Chapitre 32
Severus était attablé depuis au moins une heure, ce qui était exceptionnellement rare. L'assiette bien garnie, il pouvait presque faire concurrence à Ron Weasley en terme de rapidité d'ingurgitation.
Pomfresh haussa un sourcil de surprise, puis observa Trelawney qui se tourna à son tour vers lui. Rapidement, Snape se sentit observé et tourna lentement le visage, la bouche venant de mordre à pleine dent dans un muffin.
« … Quoi ? Demanda-t-il subitement après avoir avalé sa bouchée.
_ Est-ce que vous vous sentez bien, Severus ? Demanda la professeur d'arithmancie, madame Vector.
_ En quoi ça vous regarde ? Fit-il froidement en posant sa pâtisserie.
_ Il va bien. Affirma alors Pomfresh, presque rassurée.
_ N'ai-je plus le droit de manger en paix ? Siffla-t-il.
_ Habituellement, vous vous nourrissez d'une dizaine de grains de raisin, puis qu'un quignon de pain... Dans vos beaux jours. Souligna l'infirmière de l'école.
_ Alors on va dire que c'est un très bon jour. Grogna-t-il en se servant un verre d'eau.
_ Des choses se passent… Lâcha Trelawney, mystérieuse.
_ Merlin, faites la taire. Bougonna Chourave.
_ Il se passe des choses… Interdites, belles, mais interdites. Le vert et le rouge…
_ Et c'est reparti… Soupira de nouveau la professeur de botanique. »
McGonagall entendit les fabulations de la professeur de divination et leva les yeux au ciel. Merlin, elle avait toujours exécré cette matière, ne lui accordant aucun crédit. Elle se demanda même soudainement pourquoi elle avait cautionné son maintien dans cette école.
« Le serpent rugit mes enfants. Il y aura de la souffrance. Prenez garde à la relique, Severus. »
L'ensemble des professeurs soupirèrent d'un seul homme.
« Si, à chaque fois que j'ai un peu d'appétit, nous avons le droit à une de ses prédictions incompréhensibles : je jure de faire la grève de la faim jusqu'au bout de l'année. Soupira Snape en posant bruyamment son verre sur la table. »
Le professeur Trelawney redressa ses lunettes lui arrondissant tant le regard avec égarement. Snape soupira et redressa le sien. Il aperçut une chevelure aux boucles bien rangées parmi la table des Gryffondor et la fixa une nouvelle fois, perdu dans ses pensées.
Ron, posté aux côtés d'Hermione, croisa le regard égaré du maître des potions.
« Non, mais qu'est-ce qu'il a, à la fin ? »
Hermione et Harry se tournèrent vers leur ami avec incompréhension.
« Qui ? Demanda le jeune homme.
_ Snape. Je le trouve de plus en plus bizarre. »
Hermione plissa les yeux, suspicieuse. Elle se tourna vers le professeur, qui croisa son regard. Ils se fixèrent quelques secondes, tout au plus… Un certain temps, insignifiant peut-être, mais qui sembla lui durer une éternité. Bon Dieu, elle pouvait presque sentir ses mains sur son corps… Hermione déglutit en baissant le regard et Snape se mit alors à discuter de nouveau avec ses collègues. Harry souleva un sourcil et adressa un sourire discret mais néanmoins complice à la jeune femme.
« Quoi ? Demanda-t-elle vivement.
_ Rien… Répondit Harry, presque amusé. »
Hermione le fusilla avant de reprendre sa lecture des poèmes de Baudelaire, dont les pages du recueil était à présent recouvertes de post it en tout genre. Au bout de plusieurs minutes, elle jeta un œil discret au professeur de potions qui continuait de l'observer de temps à autre.
Alors, elle se saisit d'une pomme rouge et se détendit. Elle la croqua lentement, se penchant avec allégresse et ne le quittant pas des yeux. Snape le remarqua et grogna silencieusement.
Garce.
Hermione s'en amusa. Elle se leva de table et partit un peu trop sagement de la Grande Salle, le pas léger.
La jeune Gryffondor se prélassait dans son bain depuis près d'une demie-heure. Elle soupira d'aise, s'étant entourée d'un sort d'insonorisation.
Snape apparut dans l'encadrement de la porte et se figea, à la vue de la jeune femme entourée de mousse dont les cheveux mouillés étaient remontés en un chignon lâche.
