Pardon de ma longue absence mais j'ai toujours à faire IRL. Alors, voici le prochain chapitre après tant d'attente. Bonne lecture

Chapitre 2:Nouvelles menaces

Ryker était presque arrivé à Grimborn. Viggo n'allait, certes, pas apprécié les nouvelles qu'il s'apprêtait à donner à son frère mais il fallait qu'il lui avouât la vérité et puis, après tout, peut-être qu'il ne serait pas aussi furieux en se sachant averti bien en avance par ce qui allait se passer. Lorsque les portes lui furent ouvertes, il se précipita vers les lieux de repos de Viggo où une femme dansait accompagnée d'un musicien jouant une musique calme. Lorsque Ryker fut aperçu, tout s'arrêta brusquement. Viggo resta serein mais montra son mécontentement en pinçant les lèvres.

«-As-tu retrouvé la prisonnière?

-Non, je n'ai pas encore réussi à la capturer.

-Alors, comment oses-tu venir dans mes jardins dans un état aussi pitoyable? demanda Viggo en regardant son frère sali par son long trajet en n'appréciant pas de voir qu'il n'avait pas eu la décence de se laver avant de venir le voir, Tu penses peut-être la trouver ici?

-Harold est revenu.»

Viggo ouvrit davantage les yeux en entendant ces mots. Il fit signe à l'assemblée de sortir qui obéit sans discuter.

«-Viens avec moi, dit-t-il à son frère»

Ils s'éloignèrent afin de n'être entendus de personne. Ce qui allait être entendus devait absolument rester loin des oreilles indiscrètes. Quand ils furent sûrs d'être assez loin, ils s'autorisèrent à parler à nouveau.

«-La prisonnière qui s'est évadée voyage avec lui, dit Ryker, Mes hommes fouillent la forêt.

-Et la dragonne?

-Viggo?

-Il doit y avoir une dragonne. Une magnifique dragonne bleue. Cette dragonne ne doit pas être blessée, Si elle mourait, un autre Capitaine commanderait la Garde le jour où tu subirais le châtiment inévitable. Me suis-je bien fait comprendre?

-Oui Viggo.

-Nous vivons des temps difficiles, Ryker. A cause des deux dernières famines, le peuple n'a pas pu payer les impôts qu'ils nous doivent. C'est pour ça que nous avons dû employer des moyens drastiques de faire survivre Grimborn afin de maintenir notre influence.

-D'où l'application du châtiment inévitable.

-Exact. Seulement voilà: la nuit dernière, dans mon sommeil, j'ai entendu une voix. Elle m'a dit que je devais prendre garde à une ombre, ou même pire, à une monstruosité qui s'approchait très lentement, pas à pas vers moi. Et maintenant, te voilà qui arrive et m'annonce qu'Harold est de retour. Harold Haddock.

Maintiens tes recherches. Si tu retrouves Mérida Dunbroch, tu retrouveras Harold. Et souviens-toi, aucun mal ne doit être fait à la dragonne bleue.

-Oui Viggo.

-Allez chercher Drago Poingsanglant, cria Viggo à un soldat une fois que Ryker fut parti

-Oui Seigneur Grimborn.»

.

La journée était brumeuse dans la forêt. On n'y voyait pas grand-chose. Cela fatiguait plusieurs personnes de se déplacer pratiquement à l'aveuglette. Finalement, l'une d'entre elles pensa qu'il fallait prendre une décision.

«-Arrêtons-nous là, proposa Harold, Le temps est trop mauvais pour voyager.

-Viens Angus, dit Mérida, Tu vas te reposer. Je dois avouer que moi aussi j'en ai envie après tout ce qui s'est passé cette nuit.

-Vraiment? Que s'est-t-il passé?

-Un dragon noir a voulu me tuer. C'était horrible. Mais finalement, il a arraché la tête du fermier et moi, il m'a laissé tranquille. Et ce n'est pas tout. Il y avait une femme. Avec une tresse blonde et des yeux bleus-ciel. Sa peau était aussi blanche que la neige. Elle portait une tunique bleue, des épaulettes en métal, un pantalon bordeau et des bottes en fourrure. Et elle avait aussi une hache dans sa main. Et sa voix…Sa voix était mystérieuse. Elle avait un ton ferme et doux à la fois. Celle d'une guerrière et prête à frapper quand il le faut et défendre tous ceux étant en danger.

-Elle a parlé? demanda Harold qui sembla soudain très intrigué, Qu'a-t-elle dit?»

