Chapitre 33
Elle tenait la lettre dans sa main, ne parvenant à en détacher le regard. Elle ne réalisait pas vraiment ce qu'il lui arrivait. Hermione s'était réfugiée dans la bibliothèque et, au-dessous de son livre, elle lisait et relisait les mots devant elle.
Harry se glissa en face d'elle avec silence. Elle sursauta de surprise en l'apercevant.
« Tu as vu un fantôme ? »
Hermione le fusilla en posant son livre.
« Si on veut. Soupira-t-elle.
_ Que se passe-t-il ? Demanda Harry en fronçant les sourcils.
_ Je… Suis acceptée. Dans un cabinet d'élaboration de potions complexes. Lâcha Hermione en lui tendant sa lettre d'admission. »
Harry en parcourut brièvement les lignes.
« Monsieur… Gion'Walt ? Questionna Harry en penchant la tête.
_ C'est un très grand sorcier, un des meilleur potioniste qui puisse exister d'ailleurs. Je suis certaine que Severus lui a donné une recommandation. Souffla de nouveau Hermione.
_ Severus ? Tiqua Harry d'un sourire énigmatique. »
Hermione ne répondit pas et plongea son visage dans ses bras croisés sur la table. À cette période de l'année, la bibliothèque était étrangement vide. Tous les étudiants étaient occupés dans leur chambre, soit à profiter de leurs derniers instants de liberté, soit à rattraper tout leur retard sur leurs cours.
« Ça n'a pas l'air de te faire plaisir. Pourtant, c'est une véritable opportunité. Souligna le jeune homme.
_ Est-ce que tu as vu où il se trouve ? »
Harry retourna son regard vers l'adresse.
« La France. Remarqua-t-il. »
Hermione acquiesça difficilement. Harry parut ennuyé.
« C'est à cause de lui. Tu l'aimes, n'est-ce pas ? Demanda-t-il sans détour. »
Hermione sentit son regard s'embrumer chaudement. Elle ne craquerait pas… Non. Elle le refusait. Elle ravala ses larmes avec force. Elle sentait son âme la quitter peu à peu, telle une longue, pénible et interminable agonie. Il était là, toujours là, il la hantait. Elle le sentait en elle, elle entendait sa voix, ressentait son souffle, humait son odeur qui lui collait à la peau et dont elle ne parvenait pas à se défaire. Ses gémissements qui n'étaient destinés qu'à elle, et uniquement à elle ne quittaient pas son esprit. Elle était à lui, toujours. En permanence, à chaque instant, chaque seconde, et ça l'a bouffait littéralement de l'intérieur.
Hermione bouillonnait de tout son être. Ses mains se mirent à trembler, tant qu'elle serra ses poings avec douleur.
« Ne dis rien, s'il te plaît. Lâcha-t-elle presque froidement. »
Harry se racla la gorge. Il n'était pas mal à l'aise, mais cela le brisait de voir son amie ainsi, en proie à un tourment qu'il devinait si grand. Pourtant, il était à des années-lumière de la vérité. Hermione vivait un cauchemar. Un délicieux, interdit, lent et doux cauchemar.
« Je ne peux rien lui dire. Je m'y refuse. Grogna-t-il en relâchant ses phalanges peu à peu. »
Harry fronça les sourcils. Parfois, il lui semblait qu'elle comme lui avaient vraiment le don de tout compliquer.
« Est-ce que je peux te donner un conseil ? Risqua-t-il en lui jetant un coup d'oeil.
_ Je ne le suivrais pas. Décida-t-elle en croisant les bras et en évitant son regard inquisiteur.
_ Peu importe. Lâcha Harry en s'approchant d'elle. »
Le jeune homme posant la lettre à plat devant elle afin de lui rendre. Ses doigts frôlèrent les siens. Il finit par lui attraper la main avec bienveillance. Pourtant, Hermione la lui ôta durement.
« Ne te referme pas, s'il te plaît. Souffla son ami.
_ Je ne m'en renferme pas. Affirma-t-elle avec mauvaise foi.
