Posté le : 17 avril 2015.
Fiches d'identités de quelques OC de ce tome :
Tracy Davis → Elève de 4ème année à Serpentard, d'ascendance sang-mêlé (La mère de Tracy est moldue et son père est un né-moldu). Attache peu d'importance à la tradition sorcière. Calme et rusée, elle connaît tous les potins de Poudlard. Elle n'a pas vraiment de groupe d'amis fixe mais parle à tout le monde ce qui lui perment de savoir ce que les uns disent les uns des autres. Tracy et Pansy se détestent profondément. Pansy pense que Serpentard ne devrait accueuillir que les sang purs. Tracy s'entend mieux avec les filles de Serdaigle, surtout avec une fille du nom de Spinelli. Quand Tracy s'ennuie, il lui arrive d'inventer des histoires en les présentant comme vrai puis observe les conséquences de ses ragots en ricanant. Son passe-temps favoris est de torturer psychologiquement Blaise. Physique : Brune, elle a les cheveux noirs et les yeux noisettes. Elle a déteste les accessoires de ''filles'' et prête peu d'importance à son allure, même si elle est plutôt jolie.
Astride Marchaix → Elève de 7ème année à Beauxbâtons. Astride connaît Fleur depuis qu'elle a 4 ans. Elles ont été dans la même garderie magique. Astride a une mauvaise réputation dans son école car son jeu est de voler les petits-amis des autres pour ensuite les humilier. Elle dit ne s'attacher à personne mais c'est parfaitement faux. De sang-mêlée, elle est la fille du professeur de métamorphose de leur école. Astride a trois frères plus âgés qui ont fini leurs études. Elle est passionnée par la cuisine et voudrait ouvrir un jour un restaurant sorcier sur la Côte d'Azur. Physique : Petite, châtain, a toujours le nez froncé lui donnant l'air d'avoir constamment quelque chose de répugnant sous le nez.
Vadim Morov → Elève de 7ème année à Durmstrang. De nationalité russe, il est l'un des rares amis de Viktor Krum. Vadim s'y connaît beaucoup en matière de duel sorcier. Il est l'un des meilleurs élèves de son établissement. Il ne sourit jamais et ses yeux calculent souvent ce qu'il se trouve tout autour de lui. Karkaroff l'adore et n'hésite pas à afficher ouvertement sa préférence. Il vient d'une prestigieuse lignée de sang pur spécialisé dans l'art des potions. Sa mère fabrique des préparations connues dans le monde entier (la marque « Les laboratoires Morov »). Physique : de taille moyenne, brun, silhouette athlétique.
Fergus Shacklebolt → Elève de 6ème année à Poufsouffle. D'allure dégingandé, Fergu a l'air de s'amuser de toute chose se trouvant sous son nez. Il est l'un des meilleurs ami de Cédric. Malgré le poste d'auror de son père Kingsley au ministère et son éducation stricte, Fergus a un goût très prononcé pour tout ce qui est illégal. Il est l'un des rares élèves dans l'histoire de l'école (avec les Maraudeurs, et les jumeaux, entre autre) a avoir passé plus de temps en retenue que dans sa salle commune. Fergus a déjà été dans le bureau de Dumbledore pour un avertissement conduite. Il utilise ses prédispositions en botanique pour faire pousser de ''l'herbe médicinale'' dans son dortoir. Draco l'a déjà surpris en train de fumer de la mandragore dans les toilettes des garçons. Fergus est sorti avec plusieurs filles qu'il a toutes plaquées au bout d'une semaine... ce qui ne les empêche pas de revenir en courant. Même s'il s'est présenté en retard à chacun de ses examens de BUSE, il a réussi à toutes les avoir. Ce qui l'empêche de se démarquer dans ses études, c'est sa flemme légendaire. Il est fils unique et ses parents sont divorcés. Il est le cousin éloigné de Blaise Zabini. Physique : grand, les yeux noirs.
Nota Bene : D'autres personnages inédits interviendront brièvement au cours du tome.
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Tome 4
« Draco Malfoy et l'ombre de Durmstrang »
PARTIE III
Chapitre : « La première tâche »
Harry et Ron se mirent aussitôt en route. À peine après avoir parcouru quelques mètres, les arbres se resserraient autour d'eux, les enfermant dans un étau de végétation et d'obscurité. Ils entendaient à peine les acclamations de leurs camarades, comme s'ils avaient la tête maintenue sous l'eau. Aucun son, ou presque, ne filtrait dans la forêt. Même leur respiration haletante renforçait le sentiment d'être seuls contre le reste du monde.
Harry n'avait strictement aucune idée de quelle direction avait emprunté les autres, et s'ils finiraient par mettre la main sur un objet magique. Ici, impossible de se repérer. Il faisait comme nuit. Harry misait donc sur son habituelle chance insolente pour se sortir de ce trépas.
– On va d'abord essayer par ici, dit-il à un Ron qui tremblait des genoux.
Ils marchèrent ainsi pendant une vingtaine de minutes, sans échanger un mot, l'oreille tendue, à l'affût du moindre bruit insolite. Subitement, une pomme de pin tomba sur la tête de Ron.
– Aïe ! Continuons, c'est rien.
Mais une seconde arriva bientôt, puis encore deux autres. Harry leva la tête et éclaira l'arbre. Sur une branche, un singe avec une épaisse fourrure argenté les regardait d'un air amusé.
– C'est une Demiguise ! s'exclama Ron. Waouah, j'en avais encore jamais vu d'aussi près. En général, au zoo, on ne les voit jamais.
– Comment ça ?
– Ce sont des animaux qui peuvent se rendre invisibles quand ils sont de mauvaise humeur ou se sentent menacés. On utilise leurs poils pour fabriquer des capes d'invisibilité... Mais, vaut mieux pas le mentionner devant eux, sinon, ils se mettent dans des colères incroyables. En général, quand ils aiment bien quelqu'un, ils peuvent le rendre invisible. C'est Charlie qui me l'a dit.
– On peut les apprivoiser ?
– Oh, oui. Mais ça prend des années. Alors, je ne crois pas que cette Demiguise nous aidera à devenir invisibles, ce qui aurait été pratique si on croisait les autres...
Ils reprirent leur marche. Des rapaces voletaient au-dessus de leur tête et le silence devenait oppressant. Entre deux arbres, une énorme pierre bloquait le passage.
– Il va falloir escalader, dit Harry en rangeant sa baguette dans sa ceinture.
Il venait à peine de commencer à grimper que la terre se mit à trembler. Une tête, des mains, des bras, apparurent. Ce n'était pas une pierre, mais un troll endormi ! Le troll grogna de fureur d'être réveillé et saisit Harry par la cheville.
– Qu'est ça ? rugit le troll en secouant Harry comme une poupée de chiffon. Qu'est ça ?!
Ron était au sol, pétrifié de terreur. Le troll devait bien faire quatre ou cinq mètres. Sa peau grisâtre était recouverte de mousse. Le troll reniflait Harry et essaya de l'éplucher comme une banane.
– Viande ?
– Non ! s'époumona Harry. Je ne suis pas de la viande.
– Viande parle.
– Ron, fait quelque chose !
Le troll tournait déjà les talons, Harry dans son poing. Ron éprouva du mal à le suivre, tant ses enjambées étaient spectaculaires. Il s'écorcha les joues, ainsi que sa robe de sorcier. Le troll entra dans une espèce de grotte où un tas d'ossements s'amoncelait.
– Viande ! rugit-il.
Tout à coup, d'autres trolls – bien plus petits – sortirent de nulle part en couinant.
– Ron, ce sont ses enfants, devina Harry, toujours suspendus. Il va me cuire pour nourrir ses gamins ! Neutralise-le !
