Posté le : 18 Janvier 2015. Dealeur de fic.
.
.
Mes réponses aux reviews seront plus courtes à partir de maintenant. Pour moi, y répondre devient presque une sorte de « luxe » car je n'ai plus le temps de rien. Je travaille 7j/7, donc bon. Je dois faire des compromis pour pouvoir continuer d'écrire. J'espère que vous comprendrez et que cela ne vous dissuadera pas de continuer à commenter. Je les lis tout ce que vous m'envoyez avec la plus grande des attentions.
.
.
Note 1 : Certains d'entre vous m'ont souligné une hypothétique erreur dans le chapitre précédent concernant les personnes figurant sur la carte. Ce n'en est pas une ! Dans les tomes officiels, Peeves apparaît bien sur la carte du maraudeur. Tout simplement parce que Peeves n'est pas un fantôme (erreur que beaucoup font), mais un esprit frappeur !
Note 2 : J'avais organisé sur le Baba un chat live concernant cette fic (extrait inédit, questions/réponses, petites infos sur la suite). Je m'en étais fait une joie. Mais personne n'est venu au chat. (forever alone) Donc... hum, je me suis retrouvée comme Neville Londubat le jour de son anniversaire. C'est dommage car j'essaie d'organiser des trucs nouveaux pour les lecteurs, mais j'ai l'impression que ça sert trop à rien vu l'intérêt limité que ça génère... Enfin bon, tout ça pour dire que je pense (tout du moins, il y a de forte chance) pour que cela soit la première et la dernière fois que j'organise un chat live. Bonjour tristesse.
.
.
Réponse collective aux reviews anonymes :
Je crois que tout le monde est un peu frappé par la jalousie de Draco, ma chère Margaux. Étant donné qu'il s'agit d'un enfant unique super chouchouté, qui a l'habitude que tout le monde s'intéresse exclusivement à lui, ça doit lui faire tout drôle de devoir partager Harry. Ce genre de situations cocasses se multiplieront au cours des tomes, même si Draco prendra en maturité.
Par contre, je ne trouve pas la relation entre Harry et Draco superficielle pour un sou. Après, moi je la comprends bien puisque j'écris dessus. Je dirai juste que c'est une amitié basée sur des non-dits, après chacun en fait la lecture qu'il souhaite. Si j'ai mis moins d'action dans ce tome que dans l'original, Nerisys, c'est parce que j'ai voulu éviter au possible les redites. Mais aussi parce que le tome 4 proposera tellement d'actions et de changements que vous aurez votre dose.
C'est important pour moi d'avoir changé l'histoire de Sirius car c'est l'une de mes plus grosses amertumes concernant les livres. Une fanfiction sert aussi à se mettre du baume au cœur, je crois ! En tout cas, c'est super que tout le monde soit autant emballé, Bambinette-Sama. Il est vrai que cela ouvre un champ des possibilités quasi infini et je ne vais pas me gêner pour le faire. Um, tu me connais, Nyannach, je suis un être faible : je suis obligée de caser du zabnott à toutes les sauces !
Pour toi, Mou, je pense que tu as pris une très bonne décision en quittant le groupe. Après tout, il faut que tu penses à te préserver et ce serait vraiment bête de se faire griller aussi stupidement. À la prochaine en tout cas !
Je te remercie chaleureusement pour tous ces beaux encouragements, Guest. Je croise les doigts pour que le reste soit à la hauteur.
Bonne année à vous tous, Marie La Petite, Veronica (je ne me laisserai pas bouffer par des « trouduc », haha, bonne résolution, jcrois) etc.
.
.
Le chapitre est corrigé par Slytherinyciane.
Tome 3
« Draco Malfoy et la croisée des chemins »
PARTIE III
2/2
Chapitre : « La finale de Quidditch »
.
.
.
Le matin même, la Gazette du Sorcier avait pour titre « Sirius Black, innocent ! ». Draco avait reçu un exemplaire gratuit ainsi qu'une lettre d'une dénommée Rita Skeeter.
– Elle veut m'interviewer pour l'édition du week-end ! s'extasia-t-il. En première page !
Son nom revenant plusieurs fois dans l'article, Draco reçut énormément d'attention de la part de ses camarades d'école. Ron le tenait généralement par l'épaule et repoussait les importuns en déclarant d'une voix forte : « Vous saurez tout dans le prochain numéro de la Gazette ! Reculez ! ». Cette petite célébrité plaisait tellement à Draco que Harry et Hermione le surprirent même en train de signer des autographes près des toilettes des filles. Il avait même pris pour habitude de se décoiffer les cheveux avec sa main, comme pour se donner un effet « tombé du balai ».
– Ce n'était pas évident, dit-il à Pansy Parkinson et ses amies qui le regardaient avec des yeux ronds d'admiration. Mais j'ai mené mon enquête et j'ai tout de suite su qu'il fallait avertir Dumbledore...
– Draco, tu es si brave..., soupira Daphné Greengrass qui semblait être tombée sous son charme.
– Pas touche ! rugit Pansy en sortant sa baguette magique.
