CHAPITRE 4

Le soleil vint chatouiller mon visage de sa chaleur agréable et bien plus qu'acceptable comme réveil. La nuit avait été confortable, à vrai dire j'étais tellement épuisé que rien n'aurait pu me réveiller, ni bébé qui pleure ni vieillard qui ronfle. C'était une nuit sans rêve et sans cauchemars, une nuit simple comme je les aimais.

Je tendis l'oreille pour écouter les bruits alentours, discussions de marchands... Une mère parlant à son enfant... Un vieillard racontant ses exploits et des hennissements. Je me souvins alors ce dont m'avais parlé l'homme du relais ; si je trouvais un cheval, je pourrais l'apprivoiser et ainsi me déplacer plus vite ! Mon objectif d'aujourd'hui était définis... Seulement, j'oubliais que je ne savais pas où j'étais et de ce fait, je ne savais pas où se situait le château par rapport à mon emplacement, je devrais alors faire la discussion auprès des personnes de ce relais pour en savoir plus.

À ces mots, j'enlevais les couvertures de mon corps et me suis assise au bord de mon lit. Je secouais légèrement la tête tout en frottant mes yeux restés fermés trop longtemps, j'ouvris lentement ces derniers pour découvrir la scène que j'imaginais. Une mère avec un enfant sur ses genoux lui contait une histoire, un vieillard racontais ses exploits à l'homme du relais et des marchands eh bien... Marchandaient. Je chassais les mèches de cheveux sales qui s'étaient inviter sur mon visage... Sales ? En effet, il serait temps de me laver, ce serait aussi l'occasion pour moi de voir à quoi je ressemblais, si j'étais toujours la même ou si j'avais terriblement vieillis, en tout cas cela devait faire longtemps que j'étais endormies et il y aurait forcément des marques du temps sur mon visage.

Je me levais de mon lit et rassemblai mes affaires, puis j'ai refaisait correctement le lit dans lequel j'ai dormis par respect pour le propriétaire des lieux même si ce n'étais pas dans mon éducation. J'allais par la suite demander s'il y avait de quoi se laver dans ce relais, il m'indiqua une porte caché entre les lits. « Vous trouverez tout le nécessaire pour faire votre toilette dans la salle, n'oubliez pas de nettoyer après vous, c'est gratuit, mais ce n'est pas une raison pour délabrer les lieux ! » Me disait l'homme en riant légèrement. J'acquiesçais et lui offrit un sourire en réponse.

J'ouvris la porte de la salle pour découvrir une petite fontaine à ma gauche et un miroir à ma droite. Au sol, se trouvait un tabouret de bois brun, quelques savons empilés et un seau de bois. Quelques serviettes étaient posées près du miroir. La salle était petite, mais assez grande pour se laver agréablement, une petite fenêtre se trouvais en haut du mur face à moi, elle était ouverte et je sentais la fraîcheur du matin s'engouffrer dans la pièce, je décidais de la fermer malgré tout, je ne désirais pas que certains en profite pour se rincer l'œil... Enfin, si ça se trouve j'ai désormais 40 ou 50 ans, pas vraiment de quoi se rincer l'œil...

Je fermais la porte à clés derrière moi et commençais à me déshabiller à l'abri des regards. Mon corps semblait identique, le même qu'avant... Aucune ride, pas de grain de beauté ni quoi que ce soit que je pourrais considérer comme différent. Je voulais me laver avant de faire ça... Mais je ne pouvais vraiment plus attendre, il fallait que je me voie ! Je fermais mes yeux avec toute la force que je pouvais et me plaçais instinctivement devant le miroir. J'appréhendais ce que j'allais découvrir dans le reflet du monstre de glace... Serais-je vieille ? Déformer ? Différente ? Vais-je même me reconnaître... Mes mains devenaient moites dans la hantise... Devrais-je vraiment regarder ?... Et si ce que je découvrais était totalement différent ? Que ferais-je ? À ces mots, je n'ai pas réfléchi une seconde de plus et j'ouvrais les yeux.