Mais c'était bien plus facile à dire qu'à faire. Ron tenta de se rappeler les leçons de Hagrid en matière de créatures magiques. En troisième année, ils avaient bien entendu abordé les trolls. C'était même un des tout premiers chapitres ! Par Merlin, pourquoi était-il si distrait en classe ?
– Je sais ! Ils détestent la lumière ! LUMOS MAXIMA !
La clairière fut comme irradiée d'un petit soleil. Harry glissa des doigts du troll et atterrit sur une branche. Les trolls se protégèrent les yeux avec leurs mains, mais c'était trop tard. Ils étaient tous transformés en pierre. Essoufflé, Ron rangea sa baguette et aida Harry à descendre.
– Ça va, rien de casser ?
– Non, c'est bon. Merci beaucoup.
– On va dans une autre direction, hein ? demanda Ron.
– Oui, plutôt par-là.
Le sentier semblait un peu plus clément que celui qu'ils avaient jusqu'ici emprunté. La végétation y était luxuriante, mais aussi méconnue. Harry tira Ron par le bras, le forçant à s'agenouiller dans un buisson. À quelques mètres d'eux, Cédric Diggory effectuait une roulade sur le côté afin d'éviter le fouet d'un tentacule. L'énorme plante, monstrueuse, dévoilait ses dents à un Fergus nullement impressionné. Il la regardait presque avec des yeux amoureux.
– Joli spécimen, complimenta Fergus en agitant sa baguette magique. Mais je dois te mettre hors d'état de nuire. Reducto !
Le souffle du sortilège hérissa des cheveux sur la nuque de Harry. Il vit entre les feuillages la tentacula vénéneuse se rapetisser jusqu'à ne devenir qu'une simple graine inoffensive. Fergus la glissa dans sa poche devant le regard scandalisé de son meilleur ami.
– Quoi ? dit-il. Ne me regarde pas comme ça, Cédric, tu sais très bien que les frères Weasley m'en donneront un très bon prix.
– Si Chourave apprend que tu te balades avec une tentacula, tu n'imagines pas les...
Mais on n'entendait plus leurs voix. Ils avaient disparu des alentours et Harry et Ron se levèrent, les genoux pleins de terre.
– Bon, au moins, Fergus nous a débarrassés de ce truc immonde, relativisa Ron.
Ils parcoururent encore une centaine de mètres avant de tomber sur un hippogriffe particulièrement énervé. Harry et Ron rebroussèrent chemin plutôt que d'affronter cette créature aux sautes d'humeur dévastatrices. Un bruit d'explosion retentit sur leur droite. Quelqu'un percuta Harry
qui se retrouva par terre. C'était Vadim, le partenaire de Viktor Krum.
– Qu'est-ce qu'il se passe ? paniqua Ron.
– Des vers de terre, grogna Viktor qui reculait davantage.
À peine eut-il fini sa phrase que trois énormes Scroutt à Pétard, qui avaient encore prodigieusement grossis depuis le début de la semaine, émergèrent entre les racines d'un arbre centenaire. Les scroutts de Hagrid semblaient extrêmement joyeux de retrouver le grand air et explosaient à tout bout de champ. Harry se plaqua les mains sur les oreilles. Vadim se redressa.
– Abuecto ! formula-t-il.
Le maléfice rebondit sur sa carapace. Le Scroutt émit un couinement désagréable, mais ne s'en formalisa pas.
– Vous étudiez ces créatures, non ? dit Viktor. On ne vous a pas dit comment les combattre ?
– Euh, non, admit Harry, pris au dépourvu. Notre professeur ne veut pas qu'on leur fasse du mal.
– Il a tort ! cria Vadim. Envexo !
Un long filament violet sortit de l'extrêmité de sa baguette, s'enroula autour d'un des Scroutt et eut pour effet de le compresser. Le Scroutt se débattait tant bien que mal.
– Envexo, dit Viktor, afin de joindre ses forces à celui de son ami.
Mais le sortilège n'eut que pour effet de faire baver de rage les Scroutts.
– Wingardium Leviosa ! tenta Harry.
Mais c'était un geste stupide. Les Scroutts semblaient détester la hauteur, et étaient désormais prêts à tout pour leur faire du mal. Ils se déplaçaient à une vitesse impressionnante.
– Courrons ! s'écria Ron.
Tous les quatre foncèrent à travers la forêt sombre en détalant le plus vite possible. Ils avaient du mal à distancer les Scroutts qui utilisaient leur ventouse pour exploser et faire des bonds prodigieux de deux mètres. Finalement, au bout de deux minutes à peine, les Scroutts firent demi-tour.
– Ils sont trop gras pour nous poursuivre sur une longue distance, déclara Vadim. Parfait.
Ils avancèrent d'un pas et tombèrent tous dans un trou creusé dans le sol et matelassé d'une substance blanche, épaisse et collante.
– Eurg ! dit Ron en tentant de se défaire de cette emprise. C'est comme se retrouver dans le slip de Goyle.
Harry regarda autour de lui. Ce n'était vraiment, vraiment pas bon signe.
– Il faut qu'on parte de là, dit aussitôt Viktor. Vadim, ma baguette est dans ma poche. Essaie de l'attraper.
Son ami tentait maladroitement de renfermer ses doigts dessus quand une ombre gigantesque l'empêcha tout à coup de voir. Ils levèrent le nez. Une araignée gigantesque, de la taille d'une citerne, fonça vers eux. Elle enroula d'abord Viktor dans la substance qu'elle sécrétait tandis que Ron s'époumonait, transi de peur. Vadim planta son regard dans l'araignée, comme s'il ne mesurait pas pleinement le danger. L'arachnide hissa le corps de Viktor hors du trou, et le passa à une de ses congénères.
– Ce n'est rien, dit tranquillement Vadim à Ron. Ça fait partie de l'épreuve. Les profs surveillent.
Cependant, Harry n'en était pas aussi sûr. Ils furent tous enroulés dans de la toile, puis ballottés le long d'un chemin sinueux et en pente. L'effroyable créature qui le retenait prisonnier prit la direction d'un dôme en toile d'araignée qui occupait le centre de la fosse. Ses congénères se précipitèrent alors de tous côtés en agitant frénétiquement leurs pinces à la vue de la proie qu'elle transportait.
– Aragog ! cria le monstre. Aragog !
Une araignée de la taille d'un petit éléphant émergea alors très lentement du dôme. Les poils de son dos et de ses pattes grisonnaient et les huit yeux de sa grosse tête repoussante étaient tous d'un blanc laiteux. La créature était aveugle.
– Qu'y a-t-il ? demanda-t-elle en agitant rapidement ses pinces.
– Des humains, cliqueta l'araignée qui avait capturé Harry.
– C'est Hagrid ? demanda Aragog en s'approchant.
– Non, des étrangers. (À cette appellation, Vadim renifla dédaigneusement)
– Alors, tuez-les, cliqueta Aragog d'un ton agacé. J'étais en train de dormir.
– Nous sommes des amis de Hagrid ! s'écria Harry.
Il avait l'impression que son cœur lui était remonté dans la gorge. Il entendit les pinces des araignées cliqueter tout autour de la fosse.
Aragog resta un instant silencieux.
– Hagrid ne nous a jamais envoyé d'hommes sans prévenir, dit lentement le monstre.
– Nous nous sommes perdus, avoua Viktor. Nous sommes des champions pour le Tournoi des Trois Sorciers. Nous voulons simplement retourner chez nous.
Harry était stupéfait du calme olympien dont il faisait preuve. Sa voix ne trahissait aucunement sa crainte – si seulement il en éprouvait.
– Un tournoi ? répéta Aragog. Quel en est le but ?
– Nous sommes plusieurs humains lâchés dans la forêt, répondit Vadim. Nous devons retrouver quatre objets magiques et les ramener à nos directeurs.