Si les sourcils de Daphné devinrent si épais au fil des jours qu'on devait les couper à plusieurs reprises afin qu'elle puisse y voir quelque chose, Blaise Zabini semblait pour sa part furieux de toute l'attention qu'on portait à Draco. Curieusement, les parents du principal concerné n'avaient toujours pas réagi face à cette affaire. Harry trouvait ce silence assez alarmant, mais son meilleur ami flottait sur un nuage où il était la seule étoile brillante des alentours.
Le ministère, qui était débordé à cause de cette erreur judiciaire retentissante, avait gracié Buck l'hippogriffe qui put retourner à Poudlard sans encombre. Pattenrond s'était réconcilié avec Ron. Les mesures de sécurité autour du château furent levées petit à petit et les détraqueurs purent quitter les alentours, au grand plaisir des habitants de Pré-au-Lard. Draco donna une chocogrenouille de deux kilos à Théodore Nott pour le remercier de lui avoir offert ce bocal incassable pour la Saint-Valentin. Dean fut si jaloux qu'il ne se montra pas de la journée.
– Ça ne pouvait pas marcher entre nous, de toute façon, dit Draco avec détachement tandis que Hermione lui peignait les cheveux pour son interview à la Gazette. On n'a que treize ans ! Il ne pouvait quand même pas s'attendre à ce que je reste seulement avec lui jusqu'à la fin de mes jours !
Ron roula des yeux tandis qu'il époussetait les fauteuils de leur salle commune. Draco avait réquisitionné une bonne partie des élèves de sa maison pour que son interview soit absolument parfaite. Il portait sa plus belle robe de sorcier ainsi que le parfum le plus cher du marché. Parvati et Lavande, très intéressées en matière de mode et de célébrité, prirent leur tâche très à cœur et parvinrent à rendre la salle commune plus propre qu'elle ne l'avait sans doute jamais été.
– Skeeter arrive ! scanda Seamus depuis l'entrée.
Tout le monde prit sa place et Hermione rangea son peigne entre les pages d'un énorme grimoire. Rita avait des cheveux blonds qui étaient coiffées en d'étranges boucles rigides qui semblaient tenir magiquement. Cela contrastait avec sa large mâchoire, sa dose de maquillage et ses trois dents en or. Ses doigts ressemblaient à des griffes avec au bout, de longs ongles peints en rouge. Elle s'avança dans la salle commune, suivie de près par son photographe.
– Tellement authentique ! Bonjour, Draco, dit-elle en lui serrant la main du bout des doigts. Je vois que tout est déjà prêt. Um, est-ce que tes camarades pourraient... nous laisser seuls pour qu'on puisse commencer ?
Elle décrivit d'un large geste de la main la salle commune bondée d'élèves qui s'alignaient contre les murs en rangs d'oignons afin de leur laisser l'espace disponible pour l'interview.
– Mais, je leur ai dit qu'ils pouvaient rester ! s'alarma Draco.
– Oui, tout à fait, s'emporta Fred. J'ai dû cirer ses chaussures toute la matinée ! Je ne partirai pas !
Skeeter soupira et commença l'interview avec sa longue plume à papote qui intrigua fortement Harry. À la fin, Draco prit plusieurs photos, dont une où il tenait Pattenrond dans ses bras, une autre où il tenait dans une main son bocal et l'autre sa baguette magique, une avec Harry, Hermione et Ron et deux autres avec l'ensemble de ses camarades.
– C'était génial, remercia Neville. Ma grand-mère va être folle de joie quand elle va me voir dans la Gazette.
Les élèves n'eurent pas à se préoccuper longtemps du procès de Peter Pettigrow qui débutait le lendemain, car le dernier match de la saison de Quidditch de la saison les tracassait bien plus.
La veille du match, toute activité cessa dans la salle commune des Gryffondor. Même Hermione renonça à ouvrir ses livres.
– Je ne peux pas travailler, impossible de me concentrer, dit-elle d'une voix tendue.
Il régnait un vacarme infernal. Fred et George Weasley se défoulaient en se montrant plus bruyants et exubérants que jamais. Dans un coin, Olivier Dubois était penché sur une maquette représentant un terrain de Quidditch sur lequel il faisait bouger de petites figurines avec sa baguette magique, en marmonnant des paroles incompréhensibles.
Angelina, Alicia et Katie riaient aux plaisanteries de Fred et de George. Harry, assis près de Ron et d'Hermione, se tenait à l'écart en essayant de ne pas penser au lendemain, car, lorsqu'il lui arrivait de le faire, il avait soudain l'impression d'avoir avalé quelque chose d'énorme qui cherchait par tous les moyens à sortir de son estomac.
– Tu seras en pleine forme, lui dit Hermione, bien qu'elle eût l'air terrifiée.
– Tu as un Éclair de Feu ! dit Ron. Et je suis sûr que c'est Gryffondor qui va l'emporter ! Dis-lui, Draco !
Celui-ci se regardait dans le miroir tout en lissant ses sourcils blonds du bout du doigt, comme s'il tentait de leur donner une forme particulière.
– Mmh ? Oui, oui.
Le lendemain, tout Poudlard semblait surexcité à la perspective du match opposant Serpentard à Gryffondor.