_ Veux-tu savoir ce que j'ai vu dans la pensine, ce soir-là ? Demanda-t-il avec regret. »
Hermione ferma les yeux et secoua la tête négativement. Cela ne suffirait qu'à enfoncer ce couteau qui était déjà profondément encré dans sa chair, pénétrant plus loin encore chaque jour. Elle ne voulait pas savoir… Non. Elle ne voulait rien entendre d'autre que sa version, celle qu'il refusait toujours de lui offrir.
« Non.
_ Il ne lui a jamais rien dit, Hermione. Chuchota Harry. »
La jeune femme finit par affronter ses iris qui la scrutaient avec douleur et compassion.
« Quoi ? S'égosilla-t-elle avec silence.
_ Snape a toujours… Tout caché. Il n'a rien dit à ma… Mère. Et ça l'a consumé. »
Hermione déglutit.
« Tu dois… Tu dois lui dire. Tu le regretteras si tu ne le fais pas.
_ Non. Non, je ne peux pas. Répondit-elle apeurée.
_ Alors que feras-tu quand tu apprendras qu'il sera mort sans le savoir ? Lâcha-t-il durement.
_ Il ne va pas mourir ! S'exclama vivement Hermione. »
La jeune femme se leva, repoussant sa chaise en un grincement assourdissant, s'attirant les foudres de la bibliothécaire.
« Pas maintenant, pas aujourd'hui, peut-être pas demain ni l'année prochaine. Mais un jour, comme toi, comme moi, comme tout le monde.
_ Il m'a promis qu'il ne lui arriverait rien. Ricana Hermione en un rire jaune, s'éloignant avec une angoisse qu'elle peinait à feindre.
_ Alors il t'a fait une promesse qu'il ne peut pas tenir. Tu veux finir seule, c'est ça ? Tu veux terminer ta vie rongée par les remords et les regrets, dévorée de l'intérieur en te maudissant chaque jour un peu plus ? Qu'est-ce que tu cherches exactement ? S'énerva Harry.
_ Je…
_ Choisis Hermione. Soit tu privilégie ta carrière, tu pars en France et tu l'oublies. Ou tu te fais violence et tu lui dis tout.
_ Mais, les examens, et… Et on ne peut pas, c'est interdit, ce... Ce n'est pas…
_ Vous ne pouvez pas, mais ça ne vous empêche pas de faire il me semble. Grinça Harry.
_ Qu'est ce que tu en sais ? Demanda vivement Hermione en croisant les bras. »
Harry éclata de rire, mais se stoppa sous les protestations de Madame Pince.
« Depuis combien de temps, tu n'as pas mis un pied dans ton lit au juste ? La questionna-t-il d'un air de défi. »
Hermione resta silencieuse. Elle finit par se rasseoir en face de son ami. Elle prit sa lettre dans les mains, la serrant si fort qu'elle se chiffonna fortement.
« J'ai peur. Avoua-t-elle.
_ De quoi ? Demanda Harry en penchant la tête.
_ Il ne peut pas m'aimer. Souffla Hermione. »
Le jeune homme leva les yeux au ciel, exaspéré.
« Honnêtement, je ne prendrais même pas la peine de répondre à ça. »
Hermione grogna en réponse à son ami. Elle se leva pour enfin quitter sa table.
« Qu'est-ce que tu vas faire ? Demanda finalement Harry, presque inquiet.
_ J'en sais rien. Affirma Hermione. »
Pourtant, elle mit l'enveloppe en boule sans précaution dans sa poche. Elle serra le papier dans son vêtement. Une fois en dehors de la bibliothèque, elle se dirigea vers la Grande Salle, presque vide. Elle alla vers la cheminée, balança sa lettre avec agacement.
« Incendio ! »
Elle admira le feu envahir le papier, embrasant chaque lettre. Elle vit le nom de Gion'Walt mourir dans les braises et le timbre français s'évanouir en une dernière flamme verte. Hermione laissa échapper un faible rictus. Elle ne ressentait aucun regret, uniquement du soulagement. Elle aurait presque voulu en souffrir, mais il n'en était pourtant rien.
Ravie, elle ne put s'empêcher de se retourner en un mouvement gracieux de cape. D'un pas léger, elle prit ainsi le chemin de son dernier cours de l'après-midi.
Elle se sentait débarrassée d'un fardeau bien trop lourd à porter.
Au repas du soir, Hermione ne cessait de fixer la cheminée avec mélancolie. Ce qu'elle s'apprêtait à faire… Allait au-delà de ses principes.
