CHAPITRE 12

Il nous fallut quand même une bonne trentaine de minutes pour rentrer au village, la pluie nous avais surpris en chemin et nous étions trempé, de plus je ne pouvais vraiment pas marcher vite, je risquais d'encore plus ouvrir la plaie.

Nous étions devant l'établissement où se trouvait le médecin de village et je toquais pour voir si quelqu'un se trouvait à l'intérieur. En attendant l'arrivé de quelqu'un pour nous ouvrir, je regardais aux alentours pour découvrir qu'il n'y avait plus personnes dans les parages mise à part des enfants jouant dans la gadoue. Leur jeu semblait marrant, moi aussi, j'aimerais pouvoir faire ça ! Enfin bon… J'étais bien trop vieille pour ça...

Un bruit m'alertait que la porte était en train de s'ouvrir et une femme vêtue tout de blanc m'accueillait derrière la porte, elle l'ouvrit en grand et me regardait. Je pris un meilleur aperçu de la femme devant moi, elle était âgée d'une vingtaine d'année, brune aux yeux marron, assez… Joli, il faut se l'avouer.

Ses yeux s'élargirent puis elle commença : « Oh déesse Hylia ! Vous êtes dans un sale état jeune fille ! Entrez ne restez pas dehors, vous allez attraper froid avec ce temps désastreux ! » Elle passa son bras derrière mon dos pour m'aider à avancer et j'entrais dans la salle chauffé. Devant moi, s'exposait une salle d'attente avec quelques sièges et quelques plantes, il n'y avait pas beaucoup de décoration. Un escalier tout de suite à ma droite menait vers l'étage. Au fond de la pièce, se trouvait une simple porte menant je ne sais où. Quelques personnes attendaient dans la salle, mais la jeune femme me permit de passer devant tout le monde.

Elle ouvrit pour moi la porte du fond et je découvrais un cabinet assez bien équipé et un médecin assis devant son bureau. Link était derrière moi et il essaya d'entrer dans la pièce de consultation, mais la femme l'en empêcha. « Vous êtes son mari ou quoi que ce soit dans le genre ? » Nos joues se colorèrent en rouge de manière synchronisée, je l'observais pour voir sa réponse. Il secoua frénétiquement la tête pour dire « non ». La femme me fit entrer dans la pièce et avant de refermer la porte dit à Link : « Alors restez ici Monsieur, je vous pris. » À ces mots, je pouvais voir une dernière fois Link complètement en état de choc avant qu'elle ne ferme lui ferme la porte au nez.

La jeune femme me fit asseoir devant l'homme derrière son bureau. La salle était meublée avec un bureau et une table qui devait sûrement servir pour les opérations ou les observations… À vrai dire, au château, j'avais mon médecin attitré avec ma sœur, donc je n'étais jamais allé dans un cabinet… Je me demande si la médecine a fait des progrès depuis 100 ans. La femme parla :
« Cette jeune fille vient d'arriver, je l'ai fait passer en urgence. Son épaule est dans un sale état et elle est tremper, il risque d'avoir une infection si nous ne la prenons pas vite en charge. »

L'homme leva la main en guise d'un stop. Elle se tut et il me fit signe de me diriger vers la table que j'avais remarqué précédemment. Je me levais doucement pour ne pas faire de mouvement brusque et me dirigeais vers la table. Le médecin enfila des gants et sortis des instruments que je ne connaissais pas. Je m'asseyais sur la table et serrais le tissu de ma robe dans la paume de mes mains, j'étais stressé… Qu'est-ce qu'il allait faire ?… Je n'aime pas les piqûres, il n'a pas intérêt à m'en faire !

Il se retourna de l'armoire d'où il prenait ses ustensiles, il s'agissait simplement de fil et d'une aiguille. La jeune femme commença à essayer d'enlever ma robe et je rougissais instantanément, je n'étais pas franchement à l'aise avec le fait d'être presque nue devant un homme que je ne connais pas… Puis je réalisais…Au déesse Hylia ! Heureusement que Link n'est pas rentré. Mon visage se teintait de rouge à la pensée… Ce serait tellement gênant…
L'homme se dirigea vers moi avec son fil et son aiguille ainsi qu'un flacon contenant un liquide incolore. La femme commençait à enlever le bandage que m'avait fait rapidement Link, il était imbibé de sang… Elle observait le travail de mon camarade :

« Vous avez fait ceci seule ? Depuis combien de temps êtes-vous blessez ?
-Depuis hier soir, je me suis pris un coup de serpe, l'homme qui m'accompagnait m'a fait ce bandage de secours, je pensais que ce serait suffisant… » Elle regardait attentivement la plaie qui se cachait sous le bandage amateur.