Il se reprit en se secouant la tête et s'approcha d'elle doucement.
Il arriva à sa hauteur et claqua un des flacons posé sur la baignoire à ses côtés, la faisant sursauter.
« Mes… Produits. Grogna-t-il.
_ Quoi ?
_ Tu vas me ruiner. Es-tu au courant que tu possèdes, toi aussi, une salle de bain ? Demanda Snape en s'accroupissant près du rebord.
_ Ta baignoire est beaucoup plus grande que la mienne. Souligna Hermione.
_ Alors ramène tes affaires ici et arrête de te servir comme si tu étais chez toi.
_ Je suis chez moi depuis quelques semaines déjà. Jubila Hermione en se passant du savon sur le bras. »
Severus haussa un sourcil, interpellé.
« Voyez-vous cela.
_ Oui. Je fais mes devoirs ici, je lis, nous jouons, nous dormons et parfois même, tu me fais l'amour sauvagement sur le sol. S'amusa Hermione en posant son doigt mousseux sur le nez de son professeur. »
Snape grogna. Il la fixa un instant et entra tout habillé dans la baignoire.
« Qu'est-ce que tu fais ? S'égosilla Hermione. »
Severus prit son visage en coupe sans détour et l'embrassa passionnément. Hermione s'en amusa et rit presque sous l'assaut de son baiser.
« Arrête de rire, vile sorcière. »
Snape se colla à elle. Hermione sentit sa redingote trempée lui coller au corps, alors elle émit un éclat de rire incontrôlable.
« Je savais que les Serpentards étaient fiers, mais pas à ce point.
_ Je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas avoir le droit de profiter de mes propres parfums. Dit-il en se détachant d'elle et en se prélassant du côté opposé au sien. »
Hermione sentit ses longues jambes, trempées dans son pantalon, venir lui entourer les flancs.
« Et tu es sûr que tu ne veux pas retirer tes vêtements avant ? Se moqua-t-elle.
_ Je suis très bien comme ça. Affirma-t-il. »
Hermione pouffa en le regardant tout à coup d'un air séducteur. Elle glissa son pied longuement le long de son corps, frôlant son entrejambe. Il lui lança un regard suspicieux.
«Qu'est-ce que diraient tes élèves s'ils te voyaient dans cette position ? Demanda-t-elle, sensuellement. »
Snape lui saisit soudainement le pied, l'empêchant d'aller plus loin et la fixa étrangement.
« Tu n'habites pas ici. Tu le sais, ça ? S'exclama Severus.
_ Bien sûr que si.
_ Non, c'est faux.
_ Si. Affirma-t-elle en se penchant vers lui, affichant sans pudeur sa poitrine.
_ Non. Dit-il en suivant son mouvement, luttant contre son désir irrépressible de poser ses mains sur elle.
_ Si.
_ Non.
_ Et si j'en ai envie ? Lui demanda-t-elle. »
Snape l'observa subitement, d'un regard énigmatique. Il approcha son visage du sien, sortant presque sa langue afin de la mélanger à la sienne, mais elle se recula, échappant à son baiser qu'elle savait dévastateur sur sa psyché. Il grogna en s'éloignant de nouveau et elle arbora une mine interrogatrice.
« Ramène tes affaires ici. Mais sache que c'est uniquement pour une question de praticité. Accusa-t-il en se levant.
_ Bien entendu… »
Snape sortit de la baignoire, les vêtements inondés. Hermione ricana devant ce tableau avant qu'il ne se sèche à l'aide d'un sort.
« Sors avant de tomber en hypothermie. Je crois que je n'arriverais pas à expliquer la situation à Pomfresh et je devrais par conséquent te laisser mourir ici. Ce serait dommage. Lâcha-t-il en se remontant les manches.
_ Qu'est-ce que tu diras à McGonagall pour expliquer mon décès ?
_ Je ne sais pas, mais j'arriverais sûrement mieux à expliquer la raison pour laquelle j'ai le corps d'une élève morte dans mes appartements plutôt que celui d'une jeune femme nue, trempée et glacée dans ma baignoire. Lâcha-t-il en repartant. »
Hermione lui lança une éponge avant qu'il ne ferme la porte.