Ce que j'ai découvert était en dehors de tout ce que j'imaginais... Mes yeux s'écarquillaient dans la surprise, je ne m'attendais absolument pas à ça, mais au fond, j'étais heureuse ! Rien n'avait changé ! Absolument rien ! J'étais toujours la même, je possédais toujours mon corps à la peau de porcelaine peut-être un peu plus maigre qu'auparavant, mes courbes étaient les mêmes que celle d'une jeune fille de 17 ans. Les mêmes longues et fines jambes, les mêmes bras frêles, les mêmes petit seins... Je me souvins que je n'avais jamais été fière de mon corps... Il était plat. Peu de courbes avantageuses et qui feraient rêver un homme, contrairement à ma sœur au corps magnifique avec des courbes de vraie femme, il était vrai que de nombreux hommes l'aimaient pour sa beauté. J'étais heureuse pour elle, elle avait au moins ça...

Je regardais mon visage plus longtemps que mon corps, il était lui aussi toujours le même. Aucune ride en vue, ni de cicatrice. Je possédais toujours le même visage ovale. Mes grands yeux cyans étaient toujours les mêmes, ils me regardaient avec un scintillement au fin fond d'eux, un scintillement que je ne pouvais comprendre, effectivement rien n'avait changé. Mon nez était le même, fins, mes lèvres aussi, fines. Mes cheveux étaient peut-être un peu plus long ? Il descendait jusqu'en dessous de mes fesses, mais leurs couleurs étaient faussées par la saleté, ils étaient désormais châtains, normalement, ils étaient d'un blond lumineux comme le soleil. Ils étaient détachés et pouvaient se balader à leur gré, sauf quelques mèches que j'avais attaché en demi-queue à l'arrière de ma tête à l'aide d'un petit nœud blanc. Je dégageais la longue mèche qui cachait en parti mon visage pour la placer comme à mon habitude derrière mon oreilles gauches. Mes oreilles aussi étaient les mêmes... Malheureusement. Je les recouvrais avec mes autres cheveux et me regardai une dernière fois. J'étais intacte, aucune cicatrice, aucun signe de vieillesse... Si ça se trouve le temps n'avait pas tant passé... Je l'espère, pensais-je.

Sans plus de vanité, je me détournais du miroir pour m'asseoir sur le petit tabouret et entamé ma toilette avec l'eau froide de la petite fontaine. Malgré le choc thermique, cela faisait tellement du bien, ma peau et mes muscles se sentaient revivre. Je frottais le savon contre tout mon corps et enlevais toute la crasse accumulée depuis mon réveil au temple. Mes cheveux étaient les plus atteints, je devais frotter deux fois plus afin de leur rendre leur couleur d'origine, un blond radieux, je me souvins ce que ma mère me disait « Tes cheveux sont aussi rayonnant que le soleil, alors s'il te plaît, fait comme lui et ne cesse jamais de briller. ». Je souriais tendrement à cette pensée... Mes cheveux étaient une des choses dont j'étais assez fière, rare était les hyliens blonds dans ce monde. Ma sœur était blonde, mais il s'agissait d'un blond d'une teinte plus foncée que la mienne, tout comme le héros de la légende. Je sortis de mes pensées et continuais à me laver jusqu'à être assez propre à mon goût, puis me séchai rapidement afin de poursuivre ma quête au plus vite ! J'avais hâte... Tellement hâte...

Je regardais une dernière fois le miroir une fois revêtue de ma robe blanche, elle était étonnamment en bon état malgré les épreuves traversé, elle me rappelait tant de choses... C'était une simple robe de nuit allant jusqu'à mes genoux et possédant des volants aux bordures noir au niveau de la poitrine et des lanière à accrocher derrière ma nuque, il s'agissait des seuls détail de la robe. Elle n'était pas près du corps et ne possédait aucune forme particulière. Simplement une robe pour dormir, celle que je portais le jour de la tragédie... Je secouais la tête et pris un dernier aperçu de ma figure avant de sortir, je ne ressemblais plus vraiment à ce à quoi je ressemblais avant de rentrer. J'étais propre, mes cheveux étaient brossés et je devais sûrement avoir l'air plus rayonnant, en tout cas, c'est comme cela que je me sentais au fond de moi.

En sortant de la pièce, les regards se tournèrent vers moi, je n'aurais peut-être pas eu à, mais mes joues se réchauffèrent et je sentais la nuance écarlate se propager sur mes pommettes. C'était assez gênant... Pourquoi me regardent-ils tous ainsi ? Je détournais le regard essayant d'ignorer toutes ces paires d'yeux sur moi... N'ont-ils jamais vue une femme dans le passé ?...
Je me dirigeais vers le comptoir, les yeux toujours fuyant en appréhension des jugements porter dans les regards autour de moi, je devais sûrement marcher bien plus vite que nécessaire, mais je voulais que ça cesse, il fallait que je parte.

