[HxK] NIGHT CALL
Titre : NIGHT CALL
Genre : Romance
Personnages : Heiji x Kazuha
Statut : Fini / Série en 2 parties. Partie Publique : 6/6 - Partie Privée : 5/5
Avertissement : 16+ de préférence pour contexte mature (pour la première partie).

Apres de longues années de tergiversation sur le sujet, je suis aujourd'hui disposée à publier Night Call dans son intégralité. La partie publique sera rated T dans un premier temps mais la seconde partie sera publiée sous le filtre M.
Sérieusement, cette fic est un magnifique exemple de Plot What Plot ? donc il faut aimer le genre. Mais depuis 10 ans, c'est LA fic qui m'a valu le plus de demandes puisque – même si elle est loin d'être une de mes meilleures histoires – elle semble avoir suscité l'intérêt et la curiosité des lecteurs. J'espère que vous ne serez pas trop déçus de la fin XD

PARTIE 2

CHAPITRE 8

- Mais ce n'est pas vrai ! Il se fout de moi ou quoi ?

Elle fit un pas vers le lit quand elle sentit soudain une forme surgir de derrière la porte et la faire basculer sur le matelas.

- Qu'est-ce que... ?!

Des mains lui agrippèrent les hanches et commencèrent à la chatouiller doucement. Elle se mit à rire nerveusement. Un sourire satisfait se dessina alors sur le visage de son compagnon.

- Heiji ! ... Arrêtes, Ha, Ha, Ha !

Elle essayait de se dégager de cette étreinte mais le jeune homme n'avait clairement pas l'intention de la laisser s'échapper comme ça. Il enjamba le corps de la jeune fille et s'empara de ses deux bras qu'il bloqua à l'aide d'une main, puis les maintint au-dessus de sa tête.

- C'est vicieux ça Heiji. Je ne peux pas me défendre comme ça.

- Qui a dit que je comptais te laisser faire ?

Avec sa main encore libre, il recommença alors à lui infliger le même supplice. Kazuha prise de fous rire se débattait comme elle le pouvait mais son compagnon était bien plus lourd qu'elle. Elle n'avait aucune chance de pouvoir se dégager. Heiji, qui se délectait de la douce torture qu'il était en train de lui infliger, était à son tour gagné par les rires. La voyant tourner la tête sur le côté à intervalles réguliers, il réalisa alors qu'elle devait être gênée par sa queue de cheval. Il s'arrêta donc un instant et utilisa sa main libre pour lui défaire gentiment son ruban.

- Qu... qu'est-ce que tu fais, idiot ? demanda-t-elle d'une voix mal assurée.

- Il te gène non ? Alors je te l'enlève.

Bien qu'amis très proches, ils n'avaient que très rarement eu l'occasion d'avoir des gestes intimes entre eux. La bienséance japonaise ne permettait pas (et ce particulièrement à deux adolescents de sexe opposé) d'avoir de contact physique. Heiji et Kazuha n'étaient donc guère habitues à se toucher franchement que lors de quelques occasionnelles séances de chatouilles. Le jeune homme avait ainsi choisi cette optique pour essayer de les relaxer tous les deux après l'épisode désastreux de la salle de bain, mais il sentait visiblement que son amie restait nerveuse quand il entreprenait d'autres gestes moins familiers. Il ne voulait pas la brusquer donc il devait se montrer patient. C'est pourquoi il se remit à la titiller doucement.

La position était légèrement inconfortable pour Kazuha qui sentait une forme rigide faire pression au niveau de son jean. L'espace d'un instant, elle regretta de ne pas avoir choisi une tenue plus adéquate, comme une jupe. Puis, ses rires étant en train de s'apaiser, le jeune homme redoubla soudain d'efforts à la chatouiller. Kazuha en oublia toutes ses réflexions à mesure que son hilarité redoublait.

- Par pitié, ha ha ha ! ... Heiji, Ha ha !... Arrête, Ha, Ha, Ha, Ha !

Enivré par les rires de sa compagne, Heiji se mit à penser à d'autres formes de délices qu'il pouvait lui infliger. La jeune femme observa un léger changement dans le regard de son compagnon. Une lueur de malice mais également de gourmandise venaient de s'y installer. Elle le vit alors se pencher sur sa nuque dans un mouvement lent et délicat. Son cœur recommença à s'emballer. Elle ferma les yeux. Quelques instants après, elle sentit le souffle chaud de Heiji contre son cou. Sa respiration semblait s'être aussi accélérée. Sa peau fut parcourue de frissons au moment où les lèvres du garçon rencontrèrent sa nuque. Sans y penser, elle laissa échapper un soupir alors qu'il poursuivait doucement ses caresses. Tout son être était parcouru d'émotions contradictoires entre le désir qui brulait de plus en plus intensément dans son ventre, la crainte de faire face a quelque chose qu'elle ne connaissait pas mais également la honte de dévoiler ces aspects si intimes de sa personnalité. Elle ne voulait pas hausser la voix. Après tout, personne d'autre qu'elle-même ne la connaissait sous cet angle si impudique. Malgré sa décision d'aller jusqu'au bout, la gêne s'était emparée d'elle au point qu'elle devait concentrer ses efforts pour réprimer les gémissements que lui inspiraient les caresses de son ami.

Ce dernier sentant qu'elle se contractait à nouveau leva les yeux vers elle. Découvrant la crispation de son visage, il décida de relâcher doucement la pression de sa main qui maintenait les bras de la jeune fille prisonniers. Il les vit alors glisser lentement le long de son corps et il en profita pour s'emparer du menton de son amie de sa main libre. Malgré ses traits encore tirés, elle consentit à ouvrir les yeux.