Leur entrée sur le terrain déclencha une véritable tempête sonore. Les trois quarts de la foule arboraient des rosettes écarlates et agitaient des drapeaux de même couleur, ornés du lion de Gryffondor. ALLEZ GRYFFONDOR ! LA COUPE AUX LIONS ! lisait-on sur les banderoles. Derrière les buts de Serpentard, en revanche, deux cents élèves étaient habillés de vert et le serpent argenté de leur équipe scintillait sur leurs drapeaux. Le professeur Rogue, assis au premier rang, était également vêtu de vert et souriait d'un air féroce.
– Voici l'équipe de Gryffondor ! s'écria Lee Jordan qui assurait le commentaire du match, comme à l'accoutumée. Potter, Bell, Johnson, Spinnet, Weasley et Weasley, et Dubois. Reconnue comme la meilleure équipe que Poudlard ait jamais eue depuis un bon nombre d'années...
Son commentaire fut accueilli par les huées des supporters de Serpentard.
– Voici maintenant l'équipe de Serpentard, menée par le capitaine Flint. Il a effectué quelques changements parmi ses joueurs et il semble qu'il ait privilégié la taille à l'intelligence...
Nouvelles huées sur les gradins des Serpentard. Harry, cependant, pensa que Lee n'avait pas tort. Parkinson était de très loin le joueur le moins grand de son équipe, tous les autres étaient des colosses. Dès le lancement de Mrs Bibine, le combat sur le terrain faisait rage. Harry vit les deux cognards foncer vers lui, mais il les évita sans aucun problème. En effet, son Éclair de Feu était tellement rapide qu'à la moindre caresse ou inclination du manche, il se retrouvait déjà à des mètres de là.
Ce match était en train de devenir le plus déloyal que Harry ait jamais joué. Fous de rage que Gryffondor ait si vite pris de l'avance, les joueurs de Serpentard ne reculaient devant aucun moyen pour s'emparer du Souafle. Bole frappa Alicia avec sa batte en assurant qu'il l'avait prise pour un Cognard. Pansy s'accrocha au balai de Harry afin de prendre de l'élan dans sa course contre le vif d'or qu'elle avait cru repérer. Mais ce n'était que la paire de boucles d'oreille d'une fille dans les gradins.
Son cœur faillit alors s'arrêter de battre. Il vit Pansy, l'air triomphant, qui fonçait en piqué. À un peu plus d'un mètre au-dessus du sol brillait un minuscule point doré.
Harry libéra toute la puissance de l'Éclair de Feu, mais l'attrapeuse des Serpentard semblait avoir des kilomètres d'avance.
– Vas-y ! Vas-y ! Vas-y ! murmurait Harry à son balai tandis que les cris de la foule s'amplifiaient.
Il gagnait du terrain sur Pansy... Harry se coucha sur le manche tandis que Bole lui envoyait un Cognard.. Il se trouvait juste derrière Pansy, à présent... Puis il parvint à sa hauteur...
Harry se jeta en avant, lâchant son balai des deux mains. Il repoussa le bras tendu de son adversaire, et finit par attraper la minuscule balle dorée. Il tenait bien serrée dans son poing la petite balle d'or qui battait vainement des ailes contre ses doigts.
Dubois se précipita sur lui, ruisselant de larmes, le prit par le cou et sanglota contre son épaule. Harry sentit deux grandes secousses: Fred et George venaient de les rejoindre. Puis il entendit les voix d'Angelina, d'Alicia et de Katie qui criaient: « On a gagné la coupe ! On a gagné la coupe ! » Les bras enchevêtrés dans leurs étreintes, les joueurs de Gryffondor se laissèrent descendre vers le sol en hurlant à perdre haleine. C'était le moment le plus merveilleux qu'il venait sans doute de vivre à Poudlard. Hermione, Ron et Draco étaient enveloppés à eux trois dans un gigantesque drapeau Gryffondor qui virevoletait au vent.
De l'autre côté du stade, les Serpentard ruminaient leur défaite. Pansy était si malheureuse qu'elle était étalée à même le sol en pleurant à chaudes larmes. Dumbledore l'aida à se relever puis prononça un petit discours en pointant sa baguette sur sa gorge afin d'amplifier sa voix.
– Quel beau match ! Je crois que Poudlard se souviendra longtemps de cette finale. Les deux équipes ont été à la hauteur de leur réputation. Bravo à monsieur Dubois qui a été un capitaine exemplaire depuis sa nomination, ainsi qu'à tous ses coéquipiers.
Dumbledore remit une immense coupe dorée à Dubois qui l'embrassa avec tant de ferveur que beaucoup éclatèrent de rire. Quelques instants plus tard, Dubois, toujours en larmes, tendait la coupe à Harry. Fred et George soulevèrent du sol Draco, car, sans lui, la qualification pour la finale n'aurait pas été possible. Si seulement un Détraqueur avait pu apparaître en cet instant... Harry aurait certainement produit le plus magnifique Patronus qu'on ait jamais vu...
ooo
Très vite, il apparut que Harry et Draco étaient devenus les élèves les plus populaires de leur promotion. Si le premier en était gêné, ce n'était pourtant pas le cas du second. Pendant la semaine qui suivit, réservée aux examens, tout le monde félicitait l'un pour la coupe et l'autre pour la capture de Pettigrow.
