passé de sbires de Voldemort. »

Hermione le fusilla du regard et s'approcha de lui à pas de loup.

« Tu crois que je ne comprends pas ta stratégie ? Que je suis idiote ? Tu veux que j'aie peur de toi ? Tu souhaites que je m'éloigne, que je te craigne ? Et pour quoi ? Mon bien ? Mais qui es-tu pour décider de ce qui est bien ou pas à ma place ? Qu'est-ce que c'est que cette manie que vous avez, vous, les mecs ? C'est parce que je suis une femme ou c'est parce que je suis plus jeune que toi ? Bordel. Mais je n'ai besoin de personne pour sauver mes fesses ! Je suis bien assez débrouillarde et douée pour ne pas avoir besoin d'aide extérieure ! Je ne suis pas une demoiselle en détresse ! S'exclama-t-elle entre colère et amertume. »

Snape restait silencieux. Pour une des rares fois de son existence, il ne savait pas quoi répondre face à cela. Il se rendit soudain compte qu'il s'était comporté, presque de la même manière que Lily. Il s'en voulut terriblement.

« Tu as retourné ta veste, Severus. Tu as aidé Harry. Tu m'as aidé, moi. Tu m'as sauvé, plus de fois que je ne puis le compter. Tu n'es pas encore prêt à m'expliquer tout cela en détail ? Cela ne fait rien. Sache que Harry ne m'a jamais rien dit non plus, à moi. Il ne m'a pas dit tout ce qu'il avait vu dans la pensine le soir de la Bataille, car c'était trop intime. D'ailleurs, je ne veux pas le voir non plus. J'aimerais juste qu'un jour… Tu trouves la force de raconter à quelqu'un ta bonté plutôt que ta noirceur. Car tu possèdes les deux, que cela te plaise, ou non.

_ Qu'est-ce que cela a d'important ? Ne vois-tu donc pas que je te ferais souffrir, un jour ou l'autre ? Ne captes-tu pas toute la violence qui sommeille en moi ? Que tes bleus en soient témoins. S'énerva-t-il. »

Hermione le fusilla du regard. Ça y ai, il avait réussi le prodige de nouveau l'énerver. Cet homme était stupéfiant de bêtise.

La jeune femme serra un de ses poings. Alors, elle se recula de lui. Elle se mit à déboutonner sa chemise, bouton par bouton.

« Que fais-tu ? Demanda subitement Snape. »

Hermione continua son affaire. Elle se déshabilla, petit à petit, ne le quittant pas du regard. Severus lutta contre son désir. Il s'avança vers elle et l'empêcha vivement de continuer en lui empoignant la main.

« A quoi joues-tu ?!

_ Je met mes hématomes à vue, comme tu me l'as demandé.

_ Arrête ça.

_ Tu m'as expliqué le cheminement qui t'as mené à devenir un mangemort ? À moi de t'expliquer pourquoi je n'ai pas peur de toi, pourquoi j'ai besoin de… Ça. Je suis une femme, intelligente, mature, et bien assez consciente pour savoir ce que je veux, tu sais. »

Snape soupira dramatiquement.

« Severus. Par la barbe de Merlin, oublie un instant cette... Stupide notion d'âme sœur qu'à évoquer Vindictus et concentre toi sur autre chose.

_ Quoi ? Demanda-t-il vivement.

_ Le Yin et le Yang. Souffla Hermione. »

Snape plissa le regard. Il accepta enfin de s'asseoir dans sa chaise, derrière son bureau et d'écouter la jeune femme. Elle commença à avancer vers lui, continuant de déboutonner les trois derniers remparts de son vêtement. Elle le retira avec délicatesse, dévoilant un soutien noir des plus délicieux. Severus garda son regard fixé dans le sien, mais ses pupilles se dilatèrent d'un désir qu'il peinait à feindre.

« Le Yin et le Yang sont des symboles représentant l'interaction de deux énergies opposées mais complémentaires, deux extrêmes qui font pourtant partis d'un tout. »

La jeune femme glissa lentement la fermeture de sa jupe et la fit tomber sur le sol, continuant de l'observer avec envie. Il pesta intérieurement. Cette Gryffondor était vraiment trop… Beaucoup trop… Serpentard.