Elle allait renoncer à cela, à un poste plus glorieux… Elle se secoua la tête. Elle trouvait tout cela bien compliqué. Mais après tout, des experts en potions : il y en avait partout. Cette proposition ne serait sûrement pas unique. Elle trouverait un travail non loin d'ici qui la passionnerait tout autant, elle en était certaine. Il y avait tant d'établissements qui pouvaient lui apporter énormément, à commencer par le Ministère de la Magie. Elle pourrait changer beaucoup de choses là-bas d'ailleurs, à commencer par certaines lois en vigueur, en faveur des sorciers de sang pur.
Hermione releva ses yeux vers Snape. Il avait retrouvé un appétit qu'elle ne lui connaissait pas. Elle sourit discrètement en le voyant finir son assiette avec classe. Cela lui mettait du baume au cœur. Le professeur l'aperçut et lui retourna un faible rictus.
Ron observa la jeune femme, alternant subitement son regard entre elle et la chauve-souris des cachots.
Il se passait des choses ici, qui ne lui plaisaient définitivement pas. Ron voyait son amie en proie à un certain tourment, picorant ici et là dans son assiette d'un air pensif.
Ces derniers temps, il peinait à la comprendre. Elle s'était approchée de lui durant un cours, puis l'avait subitement délaissé. Il accordait cela à ce côté « intouchable » qu'elle voulait sûrement se donner. Il avait tenté d'être moins brutal, plus… subtil, mais elle ne semblait pas du tout réceptive à ses tentatives. Il voulait essayer de nouveau de la reconquérir, mais n'en avait parlé à personne.
Seulement, Hermione avait changé, en particulier depuis quelques mois. C'était comme si… comme si elle n'était plus la fille qu'il avait connu.
De plus, depuis ce fameux cours sur les potions à quatre mains, il avait remarqué la relation étrange qu'elle semblait avoir tissée avec Snape. Cela avait commencé dès son retour de l'entredeux. C'était presque comme si elle... L'appréciait. Ron grimaça de dégoût. Il trouvait cette idée bien incongrue. Comment pouvait-on ressentir autre chose que du mépris pour cet homme ? Enfin… Il était probablement possible, au mieux, de ressentir une certaine neutralité devant lui, mais rien de plus.
Harry lui avait mainte fois expliqué, sans rentrer pour autant dans les détails, l'implication de Snape auprès de Voldemort, de lui, de l'issue finale de la guerre. Pourtant, Ron avait envie de rétorquer… Et alors ? Car oui, ils avaient tous fait des sacrifices durant cette guerre, tous. Tout le monde avait perdu quelqu'un, il y avait eu des morts et de la souffrance… Beaucoup trop même. Et lorsqu'il voyait encore l'oreille mutilée de Georges durant les repas de famille, il ne pouvait s'empêcher de le maudire, lui et ses sorts, aussi noirs que pervers.
Qui plus est, Ron n'avait toujours pas digéré l'ensemble des mésaventures qu'il leur avait fait subir durant ces 7 dernières années. Il ne parvenait pas à croire qu'il ait subitement changé de camp ainsi. Certes, Harry lui avait déjà dit que Snape avait en réalité toujours été fidèle à Dumbledore, mais pouvait-on réellement tuer quelqu'un par pure… Loyalisme ? Il en doutait fortement.
Snape avait été odieux avec eux, en particulier envers Harry sous le prétexte qu'il ressemblait à son père. Ron ne comprenait pas et pour dire vrai, il n'avait pas vraiment envie de prendre la peine d'essayer de le comprendre et encore moins d'éprouver de l'empathie pour lui.
Tout le monde avait fait des erreurs durant la guerre, mais jamais de cette ampleur. Et le comportement du professeur n'avait pas réellement changé depuis. Il restait indubitablement ce connard aigri, froid et caustique au fin fond de son cachot humide.
Pourtant, une chose avait changé, une seule : sa façon de la regarder. Il n'était pas le seul à l'avoir remarqué. Seulement, les Serpentards niaient tout en bloc, les Serdaigles semblaient n'en avoir rien à faire, trop subjugués par les examens, les Poufsouffles également. Quant aux Gryffondors, ils se plaisaient à rejeter la faute sur Hermione. Depuis « l'incident » qui leur avait coûté de nombreux points, la jeune femme était la cible favorite de toute sorte d'animosité, bien souvent teintée de jalousie devant des autres élèves de sa maison. Les Gryffondors aux valeurs si bienfaitrices de courage dépeignaient parfois une réalité moins luisante : celle de la loi du plus fort.
