Chapitre 37

Cela faisait deux mois… Deux longs mois que Severus Snape se torturait l'esprit. Il arpentait les cachots comme un lion en cage, prêt à bondir. Ils n'avaient rien trouvé de compromettant… Évidemment. De toute façon, qu'auraient-ils pu faire ? Il soupçonnait même McGonagall d'avoir mis peu d'entrain à cette enquête.

Durant tout ce temps, il avait délibérément évité Hermione. Il ne voulait pas compromettre quoique ce soit. Il voulait qu'elle s'éloigne de lui, à tout prix.

Cela le déchirait de l'intérieur, sans qu'il n'ose se l'avouer. Il ne mangeait plus, ne dormait plus, ne vivait plus. Il évitait ses appartements qui embaumait un peu trop son parfum. La jeune femme avait passé ses ASPIC durant toute la journée. Snape avait sciemment évité de surveiller les salles d'examen.

Il ne voulait pas tomber sur elle, il ne voulait pas la voir, la sentir… C'était beaucoup trop douloureux. Il espérait seulement qu'avec le temps… Cela s'atténuerait. Après tout, il avait déjà fait face à pire que cela. Il le fallait… Pour son bien, il était nécessaire qu'il ne la revoie plus.

Alors qu'il s'apprêtait à s'en aller vers la salle des professeurs, un corps chaud et frêle le percuta de plein fouet.

« BON SANG ! Hurla-t-il. »

Snape baissa le regard et tomba sur les yeux, à la fois surpris et doux de la jeune femme. Il se trouva un temps stoïque face à elle. Puis, il se redressa, tentant de garder toute dignité.

« Qu'est-ce que vous faites là ? Siffla-t-il. »

Hermione grimaça. Elle n'avait… Rien espéré, à vrai dire. Mais cela restait dur pour elle de l'entendre adopter un ton aussi froid.

« Lavande m'a donné rendez-vous ici.

_ Il n'y a personne. »

Hermione grogna. Elle devait lui avoir tendu un piège… Oh oui, c'était même certain à présent ! Elle et Pansy Parkinson n'avaient pas cessé d'insister toute la journée pour lui parler le soir même.

Hermione grimaça, puis soupira. Dire qu'elle avait réussi à réunir une Gryffondor et une Serpentard dans leurs méfaits... Mais après tout peut-être… Était-ce l'occasion de lui parler.

Snape s'apprêta à repartir lorsque Hermione l'en empêcha.

« Peut-on parler ?

_ Non. Lâcha-t-il clairement. »

Hermione le rattrapa rapidement et empoigna son bras. Snape se tourna vers elle et le retira comme si elle était empoisonnée.

« S'il vous plaît. Supplia-t-elle.

_ Je refuse.

_ J'ai passé mes examens, vous êtes au courant ? Souligna Hermione.

_ Grand bien m'en fasse. Dit-il en repartant.

_ Severus ! S'exclama Hermione en le suivant. »

Snape continua sa route. Il commença à croiser des élèves ici et là, arpentant les cachots. Hermione le talonnait, profondément agacée.

« Retournez à vos occupations, Miss Granger. Grogna Snape.

_ Severus. Je te jure que je te suivrais, et je hurlerai dans tout le château s'il faut jusqu'à ce que tu m'écoutes ! S'indigna-t-elle.

_ Hurlez donc. Lâcha-t-il en secouant sa main dans le vide.

_ D'accord, très bien ! Je vais crier ton nom, comme tu me l'as gentiment dit la première fois que nous avons... »

Severus se retourna et empoigna ses épaules, effrayé. Il la poussa sans sommation dans une salle de classe vide et en verrouilla la porte.

« C'est décidément une sale habitude que tu as là. Souligna la jeune femme.

_ Tu es dingue ou quoi ? S'énerva-t-il.

_ Je veux tout simplement te parler ! Tu m'évites depuis des semaines !

_ Je ne te dois rien, tu entends ? Rien. Tu n'es qu'une idiote qui ne comprends pas quand les choses se terminent. Je t'ai déjà dit que tout cela était temporaire. Nous nous sommes attirés des ennuis plus tôt que prévu, voilà tout !

_ Plus tôt que prévu ? Qu'avais-tu envisagé, au juste ? Que je décide subitement de ne plus te voir une fois que j'aurais quitté cette école ? S'insurgea-t-elle.

