[HxK] NIGHT CALL
Titre : NIGHT CALL
Genre : Romance
Personnages : Heiji x Kazuha
Statut : Fini / Série en 2 parties. Partie Publique : 6/6 - Partie Privée : 5/5
Avertissement : 16+ de préférence pour contexte mature (pour la première partie).

Apres de longues années de tergiversation sur le sujet, je suis aujourd'hui disposée à publier Night Call dans son intégralité. La partie publique sera rated T dans un premier temps mais la seconde partie sera publiée sous le filtre M.
Sérieusement, cette fic est un magnifique exemple de Plot What Plot ? donc il faut aimer le genre. Mais depuis 10 ans, c'est LA fic qui m'a valu le plus de demandes puisque – même si elle est loin d'être une de mes meilleures histoires – elle semble avoir suscité l'intérêt et la curiosité des lecteurs. J'espère que vous ne serez pas trop déçus de la fin XD

PARTIE 2

CHAPITRE X

« Pourquoi tu portes ton talisman autour du cou aujourd'hui ? Heiji, dis-le-moi ! »

Les mots resonnaient encore à l'esprit de Kazuha. Sa réponse avait été certes abrupte mais n'en était pas moins sincère. Elle lui avait fait basculer la raison...

Hattori Heiji ne pouvait pas faire les choses comme tout le monde. Il avait exprimé ses sentiments en six mots quand la plupart des gens le faisaient seulement en trois. Mais pour la jeune fille, ce n'était qu'un détail, aussi anodin que son premier baiser volé dans l'ascenseur. Au moins, même pour ces choses-là, il restait lui-même jusqu'au bout...

« Parce que je t'aime, idiote ! »

Ils avaient sombré ensemble...

Quand leur exploration les mena réciproquement à la dernière barrière de vêtements qui recouvraient leur corps, Heiji n'eut pas besoin d'attendre d'accord silencieux de la jeune femme pour continuer ses caresses. Si au premier abord, le lycéen avait eu vent du fait que les hommes ne pouvaient pas mentir en amour contrairement aux femmes, il fut toutefois convaincu au contact avec le tissu qui recouvrait l'intimité de sa compagne que cette dernière ne pouvait pas feindre son désir en cet instant. Légèrement en émoi face à cette découverte, le détective fut quelques instants à cours d'initiative. Mais la voix de Kazuha le suppliant d'aller plus loin mit un terme à ses hésitations.

Après cela il mit beaucoup de cœur et d'ouvrage à satisfaire la soif de son amie. Mais cette soif, loin de tarir, gonflait continuellement. Il la percevait au travers de ses mouvements de nuque, de dos, de bassin mais aussi de ses soupirs tous plus sensuels les uns que les autres. A sentir de la sorte sa chaleur, sa moiteur et son parfum intime mêlé de sueur, Heiji se rendit compte qu'il ne pourrait certainement plus retenir son ardeur plus longtemps. Car maintenant qu'il l'avait enfin touchée et caressée, il était envahi pas un désir encore plus fort et indicible que les précédents. Celui de la faire sienne, la posséder, la savoir à lui seul et à personne d'autre. Noyé sous l'effet aphrodisiaque des gémissements de sa compagne, il n'arrivait même pas à avoir honte du cheminement de ses pensées. Il se demandait juste ce qu'elle pouvait elle-même penser en cet instant précis.

- Kazuha... Tu n'as pas idée à quel point j'ai envie de toi.

La jeune femme se cambra une nouvelle fois sous le plaisir que les doigts de son compagnon lui prodiguaient à l'intérieur de ses reins. Elle sentait le feu de ses entrailles la dévorer et savait que si Heiji continuait ce petit jeu trop longtemps, ce feu finirait par exploser brutalement d'ici peu. Seulement, ce n'était pas ce qu'elle désirait. Elle ne voulait pas atteindre seule le chemin de la volupté. C'est pourquoi elle tendit une main vers son bassin bien décidée à lui faire partager le même plaisir. Mais voyant les efforts qu'elle soulevait pour essayer de l'atteindre, il lui bloqua gentiment le bras.

- Heiji, protesta-t-elle haletante, moi aussi j'ai envie de ...