Il se retrouva dans le salon et s'affala dans le sofa avec fatigue. Puis, il réalisa avec effroi ce qu'il venait de dire. Mon Dieu… Que lui avait-il proposé exactement ? Ramener ses affaires… Ici… Dans ses appartements, dans son cocon, son antre, sa bulle.
Elle… Et lui… Ce n'était pas anodin. Il le savait. Il en était presque effrayé, mais… Un désir, grandissant, le poussait à ne pas la laisser s'éloigner de lui. Même si sa conscience lui hurlait de le faire, pour son bien. Seulement, il avait appris à la faire taire. Elle lui avait bien dit qu'elle était intelligente, adulte et bien assez capable de faire ses propres choix.
Severus déglutit. Il se leva et se servit un verre de whisky pur feu. Il décida de s'occuper l'esprit à corriger une liasse de copies, posant son verre à demi rempli sur la table à côté de lui.
Hermione revint dans la pièce, uniquement vêtue de son long t-shirt blanc.
« Tiens. Revoici le petit elfe de maison. Lâcha Snape en ne quittant pas les parchemins des yeux.
_ Hermione serait ravie de servir maître Severus. Que plairait-il à maître Severus? Demanda-t-elle en penchant la tête. »
Snape ne put s'empêcher de sourire, amusé. Il releva le regard vers elle.
« Et si Hermione commençait à arrêter de faire l'imbécile ? N'a-t-elle rien d'autre à faire ?
_ Maître Severus est très dur avec Hermione. Bouda-t-elle en prenant place sur le petit fauteuil en face de lui tout en légèreté. »
Il l'observa faire, ne parvenant à retenir un rire.
« Au contraire, maître Severus est très bon. Il l'autorise à crécher ici, n'est-ce pas suffisant ? Souligna-t-il en posant sa copie à côté de lui.
_ Oui, c'est vrai. D'ailleurs… Autoriserait-il Hermione à faire tout ce qu'elle souhaite ?
_ Cela dépend. Tant qu'elle ne casse rien, maître Severus saura être clément.
_ D'accord. Hermione comptait juste... »
La jeune femme fit lentement glisser une de ses bretelles le long de son bras, laissant apparaître son soutien-gorge noir. Elle ne quitta pas du regard le professeur et posa sa main sur son sein en se pinçant les lèvres.
Snape se plongea plus volontiers dans le sofa. Il passa ses doigts pensivement sur sa bouche en l'observant avec attention.
« … Offrir une distraction à son maître. Est-ce que cela lui convient ? Demanda-t-elle doucement.
_ Il me faut plus de temps pour en juger. »
Hermione remonta alors le vêtement jusqu'à faire apparaître le haut de sa cuisse, puis sa culotte sombre.
Le regard du professeur s'obscurcit. Il se saisit de son verre, but une gorgée et l'admira avec attention.
« Et maintenant ? Demanda-t-elle d'une moue boudeuse.
_ Continue. Lâcha-t-il en étendant ses jambes. »
Hermione sourit malicieusement et caressa sa cuisse, remontant sur son propre flanc puis effleurant son intimité. Elle gémit, puis ramena son autre main jusqu'à sa poitrine afin de saisir pleinement un de ses seins.
Severus prit une nouvelle lampée d'alcool, sentant son excitation se réveiller face à ce spectacle des plus… somptueux. La jeune femme plongea ses doigts dans sa culotte, se prélassant dans le fauteuil de cuir en affirmant plus encore son plaisir. Elle ne quittait pourtant pas le regard de Snape, qui luttait définitivement pour ne pas lui sauter dessus comme un animal.
« Déshabille-toi. Lui ordonna-t-il doucement, mais fermement. »
Hermione se pinça la lèvre une nouvelle fois. Elle se leva et se débarrassa de sa petite robe blanche en le regardant avec désir.
« Tu avais tout prévu. N'est-ce pas ? Demanda-t-il d'une voix grave.
_ Hermione ne voit pas du tout ce à quoi maître Severus fait allusion. Dit-elle d'un ton faussement innocent. »
Snape grogna. Bordel, cela lui faisait beaucoup trop d'effet lorsqu'elle l'appelait ainsi.
« Viens ici. »
Hermione obéit avec attention. Elle s'approcha du maître des potions lascivement. Il se redressa, posa son verre sur la table, et se saisit de sa taille avec possession. Il l'amena vers lui, son intimité se trouvant à la même hauteur que son visage.
