Chapitre 35
Un lourd et long silence suivit après le départ du professeur Snape et d'Hermione. Le professeur Binns n'avait toujours pas repris la parole. Alors qu'il s'apprêtait à reprendre le déroulement normal de son cours, les élèves ne l'entendirent pas de cette manière. Tout le monde se leva avec fracas et sortit de la pièce.
Des éclats de voix sortaient de la salle de cours annexe, vide et l'ensemble des étudiants s'attroupèrent devant la porte, partagés entre l'angoisse et la curiosité.
Ron se posta devant eux et posa son oreille contre le bois en déglutissant.
« Bon sang, mais tu as perdu l'esprit ?!
_ Je te l'avais dis, Severus. Je t'avais prévenu que je n'étais pas un gentil petit ange descendu du fond céleste pour illuminer le monde de son blanc éclat. Lâcha Hermione d'une voix grave en pointant son index vers lui.
_ Tu voulais faire quoi, le tuer ?!
_ Ne sois pas stupide. Je voulais juste lui donner une leçon.
_ Je te l'interdit formellement, est-ce que je suis clair ?
_ Tu n'as pas à me donner des ordres. Lâcha Hermione, les bras croisés devant elle. »
L'ensemble des élèves levèrent un sourcil, effarés d'entendre Hermione parler ainsi au professeur Snape.
« Une enquête va être menée, tu entends ? Une en-quête ! Et tu es déjà en train de la compromettre avec son impulsivité.
_ Mon impulsivité ?! S'égosilla Hermione.
_ Qu'est-ce que tu cherches ? À finir comme moi, plongeant dans un tourbillon infernal de ténèbres ? Je sais le reconnaître et ça, ce que tu vis actuellement, n'est que la première étape. L'avertit-il.
_ Tu n'es pas mauvais ! Hurla Hermione.
_ J'ai tué Lily ! Répondit Snape en criant. »
Un silence lourd et pénible plana dans la pièce. Les élèves, au-dehors, se regardèrent. Certains prirent la décision de partir, trouvant la situation beaucoup trop intime pour être espionné de la sorte. Ne restait qu'une majorité de Serpentard et certains Gryffondor, proches de la jeune femme dont Harry, Ron, ou encore Ginny.
« Voldemort l'a tué. Souligna Hermione.
_ Tu veux savoir la vérité, tu la veux ? Je l'ai dénoncé ! J'ai donné la prophétie à Voldemort parce que j'étais beaucoup trop con pour ne pas me rendre compte de ce que je faisais ! Je ne savais pas que Lily était enceinte, j'étais trop préoccupé par ma place dans ses rangs, par mes recherches, par tous ses adeptes qui me mangeaient dans la main ! Seulement, Lily était plus importante que ma place dans ce monde, que mes idées, que ma fierté, que ma connaissance, ma magie, mes compétences ! Alors, en bon gros lâche que je suis : je l'ai supplié. »
Severus se tourna, dos à Hermione. Il souffrait encore tant de cette trahison. Il ferma les poings avec rage.
« Je l'ai supplié de l'épargner… Mais je savais que c'était vain. Je savais, qu'il était trop tard, car Voldemort ne supportait pas l'idée de perdre. Il fallait éliminer ce dernier rival. J'ai contacté Dumbeldore dans une tentative désespéré. Mais malgré toutes les précautions qu'il avait pris pour mettre les Potter en sécurité… Elle était morte. Lily était morte… Et je l'avais tué. Et maintenant… Maintenant, j'ai détruit ta vie. Je suis en train de te tuer, toi aussi, à petit feu.
_ C'est faux. Lâcha enfin Hermione plus calmement. »
Snape se tourna vers elle vivement, presque menaçant.
« Je suis un problème, tu ne le comprends donc pas ? C'est moi. Moi et moi seul qui causera ta perte. Tout recommence… Cria-t-il avec douleur.
_ Severus… Sanglota Hermione.
_ Je l'ai tué, Hermione. J'ai échangé ma place contre la sienne. Je suis un monstre ! Mon ego l'a tué. Il l'a tué. Je l'ai tué. Dit-il en se prenant le visage dans les mains et en tournant en rond. »
Hermione sanglota, le cœur serré. Elle pleura silencieusement tandis qu'il ne cessait de se blâmer. Elle ne supportait pas de le voir se torturer ainsi.