_ Bien sûr. Lâcha Snape, sans hésiter.

_ Pourquoi Diable aurais-je fait un truc pareil ?!

_ Hermione. Tu as une vie à mener, une carrière, des amis... Dit-il en se pinçant l'arête du nez, presque agacé.

_ Mais je m'en fiche !

_ Par Merlin, utilise ton cerveau 5 minutes et contrôle tes émotions. Ça a duré, le temps que ça a duré. Quelques mois, tout au plus. Qu'est-ce que cela représente dans une vie ?

_ Que cela ait duré 1 semaine, 1 mois ou 1 an ne fait aucune différence. Dit-elle en croisant les bras sur sa poitrine.

_ Hermione… Grogna Snape en serrant la machoire. »

Une fois encore, un petit groupe composé uniquement d'une vingtaine d'adolescentes écouta à la porte. Cette fois, Pansy Parkinson et Lavande jubilaient ensemble de la situation. Bien sûr… Elles avaient tout prévu. Après tout, il était hors de question de gâcher une si jolie histoire à leurs yeux. Elle savait que Snape passait régulièrement dans cette partie du couloir depuis l'incident… Il n'avait fallu que provoquer une rencontre. Cela avait été d'une facilité déconcertante d'ailleurs.

« Laisse-moi une chance. Souffla Hermione.

_ Une chance ? Quelle chance ? Demanda Snape, perdu. »

Hermione se mit à tourner en rond nerveusement en triturant ses mains.

« Ça fait des semaines que j'y pense, je n'ai jamais rien voulu te dire parce que… j'avais peur, mais je le regrette maintenant. Dans l'entredeux, tout cela a commencé là-bas. Même si… Quand j'y réfléchis, peut-être oui, peut-être que c'était déjà le cas avant je ne sais pas. Ce qu'il s'est passé quand on s'est retrouvés bloqués, puis quand tu m'as enfin parlé, quand tu m'as sauvé et… Et ensuite, tu n'étais plus là, j'étais perdu, j'ai voulu te ramener à tout prix parce que j'étais… Alors, je me suis dit que…

_ Bon sang, mais de quoi tu parles ? S'agaça Snape.

_ Tu vas me laisser parler oui ?!

_ Ton discours est incohérent ! Je ne comprends strictement rien de ce que tu me racontes. S'énerva-t-il.

_ Ce n'est pas tous les jours que j'essaie d'avouer mes sentiments à mon professeur de potions, alors si tu veux bien m'excuser, j'essaie de trouver mes mots ! Siffla Hermione.

_ QUOI ?! »

Snape s'accrocha presque à la chaise derrière lui pour ne pas flancher. Hermione grimaça.

Merde. Elle ne voulait vraiment pas s'y prendre de cette manière.

Pansy et Lavande se tapèrent ensemble dans les mains d'un air vainqueur tandis que les jeunes filles derrière elles se retenaient de hurler de joie.

Snape se mit à ricaner doucement en se posant la main sur le front, effrayé.

« Tes sentiments ? Quels sentiments ? »

Hermione resta silencieuse, se contentant de le fixer, troublée et terriblement embarrassée.

« Non. Alors là, ce n'est pas POSSIBLE ! Cria-t-il, hors de lui.

_ Et pourquoi ça ?! S'agaça la jeune femme.

_ Mais enfin... »

Snape releva le regard vers celui de la jeune Gryffondor. Il semblait suppliant et… trop, beaucoup trop sincère. Ron et Harry arrivèrent à la hauteur du regroupement étrange de jeunes filles qui s'était effectué devant les cachots.

« Tu m'as bien regardé ?! Toi… Et moi… C'est ridicule. Lâcha Snape avec agressivité.

_ Ce n'est pas ridicule.

_ Tu ne sais pas ce que c'est, tu n'as aucune idée de ce que c'est que d'aimer ! Lança-t-il d'un ton blessant. »

Le regard de la jeune femme se remplit de larmes lorsque la porte s'ouvrit brusquement. Ron se tenait là, en colère.

« Arrêtez ça. S'énerva-t-il.

_ Encore toi ?! Hurla Hermione avec fureur. »

Hermione se tourna vivement vers Ronald qui était resté au milieu de la porte.