« Visiblement, c'est du bon travail, vous pouvez le féliciter. Seulement, vous avez dû faire un mouvement brusque, la coupe ne semble pas très profonde, mais la déchirure en dessous l'est un peu plus. Nous allons vous faire quelques points de suture ainsi qu'un examen complémentaire. » L'homme ne disait toujours rien, il s'approcha un bout de tissus à la main, il versa le contenu du flacon dessus et s'approchait de mon épaule. Je ne sais pas pourquoi… mais je sens que je ne vais pas du tout apprécier…

J'avais raison, lorsque le tissu rencontra la plaie de mon épaule gauche, je ne pus contenir un cri atroce. « AAAAAH ! Ça brûle qu'est-ce que c'est ?! Ça brûle qu'est-ce que c'est ?! « C'est du désinfectant, ceci vous évitera de nombreuses complication alors serré les dents ce n'est pas le pire à venir. » Je me pliais à son indication et je fermais les yeux pour essayer de contenir la douleur que je ressentais. C'était bien plus douloureux que la blessure en elle-même, je regrettais instantanément d'être venue. Mais je n'avais pas encore tout vue…

***
Une heure plus tard l'homme avait fini son travail. Il m'avait recousu l'épaule avec son fil et son aiguille, la douleur était insupportable… J'ai bien cru que j'allais m'évanouir une dizaine de fois. À chaque fois qu'il plantait l'aiguille dans ma peau pour faire un point je n'avais qu'une envie : la lui faire bouffer ! Mais la torture était finis… j'allais guérir et au fond c'était le plus important. L'homme enleva ses gants et alla dans une autre pièce que je n'avais pas remarqué. La femme vint se positionner devant moi pendant qu'elle m'aidait à me rhabiller.

« Vous allez devoir prendre quelque temps de repos pour être sûr de ne pas rouvrir la plaie. » J'analysais ces précédentes paroles et je réalisais enfin ce qu'elle racontait : « Nan, c'est impossible ! Je dois repartir ce soir pour le village de Cocorico ! Je ne peux pas me reposer ! » Je me levais et je terminais de me rhabiller seule. La femme me dévisageait visiblement désespérée de mon comportement, j'avais le don de faire ça à beaucoup de personnes.

« Vous allez empirer les choses si vous ne vous reposez pas ! Réfléchissez ! La prochaine étape sera l'amputation si vous ne faites pas attention ! Reposez vous au moins une nuit, vous pouvez emprunter une chambre à l'étage si vous le souhaitez, mais sachez que vous avez une légère fièvre et que vous n'êtes pas à l'abri de complication cette nuit, il serait plus sage pour vous de rester ici. De plus, vous devriez prendre le temps de laver vos vêtements, avec tout ce sang les habitants de Cocorico vont vous prendre pour une meurtrière. »

Elle marquait un point… Je ne voulais pas perdre mon bras moi !… Mais… Link devait accomplir sa mission et je ne pouvais pas plus le retarder… Nous devrions déjà être en route pour Cocorico… Je m'éloignais de la table sur laquelle je venais d'être charcuté et réglais les frais médicaux à la femme… 150 rubis, ça fait mal aux fesses… Je sortais de la salle de consultations et cherchais Link du regard… Je le trouvais assis sur un fauteuil et visiblement endormis avec mon manteau dans ses bras. Il ressemblait à un enfant attendant sa mère… Il était mignon…

Il devait être fatigué lui aussi… Nous pourrions en effet partir demain matin, ce serait mieux pour tout le monde. Je me dirigeais vers lui et me baissais vers son visage pour mieux l'observer. Il dormait paisiblement, son visage ne portait aucune expression, il était… Comment dire… Eh bien… Beau ?… Mais il fallait que je réveille la bête désormais, il ne pouvait pas dormir ici toute sa vie.