« Chacune des énergies possède une part de l'autre. En tout Yin, il y a du Yang et en tout Yang se trouve du Yin. Dans l'Univers, dans la magie, dans la vie elle-même, rien n'est jamais absolu. »

Elle retira ses chaussures et les jeta plus loin.

« Chaque chose a besoin de son contraire. Tu as de la noirceur en toi, et de la bonté. A contrario, moi aussi… Je possède ces deux aspects. »

Hermione se posta à califourchon sur le corps du professeur qui continuait de la scruter avec curiosité.

« Tu ne possèdes aucune noirceur. Souffla-t-il sans bouger.

_ Sache que… Je ne suis pas l'ange que tu t'imagines. Tu m'as dit que je m'étais fait une fausse image de toi, celle d'un chevalier servant. Et bien toi… Oui, toi, tu penses que je suis une espèce d'être céleste tombé du ciel. Mais tu as tord. Affirma-t-elle en pointant son index sur son torse.

_ Tu n'es en rien comparable à moi.

_ Non. En effet. Mais je sais que je suis capable de lancer un Endoloris. Si j'avais pu le faire sur Bellatrix, j'y serais parvenu, contrairement à Harry. Je me serais délecté de sa douleur. J'en ai rêvé, plusieurs fois. Et ce n'était pas à travers des cauchemars, Severus. »

Hermione approcha son visage du sien.

« Je peux être désagréable, suffisante, exaspérante, terriblement ambitieuse. Je ne jouerais jamais à l'idiote pour plaire à qui que ce soit. Je ne mettrais jamais mon joli petit cerveau de côté, à aucun moment. Je suis encore plus Serpentard que tu n'aurais pu l'imaginer. »

Hermione était parvenue à clouer le bec au professeur de potions. Alors, elle sourit et continua.

« Ne comprends-tu donc pas ? Nous contribuons à l'équilibre de l'autre, j'en suis certaine. Parfois, je suis trop… Bonne et toi, tu es trop sombre. Mais ensemble… Nous nous harmonisons. Comme lorsque l'on fait une potion à 4 mains. Et je peux affirmer d'une chose, c'est que tu ne me feras jamais… Jamais de mal. Affirma-t-elle.

_ C'est là que tu te trompes. Lorsque nous faisons l'amour, j'ai envie de te faire du mal Hermione. Répondit finalement Snape en grognant.

_ Tu veux me faire mal comme me faire du bien. Et c'est ce que je recherche. Glissa-t-elle.

_ Le bien l'emporte et c'est ce qui m'incite à te rejeter. Tu prends des risques, Hermione. Tu joues avec le feu de manière inconsidérée. En prends-tu conscience ? Sais-tu que si tout cela venait à se savoir, tu ne trouverais jamais de travail, tes ASPIC n'auraient plus aucune valeur ? Tout le monde pensera que tu aura sréussi parce que tu auras couché avec ton professeur. Je ne puis tolérer cela. Affirma-t-il.

_ Je sais être discrète et toi aussi. Nous n'avons que 3 mois à tenir.

_ Cela n'est pas raisonnable. Ne gâche pas ton potentiel, comme j'ai gâché le mien. Ne t'encombre pas de ma personne. Je suis terriblement décevant. Souffla-t-il.

_ Tu m'as aidé à être meilleure, à me dépasser.

_ J'y étais bien obligé ! Tout le monde s'extasiait devant tes prouesses. Comment aurais-tu pu trouver la force d'aller plus loin ? Je ne voulais pas que tu stagnes, alors que tu avais tout ce talent. Si seulement Albus m'avait permis d'être professeur de Défense contre les forces du mal. J'aurais au moins pu vous apprendre à vous défendre de Voldemort dès votre première année. Pesta-t-il.

_ Severus Snape. Auriez-vous perdu l'esprit ? Dois-je appeler Madame Pomfresh pour qu'elle me rende mon professeur caustique et acariâtre ? Demanda Hermione en souriant d'un air malicieux. »

Severus s'agaça. Il se saisit d'un des cahiers posé sur son bureau et lui frappa le dessus de la tête. Hermione ricana simplement en se penchant plus allégrement sur lui.