– Ils ne pourraient pas faire ça ailleurs ? réprimanda Hermione qui levait le nez d'un livre au titre imprononçable. Ils nous dérangent pour étudier.
La bibliothèque était en effet plus studieuse que d'ordinaire. Même Fred et George Weasley avaient été surpris à travailler. Ils devaient passer leur BUSE (Brevet Universel de Sorcellerie Élémentaire). Percy, lui, préparait son ASPIC (Accumulation de Sorcellerie Particulièrement Intensive et Contraignante), le plus haut diplôme délivré à Poudlard. Comme il avait l'intention d'entrer au ministère de la Magie, il lui fallait figurer en tête du classement. Il devenait donc de plus en plus irritable et distribuait de sévères punitions à quiconque troublait la tranquillité de la salle commune. La seule personne qui semblait encore plus anxieuse que Percy, c'était Hermione.
– Hermione, dit prudemment Ron, sachant qu'elle était sujette aux explosions de colère quand on la dérangeait. Heu... Tu es sûre que tu ne t'es pas trompée en copiant tes horaires ?
Sur sa feuille de convocation, elle devait se présenter à la fois en métamorphose et en arithmancie le lundi matin à 9H. Draco se pencha pour lire.
– Bien sûr que non que je ne me suis pas trompée !
– Dans ce cas, il va falloir que tu nous expliques enfin comment tu fais pour assister à deux cours à la fois, prononça Harry.
Une fois de plus, Hermione esquiva le sujet. Le lundi venu, Draco avait le teint grisâtre à force d'avoir révisé. Son père l'attendait sûrement au tournant pour ses résultats. Harry pensait que, pour une fois, Draco avait de très bonnes chances de doubler Hermione car celle-ci était bien trop éparpillée. Il se débrouilla d'ailleurs à merveille en Sortilège ainsi qu'en Potions. À minuit, ce fut l'examen d'astronomie, au sommet de la plus haute tour ; l'épreuve d'Histoire de la magie eut lieu le mercredi matin et Harry griffonna tout ce que Florian Fortarôme lui avait raconté sur les chasses aux sorcières du Moyen Âge, mais il aurait de très loin préféré déguster un de ses sundaes au chocolat, dans cette salle de classe étouffante.
La semaine s'acheva avec l'épreuve de Défense Contre les Forces du Mal où le professeur Lupin avait emménagé un véritable parcours d'obstacles dans le parc ensoleillé. Harry estima s'être pas mal débrouillé et réussit même à jeter un patronus afin de récolter quelques points supplémentaires. À la fin, alors que tout le monde repartait vers le château pour le dîner, Harry s'attarda auprès de Lupin.
– Professeur... Est-ce que je pourrai vous parler un moment ?
– Évidemment.
– Pettigrow a été jugé, n'est-ce pas ?
– En effet. Le verdict va être rendu peu de temps avant les vacances, certainement. Le magenmagot doit encore se réunir.
– Et Sirius Black ?
– Sirius ? (Lupin rit légèrement) Dumbledore l'a retrouvé. Il se porte comme un charme maintenant qu'il est innocenté. Il n'y a plus que quelques formalités à remplir et je pense que les choses devraient rentrer dans l'ordre petit à petit. C'est une très belle chose qu'a faite Draco pour toi. Tu t'en rendras compte avec les années. Allez, va rejoindre tes amis pour fêter la fin des examens.
– Merci, professeur. Merci pour tout.
La Grande Salle était incroyablement bruyante. Au centre de la table des Gryffondor, Percy brandissait un exemplaire de la Gazette du Sorcier qu'il se faisait livrer parfois en avance. Sur la première page, une grande photo de Draco prenait les deux tiers de la place, les poings sur les hanches et un léger sourire en coin.
« UN ÉLÈVE DE POUDLARD PROUVE L'INNOCENCE DE SIRIUS BLACK »
C'est dans l'atmosphère électrique de sa salle commune que Draco Malfoy, âgé de treize ans, nous confie de quelle manière il est parvenu à débusquer la supercherie, écrit notre élégante reporter, Rita Skeeter. Élève très apprécié de ses camarades, cela ne fut pourtant pas toujours évident pour l'unique héritier d'une des plus anciennes familles de sorciers de notre pays. En effet, les Malfoy sont traditionnellement réputés pour leur attachement sans borne à la maison rivale, celle de Serpentard. « Draco a tout de suite essayé de s'intégrer », clame Dean Thomas, un né-moldu qui partage son dortoir, « Maintenant, on ne sait pas trop ce qu'on ferait sans lui ». Très proche du très célèbre Harry Potter, Draco se fait une place de choix parmi les lions et tient à la conserver. Il joue même, à titre de remplaçant, dans l'équipe de Quidditch de son école. Excellent dans plusieurs disciplines, le jeune sorcier se démarque en bien des points. Il n'est donc nullement surprenant de voir un tel personnage s'illustrer une fois de plus.