Il embrassa doucement son ventre, puis ses cuisses. Sa peau était délicieusement sucrée et fraîche. Il jeta un œil vers elle.
Elle semblait partagée entre le désir et la crainte.
« De quoi as-tu peur ? Demanda-t-il en passant ses grandes mains sur ses fesses.
_ Je… Personne ne m'a… Jamais… Hésita-t-elle en balbutiant. »
Snape haussa un sourcil de surprise. Il n'y croyait pas un traître mot.
« Alors ça, c'est impossible. Nia-t-il en glissant ses dents contre la couture de son sous-vêtement.
_ Pourquoi ? Demanda-t-elle en une aspiration.
_ Quel être censé parviendrait à résister à l'envie de te goûter ? Cela revient à agiter un verre de vin sous le nez d'un alcoolique. Grogna-t-il en caressant voluptueusement ses formes.
_ Il faut croire que je ne suis pas assez désirable alors. Conclut-elle. »
Le maître des potions grogna de mécontentement. Il joua avec sa culotte, passant le sillon de sa langue sur son corps entier.
« Ne sois pas sotte. Tu as eu des amants lamentables, je suis navré de te l'apprendre. Lâcha-t-il.
_ Et si…
_ Cela te plaira, j'en suis certain. Souffla Snape contre cet abricot n'aspirant qu'à être croqué.
_ Mais…
_ Mon avertissement compte et comptera toujours. Tu peux m'arrêter à n'importe quel moment. Même si je suis certain que tu ne le feras pas. Dit-il d'un ton taquin.
_ Tu es bien présomptueux. Ricana Hermione. »
Severus colla sa bouche contre sa culotte déjà humide, non sans lui extirpant un cri de surprise et de plaisir.
« Tu disais ? Demanda-t-il. »
Hermione sentit la chaleur s'insinuer en elle, sournoise, attrayant, presque traîtresse. Elle le voyait, encore habillé, la tête entre ses jambes… À sa merci. Elle sentit une montée de puissance s'entremêler à son ardeur si passionnelle. Ses jambes se mirent à trembler d'excitation tandis qu'il mélangea sa langue au liquide si délicieux qui coulait déjà entre ses cuisses.
Non, en réalité : c'était encore lui qui avait le pouvoir total de la situation.
« Je me trompais tout à l'heure, vous êtes plus que bon avec moi. Souffla-t-elle.
_ Bien trop. »
Il lui retira brutalement la culotte, puis se saisit de ses hanches et la renversa sur le canapé. Elle hoqueta de surprise.
« Tu n'es pas désirable. C'est pire que cela, Hermione. Souffla-t-il. »
Il parsema ses jambes de baisers, remontant jusqu'à son nombril, puis ses seins. Il fit jouer sa langue sur son mamelon. La jeune femme soupira d'exaltation.
À son regret, il quitta sa douce torture et remonta ses lèvres jusqu'à sa nuque qu'il aspira longuement.
« Tu es affolante. Souffla-t-il. »
Il introduit sa langue dans sa bouche, entamant une danse érotique. Il l'aspira, la caressa, la posséda. Puis, il la mordilla avant de reprendre son supplice.
« Ensorcelante. Ajouta-t-il. »
Hermione retint sa respiration lorsqu'il fit de nouveau rouler son organe charnu et mobile autour de ses seins.
« Exquise. »
Il prit en main un de ses seins. Elle glissa ses doigts dans ses cheveux. Merlin, elle ne se lasserait jamais de cette sensation. Elle ne les avait jamais imaginé si doux.
« Délectable. »
Doucement, il parcourut son corps de son index. Hermione s'arqua vers lui, se laissant plus encore tomber sur le sofa.
« Parfaite. »
Hermione tourna son regard vers le sien.
« Tu me trouves parfaite ? »
Sans la prévenir ni la préparer, il enfonça deux de ses doigts en elle. Hermione aspira longuement avant de se passer une main sur le visage. Elle allait mourir de désir. Oui, elle se sentait emportée par sa folie érotique.
« Tu es divine, n'en doute pas. Jubila-t-il en commençant un lent et sournois va et vient.
_ Severus… Gémit-elle en enfonçant ses ongles sur ses épaules. »
Le maître des potions ferma les yeux, appréciant ce moment plus que jamais.
