Posté le : 15 Avril 2015. Welcome back.


Je vous remercie chaleureusement pour tous vos commentaires. Ils comptent beaucoup pour moi.

Un merci tout particulier pour celles et ceux m'ayant envoyé des MP.


Tome 4

Chapitre : « Les quatre champions »

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Le jour suivant, bien que cela soit un samedi, tout Poudlard semblait s'être réveillé aux aurores. Même Seamus qui était un fervent défenseur de la grasse matinée, était plus que décidé à descendre dans la Grande Salle avant tout le monde. Il était facile de savoir pourquoi : là-bas se trouvait la Coupe de Feu. En restant dans les parages, il devenait aisé de pouvoir jauger chaque candidat sous toutes les coutures.

– Moi, à leur place, je l'aurais fait pendant la nuit, prononça Harry en attrapant une cruche de jus de citrouille. Comme ça, personne ne m'aurait vu si la coupe m'avait recraché mon bout de papier à la figure.

Son Éclair de Feu était posé près du Nimbus de Draco. Le courrier venait d'arriver et Electra, la chouette lapone, grignotait des céréales.

– Est-ce que quelqu'un a déjà mis son nom là-dedans ? demanda Ron avec grande curiosité à une fille de troisième année.

– Tous les élèves de Durmstrang.

Une fille de Beauxbâtons, aux cheveux châtains, s'avança le nez en l'air. Elle aurait pu être belle si elle n'avait pas eu la fâcheuse manie de constamment froncer son nez, comme si elle venait de renifler quelque chose de répugnant. Elle jeta presque son nom dans la Coupe, comme s'il ne s'agissait que d'une vague formalité à remplir.

– Il y en a qui ne prennent pas du tout ça au sérieux, maugréa Hermione en levant le nez de son livre. Après ce que Dumbledore a dit hier soir, certains devraient faire plus attention...

Une clameur explosa dans la salle décorée aux couleurs d'Halloween. Fred et George arrivèrent, un énorme sourire fendant leur visage réjoui.

– On l'a fait !

– De quoi ? demanda Hermione, suspicieuse.

– Une potion de vieillissement. Une goutte suffit pour qu'on puisse passer au concours, vu qu'il ne nous manque que quelques mois.

– C'est honteusement simplet, qualifia-t-elle. La limite d'âge de Dumbledore ne se laissera pas berner par ça.

– Honteusement simplet, mais ça peut fonctionner, prononça Draco. C'est un génie. Et les génies ont tendance à surestimer un peu trop leur jugement.

Harry reporta son attention sur les jumeaux qui sortirent chacun un bout de papier de leur poche. Fred s'approcha du cercle tracé au sol, se frotta les mains, puis se balança sur les orteils. La plupart des Gryffondor massés tout autour d'eux semblaient retenir leur respiration. Fred fit un bond en avant, indemne. George sauta à son tour. Cependant, un instant plus tard, la Coupe siffla comme une cocotte-minute puis projeta des étincelles vertes. La limite d'âge repoussa Fred et George comme des sacs de farine et ils glissèrent tous les deux sur les dalles de la Grande Salle vide de ses professeurs. En un bruit de pétard, deux longues barbes blanches leur poussèrent sur la figure.

– Espèce de crétin, jura George en tirant la barbe de son jumeau.

– Aïe ! Non, c'est toi l'idiot ! Tu as mal dosé !

– J'ai parfaitement dosé.

Hermione éclata de rire. Dumbledore venait d'arriver, les mains croisées derrière le dos. Il avait l'air de s'amuser lui aussi. Il alla rejoindre la table des professeurs puis se plongea dans la lecture de la Gazette du Sorcier. Angelina, qui venait d'avoir dix-sept ans le jour de la rentrée, profita du regain de calme pour déposer son nom discrètement. Hermione applaudit vivement la démarche.

– Bravo ! Il faut des filles dans cette compétition !

Madame Maxime entra à son tour avec chacun de ses élèves, sauf la fille de tout à l'heure. Ils déposèrent tous leur nom dans la Coupe puis allèrent prendre leur petit-déjeuner à la table des Serdaigle.

– Où est l'autre godiche de tout à l'heure ? demanda Draco d'un air vaguement intéressé.

– Sûrement quelque part, à bouder. Je l'ai entendu dans les couloirs ce matin. Elle trouve Poudlard très moche et très froid.

Draco se leva après s'être essuyé les mains.

– Vous allez voler ? s'enquit Ron.

– Oui, tu veux venir avec nous ? proposa gentiment Harry. Je peux te prêter mon balai si tu veux. J'ai laissé mon Nimbus chez Sirius, alors...

– Non, ça va, dit l'autre. Je vais rester ici et regarder les candidats défiler. (Silence) C'est vraiment dommage que je ne puisse pas participer. Mille gallions tout de même...

– C'est ça, cingla Draco en tirant Harry par la manche de son pull.