Une fois arrivé à ma destination, je daignais enfin offrir un regard à la personne face à moi, le jeune homme du relais me regardais avec une étincelle dans les yeux... Déesse, faite que je puisse vite m'enfuir d'ici... L'homme ferma la bouche qu'il avait laissé ouvert trop longtemps à mon goût puis la rouvrit : « J'espère que vous avez passé un agréable moment dans notre relais, puis-je faire quelque chose de plus pour vous mademoiselle ? » Il m'offrait un sourire niait des plus insupportables... En effet, il n'avait pas dû souvent voir de femme dans sa vie pour réagir ainsi.

« En effet, vous pouvez m'aider, j'aimerais savoir... Où suis-je exactement ? » Je rougissais légèrement dans la honte de ne pas savoir... Je devais sembler stupide. L'homme sembla légèrement surpris mais répondu à ma question sans en poser une quelconque autre : « Eh bien, nous sommes dans la région des Bois Perdus entre la région d'Hebra et les montagnes d'Ordin, êtes-vous perdue ? Si vous avez besoin d'un guide, je peux vous accompagner jusqu'où vous le désirez ! » Il avait l'air drôlement enthousiaste, mais je considérais sa proposition. Il doit sûrement posséder un cheval, ça m'éviterais de perdre du temps à aller en apprivoiser un... Pensais-je. « Les Bois Perdus ?... Donc environs à moins d'un jour à cheval du Château d'Hyrule... » Pensais-je à voix haute sans m'en rendre compte, l'homme du relais me regardait alors incrédule avec de grands yeux comme si j'étais complètement stupide.

« Pourquoi souhaitez-vous vous rendre au Château ? Vous êtes folle ?! Vous voulez mourir ?! » L'homme se dressa sur son comptoir complètement affolé ! Je reculais, surprise par son geste soudain ! Mourir, mais, enfin pourquoi ?! Le vieillard avec lequel discutais l'homme auparavant pris la parole, il était resté ici à nous écouter depuis le début : « Pffff, décidément les jeunes d'aujourd'hui n'écoute vraiment plus rien à l'école... » À ses mots, l'homme se pencha contre le comptoir en jouant avec sa barbe, cette fois-ci, c'était moi qui le regardais d'un air incrédule, je voulais en savoir plus. « Comment ça ? » Dis-je sans réfléchir, l'homme m'adressa un regard scintillant visiblement heureux de la question.

« Ah... La jeunesse... » L'homme soupira puis prit un air sérieux sur son visage, j'étais prête à l'écouter et il semblait le comprendre, il me fit signe d'aller avec lui dehors, je le suivais sans poser de question et l'homme du relais faisait de même.
Une fois à l'extérieur du relais l'homme nous fit asseoir près d'un feu de camp où la femme de ce matin préparais à manger. Le soleil était haut dans le ciel et il serait bientôt l'heure du repas, son petit devait avoir faim. Je souriais tendrement à l'enfant impatient de manger à ses côtés, il était vraiment mignon. Le vielle homme appela l'enfant et lui montra ses genoux, l'enfant le regarda plein d'enthousiasme et vint rapidement s'installer entre ses genoux puis dit « Quel histoire vas-tu me raconter aujourd'hui ?! J'ai hâte ! » Le vielle homme ébouriffa ses cheveux et lui souris « Je vais te conter l'histoire de notre Royaume. » Le petit avait des étoiles dans les yeux impatient d'entendre l'histoire en question. Ses mots s'adressaient aussi bien à moi qu'au petit...

Décidément je serais toujours traité en enfant, mais cela ne me gêne pas. La mère leva les yeux prête à écouter elle aussi l'histoire tout en continuant de préparer le repas, l'homme du relais restais debout prêt à aller accueillir un nouveau client à n'importe quel moment, mais semblait quand même accordé une oreille attentive.