« Non, ce n'est pas ce que tu crois. L'avertit-il.

_ SORS D'ICI ! Hurla Hermione. »

Le jeune homme ne se fit pas prier et prit ses jambes à son cou. Hermione se tourna de nouveau vers Snape, qui avait gardé cette mine si froide… Si distante.

« Je suis désolée. Lâcha Hermione avec gêne.

_ Non, tout va bien, tu penses ! L'enquête est terminée, mais elle sera bientôt relancée, pas de quoi en faire une montagne, vraiment. Répondit-il, caustique.

_ Severus… Soupira la jeune femme avec douleur.

_ Ne m'appelez pas comme ça, Miss Granger. »

Hermione inspira avec douleur. Cette distance… Il avait remis cette fichue barrière hiérarchique. Elle le détesta pour cela.

« Et je donne ma main à couper que vous n'avez trouvé aucun poste, je me trompe ? Demanda-t-il avec amertume.

_ Je…

_ JE ME TROMPE ? Cria Snape.

_ Je n'ai eu que des refus. Mais je trouverais, j'en suis certaine. Assura Hermione.

_ Oh oui bien sûr, peut-être que vous pourriez travailler au fin fond d'une boutique minable de l'allée des Embrumes, avec un employeur pas trop voyant sur les problèmes techniques, qui n'aura aucun scrupule à engager une gamine qui aura coucher pour réussir. Il vous paiera sûrement une misère, et vous fera tourner en bourrique, persuadé que vous serez incapable de trouver ailleurs. Et il aura raison ! S'exclama Snape.

_ Nous ne parlions pas de cela. Souligna Hermione.

_ Et bien moi, c'est de cela dont je veux parler. Vous avez gâché tout votre… Fichu potentiel, tout votre talent, votre âme pour… De la baise ! C'est désespérant !

_ Ce n'était pas…

_ Si, ça l'était ! Du sexe, rien de plus que du sexe ! Tu n'es qu'une gamine, tu ne peux pas comprendre, tu n'as pas réussi à faire la distinction. Je pensais que tu y serais parvenue, mais je constate que ce n'est pas le cas. Une fois que tu sortiras d'ici et que tu seras confrontée à la vie réelle, alors peut-être, oui, peut-être que tu comprendras que tout cela n'était que physique. Ton « amour » est imaginaire, tu comprends ? C'est une douce illusion dans laquelle tu t'es bercé pour te donner bonne conscience ou que sais-je. Seulement, à présent, tu paies le prix de ma faiblesse. J'aurais dû te résister, j'aurais du… M'éloigner de toi plus tôt et ne pas céder à mes pulsions. Lâcha-t-il en faisant un pas en arrière. »

Hermione grimaça. Elle se doutait bien que la réaction du maître des cachots ne serait pas… Des plus enjouée. Mais cela lui faisait mal, bien plus qu'elle n'aurait pu l'imaginer. Parler de ce qu'ils avaient fait comme étant des « pulsions » l'écœurait.

« Je voulais t'éviter cela, je voulais… Te protéger ! Je t'avais dit, que tout ce que j'avais le malheur de toucher devenait maudit, Hermione ! Je t'avais prévenu et tu n'en a tenu aucun compte ! Hurla Snape, sur un ton rempli de rancœur.

_ S'il te plaît, laisse-moi au moins…

_ Non ! Ça suffit. Je ne veux plus te voir. Jamais. Chasse cette idée saugrenue de ta tête pour toujours. Ne me rattrape pas ! Oublie moi ! »

Snape la dépassa sans aucun regard. Les couloirs étaient vides de toute présence. Partagé entre la douleur et la rage, il partit d'un pas énergique. Hermione ne chercha pas à le rattraper.


Hermione tenait les résultats de ses examens dans la main, recroquevillée dans son lit. Bien sûr, elle avait eu tous ses ASPIC avec mention. Mais quelle importance cela avait ?

Elle n'avait pas trouvé de postes, n'avait aucune idée de ce qu'elle ferait une fois les vacances terminées. Snape la détestait, Ron voulait sa peau, l'école toute entière devait probablement se moquer d'elle et sa réputation était fichue. Pas de quoi en faire un drame donc…

Elle se promit de ne pas pleurer. Il en était hors de question… Elle était plus forte que cela… Oui. Bien plus forte.