– Dumbledore sait que vous êtes ici, alors...
Harry voyait où il voulait en venir. Et Vadim avait eu raison de le mentionner : nulle créature de la forêt n'oserait s'en prendre à eux si Dumbledore était au courant de leurs allers et venues. C'était beaucoup trop risqué. Cependant, les dizaines d'autres araignées géantes n'avaient pas l'air tout aussi réceptives à leurs propos. Elles se trémoussaient d'impatience le long des parois, faisant frissonner Ron de terreur.
– Vous cachez l'objet ? demanda abruptement Vadim. Où est-il ?
Ce n'était sans doute pas la bonne chose à dire, car les huit yeux de Aragog se braquèrent aussitôt sur lui.
– Nous autres, les Acromentules, ne sommes pas les jouets de vulgaires humains. Nous ne nous mêlons guère à vos histoires ou vos querelles. Nos tournois à nous se finissent toujours par une mise à mort. Je ne crois pas un seul instant à votre tournoi. Hagrid m'aurait forcément averti s'il y en avait eu un dans ma maison.
Harry se dépêtrait de sa toile.
– Dans ce cas, il ne nous reste plus qu'à partir. Nous ne voulons pas causer plus de désordre, dit Harry avec l'énergie du désespoir en entendant des bruissements de pattes derrière lui.
– Partir ? dit lentement Aragog. Je ne crois pas...
– Mais... mais... Votre humble sainteté l'araignée, baragouina Ron, pâlissant à vue d'oeil.
– Mes fils et mes filles ne font aucun mal à Hagrid car je le leur interdis. Mais si un peu de viande fraîche s'aventure jusqu'à nous, je ne peux les empêcher d'en profiter. Adieu, amis de Hagrid.
Harry sortit sa baguette magique et cria :
– Lashlabask !
Aussitôt, la toile dans laquelle était empêtrée Ron, Viktor et Vadim se rétractèrent et ils récupérèrent l'usage de leurs membres. Harry fit volte-face. À quelques mètres de lui se dressait un véritable mur d'araignées dont les pinces cliquetaient avec avidité. Les yeux innombrables de leurs têtes noires et repoussantes brillaient d'une lueur gourmande... Ron courrait déjà à toutes jambes vers la sortie.
– Glumen ! fomula Vadim.
Une mare de colle apparut sur le sol, emprisonnant les nombreuses pattes de leurs agresseurs. Les acromentules poussèrent des cris hystériques de rage. Les quatre garçons continuèrent de progresser un moment puis, deux silhouettes foncèrent sur eux. Pendant un instant, Harry pensa que cela serait encore d'autres araignées. Mais non ! C'était deux hippogriffes.
– Buck ! s'écria-t-il, son cœur faisant un bond de bonheur. (Il s'inclina) On peut grimper ?
Buck et son congénère acceptèrent sans se rabrouer. Harry et Ron cavalèrent aux côtés de Viktor et Vadim. Au bout d'un quart d'heure, ils descendirent des hippogriffes.
– Merci, dit Harry en caressant le plumage de Buck.
– Merci beaucoup, mon vieux, renchérit Ron, qui avait repris des couleurs.
– Bon, nous allons partir de ce côté, informa Viktor. Bonne chance.
Quand ils furent suffisamment loin, Ron marmonna :
– Il faut vraiment être dingue pour vouloir faire ce concours.
– Maintenant, tu me crois quand je te dis que je n'ai pas mis mon nom dans la Coupe ? Bon, allez, par-là.
Une pomme de pin atterrit sur sa tête.
– Oh, non, pas encore toi ! se lamenta Harry.
La Demiguise était revenue, sautillant de branche en branche. Elle était tellement surexcitée, que de temps à autre, elle devenait invisible.
– Je... Je crois qu'elle veut nous montrer quelque chose, devina Ron. Suivons-la !
Le singe courut à travers la forêt, dans une direction opposée à celle des araignées. À bout de souffle, ils arrivèrent près d'une cascade à l'eau pure. Harry poussa une exclamation stupéfaite, cela ressemblait à une sorte d'oasis. Des dizaines de Demiguises criaient sur leur passage ou bondissaient.
– Comment on fait pour savoir où est l'objet ? dit Ron.
– La formule de Lupin ! Malicia Revelio !
Dès lors, un objet – qui semblait être parfaitement invisible auprès de bébés singes – scintilla d'une lueur bleutée. C'était une boule de verre où au milieu se trouvait une minuscule pierre triangulaire, d'un bleu nuit éblouissant.
– Merci, dit Harry à la Demiguise.
– Qu'est-ce que c'est à ton avis ? demanda Ron, stupéfait.
– J'en sais rien, on aura tout le temps de le savoir plus tard, dit Harry en rangeant le globe en verre dans sa poche. Maintenant, on doit faire demi-tour... Mais... par où ?
Les singes semblaient ravis de pouvoir les aider, car ils leur montrèrent le chemin. Une fois à l'orée de la forêt, Harry et Ron furent accueillis par une explosion de joie. Cédric et Fergus étaient déjà là, soignés par Mrs Pomphresh. Il y avait également Fleur et Astride qui souriaient largement à la foule. Harry montra sa sphère à Dumbledore qui lui offrit un sourire :
– Et voici le troisième binôme de l'épreuve ! Weasley et Potter !
Les Gryffondor étaient fous de joie. Apparemment, Viktor et Vadim furent les derniers arrivés. Ils avaient l'air d'être tombés à pied joint dans une mare de boue. Maugrey les regarda progresser de son œil magique tournant en tout sens.
– Et nos derniers, Morov et Krum ! Bien, maintenant, les juges vont délibérer.
Dumbledore et les autres professeurs se réunirent dans une tente. Draco et Hermione se frayèrent un chemin parmi la foule.
– Troisième ! C'est génial ! s'exclama Draco.
– Oui, c'est vrai, admit Harry. Mais on a eu chaud là-dedans.
– Il y a vraiment tout un tas de saletés dans ces bois, ajouta Ron. Je n'y mettrais plus jamais les pieds.
– Alors, qui est arrivé en premier ?
– Fleur, répondit aussitôt Hermione. Elle a trouvé sa sphère près d'un nid de Scroutts à Pétard. Ils protégeaient l'objet magique. Elle n'a même pas mis vingt minutes ! Ensuite, Cédric a dû déclarer forfait pour l'épreuve.
– Quoi ?!
– Fergus et lui se sont fait charger par un troupeau de licornes, éluda Draco en souriant. Les licornes n'aiment pas du tout les garçons, et encore moins ceux qui collectionnent les conquêtes.
– Puis il y a eu vous, dit Hermione, ce qui veut dire que vous allez sûrement être deuxième !
Hermione avait raison. À l'annonce du score, Harry sentit son cœur faire un saut périlleux. Mais ce qui était encore plus génial, c'était de voir Sirius, du côté des spectateurs, lui faisant de grands signes de la main.
– Sirius !
– Mon garçon !
Son parrain semblait fou de joie.
– Tu t'en es tiré à merveille, dit-il en lui ébouriffant les cheveux. Ton père aurait été très fier de toi.
Ils repartirent bras dessus, bras dessous jusqu'au château.
– J'étais inquiet, je dois dire, avoua Sirius tandis qu'ils franchissaient les portes du hall.
– Tu as sûrement oublié que j'étais naturellement chanceux.
Ils rirent tous les deux, mais se figèrent aussitôt quand ils croisèrent Rogue. Il regardait Harry et Sirius curieusement, avec un mélange de dégoût et... autre chose, de plus indéfinissable.
– Potter, Black, prononça-t-il comme si ces noms écorchaient sa langue, belle victoire.
Aucune trace de joie n'alternait sa voix monocorde et glacée.