Je secouais doucement son épaule en lui disant tendrement… Enfin à ma manière : « Hey, debout ! »

Il se réveilla en sursaut et me regardait apeurer : « Tu t'étais endormie, tu ne crois pas que ce serait plus agréable dans un lit ? » Je lui souriais, fière de la réaction que j'avais provoquée chez lui. Je me redressais et il se levait en frottant ses yeux rapidement avant de commencer à partir. Je le suivais et accordais un salut à la jeune femme m'ayant soigné ainsi qu'au docteur.
Il pleuvait toujours, mais bien moins fort que tout à l'heure. Link me regardait et je connaissais ce regard désormais : « Je vais bien ne t'en fait pas. Le médecin m'a fait des points de suture et la femme qui l'accompagnait m'a dit de prendre du repos… Je pensais que nous pourrions passer la nuit ici pour laisser les chevaux se reposer… Et visiblement toi aussi, ça te va ? » Il fit le même geste habituel pour dire oui.

Nous étions l'après-midi, il y avait encore des heures à tuer avant la tombée de la nuit, mais honnêtement, j'étais bien trop fatigué pour m'en soucier… Je n'avais pas beaucoup dormis ses derniers jours et je n'osais même pas imaginer pour Link… Nous étions humains et malgré un sommeil de 100 ans on commençait tout deux à lâcher prise petit à petit.

Je partais en direction de l'auberge, mais Link me retenait et me pointait sa nouvelle maison au loin… Ah oui, en effet, il voulait sûrement aller profiter de son nouvel achat. Je le suivais et nous marchions d'un pas pressé pour rejoindre la maison isolé du village et éviter la pluie. Une fois là-bas le même homme de tout à l'heure nous attendait, enfin attendait surtout Link. Il le salua avec beaucoup d'entrain comme ce matin :

« J'ai eu peur que tu ne reviennes pas ! Je ne voulais pas passer pour un arnaqueur ou quoi que ce soit ! »… Ne vous en faite pas monsieur… Vous aviez déjà l'air bien louche. Il tendit une clé à Link et il la saisit avant de recevoir une tape sur l'épaule de la part de l'homme excentrique : « Bon, eh bien, prends soin de cette vieille bâtisse, elle t'appartient maintenant… Enfin devrais dis-je qu'elle vous appartient ? » Je secouais la tête dans un non et je l'accompagnais de parole : « Non-non ! Vous vous méprenez ! Nous sommes justes… Compagnons de route ! ». L'homme semblait perplexe, mais il acquiesça. « Bon si vous le dites, votre vie privé ne nous concerne pas. » Il fit signe à ses compatriotes de se lever et de le suivre : « À bientôt ! Je suis sûre que nous nous reverrons d'ici peu ! »

Cette annonce me fit peur… Je ne voulais pas revoir Monsieur tête de gland !… Link s'avançait vers la porte et je le voyais hésiter lorsqu'il enfonçait la clé dans la serrure de la porte… Ses souvenirs devaient le tourmenter… Je devrais sûrement le laisser dans sa nouvelle maison, seul pour le moment… Je me hâtais alors à découvrir les alentours de la grande maison.
Elle était la seule et unique maison dans les alentours. Le sol était relativement plat malgré la montagne juste derrière la bâtisse. Il y avait quelques arbres autour de la maison, c'était vraiment mignon, je comprends pourquoi il voulait la récupérer, c'était magnifique. Il y avait une plaine qui se poursuivait sur le côté de la maison, assez de place pour qu'Epona puisse y brouter tranquillement.

Je me décidais enfin à rejoindre Link qui s'était déjà aventuré dans la maison. Il regardait les alentours avec des yeux d'enfant… Comment peut-il rester si calme ?… J'aurais explosé en sanglot à coup sûr. La salle principale ne contenait pas grand chose. Une grande table avec deux chaises, un grand tapis blanc se trouvait en dessous de la table. Au mur, il y avait énormément de présentoir pour y déposer ses armes, ça lui serait utiles. Il y avait quelques meubles tel une armoire ou une petite bibliothèque pas vraiment très remplis.

Tout de suite à ma droite se trouvait un escalier menant vers une mezzanine. Un peu, plus au fond de la maison se trouvait une porte menant sous la mezzanine… Sûrement la salle d'eau. Je laissais Link observer les tiroirs ou d'autres choses alors que je montais à l'étage… Pour y découvrir un lit deux place avec des couvertures bleu. La même couleur que celle de la tenue que portait Link il y a cent ans… Un magnifique bleu ciel. Il y avait une petite armoire et un bureau près du lit. C'était très sommaire mais suffisant pour une personne… Justement : une personne, il n'y avait pas de place pour que je puisse rester avec lui et c'était mieux ainsi. Je pense qu'il a besoin de se retrouver un peu seul dans la maison de son enfance.