« Hermione ? Demanda timidement Ginny en approchant de son lit.

_ Quoi ? Fit la jeune femme sèchement. »

La petite rouquine grimaça. Elle avança vers le corps blotti d'Hermione. Elle prit place sur le lit avec hésitation, puis posa une main sur son épaule. Hermione évita son contact, s'en éloignant avec brutalité.

« Je suis désolée de ce qu'il s'est passé. Souffla-t-elle.

_ Pas autant que moi. J'ai été stupide, idiote, immature et complètement godiche. Marmonna-t-elle.

_ Tu as bien fais… De lui dire. Tu l'aurais regretté.

_ Et pourtant, je n'en retire aucune satisfaction. Siffla Hermione en se tournant vers son amie.

_ Tu sais… Ron… N'a pas voulu être méchant. »

Hermione se redressa complètement sur son lit et envoya un regard noir à la jeune rousse.

« Si c'est pour me réconcilier avec lui que tu viens me dire tout cela, tu peux partir immédiatement. Dit-elle durement.

_ Non… Non, absolument pas. On a voulu te rendre service, mais cela n'a pas tourné comme nous le voulions. Grimaça de nouveau Ginny.

_ Qui ça « nous » ? Et comment cela me rendre service ? Mais de quoi tu parles ?

_ Moi enfin… Nous… Les filles... Nous nous disions que tu avais des sentiments pour lui…

_ Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?

_ Ton… Regard, Hermione. Et puis, je ne sais pas. Ça se sent. Je suis encore en cours avec Snape tu sais. Il a l'air morne, éteint…

_ Cela ne change pas bien de d'habitude. Grommela Hermione.

_ Non, je t'assure, c'est différent. Ses cours sont devenus plus ennuyeux encore que ceux de Binns. Ils ne retirent plus de points à qui que ce soit, ni n'en donne d'ailleurs. Ses joues se sont creusées et il a une mine effroyable… Alors nous nous disions que vous aviez besoin d'un petit… Coup de main.

_ C'est à cause de vous que je l'ai croisé ce soir-là, n'est-ce pas ?

_ En quelque sorte... »

Hermione s'apprêta à hurler sa désapprobation, mais s'en retint de justesse. Tout cela n'avait plus aucune importance, de toute façon.

« Vous auriez dû vous mêler de vos fesses. Protesta-t-elle en se rallongeant.

_ Ron nous a vu vous espionner. Ça l'a énervé, il ne voulait pas… Que tout cela devienne un spectacle. Il nous a dit qu'on vous manquait de respect. »

Hermione leva un sourcil. Elle se redressa de nouveau, incrédule.

« Il a dit ça ? »

Ginny acquiesça avec gêne.

« Je suis donc venue m'excuser… Je me rends compte à présent qu'il avait… Raison. Je veux dire, tout cela était privé et nous nous sommes immiscé là-dedans alors que c'était déjà compliqué. Ron m'a passé un savon… Digne de ma mère. Il m'a dit que cela devait déjà être assez pénible à vivre, que tu n'avais pas besoin que tout le monde entende la vérité, qu'elle ne nous concernait pas.

_ Il a raison. Souligna Hermione.

_ On voulait juste vous aider. Cela me fait mal de te voir ainsi, et aussi surprenant soit-il… J'ai aussi beaucoup de peine pour lui.

_ Il n'est pas à plaindre, crois-moi.

_ Hermione, je pense que Snape se protège. Il a peur de tout cela, parce qu'il ne veut pas que tu gâches ta vie pour lui.

_ Mais c'est bien cela le problème : s'il considère mes sentiments comme une forme de gâchis, ce n'est même pas la peine d'envisager quoi que ce soit. Et si tu veux mon avis, il en est bien au-dessus de ce genre de choses ! Il m'a dit que j'étais une gamine qui n'avait pas su faire de distinction. Il ne m'aime pas ! Il est juste chamboulé par cette enquête et il est gêné. Tu imagines ? Te retrouver avec une fille de 19 ans ta cadette qui t'avoue qu'elle éprouve des sentiments pour toi ? Cela doit être terriblement embarrassant. Il a 38 ans. J'ai 20 ans dans deux mois. Pourquoi s'encombrerait-il de moi, qu'ai-je à lui apporter ? Rien du tout.