Ron n'aimait pas cela, bien entendu… Mais il n'appréciait pas non plus la bonté décidément beaucoup trop grande de son amie. Elle aidait les Serpentards sans penser à eux, à elle et… à lui. Il avait eu besoin d'elle, mais elle était trop occupée à aider les autres et cela le blessait profondément. D'ailleurs, il n'arrivait même plus à trouver un temps pour lui parler. Elle n'était plus présente dans les dortoirs et il mettait sa main à couper qu'elle quittait les parties communes une fois la nuit tombée. Pour aller où ? Là était la question. Et il était définitivement décidé à la résoudre. Pour cela, il aurait juste besoin de la cape d'invisibilité. Bien sûr, cela ne serait pas difficile.
Lorsqu'arriva le soir, il prit la cape d'Harry qui s'était absenté, beaucoup trop occupé par ses révisions en compagnie de Ginny. Il se glissa discrètement dans la salle commune et attendit.
Les heures défilaient, inlassablement. 20H, 20h30, 21h… Lorsque soudain, il aperçut Hermione se faufiler discrètement dehors.
Cette fois, il en était sur : il percerait ce secret entre elle et lui. C'était mal… Bien sûr que ça l'était, mais c'était plus fort que lui, il fallait qu'il sache. Il était vital qu'il voit tout cela de ses propres yeux, car il savait qu'elle était maintenant capable de mentir pour le préserver. Ron ne faisait pas confiance à Hermione, plus depuis son retour. Alors il la suivit avec attention.
Un moment, elle se tourna en fronçant les sourcils. Ron retint sa respiration. La jeune femme ignora son impression d'être observée et continua sa route, attentive.
Ron la talonna ainsi jusqu'aux cachots.
Il déglutit, effrayé. Il avait peur de ce qu'il s'apprêtait à découvrir car… malgré tout, malgré sa réticence, ses doutes, son aversion même… Il soupçonnait l'impensable, c'était… Instinctif, plus fort que lui. Ces regards qu'ils percevaient de temps à autre, son comportement, leur synergie cachait forcément quelque chose…
Alors la peur au ventre, il la vit ouvrir une des portes de cours. Rapidement, il la suivit avant qu'elle ne la referme derrière elle.
Hermione sentit un courant d'air la parcourir. Elle s'arrêta momentanément. Indécise, elle resta un instant, aux aguets. Elle soupira en fermant les yeux.
Cette histoire de lettre l'avait tant chamboulé qu'à présent, elle était devenue paranoïaque.
« Bonsoir. »
Hermione sursauta en se retournant. Elle vit Snape devant son bureau, corrigeant des copies. Elle se dit alors que son impression, d'être scrutée n'avait pas été une simple invention de son esprit.
« Que fais-tu là ? Demanda Hermione. »
Snape sourit doucement, amusé, et posa sa plume sur son pupitre.
« C'est mon bureau, ma salle de classe ici. Alors, c'est plutôt à moi de vous poser cette question, Miss Granger. Fit-il malicieusement.
_ Miss Granger ? Demanda-t-elle en un haussement de sourcil amusé. »
Snape croisa ses mains devant son menton, d'un air autoritaire. Hermione lui sourit malicieusement et s'avança vers lui doucement.
« Je suis venue vous poser une question, professeur. Dit-elle, séductrice.
_ Toujours cette manie de Miss Je sais tout. Dit-il en levant les yeux au ciel.
_ Vous n'aimez pas quand je pose des questions ? Minauda-t-elle.
_ Cela est rare, j'en conviens. Habituellement, vous vous contentez d'y répondre, ajoutant des détails insignifiants afin d'étayer la véracité de vos propos.
_ Tu es vraiment… »
Hermione gronda en claquant ses mains sur le bois de son bureau, presque agacée.
« Attention à vos propos, Miss Granger. La réprimanda-t-il. »
Hermione se contenta de s'avancer plus encore. Elle posa ses fesses sur le bureau du professeur, croisant sensuellement les jambes devant lui.