– Tu es venu regarder ? s'enquit Sirius.
– Non, j'avais des choses plus intéressantes à faire. Et puis, il faut bien que quelqu'un surveille le château pendant que toute la haute société vénère ce jeu absurde.
Sirius aboya de rire.
– Oui, c'est ça... Tu disais la même chose à propos du Quidditch. Pourtant, ça ne t'a pas empêché d'essayer un Comète 260 un soir, à l'abri des regards. (Sirius éclata de rire) Cette pauvre bourrique n'arrêtait pas de se rabrouer.
Harry était légèrement mal à l'aise, et au vu du regard flamboyant que lui lança son professeur de potions, il sut qu'il le paierait d'une manière ou d'une autre.
– Si vous voulez bien m'excuser, prononça amèrement Rogue en faisant demi-tour.
– Ah, celui-là, je me suis toujours demandé pourquoi il était professeur. Il déteste les enfants.
– Peut-être qu'il ne les aurait pas autant détestés s'il en avait eu lui-même, suggéra Harry.
Ils pénétrèrent dans la Grande Salle. Sirius rit de nouveau, comme si la simple idée de savoir Rogue père d'un enfant était la chose la plus comique de l'univers. Harry se demanda s'il aurait été aussi sévère que ça, et si son enfant avait été à Poudlard, quel accueil lui aurait-on réservé ? Tout le monde l'aurait probablement détesté.
À la table des Gryffondor, Mrs Weasley était là avec Percy. Elle félicitait bruyamment Ron qui était plus rouge encore que l'écharpe de son uniforme.
– Bravo à tous les deux ! dit-elle. Bravo Harry !
À la table voisine, les Poufsouffle étaient d'humeur morose. Cédric et Fergus étaient parfaitement silencieux, encadrés par leur père respectif. Mr Shacklebolt répandait une aura de puissance incontestable et Harry comprenait désormais pourquoi Draco redoutait cette famille. Ils déjeunèrent tous dans la joie et la bonne humeur. À la fin du repas, Dumbledore se leva pour annoncer le départ le soir même de la délégation Durmstrang.
– … En effet, prononça le directeur, Mr Karkaroff retournera dès ce soir dans son école afin de préparer les lieux pour notre imminente arrivée. Mme Maxime et ses élèves resteront à Poudlard et feront le déplacement vers le nord avec nous. Je demande donc aux deux champions de Poudlard de dresser, chacun de son côté, une liste des douze élèves qui les accompagneront. Vous pouvez choisir n'importe qui. Mais je n'ai qu'une exigence : il vous faudra trois élèves de chacune de nos quatre maisons, dans un souci de justice et d'équité. Vous me communiquerez cette liste d'ici trois jours afin que je puisse contacter toutes les familles concernées afin de recueillir les autorisations de voyage. Bien, veuillez applaudir encore une fois le champion de Durmstrang, son second, ainsi que ses camarades. Toutes mes félicitations à Durmstrang pour cette troisième place !
Des applaudissements polis retentirent dans la Grande Salle.
– Je vous libère à présent !
Harry bondit de sa chaise pour aller voir le professeur Lupin. Il voulait le remercier pour leur avoir appris le sortilège de Malicia Revelio, sans quoi, Ron et lui n'auraient pu réussir l'épreuve. Sirius et les autres parents repartirent vers le portail après une dernière accolade.
– Prends soin de toi, Harry. Et surtout, écris-moi dès que tu seras arrivé à Durmstrang, recommanda Sirius. Au revoir Draco.
– Au-Au revoir, balbutia-t-il, pris au dépourvu.
Harry et Draco le regardèrent s'éloigner puis s'apprêtèrent à repartir vers leur salle commune. Toutefois, Blaise Zabini leur barra la route.
– Pas si vite, Potter, dit-il. J'ai quelque chose à te dire.
– Quoi encore ? Je suis crevé là.
– Tu as entendu Dumbledore. Pour ta délégation, tu vas devoir choisir des élèves de toutes les maisons, ce qui veut dire Serpentard y compris. Je te facilite les choses, vois-tu. Je me porte volontaire pour t'accompagner au bout du monde.
– Tu dis juste ça parce que tu crèves d'envie d'aller à Beauxbâtons, devina Draco en tirant Harry par le bras. Il y réfléchira tout seul, et tu apprendras les noms par Dumbledore, comme tout le monde.
Ooo
Blaise n'avait été que le premier d'une très longue file de personnes. Les jours suivants, tous les élèves de Poudlard – dont certains qui ne lui avaient encore jamais adressé la parole – se mirent à le supplier de l'inscrire sur sa liste. Cédric aussi était soumis à autant de pression, voire plus, car il connaissait davantage de monde dans le château. Quoiqu'ils décident, ils feraient sans doute des déçus et Harry éprouvait quelque scrupule à l'idée de faire du mal à ses camarades. Draco prenait la situation avec calme et choisissait déjà quels vêtements il emporterait dans sa valise.
– À Durmstrang, il fera très froid, dit-il à Ron tandis qu'ils parcourraient ensemble le dernier exemplaire de Fier Sorcier, alors qu'à Beauxbâtons, il fera forcément chaud. Alors à ton avis, je prends quoi ? Plus de pulls ou plus de tee-shirt ? ou... un mélange des deux ? Tu crois qu'on devra aussi porter leurs uniformes ?
– Ils ne portaient pas le nôtre ici, fit remarquer Ron.
– Vous parlez comme si votre nom était déjà sur la liste, fit remarquer Harry en cessant de lustrer son Éclair de Feu.
– Tu as plutôt intérêt à nous emmener, s'offusqua Ron. Sinon, à ton retour, on te fait la tête au carré.
– Dix-huit paires de chaussettes ce n'est peut-être pas suffisant, marmonna Draco en traçant un trait sur un long rouleau de parchemin répertoriant sa garde-robe. Je vais demander à ma mère de m'en envoyer sept autres. Des neuves, en poils de Woot. Il me faudra aussi des robes de soirée, pour les visites de courtoisies et des bottes... Oh, la, la, comment je vais faire entrer tout ça ?
– J'ai de la place dans ma valise, prononça Ron. Si tu veux, tu peux mettre une partie de tes vêtements dedans.
– Merci.
Ce qui était bien avec cette année scolaire, c'était que Draco et Ron s'entendaient terriblement mieux et pouvaient même passer une journée ensemble, à l'écart des autres. Harry décida de les laisser discuter tous les deux pour mettre au point sa liste. Toutes les dizaines de minutes, il rayait des noms, les remplaçant par d'autres.
Un après-midi, à bout de nerfs, il alla errer dans les couloirs du château. Il y croisa une fille de Serdaigle aux airs loufoques et qui traînait de temps à autre avec Ginny. Quand il passa juste sous son nez, elle l'observa avec des yeux ronds :
– Tu es Harry Potter.
– Je sais qui je suis.
– Moi, en ce moment, je ne sais pas trop. Les joncheruines m'embrouillent pas mal le cerveau. (Elle regarda ce qu'il tenait à la main) C'est ta liste de la délégation ? Oh, il y a plein de ratures ! Toi aussi les joncheruines t'embêtent ?
– Sans doute, admit-il. J'ai peur qu'en ne choisissant pas les bonnes personnes, on se mette encore à me détester.
– Ils te détesteront probablement quand ils verront qu'à Durmstrang il y a sur un mur tagué le signe des Reliques de la Mort. C'est mon père qui me l'a dit. Moi, ça me ferait un peu réfléchir.
Harry ignorait ce qu'étaient les Reliques de la Mort et ne voulait pas en entendre parler.
– C'est quoi ton nom ?
– Luna Lovegood, de Serdaigle.
– Il me manquait justement une place pour Serdaigle. Je ne connais pratiquement personne là-bas. À part une fille qui s'appelle Cho, alors...