- Tu te trompes… Hermione, tu te trompes. La différence d'âge… C'est futile. Après tout ce que tu as vécu, la guerre, Voldemort, la mort de Dumbledore, et j'en passe. Honnêtement, tu n'as pas moins à offrir que n'importe quelle femme. Et puis, tu n'as pas eu l'occasion de dire tout ce que tu devais lui dire. J'ai raison ?

_ Quelle importance ?

_ Il faut que tu lui dises, d'une manière ou d'une autre. Peut-être n'en tireras-tu aucune satisfaction, mais tu le regretteras si tu ne le fais pas. Tu t'en mordais déjà les doigts lorsqu'il a voulu tout arrêter. »

Hermione du admettre que Ginny avait raison. Bien sûr, elle s'était blâmée, et cela lui avait broyait l'âme de s'imaginer qu'elle n'aurait plus jamais l'occasion de lui dire ce qu'elle ressentait.

« Hermione : Snape croit qu'à cause de lui, tu n'as plus d'avenir. Il pense que tu ne trouveras jamais de travail, tu imagines quel poids cela représente ? En particulier envers toi, qui a tant travaillé durant toutes ces années. Tu es l'élève la plus méritante de cette école. Ton dossier est… Exemplaire. Snape pense que tu étais destinée à faire de grandes choses, mais qu'il est la cause de ton échec. Cela doit lui être insupportable. Il a déjà trop souffert de cela par le passé, avec la mort de Dumbeldore et tout le reste. »

La jeune femme considéra les paroles de son amie. Il était vrai que Severus s'était immédiatement renfermé suite à sa réponse concernant son futur poste. C'était d'ailleurs la première chose qu'il lui avait demandé. Peut-être que si… Si elle lui avait dit avoir été acceptée quelque part, auprès d'un grand professionnel, oui… Peut-être qu'il ne se serait pas tant braqué.

Hermione soupira. Elle passa son pouce sur le blason de Poudlard qui ornementait sa fiche récapitulative de ses notes d'ASPIC.

Elle était totalement perdue. Au bout de plusieurs minutes, elle se leva avec vigueur, sous le regard surpris et interrogateur de Ginny.

« J'ai un problème à résoudre. Lâcha Hermione subitement en sortant de sa chambre tout en claquant la porte. »


Le petit mot de Dark Cape

_ D'accord, très bien ! Je vais crier ton nom, comme tu me l'as gentiment dit la première fois que nous avons... » Ohh... Quelle insolence !

Une fois encore, un petit groupe composé uniquement d'une vingtaine d'adolescentes écouta à la porte. Cette fois, Pansy Parkinson et Lavande jubilaient ensemble de la situation. " - MDR comment j'imagine trop la scène dans ma tête avec un sourire niais collé sur leurs tronches. (Non, mais ça, c'est totalement le groupe Snamione planqué de Poudlard)

_ Si, ça l'était ! Du sexe, rien de plus que du sexe ! Tu n'es qu'une gamine, tu ne peux pas comprendre, tu n'as pas réussi à faire la distinction. Je pensais que tu y serais parvenue, mais je constate que ce n'est pas le cas. Une fois que tu sortiras d'ici et que tu seras confrontée à la vie réelle, alors peut-être, oui, peut-être que tu comprendras que tout cela n'était que physique. Ton « amour » est imaginaire, tu comprends ? C'est une douce illusion dans laquelle tu t'es bercé pour te donner bonne conscience ou que sais-je. Seulement, à présent, tu paies le prix de ma faiblesse. J'aurais dû te résister, j'aurais du… M'éloigner de toi plus tôt et ne pas céder à mes pulsions. Lâcha-t-il en faisant un pas en arrière. » _ Oh putain ça pique...

« Je suis donc venue m'excuser… Je me rends compte à présent qu'il avait… Raison. Je veux dire, tout cela était privé et nous nous sommes immiscé là-dedans alors que c'était déjà compliqué. Ron m'a passé un savon… Digne de ma mère" - Punaise, cette scène aurait été incroyable !

« J'ai un problème à résoudre. Lâcha Hermione subitement en sortant de sa chambre tout en claquant la porte. » Oh oh... ça promet !