C'est son grand sens de la déduction qui le mène sur la bonne piste (et sans doute la plus farfelue de toutes). « J'étais assez perturbé ce soir-là », nous raconte-t-il, « Sirius Black était à nouveau entré à Poudlard, dans notre dortoir. C'était curieux, car il n'est pas allé vers le lit de Harry, mais celui de Ron » Ronald Weasley, dont le père travaille au ministère, est le sixième fils de sa famille à se rendre à Poudlard. Pour son anniversaire, son frère aîné Percy, lui lègue son rat (voir photo de leur voyage en Égypte page 6). « Croûtard n'avait pas de pouvoir magique » poursuit Draco Malfoy « ça nous a toujours étonnés. En général, les rats achetés dans les ménageries peuvent changer de couleur, faire de la corde à sauter ou prévenir du danger. Mais Croûtard ne faisait que de manger et de dormir. »
Les soupçons de l'élève de troisième année se sont confirmés quand un chat d'une de ses camarades a plusieurs fois attenté à la vie du misérable rongeur. « Je m'étais dit que ce n'était absolument pas un comportement normal pour un chat. », dit Draco à notre fabuleuse reporter, « Il y avait forcément quelque chose qui clochait. Pourquoi Black – réputé pour être un mangemort – se serait-il intéressé à Ron, plutôt qu'à Harry, ou d'autres dans le dortoir ? C'est là que j'ai pris conscience que Ron dormait avec son rat ce soir-là, comme tous les autres soirs. Et depuis que Sirius Black était en cavale, Croûtard avait vraiment mauvaise mine. L'espérance de vie d'un rat alterne généralement entre deux et quatre ans ! Mais Croûtard, lui, était chez les Weasley depuis près de quatorze ans ! » Rita Skeeter est frappée par la maturité du témoin qui ne manque pas de détails dans son récit. « Je ne savais pas très bien ce que je faisais. Je crois que c'est l'adrénaline qui m'a fait agir. Un bon copain à moi m'avait offert un bocal enchanté qui ne se brisait jamais. J'ai mis Croûtard là-dedans et je l'ai emmené voir le professeur Dumbledore. »
Draco Malfoy, dont le père contribue chaque mois très généreusement à de nombreux organismes, a très tôt été acclimaté aux diverses formes de magie, même les plus rares. « Très vite, j'ai supposé que Croûtard n'était que Peter Pettigrow déguisé. J'ai entendu dire qu'on avait retrouvé qu'un doigt de Pettigrow à sa mort. C'est exactement le même que n'avait pas Croûtard. Et puis, pour un rat, il n'avait pas du tout des réactions ordinaires » (voir encadré sur le spécialiste animalier en page 9). « J'ai expliqué mes soupçons au directeur et il a compris qu'il s'agissait d'un animagus non-déclaré. Tout le monde était sous le choc. Même moi, je n'arrivais pas à y croire ! »
Il est maintenant clair que Peter Pettigrow est l'unique responsable de l'explosion de la rue piétonne ayant causé la mort de douze moldus. Sirius Black, accusé à tort pour ce crime, a passé près de treize années de sa vie en prison. « Je crois que je ne saisis pas encore tout ce qu'il m'arrive », admet l'apprenti sorcier avec humilité, « Hier je n'étais qu'un élève parmi tant d'autres et là, pouf !, je suis au cœur d'un scandale médiatique. » Heureux d'avoir pu cerner ce mystère, Draco nous confie son désir de continuer sur cette voie et de devenir un sorcier très actif dans notre communauté. « J'ai de bons espoirs d'obtenir un jour l'Ordre de Merlin », dit-il avec aplomb en offrant un clin d'œil graveleux à Rita Skeeter. « Je vous assure. Vous entendrez à nouveau parler de moi ! »...
– Je n'ai jamais offert de clin d'œil à qui que ce soit ! s'insurgea-t-il. Oh regardez !
– … L'Ordre de Merlin ? Ce n'est pas pour tout de suite. Mais le ministère remerciera sûrement en conséquence ce jeune homme plein de fougue.
Au bas de la page, il y avait une large photo de la plupart des élèves de Gryffondor, Harry et Draco au centre, bras dessus, bras dessous.
– À ton avis, ça sera quoi le cadeau ? demanda Pansy qui s'était discrètement approchée.
– Des cours particuliers avec un duelliste très célèbre, tenta Seamus.
– Ou un gros paquet de gallions, susurra George, plein de convoitise.
Des gallions ? Les Malfoy en avaient plein. Tout le monde le savait. Draco ne sera nullement impressionné ni reconnaissant devant un tas d'or.
– Un objet magique très puissant qui pourra débusquer les méchants, proposa Neville.
– Dans ce cas, si Draco le met dans sa poche, il se mettra à siffler toute la journée, charria Ron.
Draco lui infligea une tape derrière la tête puis rangea amoureusement l'exemplaire de la Gazette dans son sac à dos.
Ooo
Le lendemain matin, quatre chouettes firent leur entrée dans la Grande Salle, chacune reliée à une corde qui soutenait une large caisse en bois. Les volatiles semblaient épuisés par leur course, comme s'ils avaient volé toute la nuit pour arriver à temps. L'une des chouettes se retrouva les pattes en l'air dans un saladier rempli de céréales et les yeux fermés.