« Sinon quoi ? Demanda-t-elle avec insolence.
_ Je devrais sévir. Gronda-t-il.
_ Il est vrai que vos punitions sont bien cruelles envers moi, Monsieur. Seulement, je n'étais venue que pour vous interroger, rien de plus. Se peina-t-elle.
_ Vous m'avez dérangé. Savez-vous ce que cela implique ? »
Snape se leva et plaqua ses mains de part et d'autre du corps de son élève. Ron s'empêcha de sursauter, une goutte de sueur perlant de son front.
« Je suis désolée. Lâcha-t-elle faussement.
_ Alors… Comment comptez-vous vous racheter ? Demanda le maître des potions, le visage dangereusement proche du sien. »
Hermione soupira presque dramatiquement.
« Que pourrais-je vous offrir en dédommagement ? Demanda-t-elle.
_ Je ne sais guère. J'aimerais toutefois savoir ce qui vous a amené ici à une heure pareille. Me poser une question ? Cela ne pouvait-il pas attendre demain ?
_ Non, professeur. C'était même d'une urgence capitale. Lâcha Hermione sur un ton mélodramatique.
_ Dites. Fit-il en un sourire mesquin. »
Hermione ferma la bouche, mise au pied du mur face à son propre jeu. Cela l'excitait beaucoup trop et elle était certaine qu'il le savait. Cet élixir qu'il ne connaissait que trop bien commençait doucement à envahir son intimité.
« Alors ? Est-ce que notre lionne aurait enfin perdu sa langue ?
_ J'ai… Oublié. Je suis trop maladroite, vraiment. Excusez-moi. Dit-elle en redescendant de son bureau.
_ Pas si vite. »
Snape attrapa le bras de la jeune femme et la colla à lui. Ron se retint de laisser échapper un cri de stupéfaction.
« Me faites-vous confiance, Hermione ?
_ Oui. Souffla-t-elle.
_ Vous ne devriez pas. »
Severus se saisit de son visage et l'embrassa avec passion. Ron vit son propre teint passer d'un rouge vif à un blanc livide.
« Je suis dangereux, sans pitié, intense. Vous devriez pourtant le savoir. Grogna-t-il.
_ Je le sais. Lâcha Hermione en plongeant son regard noir de désir dans le sien.
_ Vous auriez du être envoyé à Serpentard. J'aurais ainsi eu tout le loisir de…
_ Je ne pense pas, Monsieur. Le coupa-t-elle subitement. »
Severus grogna en l'embrassa de nouveau. Il la poussa contre le bureau. Ses formes épousant ainsi les siennes, il lui sembla devenir incontrôlable.
Il quitta momentanément ses lèvres et ferma les yeux de plaisir.
« Mmmmh oui… Vous avez raison. Clouer le bec à la meilleure élève de Gryffondor, enfin… Cela est tellement plus jouissif. Mais que voulez-vous donc de moi, Hermione ?
_ Je ne sais pas.
_ Oh si, vous le savez. Vous me voulez… Vous me désirez. Glissa-t-il.
_ Non... »
Les jambes d'Hermione tremblèrent sous l'excitation. Snape approcha alors sa main sensuellement sur sa cuisse, effleurant sa culotte déjà trempée.
« Votre corps m'indique pourtant tout le contraire. Souligna-t-il d'un sourire machiavélique. »
La jeune femme rougit subitement.
« N'ayez pas honte. Vous m'excitez tout autant, sachez le. Je rêve de… Faire courir mes doigts sur votre peau nue pendant que vous soupirez mon prénom avec extase. »
Snape toucha ainsi son cou et sa gorge. Elle était presque brûlante.
« Je risque de détruire votre innocence, si ce n'est pas déjà fait… Mais vous êtes beaucoup trop tentante, le réalisez-vous ?
_ Monsieur. Comptez-vous me punir, oui ou non ? Demanda Hermione en croisant les bras d'un air autoritaire. »
Snape s'amusa de son impatience. La colère la rendait tellement belle. Le jeu avait assez duré. Combien de temps avait-elle tenue ? Quelques minutes, tout au plus. Il secoua la tête en souriant. Elle était vraiment beaucoup trop… Adorable.