Je descendais et le regardais, il ne semblait pas vraiment perturbé, ou du moins, il le cachait bien. Je m'asseyais sur une des chaises en croisant mes jambes l'une sur l'autre, désormais, c'est lui qui me regardait : « Bon… Qu'est-ce qu'on mange ? » Je lui souriais un air sarcastique dans mes paroles. Il sourit à la proposition et sortit pour se dirigeais vers le feu de camp. Visiblement, dans les maisons normales, on cuisinait dehors à l'aide d'un feu. Au château, nous avions des cuisiniers ainsi que de grande cuisine dans lesquelles j'adorais aller voler de la nourriture même si je n'en avais pas vraiment besoin, je trouvais juste ça marrant.

Je me levais et le suivais pour lui demander quelque chose : « Link ? » Il me regardait en attendant ma question : « Je peux emprunter ta salle d'eau ? ». Il me fit un signe de « oui » et je le remerciais : « Super merci ! » Je rentrais dans sa maison et je m'empressai d'aller vers la fameuse porte sous la mezzanine. Je l'ouvrais doucement et celle-ci grinça légèrement. À l'intérieur, il y avait une baignoire en pierre… Sûrement du marbre… Et bah dit donc ! Il se fait pas chier ! Il y avait le fameux seau et un petit tabouret ainsi qu'un robinet pour l'eau. Ça m'étonnerait qu'elle soit chaude… C'est reparti pour une toilette à l'eau froide.

Une autre porte se trouvait au fond de la salle, sûrement les toilettes. En face de moi, se trouvait un miroir et une toute petit fenêtre permettant à peine d'éclairer la salle, mais c'était suffisant. Je fermais la porte derrière moi et pris possession des lieux. J'enlevais mes vêtements et m'observais dans le reflet du miroir. J'observais surtout la plaie sur mon épaule, elle n'était pas très jolie à voir malgré qu'elle ait été nettoyée. Je passais doucement mes doigts dessus pour sentir la sensation des points de suture. C'était quand même très douloureux… Je me ressaisis et je m'asseyais sur le tabouret et entamais ma toilette.

***
Une heure plus tard, enfin, je pense… J'étais sortie de la salle d'eau vêtue de ma robe blanche, il fallait que je lave les autres vêtements avant de pouvoir les remettre, mais pas sûr que les taches de sang puissent partir. Je devrais sûrement emmener mes vêtements à la teinturerie pour récupérer leurs couleurs d'origine.

Nous avions déjà mangé et la fatigue commençait à redevenir une priorité. Je pris mes vêtements et ma sacoche et commençait à me diriger vers la porte de sortie de la maison. Link m'interrogeait avec son regard et je répondais à la question visible sur son visage. « Je vais déposer mes vêtements à la teinturerie et ensuite me rendre au cabinet de médecine pour dormir, on se rejoint demain matin à l'entrée du village d'accord ? Promis cette fois je ne t'oublierais pas ! ». Je souriais en gage de sincérité. Je ne lui laissais pas vraiment le temps de répondre ou quoi que ce soit, car je refermais la porte derrière moi et me dirigeais vers le village.
J'aurais préféré rester avec lui et m'assurer que tout allait bien pour lui vis-à-vis de cette maison… Mais bon ! Il n'y avait qu'un lit et il était hors de question pour moi de dormir avec lui, je veux bien être plus sympa, mais il ne faut pas pousser Mémé non plus !

***

Je perdais la notion du temps et je n'avais pas vraiment compté combien de temps, j'avais mis pour faire ce que j'avais à faire, mais le soleil commençait à se coucher petit à petit et le froid revenait. Il ne pleuvait plus, c'était au moins une bonne nouvelle. J'étais dans un lit, à l'étage du cabinet du médecin, ce n'était pas vraiment confortable mais suffisant pour passer une bonne nuit, ce sera toujours plus confortable que le sol ou le dos d'un cheval. J'étais dans une petite pièce avec le strict nécessaire, pas vraiment décoré. Mais je ne pouvais pas vraiment m'attarder sur ces détails que mes yeux se fermèrent petit à petit et que je repensais à cette longue journée…

Je savais enfin pourquoi Link n'adressait la parole à personne et de plus, nous avions un moyen pour qu'il puisse retrouver sa mémoire. Je me demande quel souvenir ces photos vont lui remémorer… Est-ce que ce seront des souvenirs joyeux ? Triste ? Douloureux ? À vrai dire, j'espérais simplement qu'il n'allait pas se plonger dans un mutisme encore plus pesant et j'espérais sincèrement qu'un jour, il accepterait de me faire entendre le son de sa voix.