– C'est pour toi ! s'écria Percy avec excitation. De la part du ministre en personne !
Cher Monsieur Malfoy,
La communauté magique et moi-même vous remercions pour vos éclaircissements apportés à l'affaire Black. Je vous offre donc ce cadeau en gage de ma grande reconnaissance.
Cornelius Fudge,
Ministre de la Magie.
– Allez, ouvre ! s'exclama Parvati.
Draco donna l'autorisation à Fred et ce dernier, d'un coup de baguette magique, fit volatiliser les pans de la caisse en bois.
– Oooooooh, soupira l'ensemble de la tablée Gryffondor.
– Il est magnifique !
– Tu crois que tu pourras le garder ici, Draco ?
– Réveille-le ! S'il te plaît !
Face à l'excitation de ses camarades, Draco caressa le pelage de l'animal endormi. Il s'agissait d'un bébé tigre aux feux de Bengale, distinctif grâce à la petite tache en forme de croissant de lune sur le front. C'était ainsi que ces tigres pouvaient être séparés de ceux tout à fait ordinaires, que connaissaient les moldus. Draco, qui n'avait jamais eu l'occasion dans sa vie d'avoir un animal domestique, souriait tellement qu'il avait l'air sur une autre planète. Le tigreau bâilla (au ravissement de tous) puis avança de sa démarche pataude jusqu'à Draco qu'il semblait avoir reconnu.
– Ils ont dû lui dire que tu étais son maître, dit Hagrid qui s'était approché aussi discrètement que sa silhouette le lui permettait. Généralement, ils montrent juste une photo ou une odeur et ils ne l'oublient jamais, même s'ils doivent te croiser dans dix ans. (Ron se tourna vers lui, interrogateur) Des sorciers utilisent ce procédé pour se venger. Ils font renifler à un animal féroce un vêtement de leur ancienne petite-amie et puis, un beau jour... Enfin, vous voyez le carnage, quoi.
– Vous croyez que je pourrai l'emmener avec moi à Poudlard chaque année ? s'enquit Draco. Je le dresserai, promis !
D'après le règlement de l'école, les premières années ne pouvaient amener qu'une chouette, un chat ou un crapaud, au choix. L'année suivante, ils pouvaient cumuler deux animaux domestiques. Puis, le reste de leur scolarité, tout ceci était laissé à leur discrétion. Ernie MacMillan, un garçon de Poufsouffle, avait une tortue. Pansy dressait deux furets, et Dean possédait un corbeau.
– Il est tellement mignon, accorda Hermione. Mais le problème c'est qu'il va commencer à grandir très vite.
Harry estima que Fudge venait de faire un cadeau empoisonné à Draco. Après tout, Lucius Malfoy lui-même semblait opposé à l'idée d'avoir des animaux chez lui (si on faisait abstraction des paons albinos dans sa cour et de ses hiboux).
– S'il vous plaaaît, supplia Draco en jetant un regard de pure pitié à MacGonagall.
– Nous en discuterons cet été avec le directeur, Malfoy. En attendant, je pense que vous pouvez le garder avec vous jusqu'à votre retour chez vous étant donné qu'il ne reste que quelques jours avant votre départ. Um, Potter, je crois que Dumbledore vous attend dans son bureau.
– Oh, euh, d'accord.
Harry emporta un toast beurré avec lui puis déguerpit tandis que l'attention de toute la tablée était tournée vers le bébé tigre qui lapait du lait dans un bol.
Les couloirs du château étaient presque vides. Harry ne croisa qu'une fille de Serdaigle en deuxième année aux airs loufoques. Elle semblait avoir perdu des affaires. Harry la dépassa en trottinant tout en mordant dans son toast. Un peu plus loin, Peeves remplissait une armure de mouchoirs utilisés récoltés dans les diverses poubelles des salles de classe. Dès que Harry débarqua devant les gargouilles qui gardaient le bureau du directeur, celles-ci le laissèrent passer dévoilant l'escalier en colimaçon. Il toqua doucement à la porte.
– Entrez.
Albus Dumbledore était assis à son bureau, face à quelqu'un que Harry ne pouvait pas voir. Harry s'approcha. Il fut frappé de stupeur. Sur cette chaise se tenait Sirius Black. Il n'avait plus rien du prisonnier déclaré hautement dangereux par le ministère. Sirius Black s'était rasé, avait les cheveux désormais propres et soyeux et son visage reflétait les vestiges d'une beauté insolente. L'homme observa Harry très attentivement comme s'il n'en croyait pas ses yeux.
– On croirait James, dit-il, bouleversé. C'est exactement lui. Sauf pour les yeux. Ce sont ceux de Lily.
Dumbledore fit apparaître un autre siège d'un coup de baguette magique. Harry ne se souvint pas s'être assis.
– Harry, je te présente Sirius Black, ton parrain.
– B-Bonjour, dit-il maladroitement. Enchanté d'enfin vous rencontrer.