Mérida préféra ne pas parler du fait que cette mystérieuse jeune femme l'avait incité à ne pas attaquer le dragon noir. Ce n'était pas parce qu'Harold semblait aimer les dragons qu'il aurait approuver que quelqu'un se dirige vers un dragon dangereux tuant ceux se trouvant autour de lui.

«-Je lui ai demandé si je rêvais. Et elle a dit «oui».

-Hum.

-Je ne suis pas folle. Vous devez me croire.

-Non, je te crois, Mérida. Je crois aux rêves.

-Oh.

-Est-ce que cette femme t'a dit comment elle l'appelait?

-Non, elle ne l'a pas dit. Pourquoi?

-Et bien, moi aussi, je pourrais la voir dans mes rêves. Mais ça serait mieux si je pouvais l'appeler par son nom et prétendre que nous nous sommes déjà rencontrés. dit-il en caressant sa dragonne, Il y a longtemps que j'attends de voir une telle femme. Je vais dormir un peu. La dragonne nous avertira si quelqu'un vient.

-Je dois avoir complètement perdu la tête Angus. Oui, complètement.»

«-Mérida.

-Laissez-moi deviner. Vous souhaitez me parler de quelque chose d'important, n'est-ce pas? Je ne suis pas idiote, Harold. Je vous suis reconnaissante de m'avoir sauvé cependant j'ai bien compris que vous n'avez pas fait ça par gentillesse. Ryker s'est adressé à vous d'une manière désagréablement familière quand il vous a vu. Je ne sais pas ce que vous attendez de moi. Mais si c'est en rapport avec Ryker, il est hors de question que je vous aide. Ce n'est pas parce que vous avez deviné que j'aurais des raisons personnelles de m'en prendre à lui que je m'associerai avec vous.

-Tu réfléchis bien. C'est bien un Grimborn que je souhaite attaquer. Mais ce n'est pas le Capitaine Ryker. Il s'agit de Seigneur Viggo.

-Quoi?

-Tu as bien entendu. Je souhaite éliminer ce chien.

-Mais quel rapport ça a avec moi?

-Ryker n'est que l'exécutant des ordres de son frère. C'est peut-être lui qui a décidé de ton emprisonnement mais c'est Viggo qui décide des châtiments. Nous sommes donc liés à ce châtiment. D'autant plus que cela te permettrait de châtier Ryker pour ce qu'il t'a fait.

-Je n'ai pas envie de châtier qui que ce soit. Seulement de ne plus penser à ce qui s'est passé et ne plus avoir à faire face aux Grimborn.

-J'ai besoin de toi pour entrer dans la ville de manière discrète.

-Sûrement pas! Ca a déjà suffisamment dur d'en sortir.

-Tu es la seule qui a réussis à s'en échapper.

-C'était de la chance, rien de plus. J'ai creusé dans les égouts et j'ai suivi mon instinct.

-Mérida, j'ai vu ton regard au moment où tu as essayé d'affronter Ryker. Il y a quelque chose qui t'en empêche. Tu as fui Grimborn pas seulement pour t'échapper. C'est aussi parce que tu ne veux pas l'affronter. Mais en même temps, tu es en colère toi-même parce qu'au fond de toi-même, tu aimerais le faire.

-Arrêtez ça.

-Depuis mon retour dans les environs de Grimborn, j'ai entendu parler de ce que Ryker fait subir aux prisonnières de la ville depuis deux ans. Tu n'y as pas échappé, n'est-ce pas?

-Comment osez-vous?! hurla Mérida entre la colère et les sanglots

-Mérida, si tu fuis Grimborn, les crimes de Ryker resteront impunis et son horrible obsession du désir se répandra sur les corps d'autres pauvres femmes comme elle s'est répandue sur le tien. C'est une cicatrice dont on ne guérit pas en quelques jours.»

C'en fut trop pour Mérida. Elle éclata en sanglots et tomba sur Harold qui la serra dans ses bras. C'était vrai. Un soir, alors qu'elle était encore dans sa prison, Ryker l'avait brutalement tiré de son cachot et emmené dans ses appartements pour assouvir son ignoble désir et, surtout, plaisir sur son corps; et cela sans se demander ce que cela allait lui faire. Plus que le fait qu'elle savait qu'elle subirait le châtiment inévitable comme une criminelle de façon totalement injuste, c'était parce qu'elle était terrifiée à l'idée que Ryker pouvait recommencer à faire ce qu'il lui avait fait à n'importe moment mais, surtout, parce qu'elle voulait chasser cette nuit de son esprit. Hélas, elle n'y parvenait pas. Cela avait marqué son esprit et également son corps car elle avait le sentiment qu'il ne lui appartenait plus.