Cette séance de vol fut la meilleure qu'ils n'avaient jamais eue depuis longtemps. Harry remarqua que Draco avait fait d'admirables progrès durant les vacances. Il faillit même attraper le Vif d'or bien avant lui, alors que l'Éclair de Feu était censé être plus rapide.

– Tu es génial !

– Je sais, répondit Draco, les cheveux aux vents. Mais j'ai eu un très bon professeur !

Ils foncèrent en piqué vers le sol puis zigzaguèrent entre les poteaux. Le Vif d'or voletait à toute vitesse vers les buts adverses, les contraignant ainsi de se coucher pratiquement sur leur balai afin de leur faire changer de trajectoire. Harry l'attrapa sans aucune difficulté tandis que son ami poussait un rugissement de frustration. Ils atterrirent.

– Tu m'as eu cette fois-ci, Potter, cingla Draco. Mais pas la prochaine fois !

– Oui, c'est ça.

À l'autre bout du terrain, Karkaroff et plusieurs élèves de Durmstrang semblaient avoir vu une partie de leur entraînement. Viktor Krum était au milieu, avec son propre balai.

– Je crois qu'ils ont attendu qu'on finisse, devina Draco. On va assister à un entraînement de Viktor Krum ! (Draco se mordit les lèvres) Tiens-moi, Harry. Il ne faut surtout pas que je m'évanouisse !

Draco se cramponna à son épaule dès que Krum enfourcha son balai. À cette heure-ci de la matinée, toute l'école devait être dans la Grande Salle. Harry se demanda ce qu'allait dire Ron lorsqu'il apprendrait ce qu'il venait de rater. Dans le ciel, Krum effectuait des figures périlleuses, comme s'il n'était pas soumis à l'attraction terrestre. Il virvoletait avec le vent, s'en servant à son avantage pour rattraper le Vif d'Or. Viktor Krum fit plusieurs loopings, des crochets subits vers la gauche ou la droite, traversa un cercle des buts la tête à l'envers ou encore se mit debout sur son balai sur toute la longueur du stade.

– Il est vraiment très beau quand il fait ça, laissa échapper Draco.

Harry tourna si vite la tête, qu'il aurait très bien pu se briser la nuque. Draco était en pleine contemplation. Krum ne faisait pas qu'un simple entraînement, se dit Harry. C'était comme une démonstration, une parade dans le ciel pour montrer qui était réellement le plus fort. Un peu comme ces paons albinos que gardait Lucius Malfoy : ils s'effarouchaient l'un l'autre pour s'impressionner. Mais qui donc Krum essayait-il de convaincre ? Tout le monde autour de ce stade savait qu'il était un joueur exceptionnel.

– Quoi ? se défendit Draco. C'est vrai ! C'est beau ce qu'il fait, non ?

– Rectification. Tu as dit qu'il était beau.

Draco haussa les épaules.

– C'est la même chose pour moi.

Harry en savait suffisamment long sur Draco pour deviner que toutes personnes présentant un trait hors du commun devenaient aussitôt attrayantes pour lui. Sauf avec lui. Et c'était plutôt une chose géniale avec leur amitié : elle était née bien avant que Draco n'apprenne qu'il était Harry Potter, le garçon qui a survécu. Jusqu'à l'heure du déjeuner, Krum s'entraîna sans relâche et Harry saisit qu'il avait encore un long chemin à faire avant de prétendre pouvoir effleurer ce niveau de maîtrise.

– Je meurs de faim, lança Harry au bout d'un moment. On va manger ?

Draco finit par acquiescer et ils s'en allèrent tous deux. La Grande Salle était bondée, comme si certains élèves étaient fermement décidés à rester là jusqu'à ce que les noms des trois champions soient révélés. Cho Chang et ses copines avaient ramené une pile de magazines, un plateau de Bavboule ainsi que des aiguilles à tricoter. Draco soupira tristement et les traita de débiles.

– Alors, quoi de neuf ? interrogea Harry.

– Cédric Diggory a mis son nom dans la Coupe, informa Neville. Blaise Zabini a voulu essayer aussi. Il avait une brillante idée, mais Rogue l'a pris sur le fait. Il était dans une fureur monstrueuse ! J'étais bien content de ne pas être juste sous son nez à ce moment-là.

– Que s'est-il passé ? s'empressa de demander Draco.

– Il a demandé à sa mère de lui envoyer un Retourneur de Temps.

– Quoi ? s'étrangla Ginny. Il n'a quand même pas osé !

– Et si, affirma Neville, fier de connaître une histoire bien avant tout le monde. Il l'a reçu ce matin. Il s'était enfermé dans les toilettes des garçons pour faire avancer le temps jusqu'à ses dix-sept ans. Il comptait les tours quand Sir Nicholas a tout entendu. Il s'est empressé d'avertir Rogue. Je crois que Blaise est chez Dumbledore en ce moment. Sa mère va recevoir un courrier salé ! Et aussi sûrement une comparution devant la comission de régulation.

– Je me demande ce qu'il se serait passé s'il y était arrivé, demanda Dean, songeur.

