TU PEUX TOI AUSSI COMMANDER TA FICTION

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Hé ! Bien le bonjour (ou le bonsoir) à toi qui arrive sur cette histoire ! En ce mois de février, le comptoir a demandé à ses auteurs membres s'ils voulaient proposer des petits écrits sur le thème de l'amour !

Petit mot de l'auteur (Angelica R) :OUAT ne m'appartient pas. Spoiler pour la saison 7.

Ça ira mieux demain (je te le promets.)

Résumé : [S7B] : « Pour la première fois depuis des années, Tilly arrivait à penser à demain comme pouvant être un jour radieux. » CuriousArcher. Se passe avant la fin de la malédiction (entre l'épisode 18 et l'épisode 19.)

Elle était amoureuse.

L'évidence l'avait finalement frappée brutalement, sans prévenir, alors qu'elle petit-déjeunait avec le lieutenant Rogers, dans la salle à manger de l'appartement qu'ils partageaient ensemble en tant que colocataires.

Elle était tombée amoureuse de Margot West.

Il était un peu trop tôt pour qu'elle puisse réellement comprendre les tenants et les aboutissants de cette révélation, mais le fait est qu'elle partit au travail le cœur léger, se rendant au food-truck de Sabine avec le sourire aux lèvres.

Ce n'est qu'au cours de l'après-midi, durant sa pause, qu'elle comprit réellement ce que tout cela, ce que cette situation actuelle signifiait d'autre en général.

Pour la première fois depuis des années, Tilly arrivait à penser à demain comme pouvant être un jour radieux.

Elle vivait dans un vrai appartement, et non dans le box auquel elle avait été habituée pendant ces six dernières années, elle avait un colocataire qui tenait à elle, à qui elle tenait également, et qu'elle pouvait considérer comme un ami.

Elle avait un vrai travail (parce que oui, revendeuse de montres volées à la sauvette n'était pas vraiment ce qu'on pouvait qualifier de métier dans lequel on pouvait/voulait faire carrière), stable, et dans lequel elle se débrouillait plutôt bien.

Elle avait des « amis », en les personnes d'Henry Mills, de Sabine, de Roni et de Weaver, et en dehors d'Éloïse Gardener (cette garce...), il n'y avait personne dans sa vie dont elle ait réellement peur, ou lui pourrissant la vie par sa simple présence.

Et surtout, elle avait une petite amie.

Il n'était pas rare pour elle de tomber sous le charme d'une jolie fille, ça lui était arrivé de nombreuses fois (pour dire la vérité, elle avait même eu un béguin long, insensé et sans espoir pour Ivy Belfrey, à l'époque du collège, avant que celle-ci ne devienne... celle qu'elle était actuellement), mais rien de tout ça n'avait été réciproque une seule fois.

À vrai dire, c'était même plus fort que ça, jamais elle n'avait eu quelque chose d'aussi fort, et surtout, d'aussi durable.

D'ordinaire, toutes ses relations, amoureuses comme amicales, se terminaient très vite, au bout de seulement quelques jours, quelques semaines au mieux, parce que tout le monde réalisait très rapidement à quel point elle était folle, et inadaptée socialement parlant.

Cela faisait déjà plusieurs semaines qu'elle et Margot étaient ensemble, et maintenant, elle pouvait affirmer cela avec certitude : Margot était parfaite pour elle.

Et elle l'aimait comme elle n'avait jamais aimé personne avant elle.

Tout aussi fou que cela pouvait sembler, apparemment, c'était réciproque.

Oui, elle, Tilly, la folle, la fille des rues, la solitaire, la fille perdue, elle était amoureuse, et heureuse.

Margot ne la jugeait pas, elle n'avait pas peur d'elle, elle n'avait pas paniqué quand elle avait été confrontée à une de ses « crises », elle n'était pas partie, même en sachant en toute connaissance de cause que les « mauvais jours » de Tilly pouvaient être... particulièrement désagréables.

Elle savait ça, et pourtant, elle était restée, elle avait compris, elle avait balayé d'un revers de la main tout les doutes que Tilly avait pu avoir.

Margot croyait en elle, et elle avait envie d'essayer, elle pensait qu'un avenir entre elles deux était possible.

Et ça, c'était bien plus que tout ce à quoi la jeune femme avait jamais eu droit au cours de sa vie.

Grâce à elle, mais aussi à Weaver, à Rogers, à Henry, à Sabine, à Roni, elle pouvait enfin croire qu'il n'était pas déjà trop tard pour elle.

Là, à Hyperion Heights, malgré toutes les choses bizarres qui s'y déroulaient, malgré ses propres problèmes personnels, grâce à la présence de Margot, elle pouvait espérer être heureuse, un jour.

Enfin, elle se donnait le droit de penser qu'elle pouvait tourner les mauvais jours en bon jours, avec l'appui de Margot, son sourire, son rire, sa joie, ses baisers, sa confiance, son amour, sa force.

Face à la jeune blonde se dirigeant vers elle, le sourire aux lèvres, Tilly s'autorisa à rêver et à croire pour de bon que le prochain jour serait encore meilleur que celui-ci, parce qu'elle était là, et qu'elle l'aimait, pour de vrai.

Et ça, jamais Éloïse Gardener ne pourrait le lui enlever.

(Enfouie au fond d'elle-même par la malédiction, Alice Jones se permit alors de jubiler.)