« Baise-moi. Supplia-t-elle. »
Snape ouvrit le regard et haussa un sourcil, amusé. Hermione Granger pouvait vraiment être l'inverse de romantique lorsque son excitation flirtait avec la limite… Et au vu de ce qu'il sentait sous ses doigts, c'était le cas.
« Pas maintenant. Souffla-t-il en embrassant son cou.
_ Tu m'excites tellement... »
Dieu, il luttait si fort. Sa queue commençait sérieusement à lui faire mal, enfermé dans son carcan de tissu. Il ne rêvait que d'une chose : la sortir et la satisfaire, quitte à la faire hurler. Severus grogna en se concentrant.
Il quitta momentanément ses mains d'elle tandis qu'elle le rouspéta, frustrée.
« C'est moi qui décide de quand et comment, souviens-toi.
_ Mais je…
_ Je te ferais l'amour, ne t'inquiète pas. »
Hermione ouvrit tout à coup les yeux. Elle réalisa ce qu'ils faisaient… Avec ces simples mots. Ce n'était pas qu'une partie de jambes en l'air, ce n'était pas… Uniquement du sexe. Est-ce donc cela, qu'il lui faisait ? Lui faisait-il l'amour, en ce moment, l'avait-il fait la dernière fois également ? Était-il possible qu'il l'aime ? Elle ne l'avait jamais envisagé. Cela lui semblait trop... Fou.
Severus sentit Hermione se déconcentrer. Il grommela en plaquant ses mains sur le canapé, ce qui eut le don de la secouer quelque peu et de lui faire oublier ses divagations.
« Arrête de réfléchir, Miss Je sais tout ! »
Elle éclata de rire sous l'évocation de ce surnom idiot qu'il lui avait donné tant de fois.
« Tu me paieras cet affront, femme. Glissa-t-il en plissant le regard.
_ Je suis sure que vous serez être très inventif en terme de punition, professeur. »
Severus sourit d'un rictus taquin.
« Je le suis encore plus avec vous, Miss Granger. D'ailleurs, mes… Punitions en votre présence sont… Uniques.
_ J'ose l'espérer. Souffla-t-elle.
_ Et vous ? Demanda Snape en flirtant avec son doux duvet.
_ Il n'y à que vous. »
Hermione plongea ses yeux dans les siens avec intensité.
« Que toi, Severus. Toi, et uniquement, toi.
_ Cela tombe bien. Je suis quelque peu exclusif. Siffla-t-il en se redressant.
_ Je ne partage pas non plus, tu sais. Grogna Hermione en se redressant.
_ Je le sais. Tu es à moi, Hermione… Et je suis à toi. Répondit-il. »
D'un accord tacite, ils venaient de décider d'une nouvelle clause au sein de leur relation, à la nature indéfinie et troublante.
Il prit un de ses jambes et la caressa doucement.
« Me fais-tu confiance, Hermione ?
_ Oui… Soupira-t-elle en se laissant de nouveau tomber. »
Il embrassa alors chaque parcelle de sa peau, remontant inexorablement sa bouche vers l'objet de son désir. Hermione serra les poings en se mordant la joue.
Elle n'avait jamais accepté cela, venant de qui que ce soit. C'était trop… Intime. Elle ne se sentait habituellement pas assez désirée, pas assez convoitée, souhaitée… Et jamais personne n'avait prit la peine de la rassurer sur ses charmes. Chacun de ses amants avaient été trop intimidé, trop… Soumis. En réalité, elle avait toujours rêvé de l'être.
Se sentir ainsi désirée par Severus Snape était un compliment, au-delà du réel pour elle.
« Enfin. Jubila-t-il. »
Hermione sentit son souffle contre elle et soupira d'aise. Elle se sentait si prête.
Elle n'était plus vierge depuis longtemps. Pourtant, elle ne s'était jamais sentie aussi pucelle que ce soir.
La langue de Severus se colla à son bijou avec tant de plaisir. Elle s'arqua en plongeant sa tête en arrière.
Son organe humide bougea contre sa cerise avec indolence. Hermione ne put s'empêcher de glapir son prénom, ainsi que quelques paroles incompréhensibles.
Alors il referma sa bouche contre ses lèvres, jouant de ses effets, glissant sa langue en un langoureux va et vient tout contre son étau, encore et encore et encore. C'était lent, c'était charnel, presque indécent de plaisance. L'entendre manifester sa ferveur face à sa délicieuse persécution sonnait comme une musique à ses oreilles.