Mais un doigt venait de se poser délicatement sur ses lèvres.

- Je sais, dit-il. Mais pas tout de suite. Laisse-moi faire encore un peu.

- Mmmm... Mais et toi ? Je n'ai même pas eu le temps de...

- Ne te fais pas de souci pour moi. J'aurai largement de quoi satisfaire ma faim tout à l'heure.

Le jeune detective de l'Ouest tenait une certaine fierté à ce que les choses se déroulent de manière équitable. Il savait, par ses discussions avec ses camarades de classes qui étaient plus expérimentés en la matière, que le plaisir de la femme ne venait pas aussi rapidement que celui de l'homme. C'est pourquoi, même s'il ne savait pas vraiment comment s'y prendre pour le réaliser, il concentrait tous ses efforts afin de pouvoir emmener sa compagne le plus loin possible vers le sommet de la volupté avant de tenter le grand saut. Après tout, ils avaient fait tout ce chemin pour arriver jusqu'ici, il était donc hors de question qu'ils n'arrivent pas au bout ensemble. Il voulait partager cela jusqu'à la fin, jouir avec elle. Il attendait donc de la sentir au bord du gouffre pour sauter avec elle. Le moment ne tarda plus très longtemps.

- Heiji, je ne ... vais plus tenir...

- Ok, laisse-moi juste deux secondes.

Il consentit enfin à retirer sa main de l'intimité de la jeune fille et chercha à tâtons le préservatif qu'il avait auparavant retiré de la poche du jean de son amie et posé à proximité. Kazuha, dont le désir était proche de son paroxysme se rapprocha du jeune homme et promena ses doigts fins sur la musculature des cuisses de son amant. Quand une minute plus tard il fut prêt, il coucha à nouveau la jeune femme sous lui et lui écarta doucement les jambes.

- Kazuha, écoute-moi. Es-tu vraiment certaine que c'est ce que tu veux ? Il n'y aura pas de retour en arrière si tu dis oui.

- Je le sais. Mais je le veux aussi. Je suis venue ici pour faire la paix après tout...

Et comme s'il attendait un signe d'elle, Kazuha posa les mains sur les avant-bras du jeune homme et ferma les yeux.

« Faire la paix. »

Dans la tête du détective, un déclic se produisit. Il tenait enfin la clé du mystère. Ce qui avait poussé Kazuha à aller aussi loin... Les paroles qu'il avait prononcées plus tôt dans la soirée, pourtant innocentes, devenait devant le fait accompli la plus sournoise des invitations. Était-ce un lapsus qu'avait fait son esprit ? Car bien sûr, lorsqu'il lui avait fait part de ses mots, son envie d'elle était déjà bien présente. Il avait cru sceller la tentation en lui transmettant l'objet de leur discorde mais il n'avait en fait fait que l'aviver. Et Kazuha déjà fortement ébranlée n'avait fait que céder... Heiji la regarda encore une fois intensément avant de se noyer une bonne fois pour toute en elle.

La surprise de la première sensation fut vite remplacée par la douleur lorsque le jeune homme rencontra la virginité de la lycéenne. Elle referma ses ongles dans la chair de son compagnon. Son visage se crispa. Malgré toute la douceur que Heiji mettait pour ne pas la blesser, Kazuha eu mal. Elle serra les dents. Ses sourcils froncés le firent alors hésiter. Il s'arrêta.

- Kazuha... Tu es sure...

- NE T'ARRETE PAS ! Je suis venue ici pour aller au bout. S'il te plait ne t'arrête pas.

Il la regarda un peu interdit. Elle avait toujours les sourcils fronces et attendait. Heiji ne se fit pas prier plus longtemps. Et avec le plus de douceur dont il était capable, il emporta définitivement le voile de sa virginité. Au-delà, ils sombrèrent ensemble dans un abime de volupté et de plaisir. Il l'accompagna au fond de ce gouffre de sensations, là où le temps ne comptait plus, ou plus rien d'autre n'existait... Main dans la main, doigts entremêlés, lèvres contre lèvres, peau laiteuse contre peau halée... Toujours plus loin... Jusqu'à la lumière...

« Parce que je t'aime idiote ! »

- Je t'aime aussi, ... Heiji.

A suivre...