« Je suis un meurtrier, un horrible meurtrier. Elle est morte à cause de moi, de moi et de moi seul Hermione. Et je continue, à faire du mal. Je continue parce que c'est ce que je suis, c'est ce que je fais depuis toujours. C'est la seule chose que je connaisse. Je fais du mal. Répétait-il inlassablement.
_ Tu ne m'en fais pas, à moi. Lâcha-t-elle avec douleur.
_ Si, je te fais souffrir. Regarde ! Hurla-t-il. »
Hermione continuait de pleurer silencieusement, entourant ses bras d'un geste auto protecteur. Snape s'approcha d'elle et posa ses mains autour de son visage.
« Je le fais déjà, et cela ne fera qu'empirer. Je suis faible. Hermione, je suis faible. Tu va mourir à cause de moi. C'est ce qu'ils font tous au bout du compte. Grimaça-t-il. »
Hermione pleura tandis que Snape sécha ses larmes à l'aide de ses pouces.
« Ils meurent mon Hermione. Lily, Albus, puis ce sera toi. Ils meurent parce que je suis lâche, mauvais, maudit et noir. Lâcha-t-il durement en réprimant sa tristesse.
_ Je te jure que ça n'arrivera pas. Lâcha Hermione désespérément.
_ Qu'est-ce que tu en sais ? Tu as déjà failli mourir là-bas ! Nous devrions arrêter tout cela. S'agaça-t-il en s'éloignant brutalement d'elle. »
La jeune femme arrondit le regard, effrayée à la perspective que tout s'arrête.
« Mais tu m'as protégé. Tu m'as sauvé la vie. Je… Je ne veux pas que ça s'arrête.
_ Et je continuerais. Je le referai même, mille fois s'il le faut. Lâcha-t-il avec sévérité. Mais nous ne pouvons pas continuer. C'est mal. »
La jeune femme s'apprêtait à se pencher vers son visage pour l'embrasser lorsque la porte s'ouvrit avec fracas. Rusard entra subitement, faisant se séparer brutalement Snape et Hermione. Il n'y prêta pas attention, concentré sur sa démarche hâtive.
« Que se passe-t-il ici ? Les attroupements dans les couloirs sont interdits. Grogna-t-il en relevant enfin le visage.
_ Que voulez-vous que ça nous fasse ? Siffla Snape.
_ Les élèves étaient tous en train d'écouter à votre porte. »
Hermione leva les sourcils de surprise. Un coup d'œil mauvais vers l'extérieur suffit aux derniers élèves à prendre leurs jambes à leur cou… À tous, sauf à Harry et Ron, ce dernier affrontant le regard du professeur avec défi.
« Cela ira pour cette fois, monsieur Rusard. Je m'en occuperais... Personnellement. Dit-il en ne quittant pas le jeune rouquin des yeux.
_ Très bien. Jubila le concierge. »
Alors que Rusard partit, Snape s'approcha dangereusement des deux jeunes hommes se tenant dans l'encadrement de la porte.
Hermione posa alors subitement une main sur son bras pour l'arrêter.
« Ne fais rien. Dit-elle.
_ Bien. »
Snape se tourna vers elle. Ron et Harry furent effarés de la situation. Snape venait d'obéir à la jeune femme, sans même qu'elle n'ait besoin de se répéter, ou d'insister.
Il avait envie de lui dire… Qu'il ne lui causerait plus de mal, que tout cela serait bientôt oublié. Snape mourrait d'envie de lui faire ses adieux, de l'embrasser, de lui hurler de ne pas s'inquiéter pour lui, de continuer à vivre, de l'oublier et de nier tout ce qui avait pu se passer entre eux. Mais il ne le pouvait pas.
Alors il se contenta de partir, le cœur lourd en dépassant Ron et Harry d'un air supérieur et défiant.
« Partez. Souffla la jeune femme.
_ Hermione… Commença Harry.
_ PARTEZ ! »
Hermione leur fit dos, posant une main sur sa bouche afin de ne pas laisser échapper un sanglot. Ce n'était pas possible… Elle ne pouvait pas l'avoir perdu ainsi.