– Ça n'aurait pas marché, éluda Draco. Lui aurait vieilli, mais nous tous aussi ! Et donc le tournoi serait terminé depuis longtemps !

– Tu marques un point, accorda Harry.

Pourtant, après le déjeuner, Blaise fut accueilli comme un héros revenant de la guerre. Même les Poufsouffle trouvèrent l'anecdote amusante. Un brouhaha permanent enveloppait la Grande Salle. Draco décida donc de s'éloigner pour passer son après-midi à avancer ses devoirs à la bibliothèque. Harry, pour sa part, resta avec Neville. Vers cinq heures et demie, le monde afflua vers le réfectoire pour le banquet d'Halloween ainsi que l'officialisation du début des jeux. Le festin fut délicieux, mais beaucoup plus long que les autres, certainement à cause de l'attente générale.

– D'où vous venez ? demanda Harry à Ron et Hermione qui avaient les joues rosies par le froid.

– On a passé la journée chez Hagrid, informa Ron. Hermione a essayé de lui faire rejoindre la SALE, mais il n'a pas voulu. Il a dit que ça rendrait les elfes tristes d'entendre parler de liberté.

Hermione ne dit rien, semblant furieuse. Elle rangea sa boîte pleine de badges dans son sac à bandoulière qu'elle trimballait partout avec elle. Draco, lui, paraissait ravi de la situation. Il la nargua avec ses sourcils tout en savourant un bâton de carotte qu'il avait trempé dans de la mayonnaise. Hagrid venait d'apparaître par une porte dérobée et s'installa tout au bout de la très longue table. Une fois les assiettes vidées, Dumbledore se leva, affichant un sourire aimable.

– Nous y voici enfin ! Le moment que nous attendons tous (les lumières s'éteignirent peu à peu, ne laissant que les flammes bleues de la coupe émettre de fugaces éclats). Lorsque je donnerai le nom des champions, ces derniers seront invités à rejoindre la pièce voisine où ils recevront leurs premières instructions.

Subitement, la Coupe de Feu projeta des étincelles rouges et recracha son premier morceau de papier.

– Le champion de Durmstrang est Viktor Krum !

Tout le monde lui fit une ovation tandis qu'il disparaissait derrière la porte indiquée. Un nouveau nom jaillit des flammes :

– Le champion de Beauxbâtons sera une championne : Fleur Delacour...

La fille qu'il supposait être vélane s'avança d'une démarche élégante avec un petit sourire victorieux sur les lèvres.

– … Et le champion de Poudlard, termina Dumbledore en prenant le troisième papier, sera Cédric Diggory ! Excellent !

Les Poufsouffle débordaient de joie. Chourave se mit à pleurer dans un mouchoir tandis que son élève tapait dans les mains de plusieurs de ses amis avant de filer dans la pièce d'à côté.

– … Je compte sur chacune et chacun d'entre vous, poursuivit le directeur, pour soutenir vos champions et entretenir une franche camaraderie. Il est plus que temps que les liens au sein de l'école et à l'extérieur se resserrent...

Dumbledore avait cessé de parler, car la Coupe de Feu venait à nouveau de s'embraser, rejetant un quatrième papier. Le silence fut si lourd et la tension si palpable que certains élèves avaient les yeux exorbités. Dumbledore se racla la gorge et lut à voix haute :

– Harry Potter.

D'un seul geste, toutes les têtes se tournèrent vers lui. Des visages circonspects, ébahis, choqués et haineux. Personne n'applaudit. Dumbledore le rappela et il n'eut d'autre choix que de se lever. Hermione le poussa doucement. Jamais un chemin ne lui avait paru aussi long. Harry disparut derrière la porte dérobée et aussitôt un capharnaüm sans précédent secoua la Grande Salle.

Karkaroff semblait fou de rage. Il pointait son index vers Dumbledore en parlant fort et vite. Même madame Maxime, qui pourtant semblait avoir reçu un nombre phénoménal de leçons de courtoisie, se laissa emporter. Tous les professeurs étaient partis dans la pièce d'à côté, oubliant de gérer le chaos qui éclatait dans la Grande Salle.

En effet, les élèves n'étaient pas en reste. Les Serdaigle s'indignaient de voir un tournoi sacré être entaché par la triche les Serpentard se révoltaient de voir un élève aussi jeune concourir les Gryffondor nageaient dans la plus totale incompréhension et les Poufsouffle – eux qui avaient cru que leur maison serait enfin valorisée – refusaient strictement que Harry spolie la place de Cédric.

– Calmez-vous, calmez-vous, tempêta le préfet-en-chef qui passait entre les tables des Gryffondor et des Poufsouffle, qui en venaient presque aux mains. Je vous ai dit de vous calmer ! Toi, en retenue demain matin.

– C'est de votre faute ! conspua une fille de troisième année à l'adresse de Fred et George. Tout le monde sait que vous essayiez de déjouer le système.

– On n'y est pour rien, aboya George.

