Ouais, ça faisait longtemps. Alors, laissez-moi commencer par un «Bonne année» avec du retard. Bon, si je n'ai pas posté depuis un bon moment, c'est parce que en plus du manque d'inspiration, le film duquel je m'inspire pour garder son schéma narratif fidèlement n'était pratiquement plus disponible sur internet. J'ai mis du temps à le retrouver et pouvoir recommencer à écrire. Je ferai mon possible tout en tentant de gérer des trucs IRL. Bonne lecture
Chapitre 6:Mélancolie
Il faisait jour. Les nuages s'étaient éloignés. Une femme sur un cheval à tête reptilienne voyageait dans une forêt. Sa monture ayant un bon flair, elle savait qu'elle trouverait facilement son chemin. Cependant, elle ne s'attendait pas du tout à trouver des traces inquiétantes du passage de ceux qu'elle suivait. Les cadavres successifs ensanglantés de ce qui semblait avoir été deux brutes sanguinaires gisaient dans la forêt. La cavalière ne connaissait que trop bien les personnes en question et décida de vite poursuivre son chemin morte d'inquiétude à l'idée de ce qui avait pu arriver la nuit précédente.
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Harold avait utilisé une corde et plusieurs fils à tisser pour fabriquer une canne de pêche. Grâce à cela, il avait trouvé du poisson dans la rivière. Cela allait enfin pouvoir soulager sa faim. Néanmoins, il ne pensait pas qu'à lui-même en pêchant. Il fit chauffer un feu et cuire le poisson non loin d'une personne endormie. Lorsque la fumée de la cuisine chatouilla les narines de cette dernière, elle se réveilla en gémissant légèrement.
«-Bonjour, dit Harold d'une voix douce
-Oh. Bonjour.
-Tu es toute pâle. Tu dois avoir faim.
-Oh! Quelle nuit!
-Que s'est-t-il passé?
-Oh, rien de très important. Juste une nuit sympathique dans une auberge. Enfin, je dirais plutôt chouette. L'aubergiste est même allé jusqu'à nous donner une bouteille d'hydromel.
-Quelle chance! Et il ne s'est rien passé d'autre?
-Non.
-Tu es une bonne menteuse.
-Quoi?!
-J'aurais pu te croire…si je n'avais pas eu du sang et du tissus sur la mâchoire quand je me suis…réveillé.
-Oh.
-Mérida, que s'est-t-il passé d'autre?
-…
Il y avait deux hommes. L'un d'entre eux était un bœuf qui avait des peaux de…de…dragons sur lui. Il…Il vous cherchait. L'autre était un gars complètement taré et surtout, il…il…il m'a fait très peur.
-Je connais ces hommes, dit Harold après plusieurs instants de silence
-Quoi?
-Drago Poingsanglant et Dagur le Dérangé. Ce sont des tarés dangereux. Mais surtout, ce sont des monstres sanguinaires. Drago est le Chasseur de Dragons le plus réputé et le plus sadique qui existe dans ce monde. Il est souvent accompagné de Dagur qui adore le sang. Et il est aussi ingérable que terrifiant; toujours prêt à tout pour avoir ce qu'il veut même si c'est pour faire des choses atroces. Viggo a souvent fait appel à eux pour chasser les dragons pays et contrées alliés à Grimborn. Et quand ça n'était pas le cas, Drago gardait les peaux de dragons pour lui.»
Harold s'arrêta de parler. Ayant comprit les intentions du monstrueux bœuf, il partit brutalement et frappa son poing sur un arbre en grognant de colère. Comprenant ce qui lui arrivait, Mérida alla vers lui.
«-Il est mort, Harold. Si vous aviez du sang et du tissus sur la mâchoire, c'est parce que vous et Astrid avez été obligés de vous défendre quand il vous a voulu du mal.
-Il a aussi attaqué Astrid?
-Je n'ai pas tout vu. Astrid et moi sommes parties sur Angus en espérant vous trouver avant lui. Mais il y a cet orage qui lui a fait peur et il nous a fait trébucher et séparer. Pendant que vous vous chargiez de lui, c'est l'autre type qui m'est tombé dessus et il…il a essayé de…faire ce que Ryker m'a fait.
-Mérida.»
Toute trace de colère avait quitté le visage d'Harold. Il n'y avait plus que de l'inquiétude. Il se tourna vers Mérida et mit une main sur une épaule.
«-Ne vous inquiétez pas pour moi. Il a subi le même sort que le bœuf. Quand il a essayé de me faire ça, j'ai compris que je ne voulais plus laisser personne me toucher. Alors, je lui ai troué la cervelle avant qu'il ait eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait.
-Tu as tué Dagur le Dérangé?
-J'ai été capable de tuer un homme qui a voulu me toucher. Ca veut dire que j'arriverai à me venger. Oui, j'y arriverai.