– Tu as essayé de l'inviter ?
Harry hocha douloureusement de la tête. Ce souvenir était encore cuisant. Il s'était humilié tout seul devant Cho et ses copines, et le pire dans tout ça, c'est que Cédric la prenait déjà dans sa délégation !
– Bon, euh, à plus tard, dit Harry. Je vais donner ça à ma directrice de maison. Je n'en peux plus de rester là, à réfléchir sur qui vient avec moi et qui reste au château.
Le matin suivant, la liste complète de la délégation de Poudlard fut affichée dans chaque salle commune. Draco poussa un petit cri hystérique en voyant son nom, comme s'il ne s'attendait pas vraiment à le voir apparaître.
DÉLÉGATION DE POUDLARD POUR LE TOURNOI DES TROIS SORCIERS
Gryffondor
Nayad Flores (6ème année) – Hermione Granger (4ème année) – Cormac MacLaggen (5ème année) – Draco Malfoy (4ème année) – Jes Montgomery (6ème année) – Ron Weasley (4ème année)
Poufsouffle
Hannah Abbot (4ème année) – Susan Bones (4ème année) – Bradley Dorny (6ème année) – Ernie MacMillan (4ème année) – Fergus Shacklebolt (6ème année) – Casper Summersby (6ème année)
Serpentard
Tracy Davis (4ème année) – Diana Faucett (6ème année) – Terence Higgs (7ème année) – Théodore Nott (4ème année) – Adrian Pucey (5ème année) – Blaise Zabini (4ème année)
Serdaigle
Terry Boot (4ème année) – Patrick Chambers (6ème année) – Cho Chang (5ème année) – Luna Lovegood (3ème année) – Padma Patil (4ème année) – Sally Ann Perks (7ème année)
Harry ne connaissait pas la plupart des noms et espéra de tout cœur que les élèves qu'emmenait Cédric seraient plutôt sympathiques et faciles à vivre.
– C'est très bien ! Il y a presque autant de filles que de garçons, se félicita Hermione. J'ai hâte de connaître tout le monde.
– C'est toi qui a invité Blaise ? s'enquit Dean. Je ne pensais pas que tu cèderais.
– Tout le monde céderait si quiconque avait dû subir un harcèlement pareil, marmonna Harry.
Draco pouffa de rire.
– Pansy Parkinson va être folle de rage que Tracy y aille et pas elle, fit remarquer Ron.
– Plusieurs mois sans la voir ne nous feront que du bien, déclara Harry en s'étirant. Et puis, je ne l'ai jamais vraiment aimé. Elle ne pourra pas faire comme si ma décision l'étonnait vraiment. Tracy est beaucoup plus drôle à côté.
Hermione se mordit les lèvres, comme se retenant de dire quelque chose.
– Oh, regarde, murmura Ginny à une de ses copines, il y a quand même un espoir d'y aller...
Tout en bas de la liste était écrit :
Les familles des élèves concernés recevront dans la matinée un formulaire à retourner pour l'autorisation de voyage. Les élèves choisis ne souhaitant pas participer à l'expérience pour des raisons qui les concernent peuvent toujours se rétracter. Veuillez en informer au plus vite votre directeur de maison qui se chargera de vous faire remplacer.
– Qui serait assez stupide pour refuser une opportunité pareille ? demanda Draco d'une voix forte.
Ils descendirent prendre leur petit-déjeuner.
– À votre avis, que nous réserve Dumbledore ? dit Hermione.
– De quoi tu parles ?
– Eh bien, c'est évident, Ron ! Durmstrang est venu en bateau, Beauxbâtons en carrosse... À ton avis, comment nous, on se déplacera ?
– On s'en fiche ! s'exclama Draco. On va aller à l'étranger ! C'est le plus important à retenir, non ?
Electra, la chouette de Draco, se posa à la table des Gryffondor en poussant un hululement réjoui. Elle portait avec Boniface, le hibou grand duc de la famille Malfoy, un énorme colis frappé par le seau d'une boutique de vêtements de luxe.
– Ah, enfin ! s'impatienta Draco.
Il ouvrit le carton.
– Tiens, Ron. Je t'ai pris une robe de soirée. C'est un cadeau pour m'avoir aidé à commencer ma valise.
– P-P-Pour moi ? bégaya Ron. Pour de vrai ?
Draco n'en avait pas conscience, mais c'était sans doute la première fois de sa vie que Ron obtenait quelque chose de neuf. Draco sortit de son sac sa liste de vêtements à prendre et raya « capes de voyage », « cache-nez » et « gants en fourrure ». Harry trouvait qu'il y mettait autant de sérieux qu'un styliste la veille d'un défilé de mode.
Cette semaine à Poudlard fut beaucoup plus longue que les autres, car tout le monde appréhendait le départ de la délégation pour Durmstrang. Une amie de Cho Chang avait pleuré leur prochaine séparation pendant tout le dîner. Blaise se moquait ouvertement de Pansy qui avait l'air de vouloir arracher la tête de quelqu'un. Luna Lovegood, égale à elle-même, apprit qu'elle avait été sélectionnée quand elle reçut un courrier de son père avec son autorisation de voyage signée.
– Tu es sûr de vouloir l'emmener celle-là ? dit Ron. Elle est un peu bizarre.
Harry s'en fichait. Elle avait l'air bien plus sincère que la plupart des personnes qui lui avaient léché les bottes pour avoir leur nom sur la liste.
Vendredi soir, Harry, Ron, Draco et Hermione tremblaient d'anticipation, car l'heure du voyage avait sonné. Leurs valises qu'ils avaient fini par boucler s'étaient volatilisées tandis qu'ils assistaient à leur dernier cours de l'année à Poudlard, celui de Potions. « L'oeuvre des elfes de maison », avait sombrement dit Hermione en constatant que sa malle avait disparu de son dortoir.
La Grande Salle était silencieuse après le repas et les élèves de Beauxbâtons jetaient des coups d'oeil furtifs vers la porte, comme s'ils étaient pressés de s'en aller. Maugrey Fol'Oeil était déjà emmitouflé dans une épaisse cape de voyage, son œil magique fixé sur Harry.
– Bien, voici le temps des au revoir. En mon absence, je confie l'école à notre directrice adjointe, le professeur MacGonagall. Les cours se dérouleront comme d'habitude pour vous. Pour ceux m'accompagnant à Durmstrang puis à Beauxbâtons, le professeur Maugrey sera votre pédagogue. J'imagine que maintenant, vous brûlez tous d'envie de savoir comment la délégation de Poudlard va se déplacer. Rusard, le Choixpeau s'il vous plaît.
Pendant un instant, Harry pensa qu'ils devraient tous se le mettre sur la tête pour se téléporter. Mais Hermione avait répété un nombre incalculable de fois qu'il était impossible de transplaner dans l'enceinte du château. Dumbledore attrapa le chapeau magique par sa pointe et dit :
– Comme vous le savez, le Choixpeau a été constitué de l'esprit des quatre fondateurs de l'école. Chacun lui a transmis un semblant de son héritage et de son intelligence. Puisque la prochaine cérémonie de répartition aura lieue en septembre, nous pouvons donc invoquer les avatars des fondateurs sans nuire à quiconque. (Draco retenait son souffle. Dumbledore agita sa baguette magique au-dessus du Choixpeau) J'appelle Ravaa, la reine des cieux et du savoir.
Un long filament bleuté tourbillonna hors du choixpeau et fit le tour de la Grande Salle, se mêlant aux élèves. Ces derniers poussèrent des exclamations d'émerveillement. Subitement, le jet de lumière se métamorphosa en oisillon, puis en oiseau de la taille d'un petit chien, puis en aigle royal tout à fait banal, jusqu'à grossir et atteindre une taille immense. Lorsque ses ailes se déployèrent, elles arrivaient à faire la moitié de la table des professeurs. L'aigle se posa auprès de Dumbledore.