Il pouvait enfin la gamahucher avec tout le plaisir du monde. Son miel si doux et teinté de désir coulait tout contre sa bouche. Elle était si sucrée, si aguichante, si bonne. Il se mit alors à pianoter son émoi, laissant son esprit voguer à des pensées toujours plus érotiques sur la suite des événements.
Elle ne tiendrait encore plus longtemps, il le savait. Son esprit tournoyait à toute vitesse, se projetant déjà divers tableaux sur tout ce qu'il s'apprêtait à faire subir à cette merveilleuse chatte.
« Mon Dieu, mon dieu, mon dieu... »
Elle semblait en pleine éruption. Il entendait son prénom, soupirant à travers sa gorge encore, et encore et encore. Toujours plus fort, il enfonça sa langue en elle pour recueillir le fruit de sa jouissance. Il sentit des doigts s'enfoncer dans sa chevelure et il plaqua ses courbes contre le sofa. Ça y ai, elle y était. Les doigts de Severus se retrouvèrent comprimés dans son étau, si fort, et si longtemps. Il s'en délecta avec un plaisir non feint. Il souriait malicieusement contre son Mont de Venus.
Par Merlin, elle mourrait en épectase, plus fortement que tout ce qu'elle avait pu connaître jusqu'à présent.
Ses oreilles se mirent à siffler sous le contre coup de son orgasme si puissant. Severus papillonna sa bouche autour d'elle, embrassant son ventre, ses flancs, la courbure de ses seins, sa gorge. Elle était transpirante, haletante et peinait à reprendre une respiration normale.
« Es-tu prête à redescendre du Paradis ? Demanda-t-il avec moquerie.
_ Une minute… Une… Minute. Souffla-t-elle. »
Il ne la laissa pas vraiment respirant, capturant sa bouche en un baiser adorateur. Elle se détacha de lui avec désir.
« Tu réalises que tu vas devoir me faire l'amour, n'est-ce pas ? »
Severus grogna en plongeant sa tête dans son cou. Il prit ses fesses, la souleva et se leva en la gardant contre lui. Elle entoura ses jambes autour de lui, s'y accrochant fermement.
Il l'amena vers le rebord de la fenêtre en faisant disparaître ses vêtements. Il n'attendit pas une seconde avant de s'enfoncer en elle, avec un empressement presque maladroit. Hermione aima tant cela qu'elle peinait à s'accrocher à lui.
Euphorique, elle glissa ses mains le long de son dos, puis sur ses fesses, et elle remonta encore dans son dos, voulant accompagner son mouvement si profond. Son plaisir était si grand qu'elle n'y parvenait pas. Snape posa sa main sur la vitre froide de son salon et ne rêvait que de la pilonner avec une force incommensurable.
Severus prit de nouveau sa taille avec impatience. Elle s'accrocha à son cou, ne cessant ses va-et-vient puissant tandis qu'il l'amenait vers sa chambre. Il la déposa sur le matelas et approfondit plus encore sa pénétration. Elle inversa leur position et le bloqua contre le montant du lit, appuyant son sexe durci si profondément en elle qu'il crut jouir en un instant.
Alors ça… C'était totalement nouveau. Lorsqu'elle entama de nouveau le même mouvement, il se sentit défaillir. Il sentait son trouble aussi grandissant. La tête de lit en bois grondât sous le coup qu'elle y porta.
« Je crois que je vais jouir. Aspira-t-elle, le cœur martelant sa poitrine.
_ Regarde-moi. »
Snape se saisit de sa chevelure et plongea son regard dans le sien. Il s'enfonça encore en elle en un coup de reins. Elle l'accompagna, de plus en plus fort à chaque poussée. Il escaladait sa vertu avec tant de puissance que le lit protestait de quelques grincements singuliers. Hermione peinait à garder les yeux ouverts, mais à aucun moment elle ne voulait quitter ces orbes noirs qui l'observaient avec tant d'intensité.
« Hermione. Chuchota-t-il. »
Il était au bord de la délivrance. Le savoir dans cet état brisa ses dernières barrières.