– Moi de même Harry. J'espère que je ne t'ai pas trop fait peur quand on s'est vu. Je me métamorphosais en chien pour te voir d'un peu plus près. Encore désolé si tu as cru avoir le Sinistros sur toi (Sirius Black aboya de rire). Tu as aimé le balai de course que je t'ai envoyé ?
– C'était vous l'Eclair de Feu ?
– Oui. C'était un cadeau pour me rattraper de ma très longue absence.
– Il est formidable, assura Harry. Je n'aurai pas pu rêver mieux.
Sirius souriait largement.
– Je suis vraiment heureux de la tournure des choses. Enfin, le monde connaît la vérité.
– Tout ça, c'est grâce à Draco. C'est lui qui a utilisé la carte du maraudeur et a vu Pettigrow dessus.
– La carte du maraudeur ? Vous l'avez retrouvé !
Harry fit un discret signe d'affirmation.
– D'ailleurs, la voici, dit Dumbledore en la tendant à Harry. Je l'ai longuement étudié et je dois dire que c'est un travail admirable que vous avez fait tous les quatre. Je compte sur toi Harry pour ne pas qu'elle tombe entre de mauvaises mains.
– Je la remettrai à Draco, répondit-il. Lui, il sait comment me freiner. Et puis, il la mérite plus que quiconque.
– J'aimerai beaucoup pouvoir le rencontrer pour le remercier, mais je ne dispose pas de beaucoup de temps, prononça Sirius, avec regret. Je dois me rendre au ministère signer tout un tas de paperasses. À la suite de ça, je serai officiellement innocent.
– Fantastique, Mr Black !
– Appelle-moi Sirius, d'accord ? (Silence) Je sais que tu passes tous tes étés chez ta tante et ton oncle et Dumbledore m'a répété un bon nombre de fois à quel point il était crucial que tu y restes, mais... mais je pense que tu as le droit de choisir pour ton compte ce que tu désires réellement. Maintenant que je suis libre, je pourrai récupérer ma fortune, mon nom, mes titres. Je m'achèterai une maison. Si tu en as envie, tu pourras venir vivre avec moi au lieu de retourner chez tes moldus. Peut-être pas tout de suite, mais d'ici quelques mois... je suppose que tout sera rentré dans l'ordre.
Harry bondissait déjà de bonheur dans les bras de Sirius. Jamais une nouvelle ne l'avait rendu aussi fou de joie. Débarrassé des Dursley ? C'était bien trop beau pour être vrai.
– Si Hagrid t'a déposé à Privet Drive après le meurtre de tes parents, c'est parce que les liens du sang qui t'unissent à ta tante t'offrent la meilleure des protections magiques, justifia Dumbledore. Je pensais bien faire. Maintenant que je vois dans quelle famille tu as grandi, je m'aperçois qu'il s'agissait d'une de mes nombreuses erreurs. La véritable protection vient de ceux qui nous aiment.
– Je viendrai te chercher cet été chez eux pour tout leur expliquer, dit Sirius. Ils ne seront sans doute pas très contents de me voir, mais ils n'auront pas le choix !
« Pas très contents » était sans doute un euphémisme. Les Dursley avaient suivi de très près les informations moldues où l'on avait parlé de très nombreuses fois de l'évasion de Sirius Black. Harry rigola légèrement en imaginant leurs têtes quand ils le trouveront sur le pas de leur porte cet été.
– J'essaierai de venir peu de temps avant ton anniversaire, si tu es d'accord.
– Oui ! s'écria de suite Harry, au comble du ravissement.
– Dumbledore, voici une autorisation signée pour que Harry puisse se rendre les prochaines années à Pré-au-Lard. Maintenant, je dois y aller. Je t'écrirai ! (Sirius se leva, puis fit demi-tour) Ah, au fait, voici quelque chose pour ton ami Ron. Je sais qu'il a perdu son rat et que, mine de rien, il y tenait beaucoup. (Il déposa au creux des mains de Harry une minuscule boule de plumes qui roucoulait de plaisir) C'est un hibou nain. Je l'ai trouvé abandonné sur le rebord d'une fenêtre.
– Ron sera très content. Il a toujours voulu avoir un hibou.
– Dans ce cas... Je file passer un bonjour à Lupin puis je disparais. Au revoir Dumbledore.
Au creux de ses mains, le petit hibou piaillait fort, mais Harry se demanda si ces petits cris recouvraient les battements de son cœur.
Ooo
La perspective de vivre avec Sirius d'ici la fin de l'été avait rendu son retour chez les Dursley bien plus facile à accepter. Il avait tout raconter à Hermione, Ron et Draco qui semblaient très heureux pour lui.
– Tu n'oublieras pas la Coupe du Monde de Quidditch, dis ? formula Draco en caressant le crâne de son tigreau qu'il avait surnommé Bellone. J'espère en tout cas que ton parrain te laissera y aller avec moi.
Harry l'espéra aussi.