– Je suis Ravaa, dit l'aigle d'une voix féminine et grave, l'avatar de Rowena Serdaigle. Je l'ai suivi tout au long de sa vie et lui ai insufflé chacune de ses perles de sagesse. Rowena était mon amie. Nous avons tellement voyagé ensemble et c'est avec plaisir que je vous accompagnerai, et vous défendrai dès que vous aurez besoin de moi, élèves de Poudlard.
Médusés, les élèves de Serdaigle applaudirent bruyamment.
– Elle est magnifique, complimenta Hermione.
Ravaa avait un plumage bronze et bleu nuit. Elle inclina légèrement la tête comme pour saluer la Grande Salle. Les fantômes du château semblaient très émus de la revoir, en particulier la Dame Grise.
– C'est de la très grande magie, admit Fred. Les avatars, c'est pas quelque chose à la portée de n'importe qui !
– Sacrés fondateurs, rit George.
– J'appelle désormais Emon, maître sur terre et patron de la stabilité, clama Dumbledore.
Un filament doré explosa tel un feu d'artifice. Un immense blaireau se matérialisa devant la table des Poufsouffle. Il progressa d'une manière assurée sous la stupeur de Cédric Diggory.
– Bienvenu, maître Emon, bienvenue, prononça le directeur.
Le blaireau s'attarda sur divers visages d'élèves puis dit d'une voix masculine et joviale :
– Je suis Emon, gardien de la mémoire de Helga Poufsouffle. Elle m'a recueilli alors que j'allais dépérir dans le froid de l'hiver. Je suis son plus fidèle compagnon. Je l'ai suivi dans bien des batailles. C'est moi qui suit garant de la protection des nés-moldus dans le château. Je veillerai sur vous jusqu'à mon dernier souffle.
Le blaireau alla se ranger près de l'aigle. Harry trouvait qu'à côté, le carrosse de Beauxbâtons faisait bien pâle figure. Les frères Crivey firent de grands signes de la main à Emon qui gloussa de rire.
– Il a l'air génial ! s'exclama Colin. J'ai envie de le voir de plus près. Tu crois qu'on pourra faire ça Harry ?
Il ne put répondre, car Dumbledore invoquait déjà un autre avatar.
– J'appelle Valar, prince des eaux et dignitaire de la tradition.
Une pluie d'étincelles vertes tombèrent parmi les élèves. Les petits points s'alignèrent les uns derrière les autres, puis se transformèrent en un énorme serpent. Parvati Patil, qui les avait en horreur, poussa un cri démentiel tandis que le python progressa en sifflant d'impatience. Il s'enroula sur lui-même et dévoila ses crocs aux élèves de Serpentard. Théodore Nott pleurait de bonheur.
– Je suis Valar, persifla le serpent géant, le serviteur de Serpentard. Je sais tout ce qu'il y a savoir sur vous, car j'ai lu dans vos têtes, vos peurs, vos aspirations, vos rêves les plus fous. Ne vous fiez jamais aux apparences, car malgré ces crocs et ce venin, je ne mords pas. Je suis là pour vous apprendre tout ce que les autres ont refusé jusqu'ici de vous montrer. Je suis votre allier en toutes circonstances. Poudlard aujourd'hui, Poudlard demain, Poudlard pour toujours !
Les Serpentard semblaient ne plus pouvoir se tenir. C'était la première fois de sa vie que Harry les voyait autant survoltés. C'était comme s'ils venaient de voir une prédiction se réaliser juste sous leurs yeux. Valar glissa de l'estrade et alla flatter l'ego des Serpentard. Blaise caressa le serpent et hurla :
– Je l'ai touché ! Je l'ai touché !
– Ce Valar a l'air d'aimer être au centre des attentions, prononça Draco.
– Il ressemble bizarrement à quelqu'un..., suggéra Harry.
– Je ne vois pas de quoi tu parles ! s'énerva son meilleur ami.
Quand le calme fut revenu, Dumbledore souriait largement et agita une dernière fois sa baguette au-dessus du choixpeau qui était désormais bien plat, comme si on venait de le vider de sa substance.
– J'appelle Tonraq, porteur de la flamme qui embrase notre nation.
Des étincelles rouges virvoletèrent et un lion, d'une taille appréciable, rugit faisant trembler les assiettes et les gobelets en or déposés sur les quatre tables. Fred imita le cri du lion et Tonraq rugit encore plus fort. Rogue se boucha consciencieusement les oreilles.
– Tu ne résistes jamais à faire ton intéressant, souligna Valar de sa voix traînante.
– Valar, salua le lion d'une voix profonde et calme. Comment tu te sens ?
– Un peu rouillé, mais ça va revenir.
Tonraq s'inclina profondément devant les professeurs.
– C'est un honneur, dit-il. (Il se tourna vers les élèves) Je suis Tonraq, l'alter ego de Godric Gryffondor. Ce dernier était un animagus et il pouvait se transformer en lion. Nous avons évolué ensemble, devenant presque des frères. Je suis ici pour représenter sa force, son courage, sa détermination. Je jure devant les dieux que je ne faillirai pas à mon engagement. Je suis entièrement à vous.
Fred et George sautèrent à pieds joints sur la table et applaudirent Tonraq qui resta imperturbable.
– Ils ont tous l'air très forts, dit Ron. Je comprends mieux pourquoi Poudlard est un endroit sûr. Tu imagines ce qu'il se passerait si on les invoquait tous les quatre lors d'une attaque ?
– Je préfère Valar, personnellement, admit Harry, du bout des lèvres. Il a l'air très intéressant.
– Tu dis n'importe quoi, s'impatienta Draco. Tonraq est génial. Ravaa aussi !
Ils n'eurent pas le temps de débattre plus longtemps, car Dumbledore leur demanda de dire au revoir à leurs camarades. Hagrid donna une si grande tape dans le dos à Harry qu'il fléchit des genoux. Lupin lui adressa quelques conseils. Neville semblait déboussolé. Dean prit Draco dans ses bras, ce qui le fit légèrement rougir.
– Tu m'écriras, hein ?
– Promis.
Harry eut du mal à se débarrasser de Colin pour saluer tous les membres de l'équipe de Quidditch qui restaient derrière lui :
– On continuera à s'entraîner, assura Katie Bell.
– Remporte cette coupe pour nous, Harry ! dit Angelina.
Draco se faufila jusqu'à la table des Serpentard et alla consoler Pansy qui pleurait désormais à chaudes larmes.
– Ça ne sera que l'affaire de quelques mois, rassura Blaise. On se reverra cet été.
– C'est injuste ! s'époumona Pansy. C'est moi qui aurais dû venir avec vous !
– Tu n'as qu'à demander à Valar de mordre quelqu'un pour toi, suggéra Théodore. Je pourrai toujours lui en glisser deux mots.
Pansy eut l'air de retrouver sa bonne humeur, et serra dans ses bras à la fois Draco, Blaise et Théodore.
– Vous me raconterez absolument tout, d'accord ?
– Oui.
– La délégation de Poudlard, par ici ! grogna Maugrey. Allez, on doit être à Durmstrang demain matin. Hors de question de traîner.
Il traîna Harry et Cédric par la peau du cou, contraignant les autres à les suivre. Dans le parc de Poudlard, la nuit venait de tomber. Auprès du carrosse de Beauxbâtons se tenait une sorte de tourelle de pierre de trois étages, de la taille de la cabane de Hagrid. Harry supposa qu'à l'intérieur, c'était beaucoup plus grand que ça. Dumbledore adressa un dernier signe de la main au restant de l'école et grimpa le premier.