- Décontracte-toi, lui murmura-t-il d'une voix rauque qu'elle ne lui reconnaissait pas. Laisse-toi aller.

Sans attendre, il recommença à lui couvrir le cou de baisers et décida de s'attaquer à l'oreille qui s'offrait gentiment à lui sous la masse de longs cheveux noirs et fins. Mais à peine ses lèvres s'étaient-elles emparées du lobe de son amie que celle-ci ne put contenir le long soupir sensuel qui s'échappa de ses lèvres. Le garçon, encouragé par cette réaction, accentua sa torture pour la simple satisfaction de l'entendre prolonger son plaisir, mais la jeune fille se mit soudain à protester :

- A.. Arrête !... Heiji... S'il te plait !

Sans insister un instant de plus, il recula. Kazuha tentait de s'asseoir sur le lit et affichait un visage confus.

« Tu vas trop vite espèce d'imbécile ! » se reprocha-t-il mentalement.

Tandis qu'il s'asseyait à son tour à côté d'elle, Kazuha aperçut son meilleur ami soupirer discrètement. Sur son visage pouvaient se lire de la contrariété et de la frustration.

« Pourquoi est-ce que je l'ai poussé à arrêter ? Je n'ai pas peur de lui quand même... »

Elle continua à évaluer le jeune homme du coin de l'œil alors qu'elle regagnait ses esprits. Il y avait visiblement quelque chose d'inhabituel chez lui ce soir-là. Elle n'arrivait pas à mettre tout à fait le doigt sur ce détail. Devant elle se trouvait le Heiji qu'elle avait toujours connu mais également un être totalement différent. Le détective franc et sûr de lui s'opposait à un homme maladroit et hésitant. Pourtant, Kazuha était impressionnée par la douceur des gestes qu'il essayait de lui prodiguer. Elle devait reconnaitre qu'elle appréciait énormément ces efforts.

« Il mérite bien que tu lui accordes ta confiance non ? Après tout il a promis de ne pas aller au-delà de ce que tu souhaitais. »

Elle le vit alors se passer la main droite sur le visage. La cicatrice au dos de sa main était encore nettement visible. Elle raviva dans l'esprit de la jeune fille d'anciens et précieux souvenirs. Elle se remémora entre autres comment elle lui avait elle-même infligé cette blessure et comment son ami avait réagi.

« Si tu bouges, je te tue ! »

Malgré tous les doutes qu'elle avait pu nourrir à ce sujet, elle était presque sûre ce soir-là que le sens de ces paroles allait au-delà de l'affection amicale comme elle le croyait jusqu'alors. Sans y penser, elle tendit lentement la main vers celle de Heiji et se mit à l'embrasser délicatement.

Le jeune homme bien que surpris par cette soudaine entreprise, dévisagea son amie tout en la laissant agir à sa guise. Il reconnut dans son regard un profond élan d'affection qui lui était familier. Voilà une attitude qui ressemblait beaucoup plus à la jeune femme. Rassure de la voir de nouveau redevenue elle-même, il ferma les paupières afin de mieux s'abandonner à la sensation qu'il jugea, ma foi, fort agréable et sensuelle. Après s'être quelque peu attardées sur sa main, les lèvres de la jeune fille remontèrent progressivement le long de son bras, s'éternisant longuement sur chacun de ses muscles. Une main aventureuse s'agrippa également à son T-shirt noir et commença à lui caresser le torse. Pour le jeune homme, la sensation était bien plus douce que tout ce qu'il avait pu imaginer jusqu'à ce jour.

Quand Kazuha sentit sous ses doigts les battements de cœur du jeune homme, elle releva la tête et se mit à son tour à l'observer. Ses pulsations étaient incroyablement rapides. Il se tenait immobile, toujours assis dans la même position, les paupières closes et la tête légèrement penchée vers l'arrière. Ses lèvres faiblement entrouvertes laissaient échapper d'infime soupirs lorsqu'elle s'attardait sur des coins de son torse qui devaient être plus sensibles. Un léger sourire se dessina sur la figure de la jeune fille. Elle avait en effet une irrésistible envie de provoquer chez lui d'autres émotions, de découvrir un visage qu'il ne dévoilait jamais publiquement, c'est pourquoi ses mains descendirent le long de son ventre et se glissèrent sous les pans de ses vêtements. Le résultat ne se fit pas attendre. Le contact des doigts contre sa peau provoqua chez le jeune homme un léger râle de satisfaction. Cependant, rapidement gênée dans ses explorations, la jeune fille décida ainsi d'essayer de se débarrasser du T-shirt en le ramenant en haut de la poitrine de son amant. Elle voulait à la fois voir et caresser ce buste qu'elle avait maintes fois eu l'occasion d'admirer sans jamais pouvoir espérer le toucher.

Sentant soudain les mains délicates le délaisser pour se débattre avec ses habits, Heiji ouvrit alors les yeux et décida de venir prêter main forte à la jeune fille en retirant une bonne fois pour toute ce vêtement gênant. Devant son petit air mutin, il lui adressa un affectueux sourire et se chargea de l'affaire. Quand il retira sa tête du T-shirt, Kazuha regardait fixement son torse. Ses yeux semblaient étrangement troubles.

- Kazuha ?

Elle leva vers lui un regard confus que le détective ne sut déchiffrer. Il ne comprenait pas ce qui avait pu provoquer un changement si soudain d'émotions. Il se mit à réfléchir à toute vitesse à la question quand soudain, Kazuha se cambra en arrière et commença à déboutonner le premier bouton de son chemisier.

A ton tour, dit-elle dans un sourire à demi-embarrassé.

A suivre...