Harry grimaça et entraîna son meilleur ami en dehors de la pièce. Il se hâta ainsi jusqu'aux jardins. La météo était idéale, le soleil resplendissait et le ciel était bleu… Mais ni l'un ni l'autre n'avait le cœur d'apprécier quoique ce soit.
Lorsqu'ils arrivèrent dans un coin isolé, Harry se tourna vivement vers son meilleur ami.
« Qu'est-ce que tu as fait ? Accusa le jeune garçon.
_ Mais rien ! Se défendit Ron, effrayé.
_ J'en ai assez de jouer au médiateur entre vous deux depuis notre première année ! C'est fatiguant, tu entends ? Tu ne vas pas me faire croire que Hermione a subitement pété un plomb sans raison.
_ Très bien ! Je vais tout te dire. »
Ron soupira tristement. Il prit place à même le sol et observa le lac de Poudlard avec douleur.
« Hier soir, j'ai pris ta cape d'invisibilité.
_ Tu as quoi ? S'égosilla le jeune homme.
_ Il fallait que je sache, Harry. Hermione était trop… Bizarre, depuis qu'elle était revenue de ce monde ! Et je l'ai surprise…
_ Tu l'as surprise en train de faire quoi ? S'agaça Harry.
_ Elle allait voir Snape. »
Le regard de Harry Potter s'arrondit sous le choc de la révélation de son meilleur ami. Soudain, toutes les pièces du puzzle s'assemblèrent dans sa tête… Hermione, Snape, le rendez-vous chez la Directrice, Snape lui disant qu'il courait à sa perte, une enquête…
« T'as pas fait ça… Souffla Harry avec frayeur.
_ Il profitait d'elle.
_ T'as pas fais ça, dis moi que t'as pas fais ça… Répétait inlassablement le jeune homme.
_ Il fallait bien faire quelque chose ! Il était en train de…
_ En train de faire quoi ? »
Une voix plus claire s'était manifestée au milieu de leur conversation. Hermione se tenait face au duo, les poings serrés, partagée entre la douleur et la colère. Malefoy suivit de quelques élèves de Serpentard se positionnèrent non loin d'eux, afin d'entendre toute leur conversation.
« Alors ? Vas-y, je t'écoute, il faisait quoi Snape ? Demanda Hermione en s'avançant, menaçante.
_ R-rien. Bégaya Ron.
_ Non, non. Il faisait bien quelque chose voyons. Ricana Hermione. Qu'est-ce que tu as dit à la Directrice, mmmh ? »
Hermione voulut se saisir de sa baguette, mais se souvint que Snape lui avait subtilisé sans le lui rendre. Alors elle plissa les yeux et, d'un sort informulé, envoya valser Ron dans les airs.
« Hermione ! Protesta Harry.
_ Qu'est-ce que tu lui as dit ? Qu'il m'avait violé, c'est ça ?! »
Hermione s'approcha dangereusement du garçon effrayé qui n'osait plus bouger. Elle le bouscula de nouveau et Ron s'effondra un mètre plus loin.
« Vas y ! Avoue-le, dis le Ron ! Dis-le !
_ Je, je, ce que j'ai…
_ Ce que tu as vu ? Mais de quel droit te permets-tu d'espionner les gens ? »
Hermione se saisit du sac du garçon qui s'était lamentablement écroulé sous le coup de sa magie. Elle lui balança un livre, puis un second, puis un troisième. Ron tenta de se protéger de ses assauts avec ses bras.
« Hermione, arrête ! Supplia Harry.
_ Pour qui tu te prends ? Je suis majeur, je suis plus vieille que toi, je ne suis pas ta… Chose, je ne suis pas un animal qu'on surveille, j'ai le droit de prendre mes propres décisions sans venir te consulter ! Hurla-t-elle.
_ Hermione, Snape t'as ordonné de ne pas lui faire de mal. Lâcha Harry, désespéré. »
La jeune femme s'arrêta subitement en tournant son regard vers son meilleur ami. Son visage était devenu suppliant. À bout de souffle, la jeune femme laissa tomber le sac du jeune homme sur le sol. Ron enleva ses bras de son visage avec difficulté, apeurée à l'idée de faire face à la fureur de son amie.
Il se rappela subitement sa colère lorsqu'il était revenu au campement durant la chasse aux Horcruxes… Ce n'était rien comparé à aujourd'hui.