***
02.

Je me réveillais d'une nuit sans rêve, comme d'habitude, enfin, c'était toujours mieux que les cauchemars que je faisais étant petite. Je sortais doucement du lit et remarquais une pile de vêtement sur le côté… C'étaient les miens, je devais halluciner ou bien, j'étais toujours dans un rêve ! Je les avais laissés à la teinturerie hier soir… C'est impossible qu'ils aient pu arriver ici tout seul…

Bon, j'y réfléchirais plus tard. Je me levais et me changeais rapidement. Il n'y avait plus aucune tâche tout était parties ! Bon au moins je n'aurais pas à acheter de nouveaux vêtements ! Surtout qu'il ne me reste plus que 50 rubis, je suis vraiment mal financièrement. Je regardais par la fenêtre, le soleil était déjà levé… Et visiblement depuis longtemps ! Merde il doit m'attendre depuis longtemps !

Je courais tout en terminant de mettre mon manteau, je manquais presque de tomber dans les escaliers, mais ce n'était qu'un détail. Je devais me grouiller ! Je courais tout en terminant de mettre mon manteau, je manquais presque de tomber dans les escaliers, mais ce n'était qu'un détail. Enfin si peut-être hier après-midi. La foule d'hier matin était de retour et c'était difficile de se frayer un chemin parmi toutes ces personnes, j'avais envie de tous les faire valser, mais j'étais en infériorité musculaire et numérique.

Une fois avoir passer l'essaim de personne qui grouillait dans ce village, j'apercevais Link et les chevaux à l'entrée de celui-ci. Il les avait déjà récupérés, sellé et pensé. Merde… Je lui avais promis quelques choses nan ?… Bon d'une part, je ne l'avais pas oublié… J'étais juste en retard ? C'est pas aussi grave n'est-ce pas ?

Je m'approchais essoufflé et au bord de la crise cardiaque : « Link !… J-je suis désolée, je t'ai fait attendre, mais je ne me suis pas réveillé ! Mais nous pouvons partir, je suis prête ! » Je le suppliais avec mes mains et inclinais la tête pour lui montrer mon pardon. Il leva les yeux au ciel et monta sur sa Jument. Ça ne lui arrive jamais d'être en retard lui ?! Je me dirigeais vers Orbital et celui-ci m'accueillit en me poussant légèrement avec son museau. Je le caressais rapidement avant de monter sur son dos. Ma robe n'était vraiment pas pratique pour monter à cheval… Mais je n'avais pas vraiment d'autre choix, il faudrait que je regarde les tenues à Cocorico.

En parlant de tenue, Link ne portait plus la même. Nous commencions à avancer sur le chemin principal alors que je prenais un aperçu de sa tenue. Il portait une armure, mais pas n'importe quelle armure… Une qui me rappelait de mauvais souvenir… Il portait l'armure de la garde royale du château d'Hyrule. Elle était principalement constituée d'acier, avec l'emblème de la famille royale, elle semblait bien plus protectrice que l'autre. Il portait toujours sa cape et avait mis le capuchon sur sa tête pour cacher son visage, je devrais faire la même chose moi aussi si jamais on venait à me reconnaître ça pourrait très mal aller pour moi.

Je me demande s'il l'a acheté hier… Pourtant, il ne la portait toujours pas hier… Je levais les yeux vers le ciel pour prendre un aperçu de son contenu. Il faisait beau avec quelques nuages rien de comparable à hier ! Les jours devenaient de plus en plus frais et d'ici peu nous serions en Hiver… Les feuilles des arbres étaient rouge et orange, les chevaux adaptaient leur pelage en conséquence. Je me demande si les gardiens sont moins actif en hiver… Je ne les ai jamais vraiment étudiés. Mais nous le saurions très vite

Nous étions partis pour 6 heures de marche et encore si nous ne rencontrions ni monstre ni Yigas sur la route. 6 heure sans pouvoir parler à qui que ce soit sauf mon cheval… Niveau psychologique ce n'était pas le mieux disons.