Salut, salut! Désolée pour la longue absence. Mais vous comprenez, trucs IRL à gérer. Enfin, puisque je peux enfin le poster, je vous envoie ce chapitre. Profitez bien de la lecture

Chapitre 3: Blessure ou Blessures?

«-Mérida, je t'en supplie! Tu dois arriver à temps. Je ne suis pas assez fort pour la sauver. Tu DOIS y arriver. Sauve-la! Sauve-la.»

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Suivant les indications d'Harold et se fiant également à l'instant d'Angus, Mérida était sortie de la vallée et parcourait la montagne. Plus elle avançait, plus elle voyait de la neige, le mont en question ne devait plus être très loin.

«-Doucement, Angus. Doucement.»

Elle avait dû répéter ceci assez régulièrement à sa monture car celle-ci avait plus l'habitude de galoper que de trotter. Hors, avec la dragonne bleue blessée, c'était la dernière chose à faire. Cependant, il fallait vite arriver au château en question où la blessure s'aggraverait. Si cela n'avait pas été chose facile, le cheval avait tout de même réussi à trouver un bon équilibre pour ne pas presser la dragonne tout en faisant en sorte d'arriver rapidement à la demeure de Valka. Si elle existait bien sûr.

«-Le mont enneigé! Le château! s'exclama Mérida»

Alors, ils existaient bien? Elle avait commencé à se demander si Harold ne les avait pas imaginés. C'était peut-être un homme gentil mais assez étrange. Il aurait donc pu inventer une fantaisie. Mais non. Il semblait bien sérieux quand les choses étaient graves. Rassurée d'avoir trouvé le lieu où elle devait se rendre, Mérida se tourna vers la dragonne bleue.

«-Regarde, c'est le château. On est presque arrivés.

Aïe!»

Encore angoissée, et surtout ayant trop mal, la dragonne bleue avait bougé la tête et sa corne avait piqué la main de Mérida. Cette dernière, en plus d'avoir mal, n'apprécia pas du tout le geste.

«-C'est comme ça que tu remercies les gens qui t'aident? Ou alors qui t'apprécient? Oh, si Harold et moi n'avions pas des intérêts communs, j'aurais volontiers laissé cette Valka veiller sur tes derniers instants et je vous aurais tous planté.»

Sur ces mots, elle se dirigea vers le château. Ne sachant pas vraiment s'y prendre et, surtout, ne voyant personne, elle savait que ça ne servirait à rien de faire des signes pour attirer l'attention de la dame qu'on lui avait indiqué. Il ne lui restait plus qu'une solution.

«-Valka! Ohé! Valka! Ohé! Valka! Si vous êtes là, répondez-moi. Valka!

-Oui, ça va, j'arrive.»

La femme qui se présenta devant Mérida semblait d'âge moyen. Il avait de longs cheveux marrons et quelques mèches blanches. Deux longues tresses trainaient derrière son dos. Ses yeux étaient du bleu de la mer sur son visage ovale. Elle avait une silhouette assez fine compensée par un long manteau noir. Mais malgré sa silhouette, elle semblait imposante de par son regard sévère qui fixait Mérida.

«-Que veux-tu? demanda-t-elle

-On m'a demandé de vous apporter cette dragonne bleue. Elle est gravement blessée.

-Une dragonne? Oh, j'avais encore jamais vu de dragonne en vrai. En fait, j'aimerais en rencontrer pleins et les élever. Tu me donnes une superbe occasion. J'espère que cette dragonne n'est pas à toi.

-Heu…non, en effet mais si vous la soignez, j'ai bien peur que vous ne puissiez pas la garder.

-Ah non? Et pourquoi pas? Si sa blessure est trop grave, elle ne pourra pas retourner à l'état sauvage et elle sera à la merci des prédateurs et des humains.

-Ca n'a rien à voir avec ça.

-Qu'est-ce que tu racontes?

-Ce n'est pas une dragonne ordinaire, Valka. Elle est à un homme qui s'appelle Harold Haddock.

-Oh mes dieux! Harold! Apporte-la! Apporte-la tout de suite!

-Allez doucement, dit Mérida en détachant la dragonne bleue, Juste un petit effort. Je reviendrai plus tard Angus.

-Allez monte! Vite!

Fais attention. Ouvre la porte gauche. La porte gauche.»