Les résultats des examens furent affichés le dernier jour du trimestre. Harry, Ron, Draco et Hermione avaient réussi toutes les épreuves. Harry était stupéfait d'avoir obtenu son examen de Potions. Il soupçonnait Dumbledore d'être intervenu pour empêcher Rogue de le recaler volontairement. Le comportement de Rogue envers Harry au cours de cette dernière semaine lui avait paru inquiétant. Harry n'aurait jamais pensé que Rogue pût le détester encore davantage, mais c'était pourtant le cas. Chaque fois que Rogue le regardait, un tic agitait le coin de sa bouche et il ne cessait de remuer les doigts comme s'il avait rêvé de les serrer autour de son cou. Harry était le premier de leur classe en Défense Contre les Forces du Mal. Lupin l'avait félicité en lui offrant une énorme barre de chocolat au caramel qu'il partagea avec tous ses camarades de chambrée.
– Lupin a brisé la malédiction, dit Neville. Il a passé un an à Poudlard et n'est toujours pas parti ! J'espère vraiment qu'il reviendra l'année prochaine.
– Il y a de très bonnes chances pour que ça arrive, dit Draco. Même mon père trouve qu'il fait du bon travail avec nous.
Draco avait eu de si bonnes notes cette année qu'il était ex-aequo avec Hermione dans trois matières (Potions, Botanique et Astronomie). Il ne la dépassait qu'en Sortilèges et c'était déjà bien assez pour lui. Cette année avait été celle de tous les succès. Cela fut donc extrêmement difficile pour eux de dire au revoir au château ainsi qu'à tous leurs amis.
Lorsque le Poudlard Express quitta la gare, le lendemain matin, Hermione annonça à Ron, Draco et à Harry une nouvelle surprenante.
– Je suis allée voir le professeur McGonagall ce matin, juste avant le petit déjeuner, dit-elle. Et j'ai décidé d'abandonner l'étude des Moldus. Ainsi que toutes les matières supplémentaires où je m'étais inscrite. Vous aviez raison. Ce n'était humainement pas possible.
– Vous voyez ! s'exclama Ron d'un air triomphant en réveillant Hedwige dans sa cage.
– Donc, comment tu faisais ? demanda Harry, soupçonneux.
– J'utilisais un retourneur de temps. C'est le professeur MacGonagall qui s'est portée garante pour moi au Ministère. Elle a dit que j'étais une très bonne élève et que je ne l'utiliserai jamais à des fins personnelles.
– Un retourneur de temps ? répéta Harry, incrédule. Ce genre de chose existe ?
– Oui, affirma Draco. Il paraît qu'ils en gardent tout un tas au ministère d'après mon père. Ils te permettent de revenir quelques heures en arrière, mais jamais bien plus. Ce qui est très utile ! Mais à la fois dangereux.
– Des sorciers qui se sont vus eux-mêmes se sont tués, marmonna Ron, inquiet. Heureusement que ça ne t'es pas arrivé.
Hermione rougit tandis qu'Electra et Coqcigrue, le hibou de Ron, hululaient très fort alors que Bellone tentait de les débusquer en griffant les parois. Hermione et Draco partageaient leur programme de vacances tandis que de l'autre côté, Harry et Ron mangeaient tout un tas de friandises.
La locomotive rouge à vapeur finit par ralentir. Les adieux furent difficiles. Ron rejoignit sa fratrie à l'autre bout du quai tandis que Draco se dirigea vers ses parents en poussant son chariot comportant sa malle, la cage d'Electra et Bellone posé juste à côté. Du coin de l'oeil, Harry vit Lucius Malfoy avoir un air franchement contrarié et cela le fit sourire. Hermione et Harry franchirent la barrière magique les séparant du monde moldu.
Harry repéra aussitôt l'oncle Vernon. Il se tenait à bonne distance de parents sorciers qu'il regardait d'un air soupçonneux et, quand il vit Dean serrer Harry dans ses bras, ses pires appréhensions semblèrent confirmées.
Harry dit au revoir à Hermione.
– Je te donnerai des nouvelles ! dit-elle en s'éloignant avec ses parents.
Son oncle l'accueillit à sa manière habituelle.
– Qu'est-ce que c'est que ça ? grogna-t-il en regardant l'enveloppe que Harry tenait toujours serrée dans sa main. Si c'est une autorisation à me faire signer, tu peux toujours...
– Elle a déjà été signée, l'interrompit Harry d'un ton joyeux. Par mon parrain.
– Ton parrain ! s'exclama l'oncle Vernon. Tu n'as pas de parrain !
– Si, j'en ai un, répondit Harry. C'était le meilleur ami de mon père et de ma mère. Je crois que tu en as entendu parler. Il s'appelle Sirius Black (Vernon Dursley pâlit considérablement). Mais il s'est évadé de la prison des sorciers et il est maintenant innocenté. Il m'écrit quand même, de temps en temps... Il prend de mes nouvelles... pour savoir si je suis heureux... Parce que si ce n'est pas le cas, il peut se mettre dans des colères pas possibles. Je crois qu'il me rendra visite pendant les vacances.
Avec un large sourire devant l'expression horrifiée de l'oncle Vernon, il se dirigea vers la sortie de la gare, en poussant Hedwige sur son chariot. L'été s'annonçait bien meilleur que celui de l'année dernière !
fin du tome 3