«-Aide-moi Mérida. Mais surtout, aide-toi. Je sais que Ryker est un monstre. Et son frère, le Seigneur Viggo, l'est aussi. J'ai un but. Et même si tu ne t'en rends pas compte, tu peux aussi en avoir un. Alors, aide-moi à pénétrer dans Grimborn. Une fois arrivés là-bas, nous nous entraiderons et nous mettrons fin à la tyrannie de es ignobles hommes.»

Mérida se calma un peu. Lorsqu'elle fut sûre qu'elle retrouverait le contrôle d'elle-même, elle se détacha de l'étreinte d'Harold et le regarda avec un brin d'amertume et de colère.

«-Je me fiche de pourquoi vous voulez tuer Viggo Grimborn. Mais laissez-moi vous dire ceci, vous n'aviez pas à vous mêler de ce qui m'est arrivé dans cette horrible prison. Je vous aiderai mais uniquement parce que nous avons des intérêts communs. Et non pas parce que vous m'avez sorti des histoires stupides.

-…

-…

Je vais cueillir du bois pour le feu.»

.

La nuit était tombée. On entendait quelqu'un courir dans la forêt. C'était une jeune femme blonde avec sa hache. Elle chassait un marcassin. Elle n'allait sûrement pas tarder à l'attraper. Ce ne fut que lorsqu'elle arriva près d'une jeune femme rousse que la hache s'abattit enfin sur la tête de l'animal.

«-Jolie prise, dit Mérida admirative, Oh, voilà la Femme de Fer.

-Tiens, c'est toi, constata la jeune fille à la tresse blonde, Tu te promènes encore la nuit?

-Je ne risques rien tant qu'Angus est avec moi. Je crois qu'il a envie de vous connaître.»

D'abord méfiante, la jeune fille blonde se décida finalement à caresser Angus qui accepta la caresse avec grand plaisir.

«-Mais vous, je vois que vous n'avez pas de monture, constata Mérida

-La mienne est en train de voler.

-Quoi?!

Ne…Ne me dites pas que vous…que vous chevauchez réellement ce…monstre?

-Tu m'as pourtant bien vu faire cela la nuit dernière, non?

-Ma…Mademoiselle, cette…chose a essayé de me tuer hier soir.

-Vraiment? Est-ce qu'il t'a attaqué?

-Heu…non. Mais j'ai vu à quel point il était dangereux. Il a égorgé un fermier.

-Un fermier qui a essayé de te tuer.

-Quoi? Vous étiez là?

-Evidemment.

-Et vous n'avez pas réagi alors que vous avez une hache.

-Je savais que je pouvais compter sur le dragon noir pour te débarrasser de ce voleur.

-Comment? Vous voulez dire que le dragon noir voulait me sauver?

-Et il y est parvenu. A ton avis, tu crois vraiment que je le chevaucherais s'il était dangereux?»

Mérida ne dit rien mais la jeune femme blonde avait deviné sa réponse.

«-Comment avez-vous connu ce dragon?»

A ces mots, le visage de la jeune femme blonde s'emplit de colère. Elle tourna brutalement les talons non sans oublier d'emporter sa prise.

«-Attendez, je…

Qu'est-ce qu'ils ont tous à se vexer chaque fois que je leur demande comment ils ont rencontré leurs dragons?»

Dans la nuit, une jeune femme errait dans la forêt tout en entendant les gémissements de sa monture égarée dans la nuit en s'inquiétant pour elle.

I

Le groupe était sorti de la forêt et se trouvait dans une immense vallée près des montagnes. Mérida avait prêté Angus à Harold et était partie chercher de l'eau. La dragonne bleue, partie voler à l'aube, vint rejoindre le jeune homme unijambiste.

«-Bonjour, dit-il d'une voix douce, Nous n'attendons plus que Mérida.»

Cette dernière avait rempli deux grosses gourdes. Elle était sur le point d'aller retrouver le jeune homme lorsqu'elle entendit une silhouette venir derrière elle. Elle eût à peine le temps de se retourner qu'elle vit, et surtout sentit, un homme de Ryker se saisir d'elle. N'allait-elle donc jamais lui échapper? Le soldat l'amena à son monstrueux geôlier qu'elle refusa de regarder dans les yeux. Mais cela ne l'empêcha pas de parler.

«-Tiens, tiens, dit-il, Tu as fait du chemin depuis les égouts petite garce.

Et pourtant, tu as conservé toute ta beauté, ajouta-il en caressant son menton

-Ne me touche pas! dit Mérida en lui crachant au visage

-Ah! Petite chienne! Où est Harold?