« Très bien. Je ne lui ferais rien. Lâcha Hermione d'un air mauvais. »
Pourtant, la jeune femme s'approcha férocement du jeune rouquin. Malefoy, caché non loin de là, semblait jubiler de la situation.
« Sais-tu ce qu'est un viol, Ronald Weasley ? Demanda Hermione d'une voix grave.
_ Je… Oui, je je… Bégayait-il.
_ Non, tu ne le sais pas puisque tu as donné des accusations sans fondements à cette vieille chouette de McGonagall. Un viol, c'est un acte commis sur une personne contre sa volonté.
_ Je sais, je…
_ J'ai toujours été consentante. Toujours. »
Ron déglutit tandis que Malefoy et les autres Serpentard arrondirent le regard, stupéfaits.
« Tu sais ce qu'il m'a fait ? Demanda Hermione.
_ Je ne veux pas, c'est… De…
_ On fais l'amour dans tous les recoins de ses appartements depuis des semaines. Et hier… Ce que tu as cru voir avec tes petits yeux innocents de gamin n'était qu'un jeu. Mais cela, tu aurais pu le savoir en me posant la question plutôt que d'aller raconter des mensonges à la Directrice. Lâcha Hermione avec menace. »
La jeune femme s'approcha de Ron, dont le teint vacillait entre le blanc et le rouge. Malefoy ne put s'empêcher d'arborer un sourire jubilatoire en voyant la scène. Hermione s'accroupit pour se retrouver à la hauteur du rouquin.
« Je suis la seule… l'unique femme qu'il touche. Quand je l'ai supplié, ce n'était pas pour qu'il me lâche ! C'était pour qu'il me prenne, tout de suite, sur son bureau. Vois-tu, Snape a le don de parvenir à faire monter mon excitation en un temps record. Côté punition, il n'est pas en reste. Et crois-moi que j'exalte à l'idée d'être la seule privilégiée sur laquelle il pose ses mains, la seule qu'il ait le droit de fesser… Littéralement. Et aussi étrange que cela puisse te paraître… J'adore ça. Dit-elle en jubilant de son effet.
_ Ce n'est pas la peine de… Déglutit Ron.
_ Toi qui tient tant à tout connaître de ma vie privée, je vais tout te dire maintenant, Ronald Weasley. Voyons voir, par où commencer…. Ah oui, tiens : notre première fois. Oh, c'était… Incroyable. Severus m'a fait jouir un nombre incalculable de fois. C'était tellement bon qu'il a fini par me prendre à même le sol. Et je l'ai supplié de recommencer, encore et encore et encore… Souffla Hermione. »
Harry ferma les yeux en grimaçant. Non, vraiment… Il aurait peut-être dû en parler avec Ron. À présent, des images… Horribles envahissaient sa tête et il lui faudrait sûrement des mois de thérapie pour les oublier.
« Le lendemain, j'en avais la voix tout enrouée. Et j'étais parfaitement consciente de mes actes, crois-moi ! Tu crois que je n'étais pas consentante quand il m'a prise contre la fenêtre de sa chambre ? Si tu avais été dehors ce soir-là, tu aurais peut-être su à quel point je… Jouissais de la situation ! Lâcha Hermione en agrippant le col de la chemise d'étudiant du rouquin. »
Ron se contentait de secouer la tête négativement, le regard vitreux.
« Il a fait quelque chose qu'aucun homme n'a jamais fait. Veux-tu savoir ce que c'est ? Jubila Hermione.
_ N-non… Bafouilla Ron.
_ Il m'a demandé, si j'étais d'accord… Et il attend toujours que je dise oui pour faire quelque chose. Il me le demande, à chaque fois. Je suis maîtresse de la situation, plus encore que tout ce que tu ne pourras jamais imaginer. Je peux l'arrêter, à tout moment. JE décide, de ce qu'il fait de MON corps. Incroyable non ? »
Hermione entendit des gloussements derrière elle, mais elle n'y prêta même pas attention. Son objectif était simplement de lui clouer le bec, à défaut de pouvoir se venger.
« Ron. Sais-tu ce qu'est un orgasme ? »
Le jeune homme ne répondit pas. Il se contenta de rougir, ouvrant et fermant la bouche en une moue gênée.