Il y avait, en effet, deux portes devant l'entrée du château. Celle de droite devait probablement être condamnée si Valka indiquait l'autre à Mérida. Celle-ci eût du mal car elle devait traîner la dragonne, toujours blessée, qui gémissait et saignait sans arrêt.

«-Allonge-la, dit Valka quand elles entrèrent dans la salle, Doucement. Doucement.

Bien, maintenant, sors.

-Je ne vous aide pas.

-Non sors jeune fille.

Allez!»

Pensant que la femme faisait encore partie de ces nombreux fous qu'elle n'arrêtait pas de croiser depuis les derniers jours qui avaient suivis, Mérida préféra obéir, trop inquiète de ce qui pourrait arriver par la suite.

«-Oh! N'aies pas peur. Harold a eu raison de te faire amener ici. Je sais ce qu'il faut faire. Mais tu vas devoir attendre.»

Valka sortit dehors et verrouilla solidement la porte à l'aide d'un cadenas.

«-Harold, je sais que tu ne pouvais pas l'amener toi-même jusqu'ici mais qu'est-ce qui t'a pris d'embarquer cette jeune fille là-dedans? Elle ne peut pas comprendre. Bon, j'y penserai plus tard. Pour le moment, il faut absolument que je m'occupe d'elle ou il sera trop tard. De quoi avons-nous besoin? De racines d'euphorbe, de grains d'ellébore, de romarin, de thym, de salsepareille, de bûches sèches pour le feu. Ah. Et une branche d'ébène aussi. Oh, il va falloir que je me dirige vers l'autre mont où la verdure abonde pour pouvoir trouver tout ce dont j'ai besoin. Je dois faire très vite.»

Tandis qu'elle parlait tout en s'en allant, Mérida sortit de sa cachette quand elle fut sûre qu'elle ne serait plus vue. Elle n'en pouvait plus. Elle était certaine qu'on lui cachait quelque chose et elle ne supportait plus d'être dans l'ignorance. Les paroles de Valka et le fait qu'elle avait verrouillé cette porte n'avaient fait que lui confirmer ce qu'elle soupçonnait. Il avait dit qu'elle était la seule à pouvoir emmener cette dragonne se faire soigner chez cette femme. Et elle voulait comprendre pourquoi. Ce n'était pas un simple cadenas qui allait l'arrêter. Même si elle savait que ça lui prendrait du temps pour le casser, elle parviendrait à entrer. Cependant, la chose n'était pas évidente car la nuit commençait à tomber et elle y voyait mal. Néanmoins, elle fit de son mieux pour continuer à casser ce maudit cadenas. Lorsqu'elle y parvint enfin, elle fonça plus qu'elle n'y entra. Le spectacle qui se révéla devant elle la figea.

La dragonne bleue avait disparue. A sa place se tenait la même jeune femme aux yeux bleu ciel qu'elle avait croisé dans la forêt. Ses cheveux blonds n'étaient plus tressés mais flottaient tel un long voile doré sur ses épaules non plus vêtues de métal mais nues comme le reste de son corps caché par une couverture. Mais ça n'était pas tellement cette nudité ou le fait que cette jeune femme forte se trouvât à la place de l'animal majestueux qui avait étonné Mérida. En effet, la flèche, elle, n'avait pas disparu. A cet instant, la blonde féroce était gravement blessée tout comme l'avait été la dragonne enragée. Mais pour…

«-Harold, où est-t-il?»

Mérida n'avait même pas eût le temps de se poser de questions que la blonde toute affaiblie lui demandait déjà quelque chose. Quelque chose qui semblait important pour elle. Mais pas seulement. Quelque chose au sujet d'une personne qu'elles semblaient connaître toutes les deux. Affaiblie comme elle l'était, la pauvre jeune fille devait absolument avoir une réponse rapidement. Mérida n'avait aucune raison de lui cacher quoique ce fût. De plus, si cette jeune femme avait deviné qu'elle avait un lien avec Harold, autant lui répondre.

«-Il va bien, se contenta-t-elle de répondre, Il y a eu une grosse bagarre avec des soldats, Harold s'est battu et ne leur a pas donné le plaisir de réussir. Mais…Mais la dragonne…Mais la dragonne bleue a été blessé.

Vous le saviez déjà, non?

-C'est vrai.

-Qu'êtes-vous? Un humain? Un esprit?