-Je n'ai jamais douté que tu en serais capable, Mérida. Mais tu as fait bien plus que prouver que tu serais capable de te venger. Tu as débarrassé le monde d'un homme monstrueux.»
Des battements d'ailes se firent entendre. Une magnifique créature bleue vint aux côtés du jeune homme brun et de la jeune fille rousse. Sur son dos, on pouvait voir un bel étalon. Avant que le reptile volant ne se posa au sol, elle déposa la monture sur ce dernier à l'aide de sa queue.
«-Et bien Angus, dit Mérida, tu joues les oiseaux maintenant? Oh je vois, tu te dis qu'en faisant ça, tu seras protégé de tous les dangers du sol. Trouillard. Tu n'as aucune raison d'avoir peur vu que nous avons La Femme de Fer avec nous.
Et puis, vois le positif. Ni toi, ni Astrid, ni moi n'avons eu à nous sortir du pétrin toute la nuit. Tu as quand même eu droit à une étable confortable avec de la bonne avoine pendant le reste de la soirée.
Je vais vous avouer un truc, Harold. En dehors de cet…incident, le reste de la soirée était très bien. Astrid et moi, on a dansé, bu. Ah, j'ai adoré. Et Astrid souriait. Vraiment. Mais elle était un peu triste.
-Comment?
-Oh, elle a fait la fière mais je l'ai vu. Elle voulait savoir de quoi vous parliez lorsqu'elle…ne pouvait pas vous entendre et elle a mis un certain temps à se sentir bien. Mais elle s'est amusée, y a pas de doute.
-…
Tous ces moments que tu passes avec Astrid; je te les envie. Quand je t'entends dire tous ces mots sur elle, je…
-Je suis sûre qu'Astrid pense la même chose à propos du temps que je passe avec vous, dit Mérida après un certain temps de silence, Sinon, elle ne m'aurait jamais demandé de quoi vous parliez devant moi. Elle n'a pas oublié le bonheur que vous avez vécu avant la malédiction. N'en doutez pas.
-…
Savais-tu que lors de leurs premières rencontres, les dragons créent des liens inbrisables?»
Mérida hocha la tête en guise de réponse négative.
«-Viggo ne nous a même pas laissé ça. Même pas ça.»
Alors que la dragonne bleue s'envolait gracieusement dans le ciel, Harold partit dans un autre coin de la forêt d'un pas lent et las tandis que Mérida s'appuya tristement près d'Angus qui frotta son museau contre elle.
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Harold entendit une monture arriver rapidement derrière lui. Il se retourna très vite. S'il fut très surprit de la tête incongrue de la monture, il ne fut pas étonné de la présence de la personne qui la chevauchait. Il aurait dû s'en douter après la discussion qu'ils avaient eu la veille.
«-Qu'est-ce que c'est que ça?
-Je vois les cadavres de Drago et Dagur dans la forêt, je suis morte d'inquiétude pour toi et tout ce que tu trouves à me dire, c'est me demander ce qu'est Jumper?
-Je ne savais pas qu'ils y étaient. Et c'étaient eux ou Astrid, Mérida et moi.
-Tu veux dire que…
-Oui. Ils étaient envoyés par Viggo. Et ils ont échoués. Et personne n'est blessé.
-Harold…
-Je ne suis pas surpris que tu m'aies suivi. Tu veux empirer la situation, c'est ça?
-C'est toi qui va empirer les choses en t'obstinant à vouloir tuer Viggo. Attends deux jours et toi et Astrid pourrez être devant Viggo avec les joyaux astraux et mettre fin à tout ça.
-J'ai déjà donné mon avis sur ce sujet.
-Pourquoi tu refuses de m'écouter?
-Tu connais la réponse.
J'arriverai à Grimborn demain. Et je ferai en sorte que Viggo ait ce qu'il mérite.
-Un jour de plus ou un jour de moins. C'est si important que ça? demanda Mérida
-Je t'avais dit de ne plus parler de ça. C'est impossible et tu le sais.
-Si c'est ce que vous pensez, je prendrai un autre chemin.
-Mérida…
-Je suis sérieuse. Je retourne à Grimborn parce que je dois mettre fin à une douleur; seule. Pas pour mettre fin aux stupides disputes d'hommes bornés.
-Si c'est ce que tu veux, que les choses soient ainsi.
-Parfait.»
Sur ces mots, Harold s'envola sur la dragonne bleue laissant les deux femmes et les deux chevaux seuls qui observèrent le ciel jusqu'à ce qu'il ne restât plus aucune forme distinguable dans l'azur bleu gigantesque.
«-Qu'est-ce que tu as fait? Tu veux abandonner mon fils, c'est ça?