« Non, bien sûr que tu ne le sais pas... Et tu ne sauras jamais ce que c'est que de m'avoir, totalement tremblante de plaisir dans les bras. Tu n'auras qu'à lui demander. Lui, il sait. Il a l'habitude. Répondit Hermione en se levant, le surplombant et l'observant avec défi.
_ Pourtant, quand…
_ C'est moi qui ai eut l'idée stupide de l'approcher dans la salle de classe plutôt que d'attendre sagement qu'il m'ouvre la porte de ses quartiers, comme nous le faisions à chaque putain de fois ! Et bien sûr, il a fallu que le jour où je baisse ma vigilance, tu guettes ce parfait moment pour te faufiler et t'imaginer des choses ! Hurla Hermione.
_ Excuse-moi.
_ Mais c'est trop tard, Ron ! C'est trop tard, vois-tu ?! Maintenant, il est suspendu, on ne pourra plus se voir et il va y avoir une enquête ! Crois-tu qu'il le mérite, sous prétexte que tu ne l'aimes pas, sous prétexte que tu te fasses des films ? Demanda Hermione, sa voix partant dans les aiguës.
_ Non… Souffla Ron, mal à l'aise.
_ Tu aurais pu venir me voir. Tu aurais pu me poser la question. Ce n'est pas compliqué pourtant, je n'ai plus 12 ans ! Harry savait, lui. Harry comprenait, mais toi… À tes yeux, je reste la gamine apeurée qui est partie se réfugier dans les toilettes des filles. Ricana Hermione. »
Hermione se passa nerveusement les doigts dans les cheveux.
« Severus croit qu'il est mauvais, qu'il me corrompt, que ce que nous faisons… »
Hermione secoua ma tête avec douleur.
« Faisions était mal. Corrigea-t-elle, sentant un malaise lui tordre les tripes. »
Elle renifla et se fit violence.
« Alors que c'est l'homme le plus incroyablement bon que je n'ai jamais connu ! J'avais enfin réussi à faire baisser ses barrières, à ce qu'il me fasse confiance ! Sais-tu la difficulté que cela représente ? Tu ne le connais pas, comme moi. Personne ne le sait, personne ! Sanglota de nouveau Hermione. »
La jeune femme respira longuement, les mains tremblantes.
« Ce que tu ne sais pas, bougre d'idiot, ce que tu ne sais pas… Et il ne le sait pas non plus… c'est que… Que je... »
La jeune femme sentit ses yeux de nouveau s'embrumer de larmes. Harry s'approcha timidement d'elle. Il finit par poser une main réconfortante sur l'épaule de la jeune femme.
Elle se tourna vers lui avec douleur. Elle n'avait plus la force de pleurer, juste de s'effondrer.
« Tu avais raison Harry. J'aurais dû lui dire quand j'avais encore l'occasion. »
Hermione partit subitement des jardins, le cœur brisé.
Le petit mot de Dark Cape
Des éclats de voix sortaient de la salle de cours annexe, vide et l'ensemble des étudiants s'attroupèrent devant la porte, partagés entre l'angoisse et la curiosité. - Quelle bande de petits vautours.
_ Et je continuerais. Je le referai même, mille fois s'il le faut. Lâcha-t-il avec sévérité. Mais nous ne pouvons pas continuer. C'est mal. » - NON NON NON NON !
« Ne fais rien. Dit-elle.
_ Bien. »
Snape se tourna vers elle. Ron et Harry furent effarés de la situation. Snape venait d'obéir à la jeune femme, sans même qu'elle n'ait besoin de se répéter, ou d'insister." - LOL c'est qui l'patron ?!
« Ron. Sais-tu ce qu'est un orgasme ? »
Le jeune homme ne répondit pas. Il se contenta de rougir, ouvrant et fermant la bouche en une moue gênée.
« Non, bien sûr que tu ne le sais pas... Et tu ne sauras jamais ce que c'est que de m'avoir, totalement tremblante de plaisir dans les bras. Tu n'auras qu'à lui demander. Lui, il sait. Il a l'habitude. Répondit Hermione en se levant, le surplombant et l'observant avec défi." CTE PUNCHLINE DE OUF ! "Lui, il sait." BIM ! DANS TA GUEULE !