« Jouis avec moi, Severus. Le supplia-t-elle. »
Hermione posa son front contre le sien. Ses cheveux lui collaient presque au visage. Elle garda son regard planté en lui. Elle caressa chacun de ses traits, sentant son souffle s'accélérer. Un feu ardent prenait part d'elle, la consumant petit à petit jusqu'à l'extase. Son second orgasme fut retentissant. En une ultime poussée, elle sentit une marée chaude et enivrante remplir les dédales de son être, joignant son plaisir au sien. Elle vit cette étincelle dans son regard, si familière à présent.
Elle l'avait déjà aperçu, et maintenant, elle sentait… Oui, elle sentait qu'il venait de l'aimer de tout son corps, avec toute la ferveur qu'il aurait pu y mettre. Il plissa le regard, reprenant peu à peu le contrôle de son esprit.
Il lui prit la main, liant ses doigts au sien. Il passa sa bouche sur ses phalanges en lui jetant de légers coup d'œil séducteur. Hermione sentit sa semence couler le long de son membre qui ne l'avait pas quitté. Sans quitter son corps, il l'amena jusqu'à la salle de bain. Il baisa sa bouche avec douceur.
Elle finit par se détacher de lui, descendant d'une tête. Elle entra dans la cabine de douche si grande en l'observant, séductrice. Il la suivit et fit couler l'eau chaude contre eux.
Alors elle se tourna vers lui et l'embrassa de nouveau, avec tout l'amour qu'elle aurait pu faire preuve, l'eau se mélangeant à ses lèvres.
Elle entoura son cou de ses bras et l'admira. Merlin, elle aurait pu passer des heures ainsi… Il lui caressa la joue de son pouce, sans un mot.
Ils n'en avaient plus besoin dans ces cas-là.
Hermione posa sa tête contre son épaule en entourant sa taille. Elle aimait tant qu'il soit doux avec elle, tout comme elle adorait sa brutalité lorsqu'il la possédait.
Elle aimait également ses attentions. Il avait peut-être déserté leur lit le matin de leur premier échange… Mais il ne l'avait en aucun cas laissé tomber immédiatement après. Jamais.
Hermione passa le savon le long de son torse, suivant le sillage de ses poils ébène dont la ligne descendait le long de son nombril. Merlin, elle adorait cela. Tous deux en firent une toilette sommaire en ne rompant à aucun moment leur doux contact.
Il ne se sépara d'elle que pour se sécher en sortant de la cabine. Alors qu'elle s'apprêtait à repartir, il saisit son bras et la colla contre lui.
Il prit son visage entre une de ses mains puissante et l'embrassa avec passion. Elle y répondit avec plaisir en souriant contre ses lèvres. Elle se détacha de lui en lui accorda un baiser furtif sur le nez, amusée.
Il sourit et la suivit jusqu'à leur lit. Ne prenant même pas la peine de s'habiller, ils s'allongèrent ainsi. Puis, Snape lui entoura la taille et enfouit son visage dans sa chevelure avec contentement.
Il voulut lui dire… Lui avouer qu'il n'avait jamais… Jamais éprouvé cela, jamais fait ce genre de choses, se contentant habituellement de partir. Mais il se retint de toutes ses forces, de peur de la faire souffrir, de les faire plonger plus loin encore dans l'interdit… De peur qu'ils s'attachent plus encore l'un à l'autre.
Alors il se contenta de la serrer plus fort encore contre lui, savourant chaque seconde comme si elles étaient les dernières.
Le petit mot de Dark Cape
_ Il va bien. Affirma alors Pomfresh, presque rassurée." J'imagine tellement sa tête blasée.
« Le serpent rugit mes enfants. Il y aura de la souffrance. Prenez garde à la relique, Severus. »
L'ensemble des professeurs soupirèrent d'un seul homme." J'en peux plus !
« Ramène tes affaires ici. Mais sache que c'est uniquement pour une question de praticité. Accusa-t-il en se levant.
_ Bien entendu… » Bah voyons... Combien de temps ça t'a prit pour t'inventer un doux mensonge ?
« Tiens. Revoici le petit elfe de maison. Lâcha Snape en ne quittant pas les parchemins des yeux.
_ Hermione serait ravie de servir maître Severus. Que plairait-il à maître Severus? Demanda-t-elle en penchant la tête. » HUEHUEHUEHUE. Tu sais.
« Baise-moi. Supplia-t-elle. » Des mots si crus dans une si jolie bouche...
« Mon Dieu, mon dieu, mon dieu... » Non, Severus. SE-VE-RUS.