-Il n'aurait rien écouté. Ni vous, ni moi. Et pour être honnête, vous commencez tous à m'agacer. Enfin, si on ne compte pas une fille blonde.
-Mérida…
-Venez avec moi.»
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Mérida et Valka étaient allées jusqu'à un immense paysage rocailleux en s'enfonçant dans la forêt. C'était le seul chemin possible pour se rendre à Grimborn et Harold devrait passer par là avec la dragonne bleue pour aller jusqu'à Grimborn. La nuit venue, Astrid prendrait le relais avec le dragon noir. Ce que les dragonniers ignoraient, c'est que deux femmes arriveraient près d'une crevasse en sortant de la forêt et en profiteraient pour y mettre un long tissus recouvert de roche fine. Comme ils volaient et qu'ils ne pouvaient pas voir à travers la forêt touffue, Harold et la dragonne bleue ne verraient pas ce qui se passerait. Quand tout fut fait, il ne restait plus que le plan fut mis à exécution.
«-Tu es sûre que c'est une bonne idée.
-Croyez-moi, c'est la seule solution.»
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Il n'était pas évident de voir dans la nuit. Astrid et le dragon noir tentaient de chasser en volant mais même à une distance en hauteur, on ne voyait pas grand-chose. Ou alors…un lac. Un lac! C'était sans doute l'occasion de trouver du poisson. Astrid pointa l'eau au dragon noir, celui-ci se mit à tirer vers cette dernière, ce qui fit sortir six gros poissons de lac. Ils se secouèrent. Le dragon noir descendit et fit du vol stationnaire. Astrid en profita pour trancher les têtes des poissons. Il ne restait plus qu'une chose à faire.
«-J'ai cru sentir une bonne odeur.
-Oh, c'est toi Mérida, dit Astrid en reposant sa hache
-Hihi! Tes réflexes d'ancien Lieutenant, je suppose.
-Désolée.
-T'inquiète. En tout cas, il y en a un qui se régale, dit Mérida en voyant le dragon avaler le poisson goulument tout en le coupant en trois avec ses dents
-Héhé! Tu as faim?
-Merci. C'est ma deuxième dose de poissons aujourd'hui.
-Qu'est-ce que tu veux dire?
-Il m'en a donné ce matin.
-Ah.
Et qu'est-ce qu'il a fait d'autre?
-Il voulait savoir ce que tu avais fait ou dit hier soir.
Oh mais ne crois surtout pas que c'était pour jouer les surveillants. Il avait juste l'air…mélancolique.
-J'en doute pas. C'est bien son genre.
-Astrid…
-Ecoute, j'ai l'habitude. Alors, ne t'inquiète pas pour mes «émotions». Mange, ça te fera du bien.
-…
Astrid, tu aimes les paris?
-Quel genre de pari?»
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Une jeune fille blonde chevauchant un dragon noir et une jeune fille rousse chevauchant un étalon faisaient une course. L'enjeu était de savoir qui pouvait être le plus rapide entre un dragon et un cheval. Mais à cet instant, les deux jeunes femmes ne pensaient pas à l'enjeu et s'amusaient comme des enfants. En fait, Mérida se doutait bien de qui pourrait être le plus rapide mais ce «pari» était son seul moyen de faire une chose très importante. La jeune fille rousse avait fixé un point d'arrivé et la jeune fille blonde le suivait. Ce fut Astrid qui arriva la première, ou plutôt qui y arriva le plus vite tandis que Mérida resta plus en retrait après avoir suivi Astrid de loin. Soudain, la jeune fille blonde et sa monture glissèrent.
«-Oh non! s'exclama Mérida, Yah!»
Mérida et Angus galopèrent vers la crevasse où Astrid et le dragon noir étaient tombés. Pourvu qu'elle n'eût pas fait une énorme bêtise. Si c'était le cas, elle ne se le pardonnerait jamais.
«-Astrid! hurla-t-elle, Astrid! Astrid! Astrid, est-ce que tu m'entends?
-Mérida? C'est toi.
-Oui. Est-ce que tu vas bien?
-Je crois. Mais il n'y a pas assez de place pour voler ici. On a besoin d'aide.
-Olala! J'ai pas de corde.
-Oh non, c'est pas vrai!
-Bon écoute Astrid. Je vais chercher de l'aide.
-Attends! Qu'il fasse nuit ou jour, les gens auront peur s'ils voient un dragon.
-Pas s'ils voient qu'il est apprivoisé par un humain. Harold m'a assuré que personne ne s'en était prit à la dragonne bleue tant qu'elle était avec lui. Tu n'as rien à craindre. Je vais faire le plus vite possible.
-Si tu le dis.
-Ne bouge pas.
-Très drôle.»
Et ouais. Brutal comme fin de chapitre. Pour la suite, ce sera pour plus tard. A bientôt