-Que veux-tu lui faire?

Ah!

-C'est moi qui pose les questions. Alors où est-il?

-J'en sais rien. Je me fiche de ce type. Il m'a dit un truc que j'ai pas compris et je me suis tirée pour faire cavalier seul. J'veux rien savoir de lui.

-Habile. Très habile, ma belle.

Cependant, il y a une faille dans ton mensonge.

-Qu'est-ce que tu racontes? Pourquoi je mentirais?

-Si tu ne mentais pas, ton cheval serait avec toi.

-…

-Le fait que tu sois seule prouve que tu t'es attachée à ce type comme tu dis. Au point que tu lui fais confiance et que tu lui as confié ton cheval le temps d'aller chercher beaucoup d'eau…pour vous deux.

-…

-Alors, où est-il?

-Ca ne sert à rien de lui demander, dit un homme qui revenait à cheval vers le camp de Ryker

-Pourquoi?

-Nous venons d'apercevoir la silhouette d'un unijambiste dans la vallée accompagnée d'une dragonne bleue. Ca ne peut être qu'Harold.

-Oh! s'exclama Mérida

-Parfait, dit Ryker, Allons le cueillir. Mais n'oubliez pas les ordres. La dragonne bleue ne doit surtout pas être blessée. Compris?

-Oui, Capitaine Ryker.

-Quant à toi, tu vas venir avec nous. Lorsque nous aurons attrapé Harold, nous vous ramènerons ensemble à Grimborn à la place qui vous revient.

-Lâchez moi!»

Ryker et ses hommes se dirigèrent vers le lieu où ils avaient repéré le jeune unijambiste. Les soldats pensaient qu'ils attraperaient le jeune homme sans difficulté. Mais…

«-Harold!»

Alerté par le cri de Mérida, Harold fit signe à la dragonne bleue de s'envoler. Il chevaucha Angus et commença à se battre contre les hommes de Ryker à l'aide de épée de feu. Mérida, elle, sauta du cheval de Ryker et vola une épée à un des hommes de Ryker coupant ainsi les chaînes qu'on lui avait infligées. Elle lança un arc volé à un soldat à Harold comprenant qu'il aurait besoin d'une arme lui permettant d'attaquer de loin. Puis, elle récupéra le sien. La dragonne bleue envoya des épines sur les hommes de Ryker afin de les empêcher d'avancer. Malgré les ordres, l'un d'entre eux finit par se dire qu'il n'avait plus le choix: il devait l'attaquer.

Lorsque la dragonne bleue reçu une flèche, elle hurla de douleur et tomba sur le sol.

«-Non! hurla Harold durant la lente chute de la belle créature

Non, ajouta-il tel un murmure»

Mérida regarda la pauvre dragonne gémir de douleur et se précipita auprès d'elle. Harold, lui, n'était plus que rage. Les hommes de Ryker avaient beau sembler montrer moins d'hostilité, cela n'atténuait pas la colère du jeune homme qui ne semblait n'avoir envie que de les tuer. Cela fit fuir tous les soldats, Ryker comprit, apparemment terrifiés par la rage de l'unijambiste.

Lorsque tous les hommes furent partis, Harold se précipita vers la dragonne bleue dont la tête était caressée par Mérida qui ne savait pas quoi faire. Harold ouvrit son sac et en sortit un drap dont il recouvrit la belle créature.

«-Chhh, tout doux, murmura-t-il, Reste calme. N'aies pas peur, ça va aller. On va te soigner. Tu vas guérir. Tu verras.

Emmène-la avec toi, dit-il en se tournant vers Mérida, Tu dois absolument trouver de l'aide.

-Moi?

-Tu es la seule à pouvoir le faire.

-Mais comment?

-Suis cette route. Tu verras un mont enneigé. Tu y trouveras un château de pierre. Une femme vit là-bas. Elle s'appelle Valka. Amène-lui la dragonne; elle saura ce qu'il faut faire.

-Je voudrais bien le faire. Mais comment puis-je déplacer cette dragonne si elle ne peut pas voler?

-Attache-toi sa corne à ton cheval. En faisant ça, elle ne sentira rien. Et surtout fais en sorte qu'Angus ne se déplace pas trop vite. Ca aggraverait la blessure.

-D'accord.

-Mérida, je te fais confiance. Mais si tu ne te montres pas à la hauteur de cette confiance…»

Mérida s'apprêta à partir. Lorsque cela fut fait, Harold s'autorisa à tomber à genoux. Il prit sa tête entre ses mains tremblant de peur.