– Écartez-vous ! s'exclama une préfète de Serpentard qui venait à la rescousse de son homologue. Bande d'imbéciles heureux ! Reculez !

Elle sortit sa baguette magique et deux élèves de sixième année, de maison différente et qui s'apprêtaient à se battre, se retrouvèrent propulsés à des directions opposées.

– Le prochain qui OSE faire le boucan dans MON école, cria la préfète de Serpentard, je lui ferai pousser quatre paires d'oreilles à des endroits indiscrets ! C'est clair ? Maintenant, vous les Gryffondor, vous partez ! Votre présence cause suffisamment de dégât comme ça.

– Merci Saddie, prononça le nouveau préfet des rouge et or, le front ruisselant de sueur. Vous autres, suivez-moi.

La tablée Gryffondor se vida en l'espace d'une minute à peine, sous les huées des trois autres maisons. Colin reçut un gobelet en or sur la tête.

– Ils sont malades ! s'indigna Ginny, furieuse. Qui a fait ça ?

– Quelle importance, grogna Ron, qui semblait tout aussi furieux que les autres restés dans la Grande Salle.

Dans la salle commune, les ragots allaient bon train et tout le monde fut forcé d'aller se coucher sous peine de faire perdre dix points à leur maison. Ainsi, Ron et Draco durent se rendre dans leur dortoir sans même avoir le temps de discuter avec Hermione de ce qu'il s'était passé.

Draco alla prendre une douche et resta longtemps sous le jet d'eau. Il réfléchit à ce qu'il venait de se produire. Il ne pensait pas Harry capable d'une telle chose, même s'il en avait eu le pouvoir. Harry n'aimait pas tricher, et puis, vu sa tête à l'annonce de son nom, c'était clair qu'il était innocent. Il avait eu l'air si choqué ! Draco arrêta le jet d'eau, se sécha, puis entendit distinctement la voix de Harry de l'autre côté de la porte :

– … Je n'ai pas mis mon nom dans la coupe, Ron !

– Tu peux mentir aux autres, rétorquait l'autre, mais pas à moi. Pas après t'avoir aidé toutes ces années. Je croyais qu'on était amis ! De toute façon, c'est toujours comme ça avec toi, le célèbre Harry Potter n'a pas envie de partager sa gloire avec qui que ce soit.

– Je n'y suis pour rien, répéta Harry. Je suis désolé pour toi si tu es trop bête pour le comprendre.

Draco ouvrit le verrou, emmitouflé dans son peignoir et les cheveux encore trempés.

– Ça suffit tous les deux, prononça-t-il. Ce qui est fait est fait. Tes petites piques ne le feront pas quitter le tournoi, Ron. Il est désormais lié à un contrat magique que nulle ne peut briser, pas même Dumbledore. Donc maintenant, soit vous vous serez la main en vous jurant de continuer à vous aider mutuellement, soit...

– C'est déjà tout décidé, trancha Ron. Je ne serrerai pas la main de ce tricheur !

Dean, Neville et Seamus écoutaient la conversation sans même se cacher. Draco respira bruyamment, contrarié que rien ne se déroule comme lui l'avait prévu.

– Écoute espèce de crétin, dit-il en s'approchant du lit de Ron, Harry dit qu'il n'y est pour rien dans tout ça, alors on doit le croire. Si nous, ses amis, nous nous permettons de douter de lui, alors qui d'autre le soutiendra ? Comment peux-tu lui tourner le dos alors qu'il t'a...

– Qu'il m'a quoi ? Harry m'a juste mis dans le pétrin une tonne de fois, explosa Ron. Et toi aussi ! Pourquoi est-ce que tu le défends toujours ? Tu comptes l'épouser, c'est ça ? Si tu avais été à Serpentard, peut-être même que tu l'aurais détesté !

– Mais je ne suis pas allé à Serpentard, répondit-il calmement. Je suis ici, avec vous tous, du côté de Harry. Et je sais quand il me ment. Tu devrais le savoir aussi. S'il y a bien quelqu'un dans cette école qui n'est pas prétentieux au point de vouloir une gloire éternelle, c'est bien lui.

Draco fit volte-face et retourna dans la salle de bain pour mettre son pyjama. Ron regardait Harry d'un air furieux :

– Tu as quelque chose d'autre à dire ?

– Non.

– Très bien. Bonne nuit, champion.

Ron tira brutalement les rideaux de son lit et le silence s'abattit sur le dortoir. Harry se tourna vers les autres. Dean et Seamus firent semblant d'être pris dans une conversation passionnante et Neville rangeait ses livres de cours en une pile bien nette. Quand Draco revint, Harry fut immensément soulagé de le voir. Il était si abattu qu'il pourrait sans doute s'effondrer de tristesse à tout moment. Draco le prit dans ses bras sans préavis.

– Ça va aller, dit-il. Je suis là, d'accord ? N'écoute pas ce que les autres disent de toi, je sais qui tu es.

Harry hocha de la tête.