Le vieillard fermait les yeux et commençait : « Tu te souviens de la prophétie dont je t'ai parlé l'autre jour ? Celle que les anciens livres nous contes. » Il fit une pause et l'enfant acquiesça, puis il enchaîna : « Le Royaume s'était préparé à cette fameuse prophétie, nos dirigeants avaient rassemblé une armée de gardiens, ces créatures que tu as sûrement déjà vues dans la nature, elle tire sur tout ce qui bouge sans aucun remords, en même temps, il s'agit de simple machine dépourvue d'émotion. Mais ce n'est pas tout, ils avaient aussi réussi à contrôler quatre gardiens géants que l'on appelle les Créatures Divines. « Le Royaume s'était préparé à cette fameuse prophétie, nos dirigeants avaient rassemblé une armée de gardiens, ces créatures que tu as sûrement déjà vues dans la nature, elle tire sur tout ce qui bouge sans aucun remords, en même temps, il s'agit de simple machine dépourvue d'émotion. Je suis certaine qu'ils connaissaient l'histoire, mais désiraient quand même l'écouter.

L'homme poursuivait : « Tu vois cet énorme oiseau là-haut ? » Dit-il en pointant au loin le ciel à l'enfant. L'enfant secoua la tête de haut en bas pour acquiescer, mais ne dit rien. L'homme repris : « C'est une des créatures divines, Va'Medoh, la créature divine appartenant autrefois au peuple Piaf. Chaque peuple possédait sa propre créature divine et son prodige capable de la diriger. » L'enfant semblait émerveiller, mais pour moi tout cela me rappelait mon enfance, j'étais comme lui quand on me racontait cette histoire étant petite, l'homme continuait : « Les Zoras, le peuple de la région de Lanelle possédait la créature divine Va'Ruta, les Gorons les habitants de la Montagne de la Mort possédait Va'Rudania et enfin les Gerudos vivant dans le désert du même nom, possédait la créature Va'Naboris. » Je me souvenais de toutes ces créatures, ma sœur les étudiaient à longueur de journée, elle avait même pu monter à leurs bords grâce aux prodiges.

« Seulement, le terrible Ganon s'empara des Créatures Divines et les retourna contre nous. Nous étions impuissantes faces à tout les gardiens et face aux Créature Divines, nous ne pouvions rien faire. » Il fit une pause. J'attendais impatiemment la suite, je connaissais cette partie, je l'avais vécue, je voulais savoir ce qui s'était passer après... L'homme prit une grande inspiration puis caressa les cheveux de l'enfant, tandis que mon cœur battait follement contre ma poitrine, j'étais impatiente de savoir la suite, que s'était-il passé ?! L'homme repris, mais cette fois-ci avec un ton plus doux et plus lent : « Et... Nous avons perdu face à Ganon. »
J'ai cru que mon cœur s'arrêterait à tout jamais... Le monde s'arrêtait autour de moi, tout semblait se vider de couleur... Je me sentais tout à coup démunie et impuissante... Per... Perdue ?! Perdue ! Ma sœur... Les prodiges ? Tous, on périt ?... Tous ?... Les larmes se formèrent aux coins de mes yeux et je faisais tout pour les retenir de couler et faire comme si de rien n'était, mais mon corps tout entier tremblait dans l'horreur. Cette partie-là de l'histoire... J'aurais préféré ne jamais la connaître.

L'homme poursuivis sans me prêter plus d'attention, heureusement... « Il y a 100 ans, les Prodiges on été tués à bord de leurs créatures divines. Le héros de la prophétie est mort sur le champ de bataille d'après les dires. Il a sacrifié sa vie pour celle de la Princesse Zelda, mais celle-ci n'a pas réussis à vaincre Ganon. Aujourd'hui, le Château d'Hyrule est entre les griffes du fléau, la Princesse le contiendrais de toutes ses forces entre les murs du château pour éviter qu'Hyrule ne soit dévasté... Mais la Déesse seule sait combien de temps elle pourra encore tenir ainsi. »
Mes yeux s'élargir... Un siècle ?... Un siècle que je dors paisiblement et que ma sœur défend de sa vie toute entière Hyrule ?! 100 ans ?! Déesse ! Je commençais à paniquer... Qu'est-ce que j'allais faire... Sans m'en rendre compte, les larmes s'étaient mises à couler à flots le long de mes joues... Et pourtant, je n'étais pas triste, au fond... Au fin fond de moi, je sentais qu'il y avait encore un espoir. Je repris petit à petit mes esprits en essuyant les larmes chaudes de mes joues froides et en reniflai deux ou trois fois. Une fois ressaisis je regardais l'enfant en face de moi qui pleurait bien plus que moi... Il venait d'apprendre qu'il allait peut-être mourir... Je le comprends... Les autres semblaient indifférents, ils devaient sûrement entendre cette histoire depuis leurs enfances. Le vieil homme reprit la parole une dernière fois : « Prions la déesse pour qu'elle nous envoie un nouveau Héros capable de vaincre Ganon cette fois. » En disant cela, il joignit ses mains avec celles de l'enfant sur ses genoux, puis pencha la tête et ferma les yeux en entament sa prière.

