TU PEUX TOI AUSSI COMMANDER TA FICTION
Oui tu peux toi aussi commander une fiction en te rendant sur notre histoire "Commandes de fictions" ou sur notre forum, et review le mois en cours !
Hé ! Bien le bonjour (ou le bonsoir) à toi qui arrive sur cette histoire ! En ce mois de février, le comptoir a demandé à ses auteurs membres s'ils voulaient proposer des petits écrits sur le thème de l'amour!
Petit mot de l'auteur (Almayen) : première fois que j'écris sur SNK, cela devait forcément être sur mon OTP. Le texte est sûrement (très) niais, mais bon... ce recueil est destiné à abriter toute notre guimauve *.*
Disclaimer : SNK, Erwin et les "tss" de Livai appartiennent à Hajime Isayama.
La caserne était bien silencieuse en ce 14 février. Une permission avait en effet été accordée à tous les soldats en avait fait la demande. Après tout, Noël et la Saint Valentin étaient de rares occasions de bonheur, et Erwin n'avait pas eu à cœur de refuser un petit moment de répit à ses subordonnés. Ces derniers avaient alors été nombreux à quitter la base pour la journée et profiter d'un repas avec leur moitié.
Erwin était quant à lui resté à la base – ce n'était pourtant pas faute d'avoir une moitié. Faute était simplement d'avoir une moitié qui n'appréciait pas les subtilités d'une fête « des amoureux ». Il essayait de se résigner en se rappelant qu'il était le major du bataillon et qu'en tant que tel, il avait une pile de dossiers et de rapports à traiter qui n'auraient soufferts de toute manière aucun retard.
Mais tout de même.
Il aurait bien aimé un petit…
- Tss… ces gros porcs n'ont même pas été fichus de nettoyer leurs saletés avant de partir. Tenir un balai, ce n'est pas si compliqué, non ?
Il aurait bien aimé un petit geste de sa moitié autre que cette dernière s'asseyant bruyamment sur son bureau et faisant ainsi tomber quelques feuilles. La vue de ses rapports poussés sans considération sur le sol fit naître en lui un sentiment d'irritation – qui fut néanmoins occulté par l'attendrissement qu'il ressentait devant l'indignation sincère de son amant pour ce qu'il qualifiait « d'un manque manifeste de savoir-vivre et de discipline ».
- Livaï… c'est la Saint-Valentin aujourd'hui, personne n'a vraiment la tête au travail, et encore moins aux miettes du petit-déjeuner.
Son interlocuteur haussa un sourcil.
- Personne n'a vraiment la tête au travail ? C'est toi, l'homme barricadé derrière ses dossiers, qui dit ça ?
Son ton accusateur laissa Erwin pantois.
- Eh bien je… J'ai une quantité de choses à finir… et… je ne pensais pas que tu serais intéressé par l'idée de Saint Valentin. Pour être tout à fait honnête, je pensais que l'idée même du principe te répugnait.
- Ce principe est totalement stupide. Comme si aller dîner aux chandelles allait changer quoi que ce soit au fait qu'on va tous finir en chair à canon pour titans.
- Alors pourquoi tu me reproches de m'être consacré au travail aujourd'hui ?
- Parce que ça fait des mois que tu t'enthousiasmes sur cette stupide fête et tu ne daignes même pas m'accorder un instant ! Je ne suis pas assez bien pour ta précieuse fête ?
Oh.
Oh…
Livaï était… vexé ? Livaï Ackerman, l'homme le plus fort de l'humanité et le roi des Je-déteste-les-gestes-d'affections-romantiques était vexé parce qu'ils n'avaient pas fêtés la Saint Valentin ?
C'était adorable.
Et potentiellement dangereux. Car l'homme le plus fort de l'humanité méritait amplement son surnom – surtout quand celui-ci était contrarié.
- Livaï… je me suis engagé à rendre ces dossiers pour ce soir sans faute. Mais si je me dépêche je pourrait me débrouiller pour les terminer dans l'arpès-midi. Ça nous laisserait la soirée de libre pour faire… ce que tu veux.
- Ce que je veux ?
Erwin sentit qu'il allait regretter le « oui » qui s'échappa de sa bouche – ce que lui confirma le sourire victorieux de son amant, qui se contenta d'un « Parfait ».
Avant de tirer une chaise près du bureau et de se saisir d'une pile de papiers.
- Tss… plus vite c'est terminé, plus vite on fait notre soirée non ? marmonna Livaï devant l'air surpris d'Erwin.
.
- J'aurais dû me douter que tu avais ça en tête quand tu as dit « ce que je veux ? »…
- Le principe de la Saint Valentin n'est-il pas de faire ce que l'on aime avec sa moitié ?
Erwin soupira. Il était à peu près persuadé que récurer la caserne de fond en comble « en amoureux » ne correspondait pas vraiment à l'archétype de la soirée de Saint Valentin des gens normaux. Mais en voyant le léger sourire qui flottait sur les lèvres de son amant alors que celui-ci venait à bout d'une tâche particulièrement tenace, Erwin sut que celui-ci disait vrai.
Remplir une quantité de rapports ou faire le ménage… tout ce qui importait, c'était de le faire à deux.
Note (de fin) : un commentaire ? un cri d'adoration d'Erwin et Livai ? Une commande à passer ? Rendez-vous en review !