– Merci, grogna-t-il, la voix brisée. Merci pour tout.

Harry alla se doucher à son tour et l'extinction des feux leur empêcha de poursuivre cette conversation. Dans son lit, Draco se posa une tonne de questions, notamment sur comment le nom de son meilleur ami avait pu atterrir dans la coupe. Qui avait bien pu faire une chose pareille ? Quelle avait été la faille du système ?

Ooo

Le dimanche matin, la plupart des élèves de Gryffondor décidèrent de prendre la nomination de Harry au tournoi avec philosophie. Il reçut énormément de soutien de la part de ses camarades, mais l'absence de Ron le tourmentait.

– Laisse tomber, dit Draco tandis qu'ils partaient vers le stade s'entraîner sur leur balai. Il comprendra bien assez tôt qu'il n'a absolument rien à te reprocher.

Au petit-déjeuner, Hermione lui avait dit à peu près la même chose. Selon elle, Ron était simplement jaloux, qu'il n'aimait pas l'idée de devoir marcher dans l'ombre de quelqu'un. Harry était si préoccupé que même le Quidditch ne lui aéra pas l'esprit. Au bout d'une heure, Draco décida d'abandonner.

– Bon, on y va, prononça-t-il, blasé. Et puis regarde, Viktor Krum vient par-là. Je parie que toutes ses groupies vont finir par arriver.

Il avait raison : à peine eurent-ils fait quelques pas vers la sortie qu'une ribambelle de filles débarquèrent. Harry et Draco se dirigèrent vers la volière. Harry rédigea une longue lettre à Sirius pour lui expliquer sa nomination au tournoi et Draco écrivit à ses parents pour donner des nouvelles.

Les jours qui suivirent furent encore pires, car Harry ne pouvait désormais plus éviter les élèves des autres maisons ou leurs remarques. Même Hannah Abbot, avec qui il s'était toujours très bien entendu, refusa de lui adresser la parole quand il l'approcha. Le professeur Chourave aussi se montrait distante. Harry comprenait l'attitude des Poufsouffle même s'il en souffrait. Rogue profitait de ce déchaînement de haine pour en rajouter une couche, tout comme la plupart des Serpentard.

Le pire fut d'avoir à subir un examen de baguette magique et devoir se prêter à l'interview de Rita Skeeter pour La Gazette du Sorcier. Harry se demanda quel genre d'horreur allait être publié à son sujet.

Son seul soutien dans tout ça était Draco, car Hermione était bien trop prise par la S.A.L.E. Elle disait que son association était bien plus importante que n'importe quel tournoi. Irrémédiablement, Harry et Draco se retrouvaient donc à l'écart de tout, un peu comme en première année. Un soir, Harry alla se coucher tôt, et sauta le dîner. Il en avait assez de devoir supporter tout ça.

– Harry ? prononça la voix de Draco de l'autre côté du rideau. Je t'ai apporté une part de tourte. Je m'étais dit que tu aurais quand même faim... Je peux venir ?

– Oui, tu peux venir, mais je n'ai vraiment pas faim.

Draco se faufila entre les rideaux et s'assit sur son lit. Tout de suite, il remarqua qu'il pleurait.

– Chut, ça va aller, dit-il. Tu veux que j'aille chercher quelqu'un ?

– Non, reste avec moi.

Draco s'allongea à ses côtés en lui pressant la main. Harry sécha ses larmes.

– Quand j'avais du mal à m'endormir, ma mère me chantait souvent une chanson que j'adorais, tout petit.

– Ça ressemble à quoi ?

– Tu ne te moques pas, hein ?

– Promis.

Draco prit une inspiration et chanta :

Rouge comme le feu majestueux du dragon,

Ferme tes jolis yeux couleur lagon.

Cette grande créature si belle et si rare,

Déploie ses larges ailes comme le Magyar.

Nulle richesse à trouver au-dehors,

C'est ton cœur qui est fait d'or.

Une aventure qui n'est à la portée de quidam,

Vacille le feu de ton courage parmi les flammes.

Opalines, nacrées sont ses écailles,

Robustes et inflexibles comme la rocaille.

Vole, vole, mon petit dragon,

Ferme les yeux pour cette chanson.

Harry se blottit dans les bras de Draco. Il eut la curieuse impression que l'air lui était familier.

– C'est une chanson très connue chez les sorciers, chuchota Draco. Toutes les mamans la connaissent. C'est surtout pour les bébés, en fait. Mais moi, ma mère me l'a chanté jusqu'à mes dix ans. J'ai de gros problèmes pour accepter de grandir...

Harry rigola légèrement.

– … Peut-être que ta mère te la chantait aussi, suggéra-t-il.

– Oui, peut-être.

Harry s'endormit très vite et ne préféra ne plus penser à la suite.

Ooo

Sirius lui envoya une très longue lettre pleine de conseils dès le lendemain matin. Il l'a conclu ainsi : « Je serai présent pour ta première tâche. N'aie pas peur, Harry. Les professeurs veilleront à ce que tout se passe de la meilleure façon possible. » Cela le rassura légèrement quand Dumbledore convoqua les quatre champions dans une salle de classe vide pour les tenir informer de la première tâche.