« De toute façon, soyons réaliste. Ni toi, ni moi ne tiendront éloigné l'un de l'autre. Je suis ton fruit défendu, Severus. Rappelle-toi. »

Snape haussa un sourcil. Il ne connaissait pas la jeune femme sous cette facette… Et elle non plus. Elle se découvrait une âme de séductrice, impitoyable. Une féminité qui semblait être enfouie, loin, très loin d'elle.

Hermione prit soudainement conscience qu'elle n'était plus une enfant ni une adolescente. Là où elle semblait stagner à ce statut en présence de ses amis, à présent, elle avait l'impression de s'épanouir, d'être enfin elle-même, de s'ouvrir, à elle, à lui, à ses envies, à qui elle était. Aurait-elle pu vivre toute son existence, dans l'insouciance de ne pas se connaître elle-même ? Probablement. Elle aurait pu finir… Oui, avec un homme, Ron peut-être bien et une ribambelle d'enfants beaucoup trop sages, enfermée dans un mariage aux codes pré-établis. Elle n'aurait jamais connu la volupté de se réveiller un beau matin, le corps douloureux, mais si satisfait des affres de la veille ? Elle n'aurait jamais ressenti les sensation d'un véritable orgasme, ni deux, et encore moins trois d'affilés ? Elle n'aurait jamais vu ces hématomes sur son corps, le plaisir de se sentir tant désirée, possédée, en communion totale avec quelqu'un. Cela aurait été un beau gâchis.

Elle posta ses mains sur les accoudoirs de la chaise avec provocation. Elle le ferait plier. Et oui, elle le savait ce soir : elle aurait Severus Snape.

« Avoue-le. Tu fantasmes déjà à l'idée d'enfin clouer le bec à ta petite Miss Je Sais Tout de Gryffondor une bonne fois pour toute, et cela, même sur des draps aux couleurs de ta maison. Je me trompe ? »

Hermione sentit une bosse se former dans le pantalon de son professeur, et cela suffit à n'importe quelle réponse. Elle sourit malicieusement, commençant un imperceptible mais lascif va et vient.

Snape grogna. Était-ce possible qu'elle ait raison, qu'ils se complètent l'un l'autre… À ce point ? Il observa la jeune femme se trémousser sur lui, le supplier de lui faire plus de mal encore et surtout l'accepter… Pour qui il était.

Cela ne lui était jamais arrivé. Tout le monde avait toujours cherché à le changer. Pas elle. Il lui avait pourtant raconté les pires horreurs qu'il avait pu commettre, et elle n'avait pas tressailli d'un cil. Elle ne s'était pas démontée, loin de là.

Hermione était d'une douée d'une telle intelligence… Et d'un courage d'une témérité à coupé le souffle. Alors, Snape se l'avoua sans le formuler : il comprenait parfaitement la raison qui l'amenait à porter les couleurs de Gryffondor. Et il était fier… Oui, il était fier qu'elle le veuille, lui et pas un autre. Après tout ce qu'elle savait, sur son passé, sur ses goûts, sur son caractère, et même sur ses penchants : elle le désirait plus que tout.

Snape l'observa avec intensité. Merde. Il l'aimait.


Le petit mot de Dark Cape

« Je vous connais ? Siffla Snape, passablement agacé d'avoir été interrompu." Tu m'étonnes !

« Pourtant, ils n'y sont pas parvenus. Ricana Snape. Même à quatre contre un, je leur été toujours supérieur. Je les ai… Achevé. C'était mémorable." ça me rapelle ce super fanfilm : Severus Snape and the Marauders.

« Vois-tu, Hermione. Ni toi, ni personne n'est responsable de ce que j'ai enduré. J'ai toujours été attiré par l'obscurité. C'est ainsi. Chuchota-t-il. » Je te comprend mon grand, moi aussi avec ces chaleurs je préfère rester à l'ombre.

"Elle retira ses chaussures et les jeta plus loin." You can leave your hat on.

"Severus s'agaça. Il se saisit d'un des cahiers posé sur son bureau et lui frappa le dessus de la tête. Hermione ricana simplement en se penchant plus allégrement sur lui." LEROY JETHRO GIBBS SORS DE CE CORPS !

"Snape l'observa avec intensité. Merde. Il l'aimait." ça peut arriver au meilleur d'entre nous tu sais...