Les élèves le suivirent en file indienne tandis que Emon, l'avatar de Poufsouffle, était soigneusement attelé à la tour. Les autres animaux fantastiques surveillaient les alentours. En entrant, Harry eut l'impression d'être entré dans un gigantesque manoir. Il n'était pas le seul stupéfait : Ron avait la bouche entrouverte. Les murs de pierre étaient recouverts de tableaux magiques qui chuchotaient sur leur passage.
– Les garçons, vous serez au premier étage, grogna Maugrey en déposant son œil magique sur chacun d'entre eux. N'essayez pas d'aller dans le dortoir des filles, car je le saurai. Les filles, vous êtes au deuxième étage. Vos malles et vos animaux domestiques sont là-haut.
Dumbledore était penché à une fenêtre et faisait un signe de la main au carrosse de Beauxbâtons qui s'élança peu après.
– Accrochez-vous, prévint Maugrey avec un sourire de travers, ça va secouer un max.
À peine eut-il prononcé sa phrase qu'il y eut comme un coup de canon et la plupart des élèves furent propulsés en arrière. Draco était affalé au sol, enchevêtré dans sa robe de sorcier. Susan Bones l'aida à se relever.
– Heureusement que je porte des sous-vêtements aujourd'hui, rigola Draco.
Hermione rit légèrement tandis qu'un bruit, comme l'approche d'un tremblement de terre, les fit se serrer de panique.
– Qu'est-ce que c'est ? demanda Cho.
– Ça, dit Dumbledore en refermant la fenêtre, c'est notre cher maître Emon qui se met en route. Allez vous assoir dans le petit salon.
« Petit » n'était peut-être pas le mot adéquat. C'était une large salle commune aux teintures violettes et aux nombreux fauteuils confortables. Harry, Ron, Hermione et Draco occupaient un sofa et tremblaient d'anticipation. Par la fenêtre, on voyait le paysage défiler à une vitesse incroyable, comme s'ils étaient dans une voiture sur l'autoroute.
– Les moldus ne voient pas ça ? risqua Hermione.
– Non, ils ne le voient pas, répondit Dumbledore avec amusement. Ils ne verraient même pas un strangulot dans leur soupe. En revanche, ils sentent les choses, et parfois mieux que les sorciers. Ah, chers moldus...
Dumbledore eut un air rêveur qui sembla répugner Blaise. Il détestait les gens de l'autre monde.
– Nous avons prévenu le ministre moldu qu'il y aurait un risque de séisme de faible magnitude dans la région, ajouta Maugrey. Ils pensent donc juste que ce n'est que l'affaire de cinq secondes, que ça va passer.
– Desdémone ! s'écria Théodore tandis que sa chatte était parvenue à s'échapper de son dortoir, on ne sait comment.
Il tenta de la récupérer, mais le félin poussa un miaulement effroyable quand un éboulement fit la terre se fendre en deux. La tour s'engouffra dans le sol, dans le noir le plus total. Emon, le blaireau, semblait creuser un tunnel profond.
– Comment fait Raava pour nous suivre ? interrogea Luna.
– Elle survole la zone, répondit Dumbledore. Elle est notre éclaireuse.
La tour ne tremblait presque plus, mais le rythme de Emon était effarant. Il allait aussi vite qu'une locomotive désormais, et Harry se demanda comment il parvenait à tracter quelque chose d'aussi lourd sans ralentir.
– Bien ! Qui veut faire un jeu de société ?
La plupart des élèves, mal à l'aise, ne répondirent pas. Dumbledore se dirigea vers une étagère et saisit un plateau de jeu. Il lut les règles d'un air dépité.
– La personne qui a inventé ça devait cruellement manquer d'originalité. Nous ferons avec, Miss Davis, voulez-vous être ma coéquipière ?
– Avec joie !
Pendant un instant, Harry crut que Tracy allait carrément s'assoir sur les genoux de Dumbledore avant de la voir tirer une chaise. Casper Summersby, un garçon de Poufsouffle qui adulait Cédric Diggory, avait des sueurs froides. Peut-être ne supportait-il pas l'idée d'être enfouis sous terre, tracté par un blaireau géant. Il finit par vomir sur lui, devant l'air franchement dégoûté de Blaise. Luna lui tendit un mouchoir.
– Vaut mieux que ce soit dehors que dedans.
De temps à autre, les oreilles de Harry se bouchaient. Draco semblait enchanté de voyager et parlaient précipitamment avec Nayad Flores, une Gryffondor de septième année invitée par Cédric. Celle-ci avait d'épais cheveux bleu nuit ondulés et passait généralement son temps à revendre des baumes miracles dans les toilettes des filles. Hermione la détestait, car Nayad avait envoyé à elle seule une bonne trentaine de filles à l'infirmerie.
Quand Nayad n'aimait pas quelqu'un, elle versait dans le baume de sa cliente une quelconque substance dangereuse et le lui offrait avec un grand sourire. Le père de la Gryffondor était un moldu et sa mère une sorcière qui avait renoncé à ses pouvoirs magiques. Elle avait brisé sa baguette en signe de protestation contre le sort réservé aux femmes dans les prisons sorcières. Nayad aussi avait une légère âme rebelle. Elle faisait partie des rares à Poudlard qui répondaient à Rogue. Une fois, Harry l'avait vu récurer d'horribles chaudrons moisis pour avoir traité Rogue de « vieux canard boiteux complètement frustré ».
Elle avait même distribué des prospectus dans la salle commune pour interdire l'harcèlement dont faisait preuve Rogue. Seuls quelques téméraires avaient osé signer, car le lendemain même, Nayad se retrouva devant une MacGonagall courroucée. Draco l'aimait bien. Il la trouvait « cool », selon ses termes. Harry, pour sa part, la pensait juste dangereuse. Elle pouvait déclencher des émeutes rien qu'en insinuant quelque chose. Il l'avait déjà vu à l'oeuvre.
– ...Tu crois que les autres élèves de Durmstrang sont un peu plus chaleureux ? demanda Draco à Nayad.
– Oh, oui, je pense, répondit-elle avec un sourire joueur. On verra bien.
Ils ricanèrent tous les deux et Harry se douta que quelque chose lui échappait complètement. Draco étant bien plus sociable que lui, il connaissait davantage de monde dans le château et semblait avoir des amis partout, y compris parmi les élèves plus âgés.
– Je crois qu'il est l'heure pour vous d'aller vous coucher, dit Dumbledore. Maugrey, je vous confie les garçons. Les filles, par ici.
Ron, Draco et Harry s'éloignèrent. À leur grande surprise, la répartition des dortoirs avait été décidée sans eux !
– C-Comment ça on sera séparé ? glapit Draco en attrapant le bras de Harry. On n'a jamais été séparés !
– Il faudra bien vous y faire, pourtant, grogna Maugrey en posant sur lui son œil magique. (Il sortit de sa poche une liste froissée) Premier dortoir... Alors Messieurs Nott, Higgs, Weasley, Diggory et MacMillan. (Draco semblait résolu à ne lâcher le bras de Harry sous aucun prétexte, même sous la menace d'une tenaille) Second dortoir : Messieurs, Zabini, Chambers, Dornby, McLaggen et Potter.
– Non, non, non, tempêta Draco comme un enfant capricieux qui aurait fait tomber sa glace par terre. Non, je refuse que Harry et moi nous soyons dans des dortoirs séparés !
Maugrey lui lança un tel regard menaçant qu'il finit par ravaler sa langue.
– Les garçons qui restent, vous êtes dans le troisième dortoir.
À sa grande désolation, Draco n'était avec aucun autre Gryffondor. La chambre était spacieuse, aussi grande que leur véritable dortoir à Poudlard. C'était des lits douillets, mais superposés. Il y en avait qu'un seul qui était dans un coin, à l'écart des autres. Fergus s'allongea immédiatement dessus.