– Celle-ci aura lieue à Poudlard samedi matin à 10H, informa-t-il. Vous ne pourrez qu'emporter votre baguette magique avec vous. Cependant, comme je l'ai mentionné à plusieurs reprises, ce tournoi est centré sur l'esprit d'entraide. Pour cette première épreuve, vous aurez exceptionnellement le droit d'être accompagné par un ami qui vous secondera dans ce périple. Choisissez-le bien, car de lui dépendra votre note et donc votre classement. Vous m'annoncerez leur nom mercredi afin que je puisse prendre les mesures nécessaires. Bien, bonne chance à tous.

Fleur, Viktor et Cédric sortaient déjà, mais Dumbledore retint Harry.

– Comment te sens-tu ?

– Bien, mentit-il.

– Je savais que tu me donnerais cette réponse. Ton parrain est très inquiet. Il m'écrit presque tous les jours pour savoir comment tu supportes toute cette pression. Si tu as besoin de parler, tu n'es pas seul...

– Je sais, dit Harry d'un ton plus abrupt qui ne l'aurait voulu. Je sais, merci.

Il quitta à son tour la pièce. Draco l'attendait dans le hall, près des sabliers.

– Alors ? Qu'est-ce qu'il te voulait ?

– La première tâche, grommela-t-il.

– Déjà ? s'étonna Draco. Ça va vite. Alors, ça sera quoi ?

– J'en sais rien, admit-il tandis qu'ils marchaient vers la cabane de Hagrid pour la leçon de soin aux créatures magiques. Dumbledore a juste dit qu'on pourrait prendre uniquement notre baguette magique et un ami pour nous aider. Alors, j'imagine que la première épreuve va être très dure.

– Il va falloir que tu choisisses très bien qui t'accompagnera là-dedans.

– Pourquoi ? Tu ne veux pas venir avec moi ?

– Tu sais très bien que ça n'a rien à voir. Réfléchis un peu : Cédric, Fleur et Viktor vont tous prendre des amis qui ont à peu près leur âge et qui sont certainement très qualifiés en matière de magie. Toi aussi tu dois choisir un allier de taille. Peut-être que Angelina acceptera de participer avec toi. Elle est très forte, d'après ce qu'on raconte.

Harry ne put y réfléchir davantage, car ils arrivaient déjà. Hagrid sortit de larges boîtes où les Scroutt à Pétard s'impatientaient. Ils étaient maintenant énormes, faisant près de deux mètres de long. Certains Serpentard en avaient maintenant tellement peur qu'ils ne prenaient plus le risque de les approcher. Seul Théodore Nott s'amusait à observer de quelle façon leur ventouse fonctionnait.

– C'est fascinant, dit-il à une Pansy sur la défensive. Vraiment fascinant.

Après l'heure du déjeuner, tout le monde fut au courant que la première tâche était prévue pour la fin de la semaine. Fleur avait déjà choisi celle qui l'accompagnerait. Ce serait la fille boudeuse de l'autre jour, qui avait mis son nom dans la coupe bien avant ses camarades.

– Elle s'appelle Astride, d'après ce qu'on raconte, raconta Hermione en se servant des pommes de terre. C'est une vraie pimbêche. Les gens de Beauxbâtons ne l'aiment pas beaucoup. Ils disent qu'elle s'amuse à voler les petits amis des autres. Il n'empêche qu'elle est très forte. Son père est l'enseignant de métamorphose dans leur école.

Harry la regarda du coin de l'oeil. Astride n'était pas dans la Grande Salle, d'ailleurs on ne la voyait presque jamais dans le château comme si ce lieu était indigne de son statut. Si Astride sembla se féliciter de sa nomination, ce ne fut pas le cas de Fergus Shacklebolt, qui ne supportait pas d'être mis sous les feux de la rampe.

Fergus était le meilleur ami de Cédric, en sixième année, et faisait aussi partie de la maison Poufsouffle. Son père était un auror reconnu au ministère et il venait d'une prestigieuse famille de sang pur. Toutefois, Fergus avait un goût prononcé pour tout ce qui était illégal. Souvent, on le voyait chuchoter des choses à Lee Jordan, Fred ou George. D'après les bruits de couloirs, Fergus utilisait ses prédispositions en botanique pour faire pousser des herbes soi-disant médicinales dans son dortoir. Il les revendait ensuite à prix fort dans les toilettes des garçons.

– Il n'est pas une sérieuse menace, dit Hermione lorsqu'ils abordèrent le sujet à la bibliothèque en compagnie de Draco et Neville. Apparemment, l'année dernière, il est arrivé en retard à toutes ses B.U.S.E. Pourtant, la salle commune des Poufsouffle est celle la plus proche de la Grande Salle !