« Très bien, Miss Granger. J'ai décidé, ça y est.
_ Qu'avez-vous décidé ? Demanda-t-elle, s'efforçant vainement de cacher son supplice.
_ J'ai décidé… De vous baiser. »
Ron arrondit les yeux en posant sa main sur sa bouche. Effroyable. C'était encore pire que ce qu'il avait pu penser.
Son regard était assombri par la colère. Nom de… Il était en train d'abuser d'elle. Oui, Severus Snape profitait d'Hermione, c'était à présent évident.
« Je vais vous baiser, jusqu'à ce que vous en perdiez la voix. Pas parce que je le veux, mais parce que vous m'y avez poussé. Considérez cela comme un service que je vous rends. Après tout, ce que je m'apprête à vous montrer, à vous… Faire, ne peut s'apprendre dans aucun livre. Annonça-t-il. »
Les yeux d'Hermione brillaient d'un désir ardent. Snape avait envie de la prendre sauvagement sur ce bureau, mais cela était beaucoup trop dangereux de faire cela dans sa classe. Il se maudit, sentant son érection oppresser son pantalon à l'idée irréalisable de lui faire l'amour ici et maintenant. Il déglutit alors avec difficulté.
Hermione vit sa pomme d'Adam s'élever et retomber dans son cou, et elle haleta, tentatrice.
« S'il vous plait. Supplia-t-elle.
_ Non. »
Snape prit alors ses poignets en main avec force. Elle rêvait oui, elle fantasmait tellement à l'idée qu'il la prenne immédiatement sans pouvoir se contrôler. Son estomac se tordit en un millier de douces caresses. Elle tenta de lutter, voulant échapper à sa poigne pour le toucher et le renverser sous elle. Alors elle remua ses hanches et tira son bras. Cette tension dans son entrejambe, c'était insoutenable. Il fallait qu'il la soulage, maintenant !
Seulement, Snape savait… Qu'il ne tiendrait pas. Non, il serait incapable de se contrôler si elle entamait quoique ce soit. Et il la sentait au bord de faiblir.
Ainsi, il s'éloigna d'elle et l'entraîna rapidement vers le tableau donnant sur ses appartements. Hermione se laissa mener avec plaisir.
Lorsque la porte se ferma, Ron sortit de sa cape d'invisibilité. Il pantelait d'effroi. Il avait tellement hésité à intervenir, mais il avait eu peur… Peur que les conséquences n'en soient que plus dramatiques encore.
Alors, il ne vit qu'une seule solution afin de mettre un terme au supplice que vivait sa meilleure amie...
Le petit mot de Dark Cape :
« La France. Remarqua-t-il. » Omelette du fromage, croissants, honhonhon.
_ Choisis Hermione. Soit tu privilégie ta carrière, tu pars en France et tu l'oublies. Ou tu te fais violence et tu lui dis tout.
_ Mais, les examens, et… Et on ne peut pas, c'est interdit, ce... Ce n'est pas…
_ Vous ne pouvez pas, mais ça ne vous empêche pas de faire il me semble. Grinça Harry.
_ Qu'est ce que tu en sais ? Demanda vivement Hermione en croisant les bras. » Parce que c'est écrit à l'encre rouge au milieu de ton front, banane.
Ron observa la jeune femme, alternant subitement son regard entre elle et la chauve-souris des cachots.
Il se passait des choses ici, qui ne lui plaisaient définitivement pas. Ron voyait son amie en proie à un certain tourment, picorant ici et là dans son assiette d'un air pensif." Oh toi tu vas encore nous sortir une idée à la con...
"Lorsqu'arriva le soir, il prit la cape d'Harry qui s'était absenté, beaucoup trop occupé par ses révisions en compagnie de Ginny. Il se glissa discrètement dans la salle commune et attendit." Et voilà... C'est bien ce que je disais.
« Très bien, Miss Granger. J'ai décidé, ça y est.
_ Qu'avez-vous décidé ? Demanda-t-elle, s'efforçant vainement de cacher son supplice.
_ J'ai décidé… De vous baiser. » 'Tain... Fait chaud tout à coup.
"Alors, il ne vit qu'une seule solution afin de mettre un terme au supplice que vivait sa meilleure amie..." Faîtes vous plaisir, c'est l'heure du Ron BASHING !