-Je ne suis que malheur.»

Que voulait-t-elle dire? Il y avait beaucoup de mélancolie dans sa voix plus que dans ses mots. Si cela n'avait sans doute aucun rapport avec la disparition de la dragonne, ce qu'elle venait de dire avec ce ton attira l'attention de Mérida qui voulut se rapprocha et lui prit la main en souriant.

«-Ne soyez pas triste. Quelqu'un est parti chercher ce qu'il faut pour vous soigner. Vous allez guérir vite.

-En effet»

Derrière les deux jeunes filles se tenait Valka qui fixait Mérida avec sévérité. Celle-ci, trop préoccupée par ce qu'elle avait vu, ne l'avait pas entendu rentrer. Quant à la jeune femme blessée, elle n'y avait pas fait attention en écoutant Mérida lui parler. Comprenant que Mérida avait vu quelque chose semblant compromettant, le visage de Valka passa de sévère à triste. Ce qui ne l'empêcha de rester ferme.

«-Dehors, dit-t-elle à nouveau, Allez! Et cette fois, restes-y.»

Valka avait préparé ce qui semblait être une potion. Elle mélangeait le contenu dans un bol qu'elle avait fait chauffé. Il fallait que le contenu soit chaud afin de bien faire cicatriser la blessure. Cela ne serait pas facile pour la jeune femme déjà au plus grave mais il le fallait. Lorsque tout fut prêt, elle appliqua le mélange sur la plaie et autour de la flèche. La pauvre victime dû serrer les dents afin de ne pas hurler. Elle avait besoin d'être rassurée. Valka lui prit la main avec douceur et la posa sur son épaule afin de lui montrer qu'elle n'avait rien à craindre. Il fallait faire vite car si elle ne se dépêchait pas, la blessure deviendrait fatale et la pauvre jeune fille perdrait la vie. Valka mit sa main sur la flèche et, d'un coup sec, la tira brutalement du corps où elle avait été enfoncée.

« -AAAAAHHHHH!»

Cette fois-là, la pauvre blessée n'avait pas pu se retenir de crier. La douleur avait été beaucoup trop forte. En l'entendant, la peur s'empara de Mérida.

Bien plus loin, comme s'il savait que sa dresseuse était en grand danger, le dragon noir que Mérida connaissait se mit à hurler au même instant.

I

Tout s'était bien passé. La jeune femme blessée serait guérie le lendemain. Pour mieux guérir, Valka lui avait conseillé de dormir. C'était un soulagement. Peu de gens auraient survécu à une blessure pareille. Si près du cœur, c'était impressionnant.

«-Vous êtes…impressionnant, Valka, dit Mérida, Si quelqu'un vous avait vu faire, il ou elle aurait adoré avoir la recette de votre remède.

-Oh, ce n'est pas que moi. Cette jeune fille a toujours eu une grande résistance face à la mort. Comme si elle avait les os ou la peau plus solides que n'importe quoi.

-Oh! Alors, ça veut dire qu'elle veut dire qu'elle est digne du surnom que je lui ai donné.

-Quel surnom?

-La Femme de Fer.

Attendez, vous la connaissez?

-Oh! Oublie ce que j'ai dit.

-Valka!

-J'ai dit «Oublie»

-Non! J'en ai assez de croiser des gens qui me cachent des trucs ou qui veulent que je fasse des choses sans m'expliquer pourquoi. Je veux comprendre ce qui ce qui se passe. Alors, je ne vous laisserai pas tranquille tant que vous ne m'avez pas expliqué. Déjà, pourquoi quand j'amène une dragonne bleue ici, elle disparait brusquement et une fille blonde débarque de nulle part?

-C'est compliqué.

-C'est pas une réponse!

-Elle s'appelle Astrid Hofferson. Je l'ai rencontré il y a trois ans.

-C'est pas une réponse non plus!

-Bon, on va reprendre depuis le début. Si tu veux tout savoir, dis-moi d'abord ton nom.

-Mérida Dunbroch.

-Ecoute-moi attentivement Mérida. Je vais te raconter une histoire bien plus qu'importante.»

Cliffhanger! Et oui, pour les explications, va falloir attendre le chapitre suivant. Désolée. Bah, au moins, dites-vous bien que cela vous fera sans doute mieux profiter de la découverte. A plus tard