– Il est tout de même le fils de Kingsley Shacklebolt, fit remarquer Draco. Ce n'est pas rien du tout. Ils ont du sang très fort, dans cette branche de leur famille. Ce sont des magiciens hors pairs. Fergus pourrait être redoutable s'il s'y mettait, sauf que c'est un indécrottable flemmard.

– Qu'est-ce que la famille à avoir là-dedans ? demanda Hermione, à brûle-pourpoint. C'est ridicule de se dire que parce que son père est fort, lui aussi doit l'être !

– Pense ce que tu veux, formula Draco, en attendant, quand Harry sera dans son épreuve, il ne voudra sous aucun prétexte le croiser. Cédric, à côté de Fergus, c'est un enfant de choeur.

En effet, le jour suivant, Harry put le constater par lui-même. Fergus repoussa une bande de groupies un peu trop collante en claquant une porte, simplement avec sa pensée. Le Poufsouffle eut une migraine carabinée les heures suivantes. Il n'empêche que c'était un fait très inquiétant que d'avoir à affronter quelqu'un pouvant brièvement faire bouger les choses sans avoir besoin de sa baguette magique.

Les élus des champions disposèrent d'une attention constante, ce qui n'était pas du goût de Vadim, le camarade de Viktor qui l'accompagnerait lors de cette première tâche. Vadim était un garçon morose, qui suivait Viktor comme son ombre et ne souriait jamais. D'après l'enquête de Seamus, Vadim était l'un des meilleurs élèves de Durmstrang et adorait les duels sorciers.

– Ce type est une encyclopédie des sorts, commenta Seamus, le mardi après-midi. Et ce n'est pas tout ! Il est aussi câlé en potions ! Tu sais, les laboratoires Morov ? Eh bien, c'est la fondation de sa mère. Tu sais qui tu vas choisir pour t'accompagner dans l'arène ?

– Non, aucune idée, avoua Harry.

Draco lui conseillait d'aller directement demander à un élève de septième année. Hermione, pour sa part, lui certifiait que son meilleur allier face à un tournoi ne pouvait être qu'un ami véritable.

– Ne dis pas n'importe quoi, s'emporta Draco. Harry va perdre s'il prend l'un d'entre nous ! Tu te vois vraiment affronter un gars comme Vadim tranquillement ? Ça ne sera pas facile.

– Je n'ai pas dit que ça le serait, s'écria Hermione. Mais peut-être que l'épreuve n'a absolument rien à voir avec la force.

Harry pensa que Hermione avait sans doute raison, quelque part. Le tournoi des Trois Sorciers n'était peut-être pas uniquement basé sur l'idée de gagner. L'amitié avait toute son importance dans la compétition. C'est pourquoi Harry se dirigea vers Ron le soir même, tandis qu'ils rejoignaient leur dortoir.

– … Tu es sûr de ce que tu vas faire ? chuchota Draco. Absolument sûr ?

– Oui ! Maintenant, laisse-moi tranquille.

Ron leva le nez vers lui.

– Salut, dit Harry. (Ron ne répondit pas) Je sais que tu m'en veux pas mal, mais tu n'as aucune raison de le faire. Je ne suis pas heureux en ce moment, tu le vois bien, non ? Je n'ai jamais voulu faire partie de cette compétition ou... ou avoir une stupide gloire éternelle. Tout ce que je veux, c'est garder mes amis. Notre amitié est précieuse pour moi. Elle a bien plus d'importance que ce concours. Donc... Je me demandais si tu voudrais m'aider pour la première tâche.

Les yeux de Ron s'écarquillèrent de surprise.

– M-Moi ?

– Oui, je pense qu'on peut se débrouiller à merveille tous les deux. Et puis, ce n'est pas bien grave si on ne gagne pas. Au moins, tout sera comme avant. Alors, tu en penses quoi ?

– Eh bien, ça serait avec joie !

Draco roula des yeux puis alla s'isoler dans la salle de bain.

– À ton avis, poursuivit Ron qui ne semblait plus lui faire la tête, ça sera quoi cette première tâche ?

– J'en sais rien, admit Harry. Personne n'a l'air de savoir en tout cas.

Ils passèrent une demi-heure à parler du possible contenu de l'épreuve avant de tomber de fatigue.

– Je suis content que tu m'ais choisi, Harry, avoua Ron, apparemment gêné. Je ne croyais pas vraiment que tu avais mis ton nom dans la coupe. Mais j'ai été jaloux parce que... parce qu'à toi, il t'arrive toujours des choses extraordinaires.

– Crois-moi, je m'en passerai volontiers. Allez, bonne nuit.

– Bonne nuit.

La porte de la salle de bain s'ouvrit sur un Draco qui sifflotait.

– Ah bah c'est pas trop tôt ! s'énerva Seamus.

Harry et Ron éclatèrent de rire.

Ooo

Le samedi matin, Astride, Vadim, Ron et Fergus furent salués par l'ensemble de la Grande Salle tandis que le coup d'envoi de la première tâche allait être lancé. L'école se vida peu à peu de ses élèves surexcités. Draco était si inquiet qu'il passa tout le petit-déjeuner à débiter des tonnes de conseils à Harry.