Quelques minutes passèrent, et le plat qui cuisait dans la marmite était désormais prêt. La femme commençait à servir à manger pour tout le monde, moi comprise, une très délicate attention tout en sachant que mon ventre commençait à gronder sérieusement. Les vivres récoltés hier soir n'étaient pas suffisant pour combler une faim de 100 ans. Elle me tendit une assiette que je pris avec les deux mains en lui adressant un simple « Merci. » , puis je regardais le contenue de la plaque tenue entre mes doigts. Il s'agissait d'un curry de poisson sentant incroyablement bon. J'allais me régaler, elle semblait être un véritable chef ! L'homme de la réception vint s'asseoir à mes côtés, puis pris lui aussi sa nourriture qu'il entama assez rapidement.

Durant le repas personnes ne parlait, mais ce n'était pas désagréable pour autant, il s'agissait d'un silence confortable. Je réfléchissais profondément à une solution de sauver ma sœur, ce serait désormais ma priorité numéro 1. Je n'avais d'autre choix, je ne pouvais pas la laisser mourir, trop de vie, on été perdue inutilement durant cette guerre inutile. Je réfléchissais tout en touillant à l'aide d'une cuillère le contenue de mon assiette pour prendre une portion de curry, quand un élément attira mon attention, de la citrouille. Je me sentais tout de suite stupide de pensée à un aliment tout bête... Je riais dans ma tête pour être aussi stupide. Les citrouilles que nous nous amusions à sculpté pour la fête de la peur en fin d'année... J'étais plus doué pour ça que ma sœur, un des rares domaines où je la battais ! J'avais même gagné le concours de la plus belle citrouille faite par un enfant au village Cocorico ! On avait bien ri ce jour-là... Je souriais tendrement au souvenir enfantin et pourtant si magique...

Puis soudain une idée surgis dans mon esprit ! Mais oui ! Pourquoi je n'y ai pas pensé directement ?! Me demandais-je. Je finis à une allure folle mon assiette sans vraiment prêter attention à si j'étais féminine ou pas et je m'empressai de me retourner vers l'homme du relais tout en essuyant ma bouche avec mon avant bras. Décidément, je n'étais vraiment pas faite pour être une princesse. L'homme me regarda légèrement surpris. « Vous avez bien dit que vous pourriez m'accompagner jusqu'où je le désirais ?! N'est-ce pas ?! » J'avais désormais ces épaules entre mes mains et le secouais légèrement afin d'obtenir une réponse rapide, il me regardait légèrement effrayer puis dit : « Eh bien... Oui si vous le désirez, je vous escorterais... Bien sûr si c'est trop dangereux, il en est hors de question ! » Il prit une position défensive en levant les mains pour me dire d'arrêter de le secouer. Je le lâchais alors et lui fit un grand sourire, il attendait ma requête et il devait sûrement aussi l'appréhender !

« Je voudrais me rendre au Village Cocorico s'il vous plaît ! C'est urgent ! » Je devais avoir l'air folle, mais l'homme n'avait plus l'air effrayer, il réfléchissait désormais. « Eh bien... Tout travail mérite salaire, je vous demanderais une compensation en échange de ce service, mais je vous suis. Nous partirons ce soir, mieux vaut voyager de nuit, les monstres devraient dormir, enfin si cela vous convient... » Mon sourire augmenta incroyablement et je me jetais à son cou et le serrait dans une étreinte de toute mes forces en lui criant « Merci, merci, merci ! Vous ne pouvez pas savoir à quel point ça me rend heureuse ! » Je m'écartais de lui et le laissais un peu respirer puis je continuais : « Je m'appelle Kitsis et vous ? » je lui tendis la main pour symboliser notre accord ainsi qu'en gage de présentation, il la prit et la secoua légèrement en répondant, « Moi c'est Rain. ».

J'avais désormais hâte de partir avec lui pour obtenir plus réponses à mes questions à Cocorico, là-bas quelqu'un pourrais m'aider, une vieille connaissance, qui je suis sûre me viendra en aide.