– C'est ma place, grogna Draco.
Fergus garda les yeux parfaitement clos.
– Bouge de là, ordonna le Gryffondor. J'ai choisi ce lit.
– Ça tombe mal, car j'ai choisi le même, finit par prononcer le Poufsouffle avec flegme. Le seul moyen pour toi de me faire bouger c'est de me provoquer en duel sorcier. Et je doute que tu sois assez fou pour vouloir d'un combat singulier avec un Shacklebolt, hein ?
Draco serra les poings puis finit par faire demi-tour. Il choisit l'étage supérieur d'un des lits superposés. En-dessous, Terry Boot sortait déjà ses affaires. Draco se dirigea d'un pas rageur jusque dans la salle de bain et, pour contrarier tout le monde, décida de passer un temps fou dans la baignoire. Il ferma les yeux, le silence uniquement troublé par les bruits d'éboulements qu'effectuait maître Emon. Les doigts fripés, Draco sortit de l'eau et s'habilla de son pyjama. Il pensait trouver ses camarades furieux, mais Fergus et les autres discutaient calmement. En s'approchant, Draco comprit qu'il s'agissait de filles.
– … Nayad est jolie, c'est vrai, admit Fergus. Mais je crois qu'elle en a rien à foutre de notre existence, à nous autres, les mâles.
– Cho est pas mal du tout, marmonna Adrian Pucey. Dommage qu'elle soit déjà avec Cédric. Caroline Frangers est canon. Vous savez, la fille de cinquième année...
– Ah, oui, celle-là, dit songeusement Terry Boot. N'empêche, elle a un sale caractère.
– Et toi, Draco, les filles... ? nargua Fergus.
Draco haussa simplement des épaules. Les filles, il s'en contrefichait. De plus, la moitié de l'école savait qu'il avait fêté la Saint-Valentin avec Théodore en troisième année. Ça en disait suffisamment long. Cependant, le dire à voix haute devant des garçons qu'il connaissait à peine rendait la chose autrement plus terrifiante. Draco savait que tous les enfants sorciers n'étaient pas aussi tolérants sur cette question, puisque beaucoup avaient été élevés à la moldue, avec des principes aussi rigides que du bois. Lui, n'avait jamais vu de problème à préférer les garçons plutôt que les filles. Pourtant, pour certains, c'était une véritable affaire d'État.
– Tu traînes souvent avec Granger, non ? lança Casper Summersby. Tu l'aimes bien elle ?
– Juste comme une amie.
– Je vois, ajouta simplement Fergus.
Draco grimpa dans son lit puis ferma les yeux, la tête pleine de questions.
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Note d'auteur : Je voulais faire une petite mise au point sur ma NDA précédente. Si j'ai arrêté de publier pendant un moment, ce n'est pas par manque de reviews ! Au contraire, je précise bien sur mon profil que je me sens très gâtée comparé à d'autres auteurs. Après, ce n'est pas parce qu'on est mieux loti qu'on n'a pas le droit de se plaindre même un peu... Chacun gère la situation à sa façon.
J'ai essayé d'expliquer très maladroitement que je ne trouvais pas ça normal qu'autant de monde puisse lire sans donner signe de vie ultérieurement. Je ne suis pas là pour faire du chiffre. D'ailleurs, je me retrouverai bien embêtée si je devais répondre à tout le monde, et je ne gagne rien à avoir mille reviews par chapitre. Les reviews est juste une petite facette de l'iceberg, dirons-nous.
Si j'ai pris du temps pour moi (et que je continue sur cette voie), c'est plus parce que je ne me retrouvais plus là-dedans. J'avais plus l'impression de devoir le chapitre suivant, que de le rédiger par plaisir. Par-dessus tout ça, j'ai essuyé les plagiats mais aussi de gros changements personnels. Bref, ça a été un tourbillon. Je ne me sens pas vexée qu'on puisse penser que je suis une personne affamée de commentaires. À votre place, j'aurais sans doute pensé la même chose en voyant la situation de loin.
Mais la réalité est toute autre et j'aurais de très nombreux arguments à avancer pour vous le prouver. Par exemple, j'ai un second compte d'auteur sur ce site où j'ai autant de reviews que de doigts, pourtant ça ne me dérange pas outre mesure car je sais qu'on apprécie mes histoires pour ce qu'elles sont et non pas parce que untel les a écrites. J'ai aussi des histoires entières non-publiées qui me remplissent de joie.
Donc, non ce n'était pas un break pour faire pression sur le lectorat ou quoi (et j'espère sincèrement que maintenant c'est un peu plus clair de votre côté. Je n'utiliserai jamais de tels leviers pour parvenir à mes ''fins''), c'était un break pour moi, parce que j'en ai besoin. Maintenant, je vous remercie encore une fois de votre soutien, les chapitres publiés ont tous été rédigés il y a si longtemps que j'ai dû les relire pour m'en souvenir. C'est bizarre parce que, petit à petit, je me souviens de pourquoi j'aimais tant la fanfiction, et ça c'est plutôt bon signe !
Pour cette fanfiction, sachez que les différentes tâches du tournoi changeront soit de lieu ou de but. J'ai essayé de modifier aux possibles certaines choses pour que cela ne soit pas simplement de la redite par rapport aux bouquins. Vous allez donc avoir un aperçu de comment j'imagine Durmstrang et Beauxbâtons, leur vie quotidienne, leur cours etc. J'ai essayé de développer le plus possible. Je me suis aussi bien cassé la tête à imaginer un mode de transfort crédible et à la fois extraordinaire pour les élèves de Poudlard. Le quatrième tome étant aussi celui où les histoires d'amour commencent, je vous ai préparé quelques petites choses très intéressantes...
Vous avez été nombreux à réagir quant au choix de Harry pour son second. Pour moi, c'est pourtant très clair. Draco aurait préféré qu'il choisisse un élève expérimenté pour pouvoir gagner plus facilement. Mais ce n'était pas la décision la plus sage. En prenant Ron à ses côtés, Harry sait qu'il aura le meilleur allier possible en son ami et qu'ils pourront ainsi se réconcilier. Draco ne lui en veut pas pour ce choix car il adule Harry et pourrait lui pardonner à peu près n'importe quoi. C'était aussi un moyen pour moi de mettre l'accent sur la relation Harry/Ron qui est très différente du canon, puisqu'ils n'ont plus ce lien privilégier à cause de Draco au milieu. Ils sont à la fois amis mais aussi rivaux, et c'est très stimulant tout de même.
J'en profite pour répondre à quelqu'un (désolé, le pseudo m'échappe, urg) : Oui, à la fin Harry et Draco seront bel et bien en couple. Pour l'instant, ils n'ont que quatorze ans et se considèrent comme des meilleurs amis. Mais au fil des tomes, ils vont peu à peu se rendre compte de la nature véritable de leur sentiment. Le rating T actuel, passera alors au M ! J'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup d'idées sur leur future relation amoureuse. J'ai même rédigé le brouillon concernant leur premier woo-wooh. Patience, mes amis. Si les choses vont bien, peut-être que cet été j'aurai la foi pour finir d'écrire les derniers chapitres du tome 5 et enfin attaquer le 6.
En attendant, j'espère que vous avez appréciez ce chapitre-ci. Si vous avez eu la ''chance'' d'avoir deux chapitres en l'espace de deux jours, c'est parce que : 1, ils étaient déjà prêts depuis longtemps et 2, le chapitre 13 étaient censés arrivés depuis des semaines...
Pour les personnes suivants mes autres histoires, elles sont encore en état de pause pour l'instant. Désolé pour cette note d'auteur ultra longue, mais bon, fallait bien que je m'exprime sur certains points, haha !
See ya.