– Et surtout, dit-il, garde la tête froide. Ne panique surtout pas, d'accord ? Tu as toujours tendance à faire des choses bêtes quand tu es nerveux.

– Merci, je me sens tellement mieux, maugréa Harry tandis que les Gryffondor scandaient son nom.

Il se figea sur place quand il s'aperçut que les professeurs se dirigeaient droit vers la forêt interdite. Harry et Ron se lancèrent un regard stupéfait.

– Oh, la, la, s'affola Hermione, ne me dites pas que vous allez entrer dedans ! C'est terrible !

Pour y avoir déjà mis les pieds en première année, Harry savait de source sûre que la forêt renfermait de terribles créatures. Il se demanda alors ce qu'il y découvrirait en compagnie de Ron. Plusieurs camarades leur fit des tapes dans le dos et ils finirent par arriver sur une estrade, à quelques dizaines de mètres de la cabane de Hagrid. Ce dernier avait un sourire radieux, ce qui ne présageait rien de bon.

– Champions, seconds, proclama Dumbledore d'une voix forte, vous voilà face à votre première tâche. Vous devrez pénétrer dans la forêt, y trouver un objet magique de grande valeur puis nous le rapporter. Il y en a un par équipe. Les premiers à revenir remporteront l'épreuve. Attention toutefois aux créatures de l'ombre que vous pourrez y affronter... Vous serez liés par une corde magique invisible tout au long de l'épreuve, ce qui veut dire que vous ne pourrez vous éloigner de plus de cinq mètres l'un de l'autre. Si l'un de vous est en difficulté, il n'aura qu'à projeter des étincelles rouges avec sa baguette vers le ciel. Un professeur viendra aussitôt à votre secours. Bien, Filius, veuillez lier nos champions.

Flitwick leva sa baguette magique et quatre cordes d'un bleu étincelant apparurent. Elles se nouèrent autour de la taille de Ron et Harry, qui furent parcourus d'un frisson glacé. Puis la corde disparut.

– Bien, maintenant, suivez-moi.

Les quatre binômes descendirent l'estrade et se postèrent chacun à un des points d'entrée de la forêt. Harry et Ron étaient au poteau numéro 2. C'était une catastrophe. Comment feraient-ils pour se repérer dans la forêt, et pire encore... savoir reconnaître l'objet magique ?

– À mon coup de sifflet..., cria Ludo Verpey. Un, deux, trois, c'est parti !

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Je sais avoir dit que ce chapitre arriverait vite. Il faut croire que j'ai menti. J'ai pris la décision d'arrêter les fanfictions pendant quelques temps car cela devenait assez nocif. Pour plus de détails, je vous renvoie à mon profil où j'ai tout expliqué. Pour cette fic, je trouvais ça con de ne plus updater car la plupart des chapitres suivants étaient prêts et ne demandaient plus aucun effort de ma part. Je suis partie (entre guillemets) assez déçue car je voyais vraiment que mes histoires étaient très fréquentées. Mais peu d'entre vous prenaient le temps de se manifester. Ça en devenait même un peu ridicule d'obtenir aussi peu d'avis, en porportion.

Mais bref, j'ai fait le point avec moi-même et je suis encore en train de me tâter si je dois revenir pour de bon ou arrêter de manière définitive. Parce que la fanfiction permet un échange et si les lecteurs en profitent pas, ça sert un peu à rien. Autant écrire pour soi dans son petit coin. Je n'en serai pas plus malheureuse. Mes correcteurs et amis m'avaient conseillé d'updater chacune de mes fics avec une note pour signaler ma pause (peut-être que jusqu'ici, vous ne vous en étiez pas même rendus compte). Mais je n'avais pas envie de recvoir plein de messages juste pour me dire « Désolé de ne pas avoir fait ci ou ça... Promis je vais chager ». J'en avais pas du tout envie. C'était un break plus pour moi.

Dernièrement, je vais être honnête, la fanfiction m'a cruellement manqué. J'en lis toujours, mais ne plus écrire, ne plus faire ce que j'aime le plus me tord un peu dans tous les sens. Du coup, même si je n'ai pas écrit ce chapitre récémment, même si je le fais un peu par nostalgie, ça me fera du bien. Et ça me fait d'autant plus chier parce que mes fics, je les aime trop. Bon, maintenant, la balle est dans votre camps. Je fais mon possible pour retrouver le feu sacré de mon côté.

Evidemment, je vous aime toujours (haha, quelle question). J'espère sincèrement que ce chapitre a été de l'or en boîte, que vous aurez plein de petits trucs à dire. Et, peut-être, à la prochaine pour la suite (qui est elle aussi prête mais bon... un chapitre, ça se mérite, héhé !).

p-s : La berceuse que chante Draco dans ce chapitre est de moi. Je l'ai inventé de toutes pièces (et ça m'a pas mal cassé le cul).