Bouh ! Je publie un peu en avance, mais bon, comme vous le voyez, ce n'est pas très long. C'est l'adieu de Seb aux lecteurs, on va dire u.u
J'espère que vous avez aimé cette histoire, en tout cas ça représentait un sacré challenge pour moi d'imiter le comportement de Jim et de prévoir comment réagirait Seb avec plusieurs coups d'avance, donc je suis contente de m'en être tirée ^^
Merci aux revieweurs, vous pouvez me laisser vos avis en bas de cette page !
En attendant, bonne lecture !
Epilogue : His last vow
Huit ans plus tard, Londres
- … Et c'est comme ça que j'ai commencé à bosser pour Jim.
- La vaaaache ! C'est un miracle que tu ne l'ais pas étranglé après ça ! s'exclama Elisabeth, couchée sur le ventre sur un divan du salon, les pieds en l'air.
- Oh, crois-moi, c'est pas l'envie qui manque, dis-je en soupirant, une mitrailleuse en morceaux sous les yeux.
- Mais comment avez-vous pu devenir amis ? Je veux dire, il n'a pas été tendre avec toi quand même ! demanda Liz tout en m'observant alors que je nettoyais mon arme.
- Et toi, comment peux-tu apprécier un type pareil après ce qu'il t'a fait ? demandai-je à mon tour.
Elle se rembrunit, pensant sans doute à ses débuts vaseux avec Jim. Il l'avait légèrement enlevée, quand même. Bon, moi aussi, mais j'en avais déjà vu d'autres à l'époque.
- Ouais, il craint pour se faire des amis, le petit Jimmy, souffla-t-elle. Il est flippant et trop intelligent pour son propre bien, mais j'imagine que le fait qu'il soit si… seul attire les gens comme nous ?
- La solitude ? Mouais, peut-être bien, opinai-je en reposant mon chiffon. On est trop gentils pour lui.
- Comme si tu étais gentil, s'esclaffa Elisabeth en tripotant un coussin. Merci pour l'anecdote, je vous vois différemment maintenant !
- Tu nous voyais comment ?
Elle haussa les épaules.
- Hmmm, je ne sais pas trop, je pensais que vous aviez commencé le crime ensemble, un truc comme ça. Comme un projet scolaire entre potes.
- T'es bizarre parfois.
- Héhéhé, désolée ! Et donc… quand es-tu devenu son ami ?
Je fronçai les sourcils, essayant de me rappeler du jour qui avait marqué un nouveau tournant dans ma relation plus que conflictuelle avec Jim.
- En huit ans… il ne s'est laissé aller qu'une seule fois, à ma connaissance. Je l'ai retrouvé un soir, complètement bourré dans le hall, il n'arrivait même plus à faire ses lacets.
- Moooooooonh, lâcha Liz en imaginant la scène.
- J'ai dû le porter à moitié pour l'obliger à prendre une douche et à se coucher, et pendant toute la manœuvre il n'a pas arrêté de me dire tout ce qu'il avait sur le cœur.
- Aoutch.
- Ouaip. D'un côté c'était nul de tenir l'alcool aussi mal, d'un autre, j'ai presque eu pitié de lui. Du coup le lendemain je lui ai fait du chantage en menaçant de tout répéter à ses hommes s'il continuait de m'appeler Sebby, et depuis on a une relation beaucoup plus pacifique. Et c'est à peu près à ce moment-là que j'ai arrêté de glisser de l'arsenic dans ses repas.
- Oh, ça c'est bas Seb.
- Il me cherchait depuis des années, et de toute manière, ça n'a jamais eu l'air de l'embêter !
- C'est bon, vous avez fini de parler de moi ? s'énerva Jim en déboulant dans la pièce comme un élan qui charge une voiture. Ça fait deux heures que j'éternue !
Deux ans plus tard, quelque part dans le Pacifique
- Bordel, Jim, c'était à moi de te tuer ! Pas à toi, pas à Sherlock, à moi ! m'emportai-je en shootant dans une motte de sable.
Je descendais sur la plage pour me changer les idées après avoir appris - à la télé, franchement ! - que Jim s'était suicidé en haut d'un toit à Londres. Quelle façon con de clamser, sérieux !
- Tout ça pour une affaire stupide de vengeance ! râlai-je. Rah, j'en ai maaaaarre !
J'envoyai pour de bon la motte de sable se perdre dans les vagues et observai l'horizon, abattu. Le salaud, il ne pouvait pas attendre mon retour pour mourir ?! Non mais vraiment !
Et le pire, c'est que je ne pouvais même pas revenir à Londres pour filer des coups de pieds à son cadavre !
- C'est pas juste Jim ! Mais tu sais quoi ? C'est pas grave, dans treize ans, je rentrerai en Angleterre et tu me verras de près pisser sur ta tombe s'ils pensent à t'en offrir une ! Je reviendrai en… en 2027 !? Bordel, tu vas en avoir, du temps pour pourrir ! Ah, mais !
Je considérai un instant l'idée de m'enfuir de cette foutue île lors du prochain passage des gars de Jim qui venaient me ravitailler, mais bon, j'avais promis de rester là pendant quinze ans. Il me faudrait un typhon ou une éruption volcanique pour me forcer à me barrer d'ici !
Et puis bon, j'avais une villa de rêve pour moi tout seul, autant de bouffe que je le souhaitais et une plage privée à perte de vue.
D'un autre côté, je pouvais rentrer à Londres et abattre l'enfoiré de maigrichon qui avait poussé Jim au suicide, histoire de boucler la boucle. Je pourrais louer un appartement en face du sien et attendre qu'il passe sa tête à la fenêtre pour le tuer, après tout !
Et après ça… après ça, je serai libre ! Je changerai de pays pour éviter Mycroft (pourquoi pas au Canada ?), je me trouverai une femme, je deviendrai bûcheron (quoi ? Il y a d'autres métiers que ça au Canada ?) et je pourrai faire ce que je veux de ma vie.
Ouais, je vais faire ça.
Et tant pis pour toi, Jim.
FIN
Si vous voulez lire la suite des aventures de Seb, je vous conseille "La Maison vide", d'Arthur Conan Doyle u.u
C'est libre de droit vu que l'auteur est décédé depuis plus de 70 ans.
En attendant… l'histoire est finie ! Je ne sais pas si j'écrirai à nouveau sur Sherlock (ou même sur Seb), mais en tout cas c'était une bonne expérience !
Merci pour le soutien des revieweurs ! A